Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Mamie est une belle élégante, et je l'ai toujours vu ainsi. 

 

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Je l'ai croisé, elle m'a vu grandir, de mes premiers pas, de ces premières madeleines attrapées au hasard dans une boite en fer sur une table plus haute que moi, du bout des doigts, d'un délice fondant et onctueux dans ma bouche d'enfant. Incroyables souvenirs qui salivent encore sur ma langue, un bonheur ignoré en grandissant, encore plus en étant adolescent et sûr de tout. Oui j'ai grandi si vite, j'ai pris de la hauteur dans ce monde, je suis partie, je suis revenue dans ce monde qui changeais de dimmension. Ma cour d'école, celle où je courais si vite après les copines, après le ballon, si immensément étendue, elle est petite maintenant quand je passe pour mon footing. Je souris.

 

Et Mamie est toujours là élégante, sereine dans son appartement, libre de se déplacer, de croiser des amies, plus rares, les dernières, mais toujours avec un petit gâteau et son thé préféré. "Le docteur me réduit le sucre, mais la vie qui reste est réduite aussi. Alors je croque du chocolat, sans lui dire" dit-elle en rigolant, espiègle de ces moments à elle, avec moi. Oui j'aime cette Mamie qui a traversé les guerres, la mode et sa féminité avec elle. Vie de bohème, vie de tristesse, vie silencieuse durant les années noires, vie d'opulence dans les années 50-60, avec une euphorie qu'elle ne voit plus, avec lucidité sur son monde actuel. Elle a vécu, croqué la vie et parfois même les hommes, elle était libre, avec son statut d'avocate. Elle a aimé ses voyages, ses enfants, ses petits-enfants, et tant d'amies et d'amis. Sa vie, elle ne la regarde plus dans le miroir, sauf avec un collier chic m'a-t-elle précisé, j'ai aimé la formule.

 

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Un jour je suis passé la voir, avec ma nouvelle jupe H&M, lègère et plissée, courte et tendance, mon petit pull noir, elle m'a souri. Elle trouvait la jupe fort courte, elle m'a fait remarqué que mes bas étaient jolis avec leurs revers de dentelle. Comment savait-elle ? "j'ai le même regard sur ta féminité, que celui des hommes sur toi. Saches que moi aussi j'ai aimé me faire désirer, en temps voulu, ouvrant ma féminité, d'abord pour moi, un peu pour eux. Ma mode était mon caractère. Mes jambes, les mêmes que les tiennes, avec dix centimètres de moins, chère GRANDE petite fille, étaient le débt de leurs rêves, le symbole de ma liberté. Moi  seule décidait de mes mouvements, courir ou laisser courir, marcher et fasciner avec deux coutures, jouer de longueurs variées, choisir ma vie. Tu es belle, croques ta vie, décides pour eux, savoures pour toi."

 

L'héritage le plus cher, fût après son retour de sa chambre, après ses mots, avec deux boites de bas de soie, vintage, et surtout l'étincelle brillante dans ses yeux, "pour toi, ma chère petite fille".

 

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Ces photos merveilleuses sont l'oeuvre 

d'un photographe passionné

ARI SETH COHEN

 

J'adore son univers plein de sensibilité,

plein d'amour

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advancedstyle.blogspot.com

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Je me suis levé ce matin, un jour comme un autre, dans une vie de femme, dans ma vie de femme. Je suis bouleversé depuis hier, moi si pragmatique, si habitué à tout contrôler, je sens mes jambes se dérober sous moi, ma robe devient trop ample, je me sens vide, incorporelle dans mes propres formes, car il y a lui et moi maintenant.

 

Pourtant je devrais le savoir, depuis que jeune fille j'ai choisi de prendre le chemin de la médecine, de longues études, de passionnantes soirées à avaler des chapitres de l'anatomie, de rhumatologie, de biologies diverses et variées, de traumatologies, de maladies d'ici ou d'ailleurs. J'ai potassé, j'ai fléchi plus rarement, j'ai toujours aimé ses moments où mon père passait dans ma chambre de bonne, qu'il avait transformé en chambre de princesse , certes taille réduite, mais rose et glamour, avec d'ingénieux miroirs pour ouvrir l'espace. Il passait donc en cachette, pour remplir le frigo de mes plats préférés, de petits gâteaux au chocolat, en laissant un livre plus délicat que les miens sur mon oreiller, un message d'amour parental. Oui j'aimé ces moments d'examens et de doutes, de folles envies de faire autre chose puis revenir à l'essentiel de mon avenir, non de ma vocation première. Oui j'ai toujours eu envie de soigner les autres, toujours de mes doudous à mes cousins, de mon chat à ma mamie.

