Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Marcher, poser son pied, toucher le sol, s'envoler, courir vers lui, savoir qu'il est là, pas si loin, juste après cette réunion de travail où notre tête était déjà ailleurs. 


Aimer, oui simplement essayer de cerner par des mots, ce qui fait qu'un jour, là devant nous, cet homme, celui-ci, celui-là, anonyme est devenu une source de palpitation. Fuir cette impossibilité en rentrant le premier soir, surprise mais entre un brin perturbée par ces instants calmes, sous une pluie fine d'avril, s'asseoir sur un canapé, face à la vie d'avant, si loin, le divorce si proche. Un bruit, mon fils qui sort, entre deux révisions, grommèle mais me glisse un de ses sourires forts. Discrète, je sors si peu.

 

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Le revoir, pourquoi ? pour une exposition, et là devant ce restaurant, juste là, un lieu, une bulle, une terrasse, des plats, des sourires, des mots, la vie. Un coin de ciel bleu étrangement intense. Mais plus encore devant l'exposition, je lui parle de moi, de mes failles, je me dévoile sans rattraper mes mots, je suis là, moi totalement. Découverte comme jamais depuis quatre ans, je m'ouvre à cet homme, à cet inconnu, et lui sans réponse, me pose la main sur l'épaule, me prend la main. Naturellement comme celle d'une amie.

 

Mais mon coeur, mes yeux, tout a tremblé.

 

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Lui, moi, cet homme que je suis, j'ai pris cette main, j'ai senti cette femme fébrile sans être fragile, un message silencieux. Moi non plus je n'ai jamais su quand cela commencerait, quand cela a commencé, quand ce serait une évidence. Sans preuves, sans gestes, sans mots, ou peut-être avec tant de mots, d'émotions dans cette bulle incroyable qui se forme ici ou là, quand nous sommes ensemble. A la sortie d'un métro, dans une rue piétonne, dans un restaurant ou un parc, nous sommes un, et rien d'autre ne peut le changer.


Evoluer, nous avons grandi avec nos sentiments, nous avons fusionné dans cet espace sans trop y réféléchir, nous avons changé, nous nous sommes ouverts l'un à l'autre avec le temps. Et sans voir trop l'avenir, nous vivons intensément le présent, chaque nuit, chaque minute, chaque seconde. C'est notre amour.

 

Je vous aime.

 

 

 

Nylonement

 

Aimer, 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 2000...

Dans les articles glamour du dimanche, j'évoque souvent la vue, ce sens aigu qui transmet la beauté à votre cerveau. D'autant plus que je partage avec vous des photos, du net pour la plupart (merci Pinterest et quelques beaux sites de photographes, de prochaines interviews nous permettrons de les découvrir), et bien sûr des mots. Des témoignages, des impressions, des informations documentaires sur le sujet des bas nylon, actuels ou vintage. Un bonheur visuel, donc qui s'offre au regard de l'esthète que je suis entre mon réveil et mon coucher, irrémédiablement voyeur en quête de volupté, de silhouettes et de belles jambes qui façonnent votre allure.

 

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Mais aujourd'hui, j'ai décidé de fermer les yeux, pour privilégier un autre de mes sens, celui du toucher. Ma main, votre main, vos mains, et pas de jeux de vilains.

J'aime tant poser ma main sur les jambes de ma compagne, c'est un privilège et non une obsession, encore moins un manque, mais bien le bonheur de redécouvrir, à chaque fois, la douceur. Les capteurs sensitifs de mes doigts rencontrent alors soit une peau extrêmement douce, que le soleil a embrassé de ses rayons, pour un début de hâle léger, soit un voile charmeur quasi vaporeux.

 

Le message nerveux est automatiquement inscrit dans le compartiment des partages hédonistes, un paradis intérieur de petits bonheurs accumulés comme des piles de macarons et de chocolats noirs exquis, avec quelques bulles de champagne. Oui, le bonheur est là à chaque fois, non dans une routine qui ira en s'amoindrissant, mais comme une première fois savoureuse, explicitement souriante. Quelques palpitations du coeur, ou parfois plus simplement un flot d'hormones de tendresse, je déguste ces moments comme émotions nouvelles. Là durant ce concert de musique, là durant ce repas tranquille entre amis, là durant un instant conteplatif dans ce parc, ou encore dans un taxi, je peux poser ma main sur sa jambe pour ressentir le trouble face à cette étincelle propre à son élégance. 

