Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & culture

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Femmes - vous

Le soleil se lève, jamais je n'ai le temps de le voir apparaître sauf depuis trois jours car je suis chez moi. Là sur mon balcon, ma tasse de thé dans la main, sur ma chaise avec mes quelques fleurs autour, je prends le temps de me poser, de reprendre contact avec la nature. Réveillée aussi tôt que d'habitude, je savoure malgré moi, ce jour qui pointe son nez, doucement, la lumière donne du bleu au ciel, les premiers rayons dépassent des arbres, des maisons, le soleil se pose là, bien là.

 

Ma tasse entre les mains, je me réchauffe dans cette ambiance pesante, j'ai coupé la radio, arrêté la télé, et j'ai renoncé aux réseaux sociaux, je suis seule, toute seule. Juste le chant des oiseaux, des mésanges qui rebondissent sur les branches des bouleaux, deux pigeons qui s'embrassent, quelques moineaux, tout ce petit monde savoure le printemps et surtout leurs libertés. Je suis avec eux pour attendre la nouvelle saison, car jamais je n'ai autant attendu l'avenir. Un futur proche, un lendemain meilleur. Mais je commence à mieux appréhender mon présent, cette bousculade d'informations trop nombreuses et ce tsunami d'angoisses démultipliées. Je me suis levée sans être anxieuse, comme si ce poids venait de rester derrière ma porte, digéré en partie. Libérée mais paradoxalement prisonnière de mon chez moi. Boulimique de boulot, je décompresse d'une plongée permanente et profonde, je retire boulot de ma routine, je retire métro aussi. Mais je ne succombe pas au dodo, j'ai dû temps, ce bien si rare que je laissais pour les vacances, je vais avoir beaucoup de temps pour finir cette semaine, pour la prochaine et pour les suivantes, pour finir le mois de Mars et probablement celui d'Avril. Seule, sans cette routine addictive, sans agenda, sans rendez-vous qui se suivent, s'enchaînent et passent au jour suivant, à la semaine voire au mois suivant. Un agenda gommé d'un trait, j'avoue avoir perdu mes repères mais je suis là, seule sur mon balcon, dans un léger vent frais.

 

 

Immersion

 

Je vais prendre le temps, je vais enfin avoir du temps pour moi, un luxe finalement. Cet instant figé sans obligation, sans montre, d'ailleurs je l'ai laissé dans ma chambre, je suis nue de mes routines habituelles. Rien pour les prochaines heures, j'ai encore un peu de mal à le réaliser, à l'admettre, je respire pleinement cet air, j'avale ce rayon de soleil. Il glisse sur mes jambes, ma robe pull appelle au cocooning. 

Que faire ?

Rien pour débuter, avec un sourire malicieux sur mes lèvres.

Rien, cela veut dire, oublier le téléphone, en mode avion depuis hier.

Rien de plus, j'ai plusieurs piles de livres, achetés ici et là, dans des brocantes d'été, lors de balades sur les quais, en passant devant une librairie, mais vite entassés dans un coin de salon, en attendant les prochaines vacances. Un instant de repos, Un vide soudain dans mon agenda. Aujourd'hui. Enfin je vais pouvoir plonger dans ces romans, dans cette biographie de Simone Weil, dans ce livre d'amour au double féminin, et dans les autres, sans me rappeler le déclic d'achat. Tant de livres, encore plus de mots, de vagues d'imaginaire en ébullition, de contrastes d'émotions. J'en choisi deux, un troisième là-bas, je le repose, j'en reprends un autre, des essais d'un auteur japonais, un cadeau de ma soeur, ignoré depuis Noël. Je découvre des romans, des livres de poche, ils sont là sagement empilés, j'hésite encore. D'un pied je referme la fenêtre, je coupe le vent, je garde le rayon de soleil, je me love dans le canapé, je cale les coussins, moelleux pour épouser ma silhouette de lectrice. J'ai trouvé, je vais m'immerger dans l'océan de mots, une longue apnée. Un monde merveilleux et inconnu, une autre dimension. 

Une grande respiration.

 

 

Nylonement

par Gentleman W

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Douleurs de Femme, #Femmes - demain, #Féminité & Féminisme

Notre monde aurait-il perdu toutes valeurs ou simplement serions-nous encore dans cette société avec les grands, chargés de pouvoir et de position dominante, et les autres, les gueux, les intouchables ?