 

J'aimais aussi la magie des photos, de la mode, mais comme un passe-temps, jusqu'au jour où j'ai compris que entre les pages roses, le monde beau et soyeux des belles robes, les gens mouraient, oui leur vie s'arrêtait là.

 

Un simple coup de fil, des larmes, et le chagrin à cacher face aux enfants, pour les protéger, pour trouver les mots pour leur dire que "Mamie était partie" et après des questions infantiles "qu'elle ne reviendrait pas de son voyage".


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Un jour j'ai demandé "pourquoi ?", je n'ai pas eu de réponse de mes parents, eux en qui je croyais comme mes héros, ils n'avaient pas de réponses, un grand flou, une grande tristesse. Mamie, Papie qui était malade et à l'hôpital, qui souriait moins, qui ne voulait plus sortir trop loin, ils étaient malades. A force de ma cacher derrière mes livres, dans mon univers d'enfant, d'adoslescente et soudainement de jeune fille, j'ai entendu le mot "Cancer". Ils l'avait eu, ils avaite des amis qui l'avaient, un doute, des silences, des regrets envers ceux qui étaient parti à cause de cette maladie. Un mot lourd à prononcer, une frustration pour moi.

 

Mamie si élégante, avec ses perles, celles que j'avais eu pour mon entrée à médecine, était partie depuis si longtemps, je pensais à elle, chaque matin, en crapahutant sur les marches de St Joseph, vers mon service, celui de mes malades, celui de mon métier aujourd'hui, j'étais cancérologue, spécialisé sur ce monstre sourd, inhumain dans l'humain. Je recevais chaque jour des femmes, des hommes, pour leurs maux, souvent détectés un peu tard, octobre rose n'éxistait pas encore, la communication non plus. Et pourtant cette maladie était la première à tuer dans mon pays. Je devenais parfois chevalière en blanc, celui de ma blouse, pour me battre contre ce dragon, pour donner des sourires et des médicaments. Je recevais les familles, alarmés ou sages dans leurs questions, dans leur "pourquoi", nombreux et en souffrance à l'annonce. J'accompagnais au mieux, avec mon expérience et celles des infirmières, ces fées qui gardent un moral d'acier face à tant de détresse. Nous étions la légion face aux dragons, nous ne gagnions pas toujours.

 

Hier je suis allé dans une clinique, de l'autre côté de ma ville, je suis passé voir quelques collègues, mais je devenais patiente, celle qui donnait son sein droit, puis son sein gauche à une machine froide, au regard d'une amie, je connaissais la procédure, je connaissais mon corps. Je connaissais aussi mes nouvelles douleurs depuis quelques semaines.

Elle m'a emmené dans son bureau, elle a perdu son sourire, elle savait, moi aussi, mais par habitude, par refus de moi-même, pas ar ignorance, loin de là, mais par ce profond sentiment du "pas moi", je me l'étais refuser. Oui j'avais un cancer.

 

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La ballerine chancelait sur son fauteuil, comme un tangage annoncé mais mal estimé, plus fort en soi qu'à l'extérieur. Violent comme la vague, le gris du ciel d'automne, comme un relent impossible à retenir, comme mes larmes, moi qui avait été si souvent face à elles. 

 

J'avais tant et souvent relancé le message sur l'importance du dépistage, sur ce message d'amour pour soi et pour les autres, pour les proches et pour les connaissances. Car je voyais souvent ce regard de l'absolu, celui que j'avais eu sur le "pas moi", et j'avais eu si souvent la charge de prononcer ces mots, des mots douloureux, d'annoncer la maladie même sir je parlais ensuite et toujours des soins, des traitements, de la précocité de la détection, d'un meilleur accompagnement, d'une rémission accessible. J'avais traité aussi des cas impossibles, des cas sans issue. J'avais vu tant de seins, de cancers ici ou là.

 

Mais aujourd'hui le mal était là, j'étais abattue, seule face à ma blouse, comment allais-je pouvoir remettre ma cuirasse de chevalier, de combattant en étant déjà blessée. Je ne trouvais pas la force, mais demain, je sais que mes collègues seraient là, ouvertes, compréhensives et professionnelles. J'aurai mes enfants, bouleversés probablement ce soir auprès de moi, des amies pour me prêter leurs épaules. 

Pour écouter, parfois en silence mes doutes, mes souffrances, mes espoirs.

Pour sécher mes larmes.

