Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

femmes & culture

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Livre : Comment j'ai tué ma famille de Bella MACKIE
Livre : Comment j'ai tué ma famille de Bella MACKIE

LIVRE CONCOURRANT AU PRIX DU POLAR DU LIVRE DE POCHE 2024 :

dont je suis jury ;-) cette année

 



Si vous aimez le Swinging London, ce Londres décalé entre musiques pop et punk parfois, les petits marchés colorés de fripes et ses banlieues diverses, cet esprit anglais espiègle et toujours branché, vous serez servi sur un plateau en argent avec un tourbillon de folies, de meurtres surtout.

 


Notre héroïne est multiple, elle rumine la vie avec sa mère célibataire, rejetée par sa famille française d'une part, mais aussi par son coup d'un soir, trop riche, trop establishment anglais pour assumer sa fille d'autre part. Sa mère a bossé pour la voir grandir, trop bossé pour apprécier la vie, bossé encore pour mourir lentement d'un cancer, sans aide, sans fric, alors la révolte couvait en notre meurtrière, et sagement, presque par obligation, elle a tué sa famille. Une simple liste pour du travail bien fait.

Même si l'improvisation du début a laissé place à une véritable organisation d'horloger pour perpétrer des crimes parfaits, ne laissant pas de traces sur son auteure.

 


Et le plus bête, c'est qu'elle est en prison pour un" soit-disant meurtre" qu'elle n'a pas commis. Elle nous déroule son histoire, explique, compose sa version, donne des indices, décrit le Londres de la richesse et de la bêtise des trop-riches pour être heureux.
Son bonheur est bien plus simple. Et oui, on comprend les motifs de cette détestation, et son modus-operandi à vocation hygiéniste pour notre douce société. On ne peut la blâmer, on lui pardonne ses assassinats multiples, et on regrette comme elle qu'elle n'ait pu tuer le premier de sa liste, sa cible, sa motivation. Quelle tristesse ! il est mort avant l'heure de la vengeance.

 


J'ai adoré cet humour anglais qui donne presque un permis de tuer. Sans être Bond ! ;-) et qui vous emportera dans un livre drôle ou le bien est le cousin du mal, où le coté sombre des familles côtoie les faux sourires, les jalousies et les êtres malheureux voire oppressés par des gens cyniques, au coeur dur et ici souvent à l'arrêt.

INDISPENSABLE dans votre sac de plage pour vos vacances d'été !  

 

 

"Comment j'ai tué ma famille ?"

par Bella MACKIE

 

Editions Le Livre de Poche

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Livre : "Et l'amour aussi" de Marie DOCHER

Un très beau livre documentaire partageant des témoignages autour du "Mariage pour tous" par des lesbiennes, des goudous et des gouines. Car c'est bien ainsi qu'elles se définissent parfois dans leurs parcours si variés de leurs enfances où elles découvraient leurs différences sans parfois pouvoir y mettre des mots. Carcans des origines familiales, de la religion, du modèle patriarcal et hétéronormé, elles ont avancé, trébuché, atterri aux plus bas parfois, compris rapidement ou très tard, mais toutes ne sont devenues lesbiennes, elles l'étaient tout naturellement dans leurs corps et âmes.

Magnifiques témoignages agrémentés de photos des femmes concernées, chacune joue le jeu avec l'autrice Marie Docher, dans des contextes différents, et chacune délivre son sourire, son corps dénudé parfois, son vécu en quelques clichés. Elles vivent, resplendissent dans leur vérité, avouent leur version de cette vérité, parlent de leurs vies, de leurs enfants, de leurs familles. Oui elles s'expriment pleinement sur le mariage pour tous, avec cette violence si forte, si incompréhensible quand deux êtres s'aiment, du même sexe ou de deux sexes différenciés. Sans barrière, sans filtres, elles nous parlent des brimades, du vécu difficile de leurs balades main dans la main, de cette simple situation qui provoque des cris, des insultes, des violences de la part des imbéciles, des gros connards, des personnes aigries (je n'ai pas assez de mots contre les cons intolérants, probablement frustrés !).

Un très grand livre qui donne des frissons car notre monde a encore du chemin à faire pour laisser des jeunes filles, des jeunes femmes, des femmes de tous âges, juste vivre leurs amours. Ce livre est passionnant, et donne envie de crier au monde "Laissez la liberté à l'Amour".

 

 

"Et l'amour aussi"

par Marie DOCHER

Editions LA DEFERLANTE

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Publié dans : #Femmes & Culture
Livre : " Bigoudis & Petites enquêtes" Panique aux pompes funèbres de Naëlle Charles

Une nouvelle série de polar avec un brin de feelgood, voilà un des 4 tomes de "Bigoudis & Petites enquêtes" écrit par Naëlle Charles, entre mes mains, pour mon voyage quotidien en transports en commun, avec un détour par Wahlbourg. Oui car c'est bien là dans ce village vaguement situé en Alsace, que les ciseaux de Léopoldine coupent les cheveux, qu'elle partage des informations nombreuses entre rumeurs et ragots entre deux couleurs et permanentes. Oui elle est coiffeuse mais aussi enquêteuse à ses temps perdus. 

Entre ses enfants, sa famille, ses amies, ses clientes, il se passe toujours quelque chose dans le patelin. Cette fois le responsable des pompes funèbres est mort, quelques jours après la disparition de sa fille, deux intrigues pour ce petit nombre d'habitants qui vit dans ses routines habituelles. Alors les gendarmes creusent, Léopoldine donne son avis, écoute les histoires secrètes de chacun, décortique le vrai du faux. Elle s'amuse aussi de tout cela, emmêlée aussi dans son célibat qui lui pèse d'autant que sa sœur se remarie avec son ex. Tout cela dans une quiétude de village, dans une douceur relative car qui est le tueur de l'escroque-mort. Oui celui-ci volait les bijoux des vieilles défuntes .... enfin peut-être car c'est une rumeur qui le suivait, surtout depuis que le broche bleue que portait sa femme a brillé dans les yeux de tous. Jalousies ou début d'une pelote à dérouler, je vous encourage à lire ce roman, les autres tomes aussi car c'est divertissant, plein d'humour et avec une intrigue très bien menée.

 

 

 " Bigoudis & Petites enquêtes "

Panique aux pompes funèbres

de Naëlle Charles

 

Editions Archipoche

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Douleurs de Femme, #Femmes & Culture
Livre : "Fille A" d'Abigail DEAN

Eclectisme, voilà ce mot élégant qui favorise la curiosité de trouver de nouvelles lectures, de commencer un livre recommandé par un ami, par la presse ou simplement trouvé dans une bibliothèque sur une rangée poussiéreuse. La sérendipité s’ajoute aussi dans la pile des pages découvertes par hasard, et puis parfois il y la chance de faire partie d’un jury pour un prix littéraire, ici celui du Polar & Thriller.

Parmi le trio imposé de livres du mois de février, j’ai survolé les quatrième de couverture, et j’ai tourné la première page, installé sur un siège inconfortable d’un métro bruyant et en retard. Après quelques pages, j’ai douté de l’intérêt d’un tel sujet, d’une exploration de l’intérieur d’une tribu d’enfants séquestrés par un couple devenu fou par croyances religieuses et illuminés. La souffrance, la captivité, les douleurs physiques mais surtout cette persistance dans l’oppression psychologique, subordonné à des définitions du Bien et du Mal d’un père pervers, tout cela ne m’a été acceptable car l’écrivaine Abigail DEAN est une excellente conteuse. Mais je ne suis pas du tout client de ce voyeurisme d’affaires de brimades et de dégradations psycho-sociales. Même si ce livre peut permettre de comprendre à travers une version romancé les souffrances des enfants, de leur tendre enfance jusqu’à leur vie de jeune adulte explosé, chacun à leur façon sur leur nouveau chemin. De plus je supporte difficilement les allers-retours incessants entre le passé, le présent, des uns et des autres, non pas avec des chapitres marqués, mais quasiment avec des phrases qui se suivent, sautent d’une époque à l’autre, avec des douleurs sournoises, des évocations détaillées et sombres, très sombres.

Un bon livre peut-être mais finalement si loin de mon éclectisme, même si il m’a fait franchir une barrière d’un univers pour lequel je n’accroche définitivement pas.

Histoire et/ou roman sordides, polar vaguement, thriller de l’indicible et exploration psychologique totalement !

 

"Fille A"

d'Abigail DEAN

Livre de Poche

 

actuellement en lice

pour le prix "Polar" du Livre de Poche

du mois de février 2024

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Livre : "Darwynne" par Colin NIEL

Est-il possible de décrire ce livre en quelques mots, avec de simples adjectifs ?

La lecture de "Darwynne" de Colin NIEL est déroutante, chapitre après chapitre, le lecteur s'enfonce dans la noirceur du thème, dans les profondeurs de la forêt amazonienne, tout aussi sombre. 

 

Une famille, miséreuse vivant dans un hameau isolé, un bidonville glauque où chacun survit d'autant plus qu'il est situé en frontière de la Guyane, avec des habitants immigrés illégaux, inexistants aux yeux des autorités, exclus de tout, vivant de rien. La mère souffre de survivre ici, mais elle se réconforte de cette masure branlante comme un recoin bien à elle, protégeant ainsi son jeune fils handicapé. Ils vivotent, ils partagent avec les voisins, ils se jalousent du peu que chacun semble avoir. Arrive un nouveau beau-père, dans la moiteur de cette fange tropicale, il complète le puzzle humide. Tout est précaire, sombre le jour comme la nuit, avec cet enfant sauvage qui rêve d'un ailleurs au coeur de la forêt. Le seul endroit où il existe pleinement, où son corps ressent intensément la nature, les arbres, les lianes, les racines, et toutes les bêtes cachées mais si présentes. L'obscur vient aussi de cette relation étrange avec sa mère, fusionnelle parfois, mais aussi à travers les sévices d'une mère sur un gamin brisé, qui lui voue un amour infini, une haine peut-être en devenir. 

L'atmosphère pèse sous la pluie, dans la cabane où le beau-père cherche sa place. Et survient une assistante sociale, habituée à cette misère, fatiguée de ces missions non abouties pour aider des familles en détresse certes, mais dysfonctionnelles pour la plupart. Elle a sa propre quête d'amour et de maternité. Mais cette rencontre avec l'enfant Darwynne la bouleverse. La forêt envahit l'espace, l'humidité dicte la mollesse des habitants, semble justifier leur sauvagerie tout autant.

 

Thriller obscur, déconcertant tant que l'on a pas pris du recul sur cette ambiance pesante, le livre de Colin NIEL use d'une belle écriture, d'une belle musique littéraire pour vous envoûter, vous tenir entre les fougères géantes et autres natures angoissantes. Il dépeint la rudesse de la vie, l'étrangeté de cet enfant mais suggère une poésie indirectement palpable au gré des chapitres. Osez aller jusqu'au bout du livre, vous en ressortirez avec un autre regard !

 

"Darwynne"

par Colin NIEL

Editions Le Livre de Poche

 

 

actuellement en lice

pour le prix "Polar" du Livre de Poche

du mois de février 2024

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Livre : "Jour de Courage" de Brigitte GIRAUD

En quelques mots : Percutant ! Emouvant ! Profondément Touchant !

