Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & culture

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Livre :"Paris par temps de paix" par Gilles MARTIN-CHAUFFIER

Gilles MARTIN-CHAUFFIER, oublie la rédaction de Paris-Match, pour reprendre sa plume d'écrivain, en l'occurrence pour un polar scannant les années 2000.

Ce roman policier traverse en long et en large les quartiers parisiens, du 16e au 13e, en passant dans le 18e et la proche banlieue, avec les petits délinquants, les haines ancestrales dont personne ne connaît les origines ("Personne ne sait Qui a tiré la queue de l'âne ?" disait ma grand-mère) et les flics. Vous pouvez ajouter au cocktail quelques ripoux, des autorités voulant des résultats rapidement, optant pour le parapluie quand il faut assumer certains actes, des politiques, et des grosses pincées d'épices religieuses, des musulmans et des juifs. Tout cela tourne au vinaigre, mais personne n'avait vu le dessous de la recette car dans les sous-sols, un malfrat aux talents multiples dirige un réseau de drogues, de blanchiment de petites monnaies. Cerise sur le dessus avec une poupée, pardon, une jolie femme qui s'allonge facilement auprès du policier principal de ce roman. Parfois, le goût ressemble à un san-antonio, sans en avoir la saveur. L'analyse indirecte est dans le talent sarcastique de l'auteur qui connaît bien les politiques, et s'en amuse longuement sous couvert de sombre fait-divers.

Un bon livre, une belle écriture mais une histoire manquant de pep's, de saveurs parfois durant certains chapitres. Délassant

 

"Paris par temps de paix"

par Gilles MARTIN-CHAUFFIER

éditions GRASSET

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Livre : En tenue d'Eve par Delphine Horvilleur
Livre : En tenue d'Eve par Delphine Horvilleur

Le titre "En tenue d'Eve", mais aussi le sous-titre "Féminin, Pudeur et Judaïsme" du livre de Delphine HORVILLEUR donne de suite la teneur des propos développés page après page.

Une traversée de l'Histoire sur un peu plus de deux milles ans, avec les circonvolutions des religions, chrétienne, juive et musulmane, où chacune a su mettre dans une case les femmes, au gré des siècles et des évolutions culturelles. Les femmes ont toujours été traitées comme des humains e seconde zone, pour ne pas dire parfois comme des animaux. Elles n'étaient pas, elles n'existaient pas, elles se résumaient presque à un néant patriarcal. Les hommes, les meneurs et leurs religions, leurs règles, leurs routines acquises devenues des acquis naturels, innés dans les générations suivantes, avec toujours plus de rejets, plus d'absurdités acceptés avec le temps par les descendants, hommes et femmes.

Une traversée de l'histoire du corps des femmes, avec l'écriture ciselée et pleine de références de l'auteure, par ailleurs rare rabbin féminine, ouverte aux autres religions et cultures, elle décrypte avec intelligence le regards des autres, des hommes sur les corps féminins, des femmes sur elles-mêmes.

Ce n'est pas mon premier livre de Delphine HORVILLEUR, car j'aime ses analyses et ses petites phrases teintées de délicates piques pour les affreux d'un temps passé, pour ce manque d'humanité qu'elle déteste. Ici elle donne une relecture de notre monde, avec une pointe de féminisme, non militant, mais s'appuyant sur ces héritages "débiles" de nos sociétés, de nos pensants, des religieux et de nous tous, de façon naturelle. Elle pose la question de savoir quand nous allons ouvrir les yeux, les autres et ceux des autres pour dire non. Ouvrir nos regards sur le corps des femmes, sur leurs silhouettes, sur leurs cheveux, leurs buches, leurs seins, leurs jambes, leurs fesses, leurs hanches, sans les cacher, sans vouloir les cacher, sans les juger. Elle rappelle que tous ses corps devraient être libres d'exister sans oppression aucune, sans autre contrainte que le choix de celle qui s'habille, s'apprête pour elle-même (et parfois sa moitié). Liberté de corps et donc d'esprit.