 

 

 

N'oubliez pas d'en parler à vos amies, vos proches

Dépister c'est sauver !

OCTOBRE ROSE

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Montrez-moi ce sein, qu'il faut plus qu'apercevoir

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Elle croise chaque matin la concierge, une dame entre deux âges, ni jeune, ni senior, une complice avec un petit "coucou" de la main chaque fois qu'elle passe sous le porche. Elle habite au sixième étage, sans ascenseur, un petit studio merveilleux, avec un coin terrasse, elle a installé quelques plantes, le soleil et la pluie font le reste. Il est dix heures, elle part, plus exactement elle va chercher une baguette fraîche, quelques légumes et jeter un oeil sur les petites boutiques mode et vintage de la rue des Martyrs. Elle aime ce lieu entre village et habitudes calme et la butte Montmartre et sa foule touristique, montagne grouillante de Paris. 

 

Elle ira ensuite soit lire, soit photographier et prendre quelques cours avec des amies, voire même certains jours , elle servira de modèle. Elle flâne avec des bulles pétillantes depuis quelques semaines, déjà plusieurs mois en elle, ce parfum d'amour, d'un nouvel élan de son coeur. Après une vie en province, des études de coiffeuse, un mariage rapide et raté, un divorce long et pesant, elle a changé pour la Capitale, un coin tranquille sans les ragots de son entourage, de cette ville trop petite où tout le monde commentait sa vie sans savoir.

Elle est heureuse, surtout depuis la rencontre avec lui, elle vit chaque moment avec la saveur d'une première fois, il n'avait pas prévu cela, pas du tout, pas plus qu'elle. Un simple vernissage, une copine lui avait suggéré, lui avait eu l'info par un blog. Une rencontre, des sourires, une complicité qui aurait pu devenir un début d'amitié, mais finalement ils se sont revus, pour un déjeûner, d'autres sourires, rien de plus, et puis elle lui avait dit un peu plus sur elle, quelques secrets sans trop en dire, un moyen de s'ouvrir sans rien avouer, l'amour se faufilait, du moins des battements plus forts, de son coeur endormi depuis si longtemps. Il avait rien dit, juste posé sa main sur son épaule, comme un complice, un peu ailleurs.

 

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Et au gré d'une autre exposition, d'une balade dans un jardin, un après-midi, hors du temps, il, elle, ils avaient tout laché, un simple baiser, puis d'autres plus fougueux. Soleil et feuilles vertes, un bonheur soudain, sans réflexion, sans but, sans début ni fin. D'ailleurs depuis ils étaient sereins, ne cherchant pas à comprendre, mais si parfois il y avait des "pourquoi moi ?" "pourquoi nous?". Il était marié, pas tout à fait heureux, pas sur le départ non plus, mais soudainement heureux avec elle, comme une première fois. Ils avaient parlé de cela et fait l'amour sans parler.

 

Depuis ils vivaient de croisements intenses, de vérités simples, de bonheurs soyeux, de leur passion commune pour la lingerie, de leurs fantasmes communs, de ce charnel nylonné, pour son corps qu'elle cachait sous des pulls, sous des robes un peu informes, ou dans un jean camouflage d'une génération de femme sans féminité avouée. 

 

Mais pour elle, c'était plus que cela, c'était son existence, sa vie, son métier. Elle ne lui avait rien dit, il n'avait rien demandé, ils discutaient de photographies, de jardins enchantés, de forêts, de voyages, de cuisine et surtout de gourmandises, à deux dans un lit, enlacés et avec devant eux deux gâteaux au chocolat, une petite cuillère. Musées et livres étaient leur menu, mais elle ne lui avait dit ce qu'elle faisait, si quelques photos. Lui voyait ces courbes, il les cajolait, c'était un esthète, d'ailleurs c'est pour cela peut-être qu'il avait vu à travers ses différentes couches de vêtements sans formes, sa beauté naturelle. Une vision extra-lucide, à travers des non-transparences.

 

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Son métier, elle l'aimait aussi car il était son indépendance et son art secret, elle se préparait cahque soir, pour lui. Elle se maquillait, des ongles brillants, des yeux de femme fatale, des lèvres au gloss lumineux. Elle enfilait sa tenue, moulante,parfois un strict minimum, un collant, parfois des bas couture, suivant son show, elle alternait le statut de gogo-danseuse avec celui de Burlesque performeuse. Elle aimait bouger et danser, cacher et montrer, elle en vivait, elle savourait cette liberté toute à elle, uniquement pour elle... et les mille yeux de chaque soir sur elle.

