Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & portraits

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

"Ma petite fille, je suis contente que tu soit venue ..."

 

C'est avec ses mots que ma grand-mère m'avait accueillie en ce premier jour de vacances pour moi, les derniers jours chez elle pour elle. Demain la maison de retraite lui offrirait un lieu plus calme, avec des personnes de son âge, un personnel disponible pour les repas, les soins si besoin, un environnement sécurisant depuis sa récente chute, seule dans sa maison. Elle vait pris cette décision, difficilement au début car elle semblait autonome malgré son corps de nonagénaire. Elle faisait son jardin, à son rythme, partageait des gâteaux avec ses voisins plus jeunes, courait, doucement jusqu'au centre ville, revenait avec son petit plat. Sur le coin du poêle à bois, une machine d'acier et de fonte, elle se réchauffait et mitonnait les meilleurs cocottes du monde. Mais le temps la fatiguait, alors elle se sentait rassurée d'être cajolée dès demain. Elle s'habiturait à cet endroit, elle sympathiserait, elle rayonnait de ce changement positif.

 

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Sa seule crainte, sa seule blessure, était de quitter sa maison, ses souvenirs, tant d'années qui donnaient la pâtine de cette longère. 

 

Elles avaient été dans la chambre du fond, à l'étage, une pièce oùl'on allait juste pour prendre le linge des autres chambrettes, celles où l'on dormait les soirs de fêtes familiales. Des alcôves pleines de jeux de cache-cache, de cousines, de cousins, de parents, de souvenirs toujours. Ici chaque coin et recoin avaient son lot de sourires, de rires et de monents calmes, comme à l'adolescence, lisant seule sur le gros édredon de dentelle anglaise, un roman d'amour, le soleil frappant la vitre. 

 

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Elles entraient dans cette petite pièce, une odeur de linge, de campagne, des tomettes vernies, propres et brillantes, certaines usées par le temps. Deux larges armoires et une commode, la grand-mère se dirigea vers le deuxième tiroir.

"Je voulais te donner ceci, tu est la plus féminine de toutes les petites-filles. Ton regard a toujours brillé en regardant les magazines de mode. Petite tu dévorais le 'Elle' allongée sur le tapis du salon, des heures durant. Je te regardais, petite fille en robe fleurie, qui déjà savait choisir son noued assorti pour ses cheveux. Tu sais, j'ai toujours adoré la mode, les vêtements, malgré nos moyens parfois réduits, les moments difficiles, j'ai toujours voulu rester élégante, coquette on disait à mon époque."

Nous avons souri ensemble. Naturellement, les mêmes plis et mimiques qui avaient traversé les générations.

 

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"Aujourd'hui, je te fais un cadeau pour ta féminité, juste pour toi. Car si petite tu m'observais derrière la porte, quand je m'habillais le matin, avec le reflet du miroir, je sais que maintenant tu as la même silhouette. Tu m'as dit aimé le style néo-rétro, alors je te donnes le plaisir de piocher dans mes dessous anciens, ceux d'une vie, ceux que je ne porterais plus, ni pour séduire, ni pour moi-même."

Dans le tiroir, sagement pliée, la lingerie s'étalait sur plusieurs époques, des combinettes en synthétiques des années 70-80, des nuisettes ou des dessous de robes, des serre-tailles de toutes les époques, des années 50 à 90. Un ensemble chantal thomass prouvait que ma Mamie avait encore eu envie de séduire à plus de soixante-dix ans, elle eut un sourire, un souvenir coquin peut-être. Des corsets , nombreux, des gainettes, de toutes matières, usées ou vieillissantes. je rêvais, elle sourait un peu plus.

"Merci" dans un flot de larmes, de bonheur, de joie.

 

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Nylonement

 

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Elle avait pris goût à cette sueur qui coulait sur son front, sur son nez, son visage, ses pommettes. Le salé de ce liquide sortant de sa peau, fruit d'un effort intense, obligatoire.

 

Elle avait commencé à venir juste après cette rupture, après ce nouveau boulot. Elle s'amusait tant dans cette agence de communication, toujours fourmillante d'idées, de nouveaux concepts, de propositions au dernier moment. Elle était un femme active dans ce milieu de contacts, de bluff et de snobisme parfois, elle jouait de sa personnalité, de son imagination et on la remerciait pour sa curiosité. Avec son parcours atypique, presque autodidacte, elle avait cette envie plus forte et aussi naturelle, depuis l'enfance, de tester , de voir, de lire, de s'instruire par l'utile, de découvrir toujours plus.

 

Elle suivait sur internet les sites de tendances en français et en anglais, parfois même en japonais. Elle pouvait ensuite proposer des choses nouvelles, totalement dans leur époque pour un shooting ou un évènement.

 

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Mais deux fois par semaine, elle lâchait tout, elle venait ici, glissait son tailleur sur le cintre, dans son casier, chaussait les baskets hautes, plates, souples, se moulait d'une tenue fluide en coton. Celui-ci absorberait une part de cette fougue, de sa détermination à vivre, à dévorer la vie, à fuir peut-être certains moments douloureux, comme toutes. Elle, avec ses deux tee-shirts, sa féminité déguisée en sportive, juste les cheveux tressés, son rouge à lèvres et maintenant ses doigts et ongles impeccables sous des bandelettes pour frapper, user le cuir. Encore, frappes, frappes.

 

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Elle expirait cette énergie, elle gardait son souffle, elle devenait une boule de rage, un cerveau en action, droite, gauche, gauche, crochet, elle frappait encore, brassant l'air, écoutant le coach. Ce soir la sueur coulerait avec le savon, sur sa féminité retrouvée, dans un corps sain, l'esprit libre, sous la douche, juste avec de dormir, elle se ferait un belle manucure pour demain.

 

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Modèle  EDITA VILKEVICUITE

Photographe LACKLAN BAILEY

pour VOGUE PARIS Avril 2012

 

 

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Les facettes de toutes les féminités, une prétention totalement modeste et pleine d'humour, me permet de préetndre mais de supposer en même temps que jamais je n'aurai le temps de dépeindre les reflets si nombreux de vos modes, de vous, de vos pas au quotidien.

 

Jeux de silhouettes immobiles et assises dans le train, ou en marche vers votre bureau, ou l'école de vos enfants ou la direction de votre entreprise, mes yeux décortiquent l'image que vous donnez, celle que je prends, je capture en quelques millièmes de secondes. Une attitude, un regard, le vôtre, un téléphone dans une main, un sac à main dans le creux de votre second bras, je vous vois, je ne vous observe pas, je suis un spectateur, non un peu plus, un esthète.

 

Les autres jours où je ne quitte ma chambre, mon lieu de vie, de survie avec mes doutes, mon clavier, ma grotte personnelle, je ne revis pas ces moments, mais je fais confiance à mon imaginaire, cousin de mon inconscient, heureux élu aux volontés politiques affirmées, procréateurs de tant d'articles dans ce coin du net.

 

Je ne veux croire en une seule femme, en un monde de copies, d'uniformité dans les tailles, dans la mode, dans les démarches, dans le choix d'un seul et unique accessoire, toutes le même. Un rayon unique du soleil et des robots, non des femmes, semblables et parfaites dans le cerveau fou de celui qui aurait dû choisir le même standard, mot abject, pour vous, vous toutes.

 

 

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Alors heureusement, encore aujourd'hui et pour longtemps, encore demain, vous êtes différentes, fruits malicieux d'une diversité de coiffures, de teintes de cheveux, de peaux variées, de tailles mini à maxi, de corpulences réelles, sans aucune normalité ou référentiel prédéfini. Vous êtes en plus de tout cela, sur votre chemin, vers votre liberté de femme, de vie, avec ce bonus personnel du choix de votre mode.

 

Robe ou jean, pantalon ou jupe, ballerines ou escarpins à talons, jambes nues ou nylonnées, vous existez dans votre variété, dans ces combinaisons démultipliées de marques, de choix simples ou sophistiquées de vos vêtements. Dessous, dessus, fonctionnel et confortable, très tendance et ultra-branché, de couleurs vives ou dans la sobriété du noir, vous usez, vous profitez de ce moment là pour transmettre un message aux autres, mais en premier lieu à vous-même.

 

La mode est-elle pour vous ?

Oui, et encore oui.

 

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Alors vous ajouterez un bracelet, un collier, souvenir de ces mains autour de votre cou, hier, dans le passé, ou simples gadgets achetés lors d'un retour de plage d'été. Bijoux ou chapeau pour les premiers rayons de soleil du printemps, simple foulard de soie, écharpe de coton enroulée autour de votre sac à main, toutes différentes, ou au contraire, signe connu, reconnu d'une identité, d'une communauté, d'une marque, d'un groupe virtuel, vous dégustez le plaisir , profondément hédoniste du paraître, de ces détails qui sont à vous. Accessoires de votre féminité, parfois plus vers la sensualité, ou plus simplement vers vous, vous nourrissez alors les facettes de votre féminité, ce jour-là, à cet instant.

 

Je vous croise ici, hier, demain, un autre jour ou sans bouger de mon clavier, car vous êtes une de ces femmes. Je ne pourrai donc toutes vous choisir, encore moins vous décrire, et vous rencontrer, mais je pourrai toujours essayer de m'approcher, de croire en vos portraits.

 

Laissant derrière moi des cailloux blancs, ceux qui suivent vos pas, ou ceux de mes articles, je ne ssaurai vous répondre, car ils brillent de votre volupté, de votre glamour, de vos identités dans le jeu troublé de mes mots.

 


 

Demain encore j'essayerai de parler de TOUTES les féminités, quête sans fin.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Elle est entrée par le portillon automatique, celui qui s'ouvre en deux devant votre chariot habituel. Juste avec un nez rouge.


Plop, dans un silence de consommation, deux barres de métal, s'écartent, puis se referment, elle est prisonnière dans un espace ouvert, face à des rayons gorgés de nourriture, de trucs et de machins, une profusion de choses et de promotions, les bonnes affaires en bout de rayon. 


Au milieu de la foule.

 

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Ils sont nombreux, elle avance avec son nez rouge, vers eux, dans ce vide plein de chariots, de téléphones sonnant, de cris et de paroles pour choisir cette marque ou celle-là. Elle marche avec ces deux énormités aux pieds, jaune et bleu. Elle est clown d'animation.

 

Deux personnes de la direction ont suivi la formation, au siège, ce lieu encore plus impersonnel, morne et foudroyant de gris, au sol, aux murs, au plafond. Elle devait expliquer sans son nez rouge, avec sérieux, avec l'assistance du marketing et d'un consultant expert, l'intérêt de sa présence anti-morosité. Elle est comédienne, et là aujourd'hui elle devient clown dans un supermarché de la grande distribution.

 

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Une expérience après la découverte, via les caméras de vidéo-surveillance, des têtes déconfites des clients, des entrants dans le magasin. Tous sont d'accord, les clients somnolent, se parlent mais ils deviennent des êtres tristes dès le premier portillon.

 

Elle va les changer, elle va intervenir sans que le personnel soit au courant, pour augmenter l'effet, la surprise de tant d'énergie soudainement déversée ici, entre deux messages publicitaires de la "promotion sur les crevettes au rayon poissonnerie" (non pas jardinerie ;-).

 

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Elle marche, elle sourit, et flop, rien, les adultes, oui les clients en plein achat, fuient, ils se demandent pourquoi, s'interrogent, mais jamais ne sourient. Elle parle peut, gémit des phrases, mais les adultes redeviennent enfants, surpris et effrayés par ce père noël à tête de clown. Rien ne se passe ici au milieu des petits pois, ni même entre les épices et le chocolat. Rien.

 

Alors direction les fruits et légumes, un sourire, un retraité qui attend sa femme, une maman enceinte jusqu'aux yeux se penche avec difficulté vers la courgette magique, celle qui est dans la cagette du fond. Elle l'aide, elle sourit, l'autre s'effraie, puis sourit, la remercie. Ahhhh !

 

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Les autres regardent par-dessus l'épaule, par-dessus leur liste sur leur i-machin, elles se prennent au jeu, partagent avec leur pousseur de caddie. La vie est -elle si triste ?

 

Elle va continuer toute sa journée à passer ici et là, entre les ordinateurs et les machines à laver, puis vers le parfum de la boulangerie, évitant le froid des yaourts, souriant, hurlant, jouant avec les chariots. Elle va animer, donner, re-donner son médicament anti-crise, un peu de bonheur à une mamie. Elle s'assoit près d'elle, se fait photographier avec la bouche rouge et blanche, son masque. Elle travaille, ils consomment.

 

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Ce soir, elle rentrera chez elle, pour préparer une audition pour une nième série télé. Elle, méconnaissable, fera ses courses dans un magasin discount, plus proche de son budget, sans sourire.

 

 

 

Retrouvez les articles de la série " Femmes & Portraits"

 

 

Nylonement

 

PS : pour information, cette animation est en test dans certains supermarchés français.

Je viens de la croiser, en réel, avec des sourires.

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Blog des féminités, vues par des mots, des images, des émotions.

 

Je vous écris chaque jour, parfois même je vous fais des portraits de femmes, imaginaires ou non. Alors aujourd'hui je vous ferai uniquement un résumé de cette histoire de femme.

 

Elle s'est levé tôt, très tôt car on dort mal sur le canapé d'un salon, d'un appartement mal chauffé, trop petit. Elle dort mal car elle ne trouve que du travail très précaire, des temps partiels au compte-goutte, des exploitations déguisées en heures de ménage, de l'esclavage dans une société moderne, riche à milliards, avec des pauvres par centaines de milliers. La banque est une souffrance car elle doit encore et encore, face à ce conseiller sans âme, sans vision de développement. D'ailleurs l'autre jour , en sortant accablée de ce lieu, elle a regardé la façade de ce lieu, aucun don affiché, aucun acte citoyen venant de ce lieu qui creuse sa misère. Elle attendait le bus, puis finalement, elle est rentrée à pied, pour sa santé, non, pour économiser encore quelques centimes, un euro, celui qui fera manger ses deux enfants. 

 

Ce matin, ils dorment dans leur chambre chauffée, ils rêvent de doudous géants, de monstres gentils, dans un paradis qui s'arrêtera à leur réveil. Heureusement les gens des RESTOS lui ont donné du chocolat, des pains au lait, de quoi les nourrir jusqu'à l'école, avant leurs études, dans leurs sourires. 

 

Elle restera chez elle aujourd'hui, elle se réchauffera comme elle peut, elle se regardera dans la vitre, un oeil sur le ciel, sur cette société, pleurera. Elle n'espère plus rien, sauf un retour de la chaleur, du soleil, d'une peu de vert dehors dans une vie si grise. Elle errera, ici et là, trop timide pour demander à des amies, par honte d'elle-même, d'avoir quitter un homme agressif, d'avoir perdu son travail dans une entreprise partie en Europe de l'est. L'actualité, la politique, elle s'en fout, elle n'a plus de télé, de radio, rien, sauf un lien avec des coeurs, les RESTOS, et ses enfants. 

 

Encore un jour d'hiver, demain sera plus beau, elle compte sur vous.

 

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www.restosducoeur.org

 

Un portrait triste, non une triste réalité, celle que l'on ne voit pas toujours, que l'on ne doit pas refuser de voir. Cette misère est là. Elle touche les femmes seules très fortement.

 

Alors aujourd'hui ce blog, vos blogs aussi les copines, les amies, peuvent faire quelque chose, du BUZZZZZZZZ, oui du BUZZ et des REPAS qui seront reversés au RESTOS DU COEUR.

 

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Comment ? CARREFOUR et DANONE sponsorisent les blogs, après avoir fait une action sur facebook et Twitter, pour 1 article parlant de cette solidarité, les RESTOS DU COEUR recevront 10 REPAS payés par les sponsors.

SIMPLE ! alors on BUZZZE toutes, je dis TOUTES !!!

Les infos sont ici :

ensemble-pour-les-restos.fr/participez

 

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Un article = 10 repas !

 

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Vous pouvez toujours faire des dons en direct sur 

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Ou acheter le DVD des enfoirés 2012, qui sortira 

dès le 17 mars prochain

Concert télévisé le 16 mars au soir !

 

 

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www.restosducoeur.org

On compte sur vous,

car pour une fois le BUZZ devient NOURRITURE,

une aide précieuse pour des familles en détresse


 

Je compte sur vous, mes milliers de lectrices, de lecteurs

BUZZZZZZZ sur vos blogs !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Elles sont toutes les deux sur ce banc impersonnel, mais pas dans une salle d'attente froide, ce petit coin là a été pensé avec chaleur. Un bureau derrière la cloison, quelques plantes, des magazines féminins, et juste elles deux.

 

L'une est en legging gris opaque avec une tunique grise et noire, très enveloppante, un long gilet comme autant d'épaisseur pour se protéger du monde, non pas du froid. Une veste trop grande, emprruntée peut-être. Son manteau est plié en deux sur ses genoux, avec un grand sac à ses pieds, proche de ses bottines. Elle se fige.

A côté d'elle, une autre personne plus âgée, presque une vingtaine d'années les séparent. Un tailleur de laine, des teintes sombres, une broche argentée, un pull noir en V en dessous, de jolis collants et des bottes en daim gris. Plus détendue, elle cherche dans son sac des bonbons à la framboise, des bonbons à l'ancienne, rassurants avec leur coeur liquide et sucré. Elle les propose à sa voisine, avec un sourire.

 

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Elles attendent toutes les deux ce rendez-vous. Le silence est omniprésent, la première sert son écharpe, sur elle, la seconde l'observe, bienveillante.

 

Elles se connaissant par leur travail. Un milieu créatif d'un département marketing, l'une dirige, l'autre partage son travail dans cette équipe dynamique, la joie et l'énergie sont leurs moteurs. Elles se voient tous les jours, développent des projets, proposent, discutent. Elles ont fini par croiser leur sympathie, en parlant, devenant des presque amies, plus que de simples collègues.

 

Et puis récemment, la plus jeune est arrivée, toute perturbée, l'autre a vite compris qu'un malaise était là, elles ont vite discuté, elle l'a emmené chez elle, dans un cocon plus calme. Des doutes, des larmes, des paroles difficiles, des mots et des phrases sans point final, des mouchoirs, toujours plus. Elle a avoué sa déchirure, si soudaine, ses récentes nuits impossibles. Le petit ami était parti, certes, un presque détail, mais il y avait autre chose, et un choix à faire.

 

L'autre n'a pas souri du hasard, car cela a relevé du néant, de ses propres souvenirs une expérience douloureuse. Elle aussi avait vécu cela, à une autre époque, dans d'autres conditions, avec d'autres interdits. Elle l'a protégé, l'a serré contre elle, échangeant ses paroles, son mystère, leurs mystères, leurs questions et parfois quelques réponses. Une nuit de larmes, d'émotions, de ce qu'une amitié peut apporter de réconfort et d'ouverture de soi vers l'autre.

 

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Souvenirs sombres, faiblesse profonde, le corps hurlait, l'esprit pesait. Elle n'atait plus seule, elles étaient deux, avec un soudain échange affectif plus fort, une force nouvelle entre elles. Elle avait pleuré, parfois à deux, pour nourrir une rivière de remords, de questions encore, sans connaître la destination de ce flot. Sans espoir, flux incessant de frustration et de regrets, elle pleurait encore, écoutant le réconfort, dévoilant chacune leurs vérités. Pourquoi ? Comment ? Comment faire, ou défaire ? Trouver un point vers lequel avancer.

 

Le silence avait fini cette nuit si longue. L'une endormie sur les genoux de l'autre, enveloppée d'une étolle de chachemire, une douceur complice, dans une pénombre, une autre enveloppe un peu grise entre lumière et volets clos.

 

Le matin, elles avaient parlé encore, l'une proposant à l'autre de l'accompagner dans ce choix, dans ses démarches, pour les prochaines semaines, pour ce bout de vie. Elles avaient finalement ce même mystère en commun. Tout cela restait compliqué malgré les lois, malgré les choix de vie et les doutes infinis qui la suivrait, qui la suivait depuis vingt ans déjà.

 

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Elles attendaient en silence, ce rendez-vous avec le gynécologue en charge des IVG de cet hôpital. 

 

Encore quelques minutes. Plusieurs années.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Ce matin, je peux vous écrire, je suis avec vous, je vous regarde à travers la vitre de la grande salle. Dehors vous arrivez sur le parking, sortant des voitures, discutant pour mettre ou non un manteau, pour quelques mètres, arrivant avec de drôles de têtes, vers mon batîment.

 

Le soleil chauffe, cet astre d'hiver qui irradie dans un ciel bleu, l'iar doit être sec. Tout est lumineux, l'intensité des rayons entre en moi. Les arbres vides de leurs feuilles, dorment pour un futur printemps en fanfare. Ici et là des narcisses et quelques primevères bravent le froid, cette température fraîche d'une autre saison, en avance, décalés par tant de douceur.

 

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Je regarde, je vois et surtout je me rappelle. Depuisun certain temps, je ne sais plus lequel, je suis là, je ne bouge pas tous les jours, je cherche un sens à ma vie, une vie bien remplie. Cependant je ne savais plus qui étaient mes amies, mes souvenirs me quittaient si vite, un écoulement incontrôlé. Chaque jour devenait étrange, et sans agressivité, j'ai glissé de moi-même pour ne plus savoir qui j'étais. 

 

Je devenais spectateur de mon propre spectre, dedans et parfois dehors.

 

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Moi, si active, si impliquée auprès des autres, infirmière ou docteur, à moins que ce ne fût professeure, je croisais tant de monde, des gens tous les jours, tout le temps. Je travaillais, j'aimais un homme, mes deus enfants, veuve je crois, ou divorcée. Une route, lui immobile, deux enfants à élever, une route à poursuivre, seule, et ici maintenant. Des médicaments sont posés, là, mon infirmière vindra, ou elle est déjà passée, la routine ne s'accroche plus en moi.

 

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Heureusement il y a le soleil, si chaud dans ce lieu si froid, maison de vie, de passage pour certains, je ne lis pas, je ne sais plus, hier un autre jour, je me suis perdue. Dans la brume, il y en avait dans ma tête, j'attendais alors la lumière, et la chaleur d'un guide, du soleil.

 

Vivement demain que je me rappelle aujourd'hui, que cela devienne un bon souvenir, un simple jeu réel d'une mémoire pleine de trous. Mais qui suis-je ?

 

Nylonement

 

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A toutes les familles, les féminités hantées 

par cette maladie de la mémoire.

 

Copyrights des photos d'ARI SETH COHEN

Sortie américaine de son livre le 17 avril 2012

sur les belles élégantes des seniors+

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