 

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Certes c'est son choix de femme, sa décision personnelle et intime pour ce simple accessoire, devenu avec le temps bien plus, plutôt une parure de plus. Un cocktail de dessous chics, un choix glamour pour compléter sa lingerie, avec non pas un collant, mais des bas et quelques jarretelles.

Certes parfois aussi, elle me demande mon avis, mes envies pour compléter sa petite robe noire, et j'apprécie d'autant plus, de pouvoir choisir quelle paire de bas nylon enveloppera avec charme ses jambes d'amour. Un message passe comme une complicité dans l'initime, dans le plaisir que nous avons en commun de jouer avec la mode, avec l'élégance des accessoires, bijoux, foulards, gants, sacs et chaussures, pour s'associer avec les robes ou les tuniques sur son corps.

 

J'aime ce privilège donc de pouvoir poser ma main et de déguster ce voile quasi transparent noir, dont j'ai aperçu la couture tout à l'heure. Parfois aussi des voiles opaques, des motifs, des couleurs plus soyeuses que d'autres, des matières plus fines ou plus tactilement parfaites, je jongle avec ce petit bonheur au bout des doigts. Sensation unique, exaltation parfois, excitation aussi, mais le plus souvent c'est surtout une étincelle de plus pour une passion ancrée en moi, partagée avec ma compagne.

 

Mais j'ai déjà trop parlé de moi, et je vous laisse lire ou relire pour bien comprendre mes propos, car le plus important, c'est aussi vos mains, droites ou gauches. Vous avez eu, vous avez, vous aurez le plaisir de poser vos mains sur les jambes de votre compagne, vous, femme ou homme. Car si la passion pour les bas nylon est d'abord celle d'esprits convaincus que le glamour est une sensation à fleur de peau, un art de vivre dans une bulle de douceur, de mode et de sourires, c'est aussi un partage réfléchi.

 

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En plus de le porter, de le montrer ou de le laisser apercevoir, c'est aussi un chemin, non obligatoire et uniquement dans la complicité, dans l'amour plus encore, pour partager des sensations épidermiques. Accompagnées de beaux sentiments, (car j'insiste que pour la version plus privée, plus érotique, il faudra lire d'autres mots ailleurs que sur ce blog), vous aurez le plaisir Madame, de caresser consciemment ou non vos propres jambes, en posant votre main, là sur votre genou, tout en discutant avec une amie, sur cette terrasse, sous le soleil de printemps. Vos doigts s'amuseront de cette finesse extrême, de cette subtilité toute particulière. Plus encore quand vous mettrez de véritables bas nylon, les fameux fully fashioned stockings des années 50-60, ou ceux produits actuellement par des marques au savoir-faire ancestral avec du nylon cristal, vous aurez doublement ce bonheur, cette sublimation enveloppante sur toute la jambe, puis de nouveau sous la main, en attachant chaque jarretelle. Cette soyeuse caresse personnelle, est un des justificatifs des porteuses régulières qui conviennent de ces baisers quotidiens, de bas en haut, en portant des bas nylon sur leurs jambes.

 

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Et vous, Monsieur, le compagnon ou Madame, la compagne de cette dame qui assume sa féminité avec un voile de teinte caramel, ou doucement gris avec du plumetis, vous aurez cet honneur de poser votre main. Le battement de coeur sera là (oui différent du toucher d'un collant polyamide et lycra) pour amplifier votre sensibilité tactile. Car comme pour votre sens du goût, le caviar des jambes tient dans quelques grammes, sept exactement, de voile. Chaque fois, vous chercherez une sensation plus intense, plus profonde, plus exquise, car le raffinement est une quête sans fin. Notre corps s'habitue toujours au meilleur, mémorise les interactions de ses sens les plus douces, les plus vaporeuses. 

 

A fleur de peau, dans l'écume d'un rêve soyeux appelé Bas Nylon.

 

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Burlesque & Paillettes

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J'aime découvrir mais plus encore partager les belles initiatives artistiques. Alors quand la sérendipité met sur mon chemin un nouveau magazine, avec un site web pour s'informer mais avec surtout une version papier car finalement, les plus belles photos, le bonheur de tourner les pages restent des sensations matérielles.

 

PURE VINTAGE Magazine est cette pépite !