 

Demain il passerait, ils se croiseraient, elle aimait ses surprises, ses SMS, ses messages, sa vie sans trop de réflexions, mais un présent si soyeux, si doux, si féminins, juste pour lui, juste pour elle, juste entre eux deux.

 

 

 

Retrouvez tous les "Portraits de Femmes" dans la catégorie éponyme.

 

 

 

NYLONEMENT d'OCTOBRE ROSE

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Oui, je suis née ici, dans ce village, enfin la presque ville d'à-côté, et mes parents ont choisi ce petit bourg tranquille pour s'installer. Une maison en location quelques années, puis une vieille maison à retaper, ils ont vu comme moi, l'aînée, la famille grandir. Epuisés par les travaux, ils ont finalement été les premiers investisseurs d'un nouveau lotissement, construit dans un pré qui accueillait des vaches et des moutons, les fermes disparaissaient, la ville grandissait, les habitats et leurs occupants changeaient. Je prenais le chemin de l'école, chaque matin, trois puis cinq puis une douzaine de copains et copines pour aller à la maternelle. Dans cette cour, entre les tilleuls, nous étions dans les classes à plusieurs niveaux, un mélange de génération, qui donnaient le sourire et la force à ceux qui étaient entre deux âges, trop juste pour être bon, meilleur que les plus jeunes. La scolarité a progressé, j'ai grandi encore. Le chemin vers le primaire se faisait maintenant les garçons d'un côté, les filles de l'autre, les affinités, les histoires de foot ou de maquillage de Barbie de l'autre.

 

Nous passions devant la place de la Mairie, deux bordées de platanes, une église, trois magasins en plus d'un bar. Une épicerie générale somptueusement nommée "Le soleil de St Tropez" depuis que l'épicier avait fait du camping dans cette région durant ses vacances d'août, elle brillait surtout par son choix de fruits et légumes, mais aussi de nourriture en conserves, de salaisons et parfois de quincaillerie. Coincé entre celle-ci et le café, la coiffeuse souriait à ses clientes fidèles, je suis toujours allée chez elle. Une vieille fille, cousine de ma mère, je crois, mais très glamour des sixties, elle ne les avait jamais quitté dans ses tenues. On se moquait de son côté rétro, maintenant elle serait Vintage, si tendance, malgré elle.

Elle tournait les tête des hommes qui fumaient devant le café en reluquant la vitrine d'à-côté. 


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Puis il y avait le magasin de toutes les convoitises, la vitrine des délices. Dans ce décor de village, celui d'un train électrique en mode géant et réel, je traversais la rue sagement, pour voir la boulangerie. Les babas au rhum pour papa, les mille-feuilles pour papy, il adorait, les polonaises pour mamy, les St Honoré pour maman, et tout le reste pour nous. Je rêvais de faire un casse, une folie d'enfant, pour manger mon butin dans un coin secret, entre enfants, avec les mains pleines de chocolat, de crème au beurre, rigolant avec ma copine Isabelle, folle de crème chisbouste, si légère.

Je rêvais, en ressortant seulement avec un pain au chocolat, sans mon butin, d'un faux hold-up avec comme revolver, un croissant.

 

 

Aujourd'hui je suis la boulangère, je suis heureuse d'être dans mon village, car je l'aime tant. J'ai parmi mes clientes, des anciennes amies de classe. Celles de mon rêve, celles du chemin, elle viennent avec leurs enfants, elles rigolent de leurs envies de bonbons Haribo, elles regardent les religieuses au chocolat, notre spécialité. Elles commandent les pièces montées pour les fêtes de famille. Mon mari, le boulanger est aussi un fin pâtissier, il adore créé de belles "folies à croquer des yeux". Il sait que c'est réussi quand mes yeux brillent.

 

Isabelle vient parfois, elle est la directrice de l'école, elle adore son métier. Nous faisons notre footing ensemble, pour la ligne et pour le papotage qui se poursuit depuis des dizaines d'années, au gré de nos vies, de nos enfants, de nos féminités. Nous dissertons sur le plaisir d'être femme ici, loin de la ville, de la capitale, mais toujours avec nos étincelles personnelles de sensualité, pas pour un concours fashion, ou une élégance à la parisienne. Juste pour nous, comme nos bas, notre douceur complice, comme un cadeau pour soi, pour lui aussi.

 

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Demains promis, on fera une boucle plus longue pour parler du spécial mode de ELLE, et vendredi prochain, une soirée entre copines pour une vente à domicile de lingerie. J'aime mon village, cette vie, cette douceur de vivre. 