Ces gens, nous, le peuple et les autres encore, ceux et celles qui vivent sans aucun pouvoir mais avec l'envie et le besoin de travailler, de marcher, de trouver un toit, de créer une famille, de vivre tout simplement, ces gens doivent-ils être mépriser, ignorer même ?

Car les mois passent, les paroles se libèrent difficilement, les faits existent et pourtant certaines personnes semblent protéger de leurs actes. Pourtant chaque jour dans notre pays de France, dans le monde aussi, mais je resterai un peu chez nous, il y a des victimes de harcèlements, sexuels en particulier, des personnes contraintes par des remarques et des petits gestes déplacés, des habitudes et des comportements d'un autre siècle, des agissements machistes dégradants. Pire il y a des viols, des centaines de viols, des milliers sûrement (car n'oublions pas que les "saintes" (portées toujours en référence) statistiques mettent en avant uniquement les 10% de personnes qui portent plaintes, les autres sont assommées, abasourdies et silencieuses face aux maux vécus, réduites au silence par leur entourage le plus souvent, donc uniquement 10% peuvent ou osent porter plainte).

Ces actes innommables, sur des femmes surtout, sur des hommes parfois, proviennent de leurs proches le plus souvent, la famille, la papa, l'oncle, le frère, le voisin, le bon copain de ceux-là. Et puis il y a aussi certains métiers, où le pouvoir et la reconnaissance "je suis connu" permettent d'abuser de cette position. Jeunes actrices, trop jeunes parfois, jeunes ambitieuses, jeunes pleines d'envies de réussir, jeunes bloquées dans une ascension difficile, jeunes fougueuses emportées par la rage de devenir célèbre et de décrocher les plus beaux rôles, les plus beaux films avec les réalisateurs reconnus, toutes elles veulent avancer, parfois elles succombent au charme d'un homme de pouvoir car elles visent plus haut, ou simplement un rôle là maintenant. Elles partagent ce métier de passion, d'être et de paraître, de femme actrice et de comédienne aux multiples facettes. Le personnage est leur objectif, et celui qui façonne ce jeu est le metteur en scène, le réalisateur, l'agent, ces hommes de la "grande famille du cinéma".

Succomber à la passion, devenir même des filles légères pour réussir, finalement au bout de ce raisonnement étroit (mais utilisé en défense par certains avocats pour faire des victimes, des harpies sexuelles), on finirait par croire qu'elles sont toutes les putes de ces messieurs. Ils les honorent de leurs grandeurs, de leurs statuts d'hommes aux clefs d'or, celles qui ouvrent les portes de la possible reconnaissance. Ils les flattent, ils les baisent, ils jouent avec les jouets. Je vomis les mots que je suis obligé d'écrire ici. Car tout cela se fait en totale impunité, loin de toute morale, presque comme une évidence de ce grand métier du théâtre, de la comédie, de la tragédie, du Cinéma.

 

Alors réveillons-nous, ne restons pas complices de ce monde qui n'a pas entendu les cris, les violences et les indignations, les messages libérant des années de servitude, voire de pseudo-esclavagisme des femmes dans ce métier. "Me too" ou "Balance ton porc" ont eu peut-être certains excès mais je regarderai plutôt toutes les vérités, même prescrites, celles qui ont vécu le pire, et qui ont osé ressortir leurs blessures, leurs meurtrissures au grand jour.

Aucune femme ne fera cela pour être reconnue, et vous saurez mesurer la force qu'il faut pour avouer aux autres, aux regards des autres, aux jugements des autres, ce qui est une éternelle douleur profonde ancrée en soi. Personne ne se contente d'être victime, mais elles portent souvent ce fardeau dans une infinité de jours, de semaines, de mois et d'années. Elles ne s'en libéreront jamais.


 

 

 

 

Triste cinéma

 

Alors je suis triste, écœuré, outré, ravagé par l'aveuglement d'une institution française ( notre pays des droits de l'Homme et de la Femme, des libertés !) d'avoir laissé cet homme, mais tous les autres aussi, dans un panel de récompenses. Lui aussi pourrait avoir l'intelligence, ou sobrement la dignité de se retirer (son âge lui permet de rester avec ses films du passé). Lui pourrait avoir l'envie de vérités, car certes aujourd'hui en France il n'est pas vraiment accusé, ni même considéré comme coupable, mais il pourrait avoir l'envie de se justifier, de montrer sa réalité d'innocent, à moins qu'il ne sache au fond de lui, malgré le temps, qu'il n'a pas du tout les mains propres, et qu'il devrait répondre réellement de ces actes passés mais toujours présents dans les corps et les âmes des victimes.