 

Un livre trop court, des analyses bien argumentées. A lire et faire lire aux jeunes femmes et femmes, aux jeunes hommes et aussi aux gros bouffis par leur machisme.

 

"EN TENUE D'EVE"

"Féminin, Pudeur et Judaïsme"

de Delphine HORVILLEUR

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Douleurs de Femme
Livre : "Point Cardinal" de Léonor de Récondo

Par hasard, ce livre est arrivé par hasard dans ma pile de livres, une erreur  de commande en tapant RECONDO en lieu et place de REDONDO, deux auteures espagnoles de grand talent. Et un petit matin, j'ai écarté ses pages. Naturellement sans idée même du réel sujet, pour me divertir, pour courir les espaces de liberté des auteurs, pour satisfaire mon éclectisme de lecture, cette gourmandise naturelle de plonger durant quelques heures dans une dimension différente.



Un souffle, des pages, des mots, ceux d'une personne qui se déshabille dans sa voiture, se remet en homme car il ôte sa robe, sa perruque, sa lingerie, ses bas et ses hauts talons, ses attributs symbolisant une femme. Les  mots d'une femme en devenir, ce chemin nous le suivons avec la sincérité des doutes de cette "créature" en quête d'identité et de genre, à travers son couple, ses deux enfants, sa collègue Estelle dont il est le confident, ses collègues bloqués dans le schéma naturel du patriarcat. Ce chemin délicat d'une recherche d'un moi troublé depuis l'enfance avec ce souvenir fort des robes, de la lingerie avec en particulier un ressenti très ému sous ses doigts avec les matières comme la soie ou le satin. La femme existe, elle tente de s'exprimer au naturel avec son corps, gommant les repères, jouant les divas à paillettes en ne visant que d'être en alignement avec sa vérité intérieure. Excès de féminité ou quête des atouts symboliques qui le confirmeraient dans son réalité.

Ce livre est délicat, sans pathos, il aborde ce changement, interpellant avec les mots violents des autres, leurs regards et l'incompréhension, les doutes et les douleurs. J'ai apprécié cette lecture douce et respectueuse., une approche simple d'un tourbillon très complexe de l'affirmation pour soi de son genre, de son être, mais aussi pour les autres, toute la palette des regards des autres.

 

"Point Cardinal"

de Léonor de Récondo

Editions Points

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Publié dans : #Femmes & Culture
Livre : "Vers la beauté" de David Foenkinos

BOULEVERSANT ! un mot uniquement pourrait suffire pour résumer (trop vite) ce livre de David FOENKINOS.

 


J'ai été et je reste bouleversé par les émotions reçues en lisant ce livre, avec la fluidité habituelle de cet auteur via son écriture. Quelle facilité pour nous emporter dans ces pages vers ce gardien de musée anodin, mais avec comme fil rouge le POURQUOI.

 


Et il nous tient, nous laisse glisser vers des bouts d'histoires d'amour et de sexe sans suite. Nous sommes pris par la beauté de l'art, du professeur, des étudiants, des trublions, des passionnés, des tableaux, des oeuvres et puis soudain une parenthèse, violente, déchirante, hautement troublante. Et les personnages suivent, nous derrière, nous avons envie de justice, nous souffrons de cette incompréhension, de ces doutes sur la vérité, sur les vérités, sur les adultes et les jeunes gens en devenir, sur la force empathique d'un haut potentiel dans un monde qui n'ouvre pas les yeux, qui ne comprend pas l'attente de communication de l'autre.

Oui je me suis encore bouleversé par ce personnage intègre, intensément ravagé alors qu'il ne montre qu'une solitude sans saveur, par ces rencontres, par les mots choisis pour ne pas souligner le pathos mais juste apporter un regard réaliste sur la vie, sur les victimes, sur les accompagnants perdus, sur les salauds aussi. Et tout cela en beauté, car la fin est tout aussi délicate, troublante et rassurante.

Oui j'ai adoré ! totalement adoré !

 

" Vers la beauté"

de David FOENKINOS

Editions Gallimard

Coup de coeur été 2023

Livre : "Vers la beauté" de David Foenkinos

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Publié dans : #Femmes & Culture
Livre : "Les caprices d'un astre" d'Antoine LAURAIN

Un roman d'été dirons certains, une petite douceur à déguster tout simplement entre deux cocktails, pas trop près des autres, pour avoir assez d'espace pour vous installer pleinement dans cette bulle de douceur, pour la croquer, la lire chapitre après chapitre à travers les âges, car ici le trait d'union est une lunette d'observation astronomique. Un hamac ou un canapé avec un beau parasol pour le soleil mais le ciel bleu tout autour !


L'auteur Antoine LAURAIN (dont les autres livres ont aussi des bonbons littéraires) nous pose sur un nuage pour suivre les découvertes, les aventures gorgées de vagues et de bonheur, de planètes et même d'un zèbre empaillé. C'est totalement emballant, vous serez probablement pris par ce délicat tourbillon avec des pépites d'amour, des cailloux tombés du ciel et au final une perle unique.

Une histoire d'amour, pardon deux histoires en parallèle, à travers les siècles, pour courir après la vérité des sentiments, et quelques autres réalités astronomiques, à vérifier sauf quand la météo est mauvaise. Nuages et patatras ! Laissez-vous porter par ce roman délicieux pour une détente intégrale.


J'ai adoré cette lecture douuuuuuuuuuuuce, délicieuse, rassurante. le bonheur existe encore.

 

"Les caprices d'un astre"

d'Antoine LAURAIN

Editions J'ai lu

 

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Gentleman W
Art quand tu nous retiens !

Vacances, enfin des vacances.

Enfin cette coupure du reste du monde, loin du téléphone pro, totalement coupé, dans un autre pays, dans un autre univers culturel, dans les montagnes depuis quelques jours.

 

 

 

Enfin une respiration !

Une grande goulée d'air des Alpes autrichiennes.

Une profonde inspiration pour avaler le paysage, l'air pur ambiant, les bouts de nuages accrochés aux pics environnants.

Je décroche pas encore totalement de ce tourbillon des obligations diverses qui ajoutent questions aux questions, qui obligent sans jamais aider à oublier, qui rappellent toujours un peu ce que ma mémoire ne sait pas effacer pour avancer plus serein, qui reprend vie avec de nouveaux écueils de stress. Et puis je ne trouve pas le nouveau chemin, j'erre encore surtout durant mes nuits vagabondes au bord des précipices, au fond des creux, puis soudainement loin de tout, mais toujours avec ces rappels à des réalités oppressantes. Je retrouve parfois le vide en ouvrant les yeux, avec des journées sans envie. Les défis professionnels étant devenus des statues immobiles, encrassées, mal exposées, sans volontés de mouvements, sans validation, sans reconnaissance, je me questionne sur le sens de ce tout informe, quasi mort. 

 

Alors direction les musées, en marchant, en marchant chaque jour encore un peu plus, en discutant sur le monde environnant, en découvrant des lieux nouveaux, en croisant des personnes, en échangeant des mots dans une langue étrangère ou juste des sourires avec ce bébé tout blond dans sa poussette. Communiquer, lire, se distraire l'esprit, s'enrichir de nouveaux espaces. Voilà un début d'envie !