 

 

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La collection de "Femmes & Portraits" continue, retrouvez-là dans la catégorie associée, dans votre menu de droite. Merci fidèles lectrices !   

 

 


 

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Vous avez déjà pris le temps de visiter de nombreux blogs, dans vos habitudes ou même mieux parmi les stars des blogs. Certaines blogueuses recoivent un prix pour leur média 2.0, ainsi LUCIE de PAOLA est devenue "Prix des blogueuses du magazine ELLE 2010 - catégorie Love&Sexe". 

 

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Oui l'ancienne bannière du blog, si jolie, si preppy

maintenant elle est blanche avec des étoiles roses girly

 

Alors je suis sûr que vous avez déjà pris votre café, sur la couette, avec le portable à côté pour lire et rire en lisant www.lesfillespensentque.net

 

Oui, j'ai mis les pieds sur ce blog au début 2010, pour ne jamais le quitter, pour sourire parfois, pour réagir aussi, pour rire encore de tous les sujets abordés. Ici les mots prennent un sens, entre féminité et féminisme aussi, avec une légèreté acidulée dans un monde si brutale, j'aime son univers.

 

Alors je ne pouvais attendre plus longtemps, car demain jeudi 6 octobre 2011, paraîtra le premier livre de LUCIE de PAOLA,

"Les Filles pensent que ....

... il faut embrasser beaucoup de crapauds 

avant de trouver le prince charmant"

 

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Paroles et Musique des mots LUCIE de PAOLA

Illustrations par DIGLEE

 

Je vous encourage à investir dans ces chapitres nouveaux, ou quelques rares articles revisités, avec toujours le même humour, la même sauce acide mais aussi sucré-salé. Un vrai style, un vrai bonheur de lecture, car en négociant avec le fournisseur de la FNAC local, on arrive à lire avant les autres. Chuuuut ! Allez vite vers ce livre à acheter pour soi, et pour le prêter aux copines ensuite, ou à lire avec elles, en parlant des hommes, de l'amour et pourquoi pas des crapauds ;-)

 

 

Mais la cerise sur le gâteau est ci-dessous, oui un interview de la belle LUCIE de PAOLA. Oui rien que pour vous, mes lectrices, mes lecteurs, une presque exclusivité, et des mots, les siens pour vous.

 

 

 

Bonjour chère LUCIE,

Blogueuse reconnue du net féminin en langue française de part votre style, en particulier l’impertinence et les bons mots, vous avez gagné le top du podium,  avec le prix des blogueuse 2010 du magazine ELLE. Enthousiaste et fine lame, vous pourfendez les idées reçues, combattez non pas les moulins mais les humeurs de notre vie courante, enfin celles des filles. Car avec vous, le blog « Les filles pensent que… » on avance avec des saltos avant, des doubles vrilles avec carpés, et parfois même des triples sauts périlleux. Rien n’est acquis jusqu’à la fin de vos articles.

 

Et je ne me cacherai en disant, que j’aime ce style, en fidèle lecteur depuis près de deux ans.

 

Gentleman W. :  Mais quelle étincelle a mis le feu pour les premiers pas du blog ?

Lucie de Paola : L’été 2009 a été particulièrement mouvementé. Mes amies m’ont demandé d’écrire un blog pour raconter nos histoires. Je dois avouer, je n’en avais jamais lus et n’avais aucune idée de la manière dont je devais m’y prendre.

Je me suis rapidement prise au jeu. Recevoir des mails de lecteurs qui me félicitent, lire leurs commentaires sur les articles, les voir réagir sur Facebook sont les meilleurs des encouragements.

 

Gentleman W. :  Avec le feu d’artifice du prix des blogueuses, votre vie a changé ? Des propositions de films, les ferraris, les tonnes de lettres d’amoureux japonais ? ;-)

Lucie de Paola : C’est toute cette première semaine de décembre 2010 qui a changé ma vie. Le mercredi 1er je rencontrais celle qui allait devenir mon éditrice, le jeudi 2 je remportais le prix « Coup de cœur » de la rédaction de ELLE.fr. Il faut savoir que j’étais malade et que j’ai failli ne pas aller à la cérémonie. Je pensais que je n’avais aucune chance et qu’il était inutile que je me déplace. J’ai fini par y aller en râlant… j’ai fini la soirée en pleurs (de joie).

Pas de proposition de film, ni de Ferrari (ça tombe bien je n’ai pas mon permis) mais plusieurs propositions de livre. J’ai eu le luxe de pouvoir choisir ma maison d’édition.