 

Un livre pas très épais, une lecture accessible et vous voilà emportés dans un exposé sur l'Histoire de notre monde, sur une tranche particulière, celle des autodafés des nazis. Un focus sur Magnus Hirschfeld, médecin allemand, spécialiste de la sexualité. Il avait pris l'initiative avant-gardiste de créer une bibliothèque sur toutes les facettes sociologiques, biologiques, psychologiques de ce vaste sujet. Des chercheurs venaient comprendre et apprendre sur les pratiques, sur les fétichismes, sur les pathologies, sur les corps, les égalités et les inégalités femmes-hommes, ils partageaient pour faire approfondir les diagnostics et proposer des soins appropriés pour la santé des patients. Mais Hirschfeld était juif, un crime pour certaines chemises grises ou brunes, et il osait parler, admettre l'homosexualité comme une évidence. 

 

Le sujet n'est pas aborder de façon directe durant cet exposé par ce jeune Livio, étudiant brillant, pris dans sa volonté de donner des précisions, ouvrant des parenthèses, précisant des détails, ajoutant des jugements, ouvrant des sujets plus controversés, face à sa classe. Les avis fusent, les regards changent, les hormones masculines mais aussi féminines traversent cette présentation en ébullition, en révolution. Car ici les valeurs démontrent que chacun a hérité de prémices politiques ou religieux, de préjugés blessants pour l'autre, d'idées dangereuses peut-être. 

 

Brigitte GIRAUD nous plonge dans l'ambiance de cette classe, fait tourner sa caméra sur la professeure, sur les visages, dans les têtes en particulier celui de Livio car il voudrait peut-être démontrer autre chose que cette page d'histoire, que ces livres brûlés inutilement pour des raisons politiques et racistes, il voudrait se révéler à toutes et tous.

 

L'écriture est ciselée, pour éviter le pathos, pour échapper à l'ennui d'un huis-clos. Chaque chapitre apporte sa pierre à l'édifice, quelques livres à brûler, des déconstructions de morceaux d'histoire, pour ne pas oublier notre liberté, pour laisser aussi l'espoir que notre monde est fait d'amour, entre deux êtres, quelque soient leurs sexes ou genres.

J'ai adoré ce livre !

 

"Jour de courage"

de Brigitte GIRAUD

Editions J'ai lu & Flammarion

Livre : "Jour de Courage" de Brigitte GIRAUD

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Livre : "Les brouillards noirs" de Patrice GAIN

Je suis monté dans le RER, les portes se sont refermées ... j'ai glissé dans "les brouillards noirs" tout naturellement, emporté par le récit de Patrice GAIN.

Un livre de poche, idéal pour mes trajets du quotidien, mais surtout un polar captivant, car dès la station suivante, j'ai suivi ce père recherchant sa fille disparue depuis une semaine, loin de tout, si loin de lui car il ne l'avait pas revu depuis dix ans, depuis son divorce difficile. Alors le violoncelliste saute dans le premier avion, certain de retrouver une continuité dans son déplacement vers les îles Féroé. Mais tous ses repères s'effacent dans cette nature en version brute, voire brutale avec les coups de vent, la pluie incessante, le froid et des habitants hostiles. Il plonge malgré lui dans ce tourbillon, dans cette quête forte d'un père cherchant une vérité et au-delà sa fille. Il veut la retrouver pour lui, pour rattraper dix ans de silence, mais le climat est trop violent pour lui laisser le moindre souffle de repos. La police l'ignore, la quête s'emmêle dans une chasse aux globicéphales, entre habitants avides de traditions et activistes écologistes.

 

Trois heures de train plus tard, entre coups de vent, des falaises rongées par la pluie, rongées par les tempêtes et une mer sombre, j'ai marché derrière ce père tourmenté, traversé les brouillards noirs, attendu dans dans le froid, tournant les pages pour comprendre son chemin, pour découvrir la vérité, avec plusieurs facettes.

 

Trois heures dans un wagon chauffé mais avec cette sensation de froid, avec des embruns derrière chaque page, captivé par ce polar bien écrit, j'ai suivi son voyage, avec les émotions intenses, rudes comme l'atmosphère, authentiques comme la nature locale.

 

 

"Les Brouillards Noirs"

de Patrice GAIN

Editions Le Livre de Poche

 

 

actuellement en lice

pour le prix "Polar" du Livre de Poche

du mois de février 2024

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