Musée des arts appliqués de Vienne dans un lieu semblant être un palazzio de Venise, un accueil hors pair avec une "médiatrice" impliquée nous expliquant les salles, les contenus, avec gourmandise artistique dans son regard, avec des anecdotes, avec ce ticket papier devenu une clef vers d'autres mondes. Ici le design le plus moderne flirte avec le passé, avec des meubles rococos et baroques, avec des parquets superbes de complexités comme des œuvres de marqueterie. Un voyage sur trois étages, avec des galerie virtuelle ouvrant (ou pas) sur une vision du monde futur, des maisons en blocs modifiables comme des étagères, des couleurs changeantes au gré des humeurs pour ne plus avoir un mur toujours similaire, des plantes ici et là, de l'écologie étalée avec une brosse trop large sur l'ensemble pour avoir été réfléchie. Oui attention chers jeunes générations, quand vous choisissez une matière, il faut penser ressources, pérennité, transports, uniformité, durabilité, vérité d'un monde toujours plus jetable, rénovation, recyclage, résistance au temps et à tant d'autres paramètres d'un univers de milliards d'humains ... si différents dans leurs visions de ce futur. Bref j'ai presque ri de cette vision totalement irréaliste, plus proche de Sims City que de leur avenir. Je suis revenu vers une galerie de meubles anciens, moderne dans leurs propositions car datant d'un siècle déjà. Puis un passage par l'art asiatique, par le Japon avec de la vaisselle d'un bleu mêlé de gris variés, avant une respiration dans la pureté des créations de verre d'une grande maison viennoise, ici les verres, les carafes, les lustres, les objets d'une transparence subtile et de formes incroyablement déclinées sur des tables, il ne manque plus que le champagne, de jolies robes distinguées, des sourires.

Mais l'art c'est aussi être surpris par de l'incompréhension, et pourtant ma palette de références est assez large. Surpris, agacé, en arrêt parfois, sans émotions devant une sculpture ou une peinture, effrayé par le rien des matières ou de la technique, amusé aussi face à une impertinence d'une autre décennie. Je regarde, je m'arrête, je pars plus loin, je reviens, je souris de bonheur ou d'incrédulité. Je glisse devant une longue série où rien ne se produit dans les sensations visuelles avec mes neurones non réceptives, je peux ensuite stationner devant un petit machin insignifiant mais si beau. Je prends des photos, que je regarderai peut-être pas. J'aime attraper les silhouettes des autres visiteurs devant un tableau. Leurs interrogations, leurs regards, leurs petits bonheurs, leurs .... téléphones pour être ailleurs.

 

"La beauté demeure le meilleur recours contre l'incertitude" a écrit David Foenkinos dans son roman "Vers la beauté". L'art est parfois une clef, des clefs pour avancer, ailleurs, autrement, dans ce monde, ou dans un autre parallèle, avec plus de douceurs.

 

 

Nylonement

 

 

 

 

 

 

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Livre : Les polars de Rita Falk

Un peu de lecture pour l'été que vous soyez chez vous, le soir après le travail, que vous ayez fait un détour vers la plage sous un soleil de plomb, ou que votre bonheur vous ait emporté vers les alpes autrichiennes.

Ici les pieds dans les rues de Vienne, avec un jeu de chaleur excessive en plein soleil, la fraîcheur relative de l'autre côté de la rue à l'ombre ou mieux encore quand vous traversez une source d'arc en ciel, une pluie fine sortie du sol, aspergeant à volonté les petits mais aussi les grands cuits à point, nous voilà tranquillement installés dans un des cafés de réputation de la ville. Un peu de lecture au parfum allemand avec ce trio de polar écrit par Rita Falk.

 

 

 

Ambiance savoureuse avec ce policier dans un village, qui ne souhaite que manger des saucisses, marcher avec son chien Louis II et le soir venu, boire des bières fraîches (nous aussi !). Mais voilà les meurtres les plus incongrus sont sur son chemin. Avec le maire obsédé par un "pas de vagues" habituel des autorités, avec sa compagne qui se barre avec un italien, loin de là vers la plage, avec sa mémé totalement sourde mais super cuisinière, un frère libraire dont il se sent totalement étranger génétiquement, un père fasciné par les Beatles, les enquêtes suivent ce rythme calme de la province allemande, les bières de trop, les instants de réelle réflexion avant des dénouements comme dans tout bons polars. 

 

 

Lecture simple et divertissante, loin des polars américains moralisateurs.

 

 

 

Bon, je vous laisse car la bière brille dans le verre, l'envie irrésistible de la boire  et de finir le bouquin me titille.

 

 

"CHOUCROUTE MAUDITE"

"BRETZEL BLUES"

"PRESSION FATALE"

par Rita FALK

Editions J'AI LU en poche

achetés chez EMMAUS

 

Livre : Les polars de Rita Falk

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