Vous pourrez toujours voir les films, le travail des uns et des autres, car malheureusement ces pratiques datent de trop longtemps, la liste des coupables serait longue et remplie de personnalités brillantes pour leur créativité, et uniquement leurs créations.

J'accuse ce cinéma-là de ne pas vivre avec son époque, avec nos réelles définitions de la liberté, avec ce pragmatisme d'ouvrir les yeux sur la position des femmes dans notre société, dans ce métier. Ce qui se faisait hier ne doit plus être aujourd'hui, point de complaisance. Mais uniquement la justice pour les victimes, et si nos lois (si permissives à mon goût) donnent un délai de prescription inadaptée pour ces actes, il serait temps que le métier fasse son propre ménage, trouve ces coupables et les laisse de côté définitivement.

 

Notre monde vit avec cet équilibre génial de femmes et d'hommes, progresse chaque année pour un accès à toutes les fonctions, pour les femmes en particulier (un coup de baguette magique ne permet pas encore de trouver une balance parfaite). Notre diversité est une richesse.

Votre féminité est une source infinie de créations. Mais respectons-là pleinement !

 

 

 

Nylonement

par Gentleman W

 

 

P.S. Je n'ai pas été voir le film sur l'affaire Dreyfus, je le verrai un jour, plus tard. Mais je suis fier que mon arrière-arrière-grand-père, juge de son état, avec un éthique bien personnel, est refusé en son temps, de juger en premier procès le Capitaine Dreyfus, refusant de céder aux pressions 'douteuses'. 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

"Je veux rentrer.

En plus, je ne supporte pas les odeurs d'hôpital, ça ne sent pas le propre, ça sent le désinfectant, les produits de nettoyage aux parfums hypocrites pour masquer les sanies, les oublis, les accidents de lit, les petites horreurs.

ça ne sent pas la cuisine - le pot-au-feu mijoté - ça sent la bouffe de cantine, même le café n'a pas la bonne odeur. Son fumet rase les murs comme un traître dans l'ombre, ..."

 

Voilà un livre plein de belles pensées, pourtant vous serez au chevet d'un vieux, un peu écrabouillé, tombé à l'eau, survivant dans un service de rééducation des poly-traumatisés. De plus celui-ci est un grincheux dans l'âme mais avec beaucoup d'esprit quand il regarde passer ses contemporains, depuis son lit d'hôpital. Et voilà un petit théâtre vivant avec des infirmières et des internes, des chefs de service qui déroulent leurs cours d'anatomie, et en passant celle d'un patient n'ayant qu'une blouse bleu pour pyjama. Il est drôle, touchant avec ses inconnus venus vers lui, grognon avec ses proches, certes un peu cons mais réguliers dans leurs bêtises. Il croque la vie même si avant son accident, elle semblait d'une palpitante neutralité émotionnelle. Un retraité en phase descendante avec ce regard amusé sur les autres. 

 

Je me suis régalé car le ton est juste, les personnages sont bien dans leurs attributions, des seconds rôles indispensables pour se détendre et pour aussi découvrir des vies parallèles à notre alité. Des moments touchants aussi !! mais un tout positif !!

 

 

Livre : 'Bon Rétablissement' de Marie-Sabine Roger

"Myriam pioche dans la boîte de chocolats que j'ai chargé Maxime d'acheter pour elle.

Elle fait Mmmmmmmmh ! d'un air épanoui, les yeux fermés, puis me tend l'assortiment avec un petit clin d'oeil, comme si elle suggérait une pause coquine.

Il faut se rendre à l'évidence, la plupart des femmes n'ont pas besoin de nous : un ballotin de chocolats leur suffit amplement pour remplacer l'orgasme."

 

 

Bonne lecture de ce livre plein de fantaisie et d'émotions positives.

Nylonement

par Gentleman W

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Féminité & Féminisme

Un nouveau livre, non pas de Régine Deforges mais sur cet auteure et plus particulièrement sur la femme qu'elle fût. Une vie partagée avec tant de personnes, avec gourmandise et cette curiosité qu'elle incarnait chaque jour, à chaque instant, avec les hommes, avec les femmes, avec les mots.

