Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Marcher, partir sous la pluie, courir entre les gouttes, ou comme moi, flâner doucement de vitrines en vitrines pour voir la foule disparaître, happée par le métro, avalée par le macadam ou par des taxis magiques.

 

J'aime la pluie, sans trop savoir pourquoi mais j'aime les odeurs qui se dégagent, l'humidité soudaine, le bruit qui change, tous mes sens aux aguêts. J'aime le vent, les petits gouttes qui marquent en éclaireurs le chemin à suivre pour le nuage, au-dessus de la rue, tournez à droite, puis suivre l'avenue jusqu'à la gare. Le GPS s'amuse de ces rafales inorganisées, moi, je suis mon parapluie, et j'observe les autres. Contemplatif et plus encore esthète, j'aime les saisons avec leurs symphonies de couleurs, de changements de météo, avec l'eau qui tombe du ciel, un miracle renouvelé.

 

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Là, assis sur un banc, à l'abri, mais avec mon parapluie ouvert, une double carapace, je regarde ce flot, je peux attendre, car ce soir, c'est notre fête entre copines, c'est notre moment de relâche, sans mari, copain ou enfants. Elles seront là bientôt pour aller dîner, parlant de tout, de mode, de chaussures comme d'une cause primordiale de l'avenir de l'humanité, réigolant de rien, oubliant les titres du 20h dans les limbes stériles de la politique pour plutôt partager leurs expériences associatives, leurs aides et autres bonnes idées pleines de bon sens. Citoyennes, engagées, volontaires, elles sont actives comme moi.

 

Femmes, totalement femmes et responsables, elles dévorent leurs vies à pleines dents, entre famille et amitié, entre boulot et soirées tranquilles, entre sport et courses ménagères. Toutes elles seront là, avec leurs bottes, si je fais un pari, avec ce temps, pour fêter dignement toutes promotions, tout service rendu à l'une ou l'autre, pour simplement célébrer le partage avec les autres. 

 

J'aime cette pluie, car après nous serons au sec, avec tant de sourires, que le nuage partira ailleurs, dans la pénombre de la nuit naissante.

 

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Nylonement

 

 

OCTOBRE ROSE

Luttons contre le cancer du sein

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Ce matin, encore un début de journée avec un souffle froid dans la chambre. Je me lève, je vais réveiller mes deux enfants, mes deux adoslescents qui ronchonnent sous leur couette et vont mettre près de vingt minutes à émerger.

 

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Douche, froide, puis tiède, puis chaude, doucement je ressens la température réelle, anesthésiée par la vie depuis des mois, depuis de si longs mois. Ce matin, petit-déjeuner, j'accompagnerai les enfants, je les laisserai au coin de la rue, vers le collègue et le lycée, ils sont grands. D'ailleurs ils tiennent le coup, sans marquer de faiblesse, sauf peut-être l'autre soir, devant la télé, tous les trois dans le canapé, serrés comme une famille, pour un câlin, pour un coup de blues léger en regardant le concert d'un chanteur, le préféré de leur père.

 

Soudain ils passent, viennent se doucher pendant que je me maquille, pendant que je m'habille, toute la journée commence. Froid ici, un collant, une robe, une écharpe pour moi. Leurs grognements sous l'eau, savons et parfums, tee-shirts et jeans pour les deux, une tenue adéquate pour leurs cours, leurs anonymats dans leurs tribus de copains et copines. Tiens d'ailleurs entre deux tartines de Nutella, je découvre que deux copines dorment ici demain soir, une invitation, un sourire, un repas adapté. Ils sont heureux de cette facilité, de cette vie entre amour et amitié, entre mon coeur qui bat pour eux, leurs profondes enveis de rester des enfants de leur super-maman.

 

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Aujourd'hui, je les laisserai mais pas pour aller au boulot, mais pour m'arrêter sur le parking du stade. Là en longeant le trottoir entre deux haies de roses, toujours en fleurs, je pousserai la grille en fer, froide, dans un grincement frois lui-aussi. Des tombes, des petits cailloux, mes talons, ma tenue élégante, un manteau jaune, tout cela, c'est pour lui, car il m'adorait ainsi, me serrait fort dans ses bras, m'embrassait.

Mais un jour, un camion, une autre voiture folle, et lui dans l'ambulance, un coup de fil, un coma, des nouvelles affolantes, une journée impossible, une vie, une fin de vie. Veuve je suis, et là devant sa tombe, je pleure, je ne peux retenir cette force. Cette dignité qui serait plus belle, plus noble, mais je lâche tout ce que je retiens durant les autres jours, les semaines, les mois. Je suis devenu un parent solo de force, contrainte d'aimer deux fois mes enfants. Là je pleure car cet homme, ce mari, il me manque, je le voudrais juste là, près de moi, devant d'autres tombes, sa main sur mon épaule. Le sentir. L'aimer.

 

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La vie est ainsi faite, je lutte, je pleure encore, je souris aussi de ma tenue, pour lui, pensant qu'il me verra toujours aussi belle. J'enrage de cette injustice, mais je pleure aussi de ce manque. Alors à reculons, sans voir, les premières fleurs de la Toussaint, ici et là, je repars en lui faisant un dernier signe, comme un aurevoir, comme pour le revoir bientôt.

 

Il me manque.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Etonnant Automne, du moins actuellement, avec des températures extérieures si douces, si agréables dès le matin. Mais viendra le temps du froid, de l'unique buée face à notre respiration, dans le petit matin, sur un quai de gare triste, face à une foule silencieuse, elle aussi en attente d'un rêve, celui d'un futur plus heureux.

 

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Alors un sourire, un coin de ciel bleu, un clin do'eil à l'été avec un dressing qui ne sait que dire, choisir devient un défi, trouver parmi les saisons entremêlées. Ici une écharpe, des gants en cuir qui attendent leur moment, là des robes plus légères qui apprécieraient de voir le rouge des feuilles d'automne, avec des bottes et un collant opaque.

 

Là un tiroir qui ne ferme plus, débordant d'idées et de petites choses, un fourre-tout d'accessoires, de sacs, de bricoles et de choses qui rassurent, des doudous de mode.

 

Là encore une boîte sans couvercle avec des chaussures en vrac, mais à côté d'une étagère débordant de modèles, de fétiches qui forment le plaisir ultime de finir une tenue, de marcher sur quelques centimètres de plus, de s'élever dans sa féminité. Attendre l'inspiration, partir sous la douche, regarder le ciel, la brume et le bleu au-dessus. La chaleur de l'eau, qui coule sur le corps, le masse, l'embrasse avec la mousse, les parfums de ce tout qui devient une force. Energie positive avec ce bonheur d'être bien, de penser à elle, à lui, de croire en leur présence avec pour unique souvenir, des draps froissés, deux oreillers collés l'un à l'autre.

 

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Sourire, pour penser à ce soir, à demain, à ces instants plus beaux que tout. Oublier le non-travail, ce statut avillissant qui pèse sur les épaules. Ne glisser que de fines bretelles sur celles-ci, pour apprécier la mode, pour être soi, à défaut d'être au boulot. S'habiller, se chausser, sourire encore face au miroir.

 

S'asseoir face à la fenêtre du jardin, avec dans la main, un thé chaud. Des parfums d'automne.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60

Comme vous aurez pu le lire dans le premier article du jour sur les origines du Nylon et du Bas Nylon, la seconde guerre mondiale troubla la première naissance des bas, car pour l'effort de guerre, ils furent refondus dès 1941 pour fabriquer des toiles résistantes, pour la poudre, pour des sacs, et pour la toile des parachutes.

 

Mais heureusement, la seconde naissance fût une source d'euphorie, le début des "trente glorieuses", avec la joie dans la mode des années 50.

 

 

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60

Comment et quand est né le Bas Nylon ?

Quelle est son origine ?

Et quel fait d'histoire a accompagné sa naissance, sa double naissance d'ailleurs ?

 

 

Aussi paradoxal que cela puisse vous paraître, ce sujet a été qu'abordé rapidement sur ce blog, lors des dimanches dédiés aux Bas Nylon. Pourquoi ? car je ne suis pas très attaché aux dates et aux chiffres, et que nombreux sont les articles sur ce sujet sur d'autres blogs, d'autres sites internet, en français et encore plus en anglais. Ainsi que dans les livres.

Mais il est bon de partager, si possible avec pédagogie, mais rassurez-vous sans interrogation écrite ensuite.

 

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Les bas existent depuis la nuit des temps, car on en retrouve certains dans les offrandes pour la voyage sidéral des pharaons, tissés avec les matières de l'époque, le lin en particulier. Puis sur les jambes des hommes, puis des femmes, durant le moyen-âge, pour couper le vent, et assurer un semblant d'hygiène (toute relative, suivant l'appréciation des odeurs d'époques...souvent un peu fortes, voire animales). La renaissance apportera des évolutions dans la mode durant des décennies très créatives tant pour les hommes que pour les femmes, mais les premiers étant alors les plus à même de les porter avec des pantalons courts (voir des tableaux de François 1er pour comprendre). Le XIXe siècle amènera les bas de coton, plus ou moins fins suivant les tissages et les filatures, et suivant le porte-monnaie de l'acheteuse, suivis très vite d'un trésor venu d'Asie, la soie. Hors celle-ci était le privilège du Japon et de la Chine, et il a fallu d'autres décennies, des aventuriers pour ramener les Bombys du mûrier, papillon dont le cocon est fait de ce fil ultra-fin, ultra-doux et avec tant de qualités. Une industrie s'installa là où les arbres, les mûriers,  poussaient en France, les Cévennes en particulier.

 

Aux USA, l'industrie reposait plus encore sur un échange import-export avec le Japon depuis le milieu du XIXe siècle, et donc une forte dépendance sur l'approvisionnement en soie. Hors à l'aube de la 2de guerre mondiale, le blocus fût soudain et définitif vers les USA pour la soie et d'autres produits. Heureusement, le hasard d'une société de poudres et d'armement, DUPONT (aussi appelée DUPONT de Nemours) devenue riche guerre après guerre, a voulu que celle-ci recherche aussi des nouveautés dans son département chimie. On inventa dès  les années 1920-1930, les différents poplymères et polyamides qui allaient devenir célèbres plus tard. Il fallait alors tout inventer, tout créer, tout adapter, dans les laboratoires et comme dans les usines, avec des machines pour filer par exemple. Ainsi naquit le Nylon, au milieu des molécules chimiques stables et filables, avec Wallace H. CAROTHERS pour inventeur atitré. En 1932, la molécule dite de Nylon est affinée et revisitée dans sa formule, pour naître officiellement en 1935, avec des dépôts de brevets avant et après, dont un autre en 1937 (ci-dessous). 

 

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Wallace H. CAROTHERS

 

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      Filage du Nylon

 

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Filage du Nylon

 

 

Pour l'utilisation de cette nouvelle fibre, les esprits pionniers cherchaient aussi à rentablisier les recherches, et le premier choix fût celui des poils des brosses à dents, faits de Nylon. Pour information, les premiers tests de filages sur une machine à tisser industrielle date du 12 décembre 1935, avec une première paire de bas encore conservée dans un musée. 

 

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Premiers fils ... en 1939 ... parfois la confusion des dates ...

 


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Premiers bas Nylon


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Finitions à la main

 

CAROTHERS décède sans savoir l'envergure de l'utilisation de sa fibre. Ses travaux sont repris, et les premières ventes se font pour tester en 1938 dans quelques magasins de Wilmington, siège de la compagnie DU PONT. Une totale adhésion car à l'époque il n'y a que coton (peu cher mais pas transparent), la soie (chère et réservée aux classes sociales aisées) et la rayonne (plus accessible mais souvent un peu opaque).

Petite parenthèse sur la rayonne : elle fût inventée au début du XXe siècle et prît le nom usuel de soie artificielle. Elle est fabriquée à partir de cellulose. C'est une fibre qui continue à être produite de nos jours mais le plus souvent sous forme de tissu, et non plus pour les bas. Mais vous pourrez en trouver dans les offres vintage. Souvent plus opaque que la soie, très doux et souple.

 

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Premières ventes de Bas Nylon

 

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Premières ventes de Bas Nylon

 

Ainsi arrive le célèbre jour du 24 octobre 1939 dans les mêmes magasins de Wilmington, les premières ventes en masse : 4000 paires en 3 heures. Certains diront ensuite que le réel NYLON DAY est le 16 mai 1940 avec 4 000 000 paires vendues en 2 jours à l'échelon national des USA.

 

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Premières ventes de Bas Nylon : les queues pour être

 

parmi les premières femmes possédant ce voile si fin

 

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Parfois l'attente est trop longue alors l'essai est immédiat


Mais la guerre est là, et le paradoxe voudra que l'on incite les américaines à rendre leur bas nylon pour être fondus, la fibre sera refilée et tissée sous forme de toile pour les parachutes. Donc la seconde naissance sera en début d'année 1945, quand les troupes alliées libéraient l'Europe, avec le retour des bas nylon en masse pour les américaines, et une avalanche de cadeaux dans les sacs des GIs en route en France et en Europe.

 

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Panic, stock réduit pour avoir ses bas ...

 

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Retour des bas nylon pour l'effort de guerre

 

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Il faudra attendre la fin des années 1940, pour voir apparaître les premiers tisseurs français, et plus encore les années 1950. A cet instant les ateliers qui faisaient de la soie, commençèrent à basculer vers le Nylon (car il fallait avoir la matière première, le fil) pour inonder le marché intérieur, des grandes villes vers les villes de province, des milieux aisés vers les foyers plus modestes.

 

 

 

 

Retrouvez tous les articles sur les Bas Nylon

www.nylon-volupte.com années50-60


et sur l'Ordre de la Jarretelle

www.nylon-volupte.com/OrdreJarretelle

 

 

Prochainement un article complet sur les temps durs, pendant la Guerre, les bas manquaient mais pas l'imagination des femmes .... à suivre.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

La culture est un corbeille de fruits, voire même une corne d'abondance qui nous livre semaine après semaine, des bonheurs variés, des visites pour voir, pour ressentir les arts. De musées parisiens vers d'autres musées et châteaux de province, jusqu'aux petites pépites cachées ici et là, comme une chapelle dans l'arrière-pays du Languedoc, tout est source d'émerveillement.

 

Car les arts sont des voyages dans le temps mais aussi dans la vie et l'inspiration de l'artiste.

 

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Aujourd'hui vous pourrez noter sur votre agenda, électronique ou papier, l'exposition qui vient de débuter avec succès sur deux artistes mexicains "FRIDA KAHLO & DIEGO RIVERA : L'art en Fusion".

Deux artistes, deux vies, une vie commune avec de très nombreux loopings amoureux, deux mariages ensemble, et surtout des centaines d'oeuvres. 

 

 

FRIDA KAHLO, nous la connaissons un peu pour les amateurs d'art, avec une exposition dans la dernière décennie, avec cette vie heurtée et broyée même par un accident qui la laissera fragile et forte, déterminée et blessée. Elle sera peintre de sa vie, avec de nombreux autoportraits, des interprétations de son univers, clouée dans un lit entre deux opérations. Mais aussi des envolées dans les mythologies mexicaines, pré-colombiennes, et dans un univers toujours de douleurs face aux infidélités de son mari. Une grande artiste, qui a donné une autre dimension au surréalisme, avec la reconnaissance des plus grands envers elle, Picasso, Duchamps et d'autres.

DIEGO RIVIERA, un artiste plus âgé qu'elle, connu et reconnu dans son pays pour ses talents dus aux très nombreuses fresques. Un art associant l'histoire et sa vision colorée de son monde, un conteur qui peignit des centaines de mètres de murs en son temps. Moins facile à transporter pour une exposition, mais avec quelques tableaux, enfin on peut le voir à Paris. Un ogre de la peinture, un surprenant personnage animé par une passion dévorante pour l'art et ses messages.

 

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Et puis leurs mariages, leur mélange d'inspiration, leurs combats politiques et leurs messages plus personnels, voilà le cocktail, je devrais dire les cocktails qui vous attendent à cette exposition unique.

 

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"FRIDA KAHLO & DIEGO RIVERA : L'art en Fusion".

Musée de l'Orangerie

dès maintenant et jusqu'au 13 janvier 2014

www.musee-orangerie.fr

 

 

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Hier, avant que je ne saches, avant que je n'ouvres les yeux, juste avant qu'elle vienne ne me le dire, j'avais compris. Moi sa mère, je pouvais comprendre sa vie, son début de vie, de jeune fille devenue jeune femme, de douceurs excessives devenues des épaisseurs de carapaces.

 

J'avais vu, sans vraiment voir, le changement dans sa vie, celui qui rassure et inquiète à la fois, quand nos enfants deviennent libres, se lancent dans le boulot, dans la conquête d'un monde qu'ils construiront, dans l'amour plus encore.

 

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Là hier, j'ai compris, quand elle est venue pour un café, dans son manteau tout doux, avec un col de fourrure, un peu mode, un peu discret, dans son style. Discrète bien que déterminée, elle avait pleuré, les larmes séchaient, et pourtant elle était heureuse. Alors je lui ai donné cet expresso, et ma seconde main l'a enlacé, pour la serrer contre moi. Oui cette jeune femme reste ma fille, mon enfant, un peu de moi éternellement, et des battements s'échangent entre nous.

 

Doucement on est allé vers le salon, surprise toutes les deux par ce soleild d'automne qui se posait sur le canapé, qui brillait dans le ciel devenu bleu, un signe. Plus de pluie, juste des rayons chauds, bienvenus sur nos épaules, pour accompagner ses paroles. Elle voulait déménager mais cette raison-là en cachait une autre, elle voulait s'installer avec son coeur. Un sourire, des yeux qui se mouillent, et j'ai caché sa bouche, j'avais compris, et je l'ai embrassé. Il ne fallait pas pleurer pour annoncer une belle nouvelle, un secret à demi-caché, estompé derrière des visites et un job très prenant. Elles étaient amoureuses, cette amie était un peu plus, son amour.

 

Je ne savais que dire, sauf la rassurer stupidement peut-être, de mon total amour, de mon total respect, et maladroitement de mon indifférence à cette situation. Elle était heureuse, je le voyais, je ne voulais pas de ses larmes, car si elle avait peur de me le dire, de le dire aussi à son père et ensuite à la famille. Aucun de nous ne devait juger, ne pouvait juger. Elles s'aimaient, le fait était simple et limpide, un bonheur complet pour nous, ses parents.

Rassurée, souriante enfin, liberée presque, elle avait bu son café, nous avons papoté de tout, de rien, de stupides préjugés, des réactions plus bêtes encore, de mots encore non établis dans nos habitudes, comme "la compagne de ma fille". Mais rien ne me détournerait d'elle, car avant, maintenant et demain, elle serait ma fille avec une belle-fille en plus.

 

Nous avons pris d'autres nombreux cafés, ce jour-là, et une date pour croiser enfin son amie. Je l'ai serré encore si fort dans mes bras, ne pensant qu'à une chose, peut-être deux, son bonheur et son futur mariage, peut-être un jour.

Avant de la laisser, j'ai demandé sir je devais tricoter un ou deux pulls, elle a éclaté de rire, voyant mes yeux de mère, s'illuminer comme les siens, de ces sentiments simples.

 

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