 

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A l'origine de cette création récente et assez unique en France, des passionnés, des afficionados des années rétro, des années 50-60 principalement, regroupés en association de loi 1901. Donc un but non lucratif mais un but réel de PARTAGE de PASSION. Incroyable de nos jours, des gesn qui donnent de leur temps, de leurs envies, de leurs passions, des bénévoles ! J'avoue avoir été charmer par le contenu, par les rubriques nombreuses et variées, et par cette touche de motivation.

 

Alors soutenez-les en vous abonnant, c'est une souscription, qui en se cumulant permet de dégager les sous pour les frais d'impression et d'envoi. J'attends avec impatience le prochain numéro, prévu en mai.

 

Son contenu est un cocktail de bonnes idées, de la musique bien évidemment, mais aussi des conseils pour la mode rétro, des photos hyperlookées, des pin-ups parfois, des rappels vintage, des rendez-vous vintage pour justement échanger ou parler de ces décennies mythiques. Mais c'est aussi de l'huile et des vrombissements avec des voitures, des motos, de virées entre tuning et passion, un autre aspect de ces années-là. Des conseils beauté, des clichés sur la déco, et certains aspects cachés de chaque collectionneur, tant vers la musique que les objets les plus usuels. PURE VINTAGE Magazine est un média ART de VIVRE VINTAGE !

 

Une pépite disais-je, non une source de belles idées, de sorties, de croisements de passion, car la nostalgie est une vérité actuelle, un bonheur permanent, une douceur quotidienne. Alors abonnez-vous au premier magazine francophone de la culture vintage.

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

"Une grande masse d'air chaud se déplacera sur le haut ..." avec dans les oreilles le défilé météo sur les régions de la France, dans ma voiture, sous une pluie battante, j'espère que le feu deviendra vert et que le soleil viendra avec.


Sagement installée, je me change l'esprit en positivant, en observant les passantes sur le trottoirs, sur les passages piétons, ici un short bleu sur un collant noir et un blouson court blanc, des ballerines, là une tailleur pantalon noir, un top rose fuschia, un sourire sous son parapluie, sa conversation téléphonique la rend heureuse. Elles traversent.

 

Bonheur intérieur, depuis ce jour où je l'ai rencontré moi aussi, souriante, soleil intérieur, il était là dans cette dégustation, silencieux, concentré sur son verre de vin rouge, il buvait, écoutait. Mais il ne partageait pas l'avis des autres, ce vin ne lui plaisait pas malgré l'étiquette ronflante. J'avais osé une question face à son air détaché, il avait répondu doucement, pour ne pas rompre le bonheur des autres, même si plus tard, il m'avait expliqué que le snobisme n'est pas une politesse pour des mauvais dégustateurs. Nous avions fini ailleurs, dans un petit bougnat parisien, une cave anodine, un ami, de la charcuterie à minuit, des anecdotes, des verres, des rires et même enfin deux bouches unies.

 

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Quelques mois déjà, des instants trop loin, si proches pour autant, je n'ai pas vu le temps passé depuis ce jour. Et pourtant, nous ne vivons pas ensemble, nous sommes ensemble, nos dégustations ont continué, naturellement avec de grands vins, mais aussi des petits coins de France ou d'ailleurs. Nos repas sont devenus des balades, mon corps l'a reçu, comme pour comprendre mieux encore le trio "oeil, nez, bouche". Lui était finalement si sensible, appeuré par les prochaines étapes peut-être, j'avais craqué sur ses tempes grisonnantes, sur ses yeux délicats. Et son parfum !

 

Lui avait ouvert ses émotions, cette course de sentiments qu'il n'arrivait plus à contrôler, ce débordement intense et addictif à ma bouche, à mes mots. Il m'aimait mais n'osait trop en abuser par des déclarations, juste des petits gestes. Un hédoniste, et ma chaleur en sa présence, je devenais femme, je devenais ébullition. Jamais je n'avais ressentie cela, jamais je n'avais pris autant de plaisir à quitter mon travail, à traverser Paris pour le retrouver. 


Les gouttes coulaient sur la vitre, j'avançais doucement vers lui.

 

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Printemps pluvieux, mais bonheur chaleureux, je lui avais fait cette surprise, cette réunion écourtée pour me changer, pour me glisser dans ce tailleur en cuir, un coup de coeur. je me sentais si bien dedans, libre, libérée même de mes dessous, j'étais folle peut-être, folle de lui. Affolée par ce geste d'abandonner mon soutien-gorge dans mon sac, libre de lui donner ma volupté à déguster des yeux. 