Complexe et fragile, elle était en avance sur notre époque, elle refusait les carcans et encore plus les cases si normées de notre société française. Elle voulait être libre, pour mieux exprimer ses idées, ses idéaux surtout, pour conjurer ses douleurs subies de son enfance, en particulier à son adolescence. Elle refusait de mettre un genou à terre, pour aucune soit-disant bonnes raisons, elle voulait marcher droite et fière, sûre de sa féminité, de son existence de femme.

 

Ce livre vous permet un regard sur quelques facettes, sur cette complexité, sur les décennies traversées, sur ses combats, sur une partie de ses vérités, sans jugement aucun, avec tendresse même. 

 

J'aimais tant sa force et sa fougue féministe, j'ai dévoré ce livre. J'aimerais tant espérer voir plus de femmes "libres" (même si en écrivant ceci, cela sous-entend que les inégalités subsistent, que les carcans ne s'ouvrent pas, se referment même avec certaines religions moyen-âgeuses, que tout cela devrait être une évidence depuis des générations) comme Régine Deforges, pus de femmes avides de liberté, de bonheur et de douceur.

 

"Régine Deforges - la femme liberté"

par Frédéric Andrau

 

Editions Séguier

 

 

Livre "Régine Deforges : La Femme Liberté"

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Assise face à cette fenêtre, face à ce ciel cotonneux avec des nuances de gris dans les nuages blancs, face à cette petite terrasse où les plantes endormies prenaient en plein coeur les coups de vent, elle versait son thé chaud. Lovée dans cette robe pull de laine soyeuse, les jambes enveloppées de cette opaque bleu  roi brillant, la chaleur collée à son corps, elle lisait. Son canapé aurait pu être ce nième livre géant, ouvert en étant posé à plat sur le sol et le mur, elle était bien calée dedans, entre des coussins de satin et de velours, des matières rassurantes et douces.

Autour d'elle, sa vie, un bilan de ses dernières années, quelques décennies déjà. Enfant et déjà adolescente, elle lisait, elle aimait prendre le temps de chercher un livre dans la bibliothèque municipale. Sa complicité avec la responsable lui permettait d'y accéder quasiment à toutes heures, en dehors des réelles ouvertures, lui donnant cette liberté supplémentaire de flâner dans les allées d'étagères combles de livres les plus divers. Une gourmandise pour ne dire une boulimie assumée car elle avait plus souvent de plaisirs à venir ici que de partir avec des copines pour s'amuser. Le temps avançant, elle ouvrit ses espaces pour aller dans la ville, dans celles d'à côté, à Paris même, toujours pour retrouver cette dimension verticale, pour pousser des portes de libraires. Son torticolis s'amusait de sa tête bloquée en vertical sur la droite ou quelque fois sur la gauche pour lire les titres des ouvrages dans les rayons. De longues minutes pour déchiffrer et s'approprier en quelques mots, le possible contenu de ce livre. Là s'ouvrait une dimension magique, pas forcément un imaginaire, car en connaissant l'univers de nombreux auteurs, elle s'essayait à comprendre cette clef pour d'éventuels chemins et autant de découvertes. Bien évidemment elle avait déjà quelques écrivains dans sa préférence, mais aucun favori.

Autour d'elle, des étagères, des piles, plusieurs hauteurs, plusieurs tas sur cette table basse, ici et là sur son bureau dans l'autre pièce, sur le piano, à côté aussi, des livres, encore des livres. De beaux catalogues d'exposition ou de photos, mais surtout des bouquins, anciens ou récents, une tonne de pages, de mots, de lettres, de voyelles avec un peu plus de consonnes. Son univers à flancs de mur, souvent sur le sol, car ces piles n'étaient pas un monstre envahissant, un avaleur d'espace, mais plutôt un cocon réconfortant, toujours plus sophistiqué dans son désordre, toujours sources de propositions. Car si certaines piles avaient vocation à être lu prochainement, d'autres naissaient d'un hasard ou le plus souvent d'une dégringolade nécessitant restructuration dans une nouvelle verticalité, pleine de hasard, de combinant tous les formats et tous les âges. Dans ce méli-mélo improbable, elle pourrait trouver un jour de doutes voire de blues amoureux, un livre acheté sur un coup de coeur, oublié aussi vite dans le voyage de retour, reprenant soudainement un sens pour être lu, là tout de suite sur le canapé avec un thé.

Seule, pas vraiment, avec ce bouquet de fleurs rouges, avec toutes ces histoires disponibles, à lire, lues et même relues, avec ces liens réels, avec cette possibilité d'un nouveau voyage, elle regardait la page suivante.