Pas de lettres d’amoureux japonais, mais quand on a un blog on reçoit des mails et des propositions très bizarres.

 

Gentleman W. :  Comme des demandes d'interview ? surtout de la part de Gentleman mytérieux, signant d'un W et non d'un Z comme Zorro ?    Blog de femmes, de filles pardon … avec beaucoup d’humour, des pointes féministes, ou simplement un peu de vous ?

Lucie de Paola : J’essaye d’être le moins présente possible dans mes articles : ce n’est pas un journal intime. Le blog est un mélange de moi, de mes amies et des gens que je rencontre. Je suis très bavarde mais je suis également terriblement curieuse. J’adore quand les gens me racontent leurs histoires et ils le font avec plaisir. J’essaye donc de mélanger toutes ces expériences.

 

 

Gentleman W. :  Une liberté d’écriture qui vous dévore votre emploi du temps, un peu sur votre boulot (on le dira pas à votre patron) allez dites-nous tout ? beaucoup de temps ? 

Lucie de Paola : J’avoue n’avoir aucune idée du temps que me prend l’écriture du blog. Je n’écris jamais de mon travail. Je suis dans un open space où je n’ai pas le loisir de me concentrer sur autre chose que mon boulot. (Pourtant ça m’arrangerait).

J’écris quand j’en ai envie, quand je suis inspirée, au gré de mes humeurs.

 

Gentleman W. :   Bientôt un livre, demain même ? Vous visez quelle académie ? des détails …

Lucie de Paola : Je suis folle de joie. Cependant, ça risque de me prendre du temps pour le réaliser. Même si j’ai eu le livre entre les mains, ça reste abstrait. Seuls ma famille et quelques amis proches l’ont lu. Voir leur tête quand ils l’ont découvert, feuilleté, lu les remerciements, c’était magique ! (Certaines dont je tairai le nom ont même versé quelques larmes).

La prochaine étape, aller à la Fnac pour le voir en rayons ! Là je pense que je vais enfin réaliser.

 

Gentleman W. : Il est déjà là, et les blogs entrent dans l'air du média papier, les talents apparaissent. Bravo à vous !

Blogueuse d’esprit, qui ne s’affiche pas mais parle, pardon écrit si bien, seriez vous un brin modeuse ? votre choix mode pour une tenue du soir ?

Votre choix mode pour demain, non pour la première séance de dédicace du livre ?

 

Lucie de Paola : Je suis la pire modeuse du monde parce que je déteste les contraintes. Impossible de me dicter quoi porter. Je ne regarde pas les pages mode des magazines, ne lis pas de blog mode. J’aime être libre de porter ce que j’aime quand j’en ai envie.

En revanche, je choisis souvent mes tenues « importantes » en fonction de mes chaussures. Pour ma première séance de dédicaces, j’aurai une paire de talons rouge en daim avec de minuscules étoiles roses. Je voue un culte aux chaussures rouges depuis toute petite. Voilà ce qu’il arrive quand on regarde le Magicien d’Oz en boucle.

 

 

Gentleman W. :  Nylon-Volupte.com parle de toutes les féminités, faut-il défendre cette idée à notre époque ? Auriez vous une définition du mot « Féminité » ?

Lucie de Paola : La féminité n’a pas de définition, c’est un état d’esprit, un comportement. Ca ne réside pas dans notre manière de nous habiller : on peut être féminine habillée en smoking. Yves Saint Laurent l’avait bien compris. Certaines femmes sont extrêmement féminines avec les cheveux courts, sans maquillage…

 

Gentleman W. :  Oui, j'adhère à cette définition.

Notre fil rouge sur le blog est une couture d’un bas nylon, en référence aussi au musée du bas vintage. Intégrez vous dans votre tenue, votre mode, un accessoire pour vos jambes, bas ou collants ?

Lucie de Paola : Bas ou collants en fonction du temps (je suis frileuse donc pas de bas s’il fait trop froid), de mes envies et de mes vêtements (je trouve vulgaire lorsqu’on voit la dentelle apparaître pour cause de jupe trop courte).

 

Gentleman W. :  Le concept “100 bloggeuses & 1 livre” est en cours d’écriture, mais quel blog voudriez-vous rajouter ? ceux qui ont un réel univers ?

Lucie de Paola : Il y a tellement de blogs que je ne saurais lesquels choisir. Je privilégierais celles qui me font rire et/ou me font rêver, celles qui ont une belle plume.

 

Gentleman W. :  Un dîner de rêve, celui de vos envies, dans le lieu, l’univers de votre choix, décrivez-nous ? nous serons discrets comme des anges derrière notre nuage.

Lucie de Paola : Un dîner sur un nuage justement avec tous les gens que j’aime mais qui ont disparu. J’aimerais pouvoir leur parler encore un peu.

 

Gentleman W. :  Clic-clac, un cliché pour remercier LUCIE.

 

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Un sourire en quatrième de couverture,

Un style bien dans son époque !

 

 

Je vous recommande quelques articles,

mais flâner dans ses archives, pour déguster

de bons mots en buvant votre thé.

www.lesfillespensentque.net/article-le-couple-c-est-la-mort-de-la-seduction-84632802.html

www.lesfillespensentque.net/article-la-journee-du-8-mars-entre-futilite-et-vraie-utilite-68763794.html

www.lesfillespensentque.net/article-les-couples-colles-sont-insupportables-66322771.html

www.lesfillespensentque.net/article-les-soldes-c-est-bon-pour-le-moral-65196532.html

www.lesfillespensentque.net/article-les-hommes-et-les-femmes-peuvent-etre-amis-60153682.html

 

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Merci Lucie

 

 


NYLONEMENT d'OCTOBRE ROSE

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Dois-je encore vous dire qui je suis ?

Je viens tous les jours ici, dans cette galerie marchande, à l'aube pour réceptionner les cartons de livraison. En toutes saisons, en particulier quand l'automne arrive puis l'hiver, je marche sous la pluie froide du matin, quittant ma petite voiture d'occasion, pour le hall gorgé de vent. Des zombies du petit matin, personne ne parle, tous se connaissent mais supportent la même fatigue, le même côté obscur du soleil encore endormi dans le noir. Silence lourd et froid, même l'été, comme congestionné par l'envie d'être toujours chez soi sous la couette, avec leurs compagnons ou compagnes. Je rêve d'une tunique en laine, d'un matin chaud, lovée dans mon canapé, avec la chaleur de mon "petit-chez-moi".

 

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Je suis là, seule avec mon chariot contenant des kilos de café, des croissants frais, des oranges et quelques fruits de saison. J'ai le plaisir de faire toutes les ouvertures de la semaine,du lundi au vendredi, avec un samedi sur deux. Je suis célibataire, enfin plutôt en couple, suivant les années, mais sans enfant. Ma collègue arrive après l'école. J'installe dès le matin les produits au frais, les croissants sur le zinc , les chaises et les tables dans la galerie. Mon petit royaume situé sur le passage vers l'entrée principale du magasin. Deux plantes vertes, je ne sais même pas si elles sont naturelles ou factices. Je range et j'arrange mes tables.

 

Je fais chauffer la machine à expresso, pour les premiers cafés du matin, ceux des travailleurs de la nuit, des livreurs, des employés qui remplissent les rayons de l'hypermarché. J'aime ce parfum délicat, un doux fumet, un lever de soleil que j'aperçois à travers le rideau grillagé vers le parking. Je presse quelques oranges, un pamplemousse pour moi, mon délice du matin, ma dose de vitamines avant le premier rush des employés, les premières histoires et autres rumeurs du centre commercial, les soldes, les patrons indélicats, les fermetures, les prochaines installations.

 

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Une tenue pour sortir du décor.

 

Des tartines avec de la confiture, un jus, je quitte quelques minutes ma place pour aller me changer. Même pas dans le local, un coin avec trois placards, obligation administrative respectée au minimum, je dois aller dans les toilettes de la galerie commerciale. Là je retire mon jean, mon pull qui était sous ma polaire. Je deviens la "belle des expressos". Les hommes de la nuit, du petit matin, puis les femmes m'ont appelé ainsi, peut-être est-ce dû à ma jeunesse lors des premiers mois de mon job, j'avais pas encore dix-sept ans. Mais c'est resté une complicité, je l'aime ce surnom, il fait partie de moi, il me rappelle que je peux rester féminine, pas seulement pour leur regard, mais pour moi, pour sortir du décor. Elles aiment parler de mode, de mes découvertes, j'arrive toujours à lire les magazines, à échanger avec les vendeuses pour suivre la tendance, pour la lancer ici. J'enfile ma tunique blanche, avec des bandes de dentelle, doucement moulante, un coton si agréable, puis mon caleçon blanc aussi, à mi-mollet, et des chaussures à petits talons, ma touche personnelle. Je suis habituée, j'aime le cliquetis inconscient, je fais aussi de la gym avec les kilomètres entre les tables, des mollets fins à amener et ramener des boissons chaudes à mes habitués, aux clients de passage, entre deux courses.

 

Vivement cet après-midi, j'aurai fini ma journée, je pourrai regarder les nouveautés dans la galerie, croiser mes copines qui vendent de la mode. Et peut-être me trouver le petit haut ou un collant de couleur vive, ma préférence, qui fera sensation, ici entre deux croissants et un expresso.

 

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Si vous aviez raté quelques mots :

J'aime le cuir sellier

A fond la caisse !

 

 

Demain découvrez une bloggeuse brune ...


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Aujourd'hui je marche derrière ces larges baies vitrées, le soleil de fin d'été donne encore des signes de chaleur, il chauffe mon corps, mon tailleur impeccable. Voici quinze ans que je passe devant ces vitres, plutôt derrière car je suis la poisson dans le bocal, enfermé tous les jours ici, pour promouvoir de belles carrosseries, pour ouvrir des portes à des clients curieux. J'écoute depuis le premier jour, celui où je suis arrivé dans ce monde de mâles. 

 

Le patron, un homme quadra à l'époque m'avait donné ma chance pour accompagner les prospects des voitures familiales. Il avait un réel sens du marketing, pas celui enseigné dans les écoles, ni dans les bureaux à l'épaisse moquette du siège de la marque, mais la réalité du terrain, celle du commerce dans une ville de province. Les premiers monospaces arrivaient ici, les familles venaient toute entière pour les voir, et pour la première fois, les femmes posaient des questions. Pour répondre, il m'avait mise à côté, entre la plante en pot, vraie ou fausse, et le panneau des options. J'avais grandi, affirmé mon argumentaire, et surtout écouter, son letmotiv "Ecouter leurs envies, répondez à leurs attentes, et vendez les petits plus de leurs rêves accessibles". Je l'avais appliqué à mes clients, des clientes qui maintenant revenaient tous les trois à cinq ans pour un nouvea modèle, avec une certaine complicité, une satisfaction et parfois des critiques tout aussi directes.

 

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J'avais poussé la plante verte, rendu l'espace plus accueillant, proposé une vitre entre l'atelier mécanique et le lieu des ventes, j'avais installé un bureau plus convivial avec des jouets pour enfants dans un coin. Le patron avait souri, mais pris les idées, les collègues avait usé de leurs charmes la première fois que j'avais troqué mon tailleur pantalon, par mimétisme avec les hommes, pour une jupe plus ajustée, au genou. Mes talons avait succédé aux derbys vernis, un claquement qui leur donnait un sourire, le jour de ma première promotion, de mon premier cdi, au sein de leur communauté masculine. Je devenais leur égal en chiffre d'affaires, j'existais.

 

L'écervelée, le jouet du patron, le carrosserie vivante, les mots doux, je les avais entendu. Dorénavant après ce week-end de sémianaire sur un circuit automobile, j'inspirais le respect. J'avais simplement pris le contrôle de mon existence, et surtout je les avais laissé loin derrière sur le grille de courses. Nous avions effectué des tours de circuits chronométrés, en formule toursime, sur des monstres de 350ch, et j'étais première. Ils avaient essayé de comprendre, s'interrogeant sur un possible favoritisme du moniteur, avant de me voir à l'oeuvre sur une Porsche 911 des années 70, une vintage similaire à celle de mon père, celui qui m'avait donné le goût des voitures. Je pilotait, eux conduisait. Et je me délectais du cuir sellier quand je la sortais, héritage discret, certains week-ends.

 

 

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Aujourd'hui je suis la directrice commerciale de cinq succursales, le patron m'a donné les clefs, m'a permis d'accéder aux formations. J'ai dû me battre un peu plus pour la reconnaissance, je viens ici chaque jour avec sérénité. Mes tailleurs ont changé avec ma féminité et mon assurance.

 


Aujourd'hui je suis en tailleur-jupe, avec des bottes, mon addiction de femme, avec ce chemisier en voile noire, translucide sur ma dentelle noire, je me suis offerte un body Chantal Thomass pour fêter ma dernière vente, trois véhicules hybrides à une entreprise voisine. Je suis au soleil, celui-ci se faufile dans le creux de ma veste, j'aime mon métier.

 

 

 

 

Nous avions commencé la semaine dernière la série "Femmes & Portraits", un voyage au pays des métiers, des moments de vie, des passions et surtout des féminités. Vous les retrouverez, tant que votre enthousiasme sera là, dans la catégorie dédiée dans le menu de droite.

 

Nylonement

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