 

Amoureuse aussi.

 

Emportée par cet air de saison, par ce rendez-vous dans un quartier populaire, dans un restaurant argentin, où la cuisine le surprendrait, où l'animation le séduirait. Car si les jambes des vins, rouges ou blancs, sur les bords des verres de cristal, sont des sources d'inspiration, de commentaires sur le potentiel du vin, sur son millésime, sur son apogée, il aimait les miennes, les autres aussi. 

Avec malice, il m'avait assuré de cette gourmandise aussi douce pour ces yeux, que certains arômes dans sa bouche. Je pensais à elle, à lui en entier, à ce corps un peu raide, quasi fragile quand je lui avais proposé de danser. Esthète mais mauvais danseur, il m'avait prévenu, mais depuis, il avait relâché sa rigueur, pour attraper l'animal que j'étais, plus féline sur mes talons. Il progressait doucement, pas après pas, et finalement c'est moi qui le guidait. Un force d'attraction qui nous emmenait dans des volutes, après quelques verres, avec des sentiments de plus en plus forts. Nous étions en fusion, ma souplesse contre sa raideur, je l'enveloppais de mes jambes, il suivait, il s'étourdissait de cette découverte.

 

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Dégustation en trois dimensions, sans snobisme, dans la vérité de nos coeurs, dans l'élégance de gestes millimétrés, dans la force et la fougue, dans le rythme de la musique, dans ce show de lumières qui tournait autour de nous. Nous étions un couple, plus encore, un corps, un tourbillon de bonheur. La concentration laissait venir des réflexes naturels, des mains ici, des pieds là, un duo, parfois un duel de courbes qui fusionnaient. Attirance, oui, totale !

 

Je me garais, là-bas, il attendait dehors, sous son parapluie, droit dans son costume de gentleman, je l'aime. Et dans son regard, venant vers lui, je le sais, il me dit "je t'aime".

 

 

 

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Provocation facile, à laquelle je pourrais rajouter, un jour sans féminité, un jour sans diversité. Il serait si facile, sans dictature et sans loi martiale de décider que demain, non, mieux aujourd'hui serait un jour sans mode. Pour les plus réchauffés, ce ne serait pas non plus un jour "cul nu", je laisse à la nature et aux naturistes, ce bonheur là, qui semble idéal dans la jeunesse des corps, plus relatif dans les plis et replis de l'âge, et de l'image de nos corps nus.

 

Une journée sans mode, ouvrez-les yeux, toutes les boutiques de votre rue, de votre quartier, de votre ville, celles qui vendaient chaussures, ballerines ou bottes, escarpins élancés ou compensés d'été, mais aussi bien évidemment celles qui vendaient des vêtements, pour enfants ou parents, toutes auraient rideaux fermés, avec une fermeture quasi définitive. Un non droit à la provocation, même à la simple suggestion d'un vêtement différent. Ajoutez les dessous, les dentelles et autres froufrous que vous cachiez, tout cela sera interdit car le nouveau style sera là, unique et livré à domicile.

 

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Pour toutes, un uniforme, un pantalon et un tee-shirt, une veste de la même couleur, une forte tendance au color-block universel. Chaussettes assorties et baskets standardisées sans fioritures. un monde idéal, non ?

Toutes semblables, toutes habillées de la même façon, avec cette tenue, dans un souci de conhérence politique, de non-discrimination envers les hommes et les femmes, envers les jeunes et les vieux, entre les riches et les pauvres, entre les gens de la ville et ceux de la province, d'ici ou d'ailleurs. Une seule référence, une interchangeabilité étonnante, juste quelques tailles de différences.

 

Quelle couleur choisir d'ailleurs pour ce tout ? du noir ? du blanc ? du vert ? du gris ? du bleu ? du jaune ? des commissions auront soulevé le pour et le contre de chacune, des liens sociologiques et philosophiques, voire religieux, des soucis économiques et même de communication, pour choisir une couleur indéfinie, sans nom et sans intérêt car les autres n'éxisteront plus. Pourquoi lui donner un nom ou une définition ?

 

Je vous laisserai apprécier la folie qui pourrait être un déut de roman sur le féminin, l'égalité, la mode et bien évident le féminisme car dans ce débat, j'aurai pu ajouter la jupe, mais je ne savais pas quelle longueur lui donner exactement.

 

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De mémoire personnelle, j'ai pu travailler, donc vivre au sein d'une communauté professionnelle où tout le monde était similaire de part sa tenue, fournie dès le premier jour, dans la taille adaptée à notre silhouette et nos mensurations.

Et pourtant, si les premiers jours me laissaient plus concentrés sur mon activité, sur les habitudes de ce secteur, sur les processus de ce métier, j'ai vite découvert d'autres facettes. Oui l'espèce humaine, et plus particulièrement les françaises et les français, évolue naturellement entre l'appartenance à un groupe, ici professionnel et vivant, et ce besoin évident d'être un individu reconnaissable, identifiable. Une volonté non de différence (bien que ...) mais d'existence individuelle pour soi, ainsi j'ai pu voir le maquillage, les coiffures, les bijoux même rares, les détails de chacune et chacun pour être présents, pour être eux-mêmes. Vous pourrez y ajouter les dessous qui malgré tout reste une liberté éternellement renouvelable, cachée ou à peine évoquée, mais bien près de soi, pour un être unique, comme les tatouages d'ailleurs. L'initime et la peau ne faisant qu'un sous l'uniforme.

 

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Alors rassurez-vous, je ne souhaite rien de tout cela, mais je vous pousserai à regarder les personnes qui sont dans leurs uniformes, pour identifier ce qui fait leur unicité. Enfin pour d'autres si vous aimez la non-diversité, aucunement la mode, ce moyen d'expression personnel, masculin ou féminin, je vous laisse fermer les yeux pour vivre dans ce cauchemar, seul et triste. Car de tous styles, de toutes époques, même à l'ère pré-historique, on a retrouvé des signes d'élégance, avec des colliers, des bracelets, déjà en complément des peaux de bêtes.

 

 

Nylonement

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Pluie encore, le gazon gazouille de bonheur après le soleil, les racines frémissent, les herbes vertes s'affolent. Les amoureux se collent sous les parapluies, mais boivent ensemble leurs chocolats chauds sous les paravents des cafés.

 

D'autres amoureux là-bas, plus âgés, un couple qui a traversé le temps, celui des générations, celles de leurs enfants, de leurs petits-enfants. Lui porte les paquets, elle un bouquet de pivoines, un petit sac de chocolat. Ils dégagent une atmosphère de bien-être, regardant la rue, picorant devant les vitrines, hésitant parfois à entrer. Une vie au ralenti peut-être, mais un bonheur qui se voit. Des projets différents des jeunes étudiants qui s'embrassent plus loin. Lui sort un grand parapluie, jongle avec les sacs, la protège comme il l'a toujours fait, par amour, par cette envie délicate d'être l'épaule sur laquelle elle s'appuie ou s'endort.

 

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Bonheur de printemps et toujours cette pluie fine, les pavés luisent, la rue accepte les passages des vélos, des passants pressés et des promeneurs tranquilles. Chacun son rythme pour se glisser dans un labyrinthe ouvert de gouttes. 

 

La couleur verte l'emporte sur les arbres de la rue, les boutiques jouent de leurs vitrines avec l'été en avant, des tops de coton coloré, des robes de plage, des ensembles pour partir en vacances, pour profiter des week-ends. Des mamans passent avec les poussettes, les petits à l'abri sous une protection en plastique, l'eau coule dessus. Une course sur les pavés vers la boulangerie toute proche, elles doublent le caddy d'une vieille dame. Une ancienne concurrente qui ne fait plus partie de la même catégorie. Elles roulent, foncent, zigzaguent entre les passants étourdis, les enfants rigolent.

 

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Le printemps redonne cette envie de sortir, de profiter différemment des parcs et jardins, pour des balades calmes dans les zones privilégiées et vertes de la ville. La mode elle aussi attend une accalmie pour savourer la saison, cette joie intérieure que l'on veut partager à l'extérieur. Le temps passe, la vie avec, la féminité est en vous.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

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Il est parfois étrange de croiser un regard qui parle vers vous dans un silence d'une rencontre passagère, là dans la rue. Souvent on oublie, parfois encore on se regarde dans une glace, dans le reflet d'une vitrine pour voir quelle réelle image les autres ont vu de nous.

 

Alors sans plaisir égocentrique, je pose mes yeux sur moi dans le miroir du matin, pour trouver les contour d'un visage qui vieillit avec une barbe qui repousse toujours trop vite, des cheveux plus gris, des tempes grisonnantes. Cheveux courts, je me glisse dans ma chemise, un plaisir masculin auquel je m'adonne chaque matin ou presque. Dans mon dressing, par ordre de teintes, avec ou sans rayures, je regarde les couleurs, un oeil en coin sur les cravates, une bonne cinquantaine, avec quelques favorites. Autant les chaussettes sont toutes grises ou noires, avec parfois une pointe de orange, le gentleman excentrique existe aussi, autant mes chaussures sont toutes noires sans exception, autant mes cravates sont multicolores, comme un parfum différent pour signer mon humeur, pour défier les membres de cette réunion, tous austères. Je caresse les tissus, je noue avec précision en regardant le jardin, les arbres à perte de vue, je refais sans hésiter ce geste pour un double noeud impeccable. Un geste fantôme si facile, quasi pavlovien.

 

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Là ce soir, je suis à ce vernissage, un lieu, une amie, une invitation, qu'il est bon de se glisser dans ce décor art déco. Un ascenseur à l'ancienne, un palier, un vestiaire et la lumière du lieu. Toutes sont là des créatures de mode, de tous âges, des amies, des amis, des couples, des groupes, des inconnus pour moi, je la suis, elle me présente, je sers les mains, je justifie ma présence. Ce soir je suis là pour développer mon réseau, pour expliquer entre petits fours et champagne, entre les fines tranches de bellota bellota et la vodka, je dois placer en quelques minutes mon projet dans le luxe. Un challenge parfois laborieux quand l'autre n'écoute qu'une demie oreille, s'efface pour partir vers une amie qui arrive. Je ne peux rivaliser avec cette jeune blonde au pull trop court sur son nombril scintillant de bijoux, trop moulant pour ne pas ignorer le bonnet et les motifs de la dentelle l'enveloppant de très près.

 

Mais je suis accueilli par d'autres personnes, je partage des points de vue sur le lieu, sur l'exposition ici, mais aussi d'autres à Paris. On me présente le couple, les maîtres des lieux, charmants et d'une élégance folle. Beaux comme des statues, souriants et sublimes de finesse. Un ami reste avec moi, il travaille dans la mode, nous échangeons nos cartes de visite. La foule du début de soirée s'estompe, les relations s'égrennent, les plus intimes restent. Je ne sais que faire, un peu seul, puis rejoint par une personne que l'alcool a rendu très attachante. Elle me parle, s'interroge de ma relation avec ces messieurs. je la fais rire malgré moi, de mon métier qui n'existe pas, de cette idée de projet si nouvelle. Je me sens perdu, mais elle me rassure, d'autant que ma créativité semble la conforter dans ma sensibilité si masculine, si spéciale, si évidente ici avec tous les amis des hôtes de ce soir. Là je souris, car finalement je comprends que ma sexualité, pourtant rester dans mon lit depuis ce matin, m'emporte malgré moi dans des univers de déductions, de préjugés, d'idées convenues, je ne sais que choisir.

 

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Elle revient avec du champagne, jeune femme perdue entre son métier dans la finance, et son envie de création, de son plaisir évident à cotoyer des individus à la sensibilité à fleur de peau, démultipliée même qui créent, se permettent d'innover sans limites. Elle me parle des chaussures posées sur cette étagère, ose me parler de lingerie, de mode, de dessous, de détails presque initimes, mais je ne suis pas un danger pour elle. Moi le spécialiste de la lingerie, des collections et des marques, des rangements soyeux, je peux regarder dans son décolletté débordant, ou ses cuisses de cette fort courte pièce de tissu, très justement appelée "petite robe noire". Je peux car jamais, au grand jamais je n'oserai un regard déplacé, un regard de gourmand hétéro, mais plutôt une caresse visuelle d'esthète homo.

 

J'ai ri en rentrant seul, sans eux, sans elle, en me regardant une dernière fois dans la vitrine, la nuit dans la rue, un reflet. J'étais toujours le même, et pourtant en voyageant dans cet immeuble j'étais devenu apparemment un autre. Une question de sensibilité peut-être !

Ou une simple question d'interprétation de l'autre ?

 

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Nylonement

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