 

 

Voyage intérieur

 

Pour les livres,

Pour ces soins pleins de douceur entrés par les yeux qui soignent mes douleurs, encensent mes envies, affolent mon esprit.

Pour toutes les lectrices, pour les lecteurs, pour les amoureux des mots, pour tous ces voyages.

 

 

Nylonement

Gentleman W

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Livre : L'amour est fou - Yann Quéffelec

 

Parfois la lecture apporte l'ennui, rarement certes car la pile de livres est grande et le choix immense. Mais après cet achat, nous avons plongé dans les mots, nous laissant emporter dans les vagues de ce roman, et là la nausée est arrivée assez vite. Cette envie qui se confirme au fil des pages, ce besoin de repartir vers la plage, vers le bord terrestre plus stable, plus réaliste. Alors fidèle à nos principes, nous avons essayé, nous avons poussé nos yeux plus loin.

 

L'ennui d'une histoire d'amour, entre un homme totalement immature, juste bon à donner des leçons de tennis et deux femmes, une mère et une fille. Incapable de choisir, de gérer, de prendre la moindre décision, juste capable de suivre le courant, de subir d'autres personnes, et surtout inerte dans sa relation avec son père. Doit-on voir une terne autobiographie d'un auteur pourtant devenu un réel écrivain, un beau parleur sur les plateaux télé, mais dans le gouffre relationnel avec son propre père ?

 

J'ai perdu du temps, je n'ai pris aucun plaisir à tourner les pages car rien ne se passe, rien ne donne assez de matière pour relativiser un regard ou un début d'émotions vraies. Fade écriture, presque un vol quand on connaît le prix des livres. Déception !!!

 

"l'amour est fou"

laborieusement écrit par Yann Quéffelec

 

Heureusement il y a tant d'autres livres en attente.

 

Nylonement

Livre : L'amour est fou - Yann Quéffelec

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton
Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton
Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton

Voilà une exposition indispensable pour 2018-2019, celle consacrée à l'artiste autrichien Egon SCHIELE, un peintre génial et torturé par son art. Un précurseur car comment crée des personnages aussi malmenés dans leurs postures, dans leurs silhouettes, pour réinventer leurs corps, femmes ou hommes. Comment faire cela surtout au début du XXe siècle où le conformisme et le classicisme sont de rigueur ? L'artiste semble l'oublier ou simplement est-il déjà dès son plus jeune âge en rébellion, dans une autre dimension de l'âme humaine. Il voit et dessine déjà les autres autrement, dans des coups de crayon marqués, des instants soulignés, des approches peu conventionnelles, et il ajoute ses couleurs, ses teintes de brun allant du rouge au orange en suintant vers les ocres, toujours là sur la peau des corps. Le vert aussi s'invite, il peint des corps nus ou demi-nus, des tissus froissés, des visages marqués par la douleur, ou simplement une interprétation d'angoisse dans le regard du peintre.

 

Cette exposition permet de voyager (sans trop d'explications, par périodes) dans sa courte vie, car il produit beaucoup entre 14 et 27 ans avant d'être fauché par la grippe espagnole. Il écrase ses couleurs, il dessine et crayonne beaucoup même sur du papier d'emballage, il fige la vie et les sensations de sa poésie personnelle des existences. Donnant une version singulière et typée de son regard sur les femmes, toutes les femmes et de tous âges, il construit une oeuvre. Peu connu en France, très respecté (oui après avoir été rejeté longtemps, voire méprisé) an Autriche, son style est unique. Alors l'aimerez-vous ou pas ? Je ne sais pas, mais sa vérité m'interroge, ses couleurs me captent, me rassurent, m'emportent même à écrire. Un univers unique !

 

PS : pourquoi la "scénographe de l'exposition" a entassé certaines séries de dessins sur un mur pour laisser ensuite un dessin seul sur un autre ?

 

 

Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton
Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton
Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton
Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton

Une belle exposition, à voir cette semaine absolument , juste avant le décrochage de cette sublime rétrospective Egon Schiele à la fondation Louis Vuitton.

 

Sinon, vous devrez aller vous balader à Vienne, dans les musées de la capitale autrichienne pour apprécier d'autres toiles et dessins de cet artiste si inspiré.

 

 

Nylonement

 

Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton
Exposition : Egon SCHIELE à la fondation Louis Vuitton

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog