Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

feminite & sensualite

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Réveil difficile, nuit tout aussi rude, angoisses d'une vie qui jouent à saute-moutons, avec des double saltos arrière carpé, mais surtout des sauts périlleux épuisants. Une bonne douche, un manteau, direction le centre commercial pour dénicher les cadeaux de Noël. Plus vraiment des jouets, loin des playmobil des autres années, ils grandissent mes enfants.

 

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Calme du lundi matin dans les allées, des boutiques pleines de lumière, des vitrines de Noël qui s'embellissent de paillettes, de papiers brillants, de faux cadeaux plus ou moins réussis, et des idées de cadeaux.

 

Quelques plantes, deux bancs, une vieille personne apparemment un peu perdue, elle attend. des chariots passent, des retraités probablement à cette heure ou de jeunes adultes sans travail, la petite musique anime le lieu, des carillons de fête, un paradis artificiel de commerces. 

 

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Des personnes, celles que l'on ne voit pas, dont votre regard ne garde aucun souvenir, aperçues, à peine vues, aucunement mémorisées. le flou volontaire non pas de vos yeux, mais de votre cerveau, elles passent. Puis soudain deux belles silhouettes.

 

Une brune aux cheveux longs, un sourire d'ange, un joli collier qui se perd sur le volume de sa voluptueuse poitrine enveloppée d'un pull noir à col roulé, une doudoune courte. Elle s'arrête devant la vitrine des bijoux, papote avec son amie, elles doivent choisir leurs rêves de Noël, remplir leur liste imaginaire. De vraies hanches, une ronde dirait certains, simplement un corps heureux et pleins de formes, une jupe noire, justement courte sur un collant opaque noir avec des motifs en sur-impression, des bottines vernies.

Bellissima, mon regard l'a aperçu, vu et contemplé, puis j'ai souri, une plénitude face à cette féminité élégante.

 

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Son amie, blonde presque châtain clair, une coupe avec un carré plongeant bien structuré, une taille fine sous une doudoune cintrée, pleine de couleurs. Des boucles d'oreilles qui dodelinent sur ses épaules, un sac à main rouge et uniquement des jambes dans un collant noir, longues, fines, élancées avec pour unique fin, des talons de ses bottines.

 

Deux femmes, deux trentenaires, deux copines heureuses qui picorent de vitrines en vitrines, manteaux, mannequins, accessoires de mode, chaussures, bijoux encore, lingerie. Elles s'amusent, entrent parfois mais ressortent les mains vides, glânant leurs plaisirs dans la complicité d'être ensemble. Différentes, simplement femmes, des femmes d'aujourd'hui.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Pourquoi devrais être comme les autres ?

 

Je ne suis pas comme les autres. Même adoslescente, j'avais envie d'être différente, d'être moi peut-être car je voyais bien quue mon corps changeait, que des questions bouillonnaient en moi. Je voulais être caméléon certains jours pour que l'on me foute la paix, mais d'autres jours, plus rares, j'aurai été être l'amoureuse de ce brun là-bas ou de ce jeune cousin roux chez une copine , aperç lors de cette soirée. En fait je n'en savais rien, je voulais pas être centrale mais j'avais les meilleures notes donc forcément des remarques, des jalouses, des envieuses, des clans que je ne connaissais pas, que je ne voulais pas connaître. Tout étéait compliqué.

 

 

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Et puis les parents qui divorcent, un mal pour un bien, une séparation, un père qui perd les pédales, une mère qui joue les divas ou encore une crise d'adolescence en étant quadra. Je ne savais plus où étaient les repères, car les adultes, ce statut que je voulais avoir à la place de celui d'enfant, finalement il avait l'air pourri aussi.

 

Mon corps, celui-là qui grandissait, qui changeait, que je refusais, avec mes premières règles, avec les garçons aussi, les filles aussi, enfin je ne savais pas. J'étais là et j'avais parfois l'impresion de voir passer des trains, la vie des autres sans jamais faire partie des jeux, des habitudes, des routines, des saisons. Je voualis être moi, j'ai grandi avec cette idée.

 

Bien sûr il y avait l'oncle, et prrain, subtil énergumène resté célibataire, qui ne comprenait rien à rien, mais avait toujours des conseils, enin plutôt des certitudes et des regards louches sur moi. Je haissais les week-ends avec ses visites interminables, ses mains pour "consoler" sa nièce en pleine crise d'ado. Beurk aujourd'hui encore !

 

Personne ne me voyait, je me rendait transparente, une fois de trop, l'hôpital, la vie bouleversée, et aucune envie de mourir, mais aucune envie d'être.

 

Mon pire ennemi était le miroir, mon image, celle de mes yeux, celle de mon corps, celle de moi, celle d'un décalage avec moi. Une autre peut-être !

 

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Mais j'ai grandi, pris des responsabilités, mes études en main, crié mes doutes, vu un psy, pleuré souvent. Un jour, je l'ai croisé, par hasard, un soir plutôt d'ailleurs, une soirée où je faisais tapisserie, où je voulais être là et puis un peu ailleurs. Un verre, pas d'alcool mais un cocktail et surtout un sourire. J'ai bafouillé, il a ri, pas pour se moquer, juste car lui aussi avait cette sensibilité, naturellement discret, intéressant, très intéressant même. Et une peau si douce.

 

Moi, en jean, en tee-shirt informe, sans mode, loin des copines en petites robes moulantes, mais avec mon charme de brunette, avec mon nez et mes yeux, ma langue, enfin je sais plus, j'ai craqué pour lui, enfin lui aussi. Pas de coup de foudre, je suis trop rationnelle pour cela, mais peut-être un lâcher prise. Une alchimie pour vous rassurer.

 

Moi, heureuse, sereine en train d'attendre ses sms, avec mes bouquins, ma couette, mon snood, ma singularité, ma vie de jeune femme, et ce sourire coincé là.

 

J'en vois une qui rigole, ma mère.

 

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Je ne lui dirais rien, de toute façon elle le sait déjà.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Il y a parfois des moments savoureux, ceux-là même qui compensent les instants d'une infâme stupidité de l'espèce humaine. Entre un chocolat, quelques macarons (oui j'assume ma gourmandise, mais avec sagesse) je patientais pour un nième rendez-vous sans âme, pour défendre un dossier peut-être encore trop jeune. Je lisais donc dans ce lounge d'un hôtel chic, tranquillement installé derrière la couverture de cet ouvrage dont je vous parlerai prochainement.

 

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Et puis le hasard des tables, des proximités, des dos tournés mais des phrases qui se croisent, qui viennent à vos oreilles malgré une envie de silence, ou du moins d'abstraction. Une jeune femme passe près de moi, me demande d'un signe si la place est libre, je lui souris, elle s'asseoit sur cette banquette triple, donnant sur deux tables distinctes. Elle commande comme moi des macarons, presque les mêmes parfums, un café. Entre son sac à main, son maquillage, elle grignote, semblant attendre quelqu'un.

 

Et dans notre dos maintenant, cela caquète, généreusement, des femmes, je dirai des quadras aux intonations, peut-être des quinquas à la voix et aux langages. Du pur snobisme, enfin à l'écoute de la non-profondeur des points de vue défendus, des préjugés qui tombent, des envies exposées comme des dogmes de bon goût. Et elles piquent, en mangeant des scones, elles affutent leurs acidités sur les rondeurs de la demoiselle à côté de moi. Elles commencent avec légereté mais sans aucune maîtrise de la porter du son, sans aucun respect de rien, encore moins de la politesse. 

 

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Libres à elle, d'aimer ou non, les formes, les rondeurs, les grosses et tout ce qu'elles semblent accrocher à leur tableau de chasse virtuel. Elles suintent de bêtise, de phrases blessantes, de racisme ou du moins de vulgarité. Ma voisine semble ailleurs, peut-être ne parle-t-elle pas notre langue ?

 

Je me lève car le bourdonnement s'amplifie et le niveau d'intolérance avec. 

 

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Je fais le tour de ma banquette, contournant deux magnifiques vases remplis de fleurs exotiques, et je peux ainsi découvrir deux pimbêches habillées avec un goût improbable de marques fort chères, avec ici des lèvres siliconées, de l'autre des cheveux dignes de Pamela Anderson croisée avec un caniche. Deux femmes qui ont trop lu les magazines pour ne finir par rien comprendre à la mode, avec aucune féminité, aucun style, juste un bazar visqueux de snobisme à coups d'euros. Elles me regardent, surprise par ma présence.

 

Avec mon téléphone, je les prends en photo. Leurs yeux s'arrondissent malgré les liftings.

 

"Je collectionne les monstruosités, et vous irez bien dans ma galerie de connes grossières." Je sais c'est peu élégant, mais parfois pour les extraterrestres du bulbe fondu, il faut forcer le trait pour une traduction instantanée.

 

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Modèle, la divine Tara LYNN

 

Un silence s'est posé là, et la jeune femme, voluptueuse derrière a ri pendant dix minutes. Le temps que les deux perruches, vexées et toujours sans voix, quittent le lieu.

 

J'ai eu droit à un macaron au réglisse en plus dans mon chocolat et à un grand sourire.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Non, je ne serai pas là pour l'accouchement !


 

Etrange conversation entre le fromage et le dessert, à la table familiale, avec les beaux parents, quelques cousines venues voir le ventre rond de ma femme, mais les dimanches ont parfois la magie de devenir des foires à la déraison. 

 


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Cake Lingerie

 

Non, moi, homme du XXIe siècle, mari de surcroît d'une femme adorable et enceinte de huit mois, libre enfin jusqu'au début de ce repas, je crois en le partage des tâches ménagères, en mon plaisir honteux d'aimer faire le repassage, d'être un futur papa moderne, présent et gaga, mais je ne veux pas être présent dans la salle d'accouchement. Jamais je n'ai tant esperé, pour ne pas dire attendu, voire même prié pour voir apparaître la fameuse tarte tatin de nos dimanches en famille.

 

Je les adore, tant belle-maman avec ses petits plats délicieux et sa complicité avec sa fille, donc ma femme, durant toute la grossesse. Cette femme si souriante qui gouverne son couple, ses enfants, sa cuisine tout au long de l'année. Encore plus présente en devenant grand-mère pour la première fois. Mais moi aussi j'étais là, entre deux déplacements, toujours là entre deux nausées et encore là pour nettoyer après les vomis intempestifs. Je suis là pour croiser le regard de mon beau-père, l'homme caméléon qui réussit à prendre la teinte de tous les papiers-peints de cette maison, voire même de cacher sa bedaine dans une parfaite imitation de napperons bretons, et donc de disparaître quand on parle de naissances, d'enfants. Ce type est adorable dans son jardin, invisible dans la maison. 

 

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Donc là, avec mon assiette vide, entre deux cousines qui ne pensent qu'à faire des bébés, qui frétillent en parlant biberons et futures gardes du bébé, qui tricotent des layettes comme si nous attendions des triplés, je viens d'affirmer qu'il n'est pas utile, ni même indispensable d'être présent pour cette acte médical. D'ailleurs, je rappelle que les sages-femmes se passeraient volontiers des types qui tombent une fois sur deux dans les pommes à côté de la maman qui poussssssse entre deux spasmes de contractions, ou de ces autres types qui deviennent hystériques en voyant leurs femmes souffrir dans cet enfantement, et dégobillent en voyant l'entre-jambe devenue scène d'horreur. 

 

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Non, je resterai dans le couloir d'à côté, tendu comme un fil dentaire, impatient de voir l'avenir, prêt à saisir la main de ma belle, à voir mon fils ou ma fille pleurant sur le ventre de leur maman. Mais rien de plus.

 

Quelle idée bizarre ? Pour partager quoi d'ailleurs en étant présent. Je ne sais pas où est ma place, en référence à plusieurs milliers de générations d'hommes et de femmes qui ont partagé ou non cet fameuse naissance. Je suis un homme, mais je me sentirai inutile, encombrant même. Est-ce que le bébé naît de sa mère uniquement ? de sa mère et de son père ? 

 

La tarte tatin arrive, les yeux sont encore sur moi, et soudain un miracle, elle se lève, vient vers moi, m'embrasse, pleure un peu. Je la rassure, pendant qu'elle me glisse dans mon oreille droite "je perds les eaux, tu mangeras la tarte plus tard."

 

 

 

Nylonement

 

PS : ceci n'est que fiction... je suis réellement papa, et j'ai été présent pour aider dans la respiration, dans les contractions et pour partager cette magie incroyable que fûrent les naissances de chacun de mes enfants.

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Il y a des blogs de photos, qui picorent et sélectionnent le meilleur ou le pire dans les milliards de clichés disponibles, un méandre avec des goûts très variés. Personnellement, je suis curieux, assez peu derrière ma télé, mais bien derrière trois écrans quasi en permanence, pour suivre les nouveautés mode, les articles sur les femmes dans une vingtaine de magazines français et internationaux, de ELLE à CAUSETTE, de BIBA à W Magazine.

 

Une envie de culture, de connaissances, de bonheurs glanés ici et là, pour moi, pour ma compagne, pour mes enfants et pour vous ensuite.

 

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Il y a aussi des blogs qui débloquent avec quatre articles par semestre, sans queue ni tête, sans un lien entre eux, sans volonté de rien, certaines chercheraient une ligne éditoriale, du moins autre chose qu'un gloubiboulga de trucs et vieilles astuces mises en ligne. Mais heureusement certaines savent écrire et défendre des idées, parler et argumenter sur un film, sur un livre, sur une crème ou une recette miracle pour le tiramisu. On rêve avec peu.

Non vraiment, on trouve de tout dans la blogosphère.


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Bien sûr, il y a des blogs sur des sujets très particuliers, ou alors totalement une foire miniature sur tout, et provenant de partout. Mais votre esprit sera trouvé le juste milieu, le goût de venir et de revenir sur les plus constants, sur ces blogs dont le contenu donne du plaisir, à être lu, à être relu, à être partager aussi. D'ailleurs ces blogs même silencieux quand la blogueuse est en vacances ou trop occupée, sont des petits bonheurs dès qu'un nouvel article arrive.

 

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Il y a des blogs sur tout, sur presque tout, sans prétention, sans golden blog awards trafiqués, qui chaque jour vous donne des mots, des portraits, des idées de balades, des choix de mode, des espaces pour s'évader, ou simplement des émotions à voir, à partager un peu plus avec hédonisme.

 

Moi aujourd'hui, je vous emmène dans un espace de tartans inspirés pour une mode d'Automne qui sera belle, souriante et féminine.

 

Et en plus je rajoute des bises (sauf à celles qui ne laissent pas de commentaires).


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OCTOBRE ROSE

Luttons contre le cancer du sein

Aidons et soutenons nos proches, amies, collègues malades

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www.cancerdusein.org

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Devenir aveugle, en fermant les yeux sur le monde environnant pour continuer à suivre ce parfum délicat. Aspirer, s'enfler des subtiles errances qui déjà s'évaporent dans le flux de la rue, elle est passée, sûrement ici, sur ce trottoir, il y a quelques minutes, mais tout est encore un peu là.

 

Un peu d'elle, une trace incolore, mais de soudaines palpitations car en premier lieu c'est si bon, si agréable, mais de plus cela appelle souvent des souvenirs, de la nostalgie olfactive, des rêves intérieurs, bien en sommeil dans notre fabuleuse mémoire.

 

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Elle a traversé, suivant son chemin vers un objectif inconnu, et malgré nos yeux grands ouverts, rine ne nous dit qui elle est. Alors encore une respiration, histoire de capter les dernières molécules qui telles des bulles de champagne, explosent dans l'air. On les croque, on les salive, on les déguste, on cherche.

 

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Un soupir, plus rien, et le bruit de la rue, que l'on avait soudainement oublié, revient en courant. Le vide de ce parfum se remplit de klaxons, de moteurs et de freinages. Adieu.

 

 

 

 

 

OCTOBRE ROSE

Luttons contre le cancer du sein

Aidons et soutenons nos proches, amies, collègues malades

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www.cancerdusein.org

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Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Avoir ce contact visuel, c'est mon métier, c'est peut-être plus encore une passion, cet instant magique qui me pousse le matin à croquer la vie, plus encore, plus fort.

 

Voir et photographier, mon métier, mon obsession, non pas dans une recherche du beau, surtout pas du stéréotype, mais bien dans la nouveauté, dans l'excellence, dans le surprenant, dans ces premiers pas sur le trottoir, en se faufilant dans la foule, et là un visage, une chevelure de dos, une silhouette, une démarche.

 

Hier encore, je prenais mon journal, version papier sous le bras, six croissants dans un sac, mon jus de pamplemousse frais dans un thermos, notre petit déjeûner du jour, je cherchais la voiture de mon associé, habitude de covoiturage, économie de temps, d'argent, mais surtout renfort de convivialité avec toute l'équipe, chaque semaine, on change, l'un fait le taxi des autres.

J'attendais, un peu de circulation, la rentrée, une femme traverse la rue, en bottes, oui en cette fin d'été, mon regard la suit, elle passe entre deux bus, dynamique, une allure folle, ce plus qui attire l'oeil. Derrière un arbre, puis un abribus, elle avance finalement vers moi, la soixantaine conquérante, une féminité exquise, une femme qui assumait son tailleur, ses jambes fines, son maquillage, son sublime Kelly orange. Un visage lumineux.

 

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Puis je suis monté dans la voiture, flânant comme d'habitude, contemplatif jamais rassasié, autour de moi, en croquant le croissant. Papotant avec mes complices habituels, rires et sombres histoires de nos vies, je regardais la rue, les voitures, les vitrines, avec un commentaire par-çi, par-là. Une jeune femme, juste des yeux, un voile fin bleu sur le visage, pour la pollution, pour ses convictions, je ne sais, elle est passé, son regard vert avec elle.

 

Un autre feu, une belle brune en tailleur pantalon, le soleil sur elle, une ombre à contre-jour, des cheveux longs, un téléphone à la main, elle court vers un absolu que je ne connais pas. Elle s'envole, part vers d'autres contrées. Un visage aperçu quelques secondes, mémorisé. Un gloss à lèvres orangé, une bonne idée pour l'été indien qui arrive. 

 

 

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Plus loin, des travaux, le plaisir de nos politiques, pas pour les citoyens mais pour leur ré-élection proche, on dépense pour des rond-points inutiles, pour des travaux attendus ou non. Vitrines, tristesse de celles offrant de la lingerie dans des décors minimalistes, sans glamour, avec fadeur, on commente un peu plus, on se propose de les contacter avec les idées du studio. 

 

Elle attend le bus, un foulard sur la tête, un peu sixties, blonde comme elle. Personne ne trouve son prénom, on se lance un défi, oui, mais cette actrice, enfin tu sais, elle lui ressemble... mais le prénom, le nom, rien ne vient vers nous. Son regard est dans le vide, scrutant l'horizon des immeubles, à quoi pense-t-elle ? A ses enfants, à son bébé peut-être même ? A son mari, à son amant ? Nous ne saurons jamais, la circulation reprend, nous emporte.

 

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Et puis là, notre quartier, un parking souterrain, le noir après la lumière, on rentre dans l'ascenseur, vite. Plus de croissant. Petite sonnette, l'étage s'annonce d'une voix chaude sortant de derrière les boutons. Notre studio de photos, de création, l'agence pour toutes et tous. Deux fauteuils, un canapé à l'accueil. Des bonjours à toute l'équipe.

 

Elle est là, hésite, se lève, je vais vers elle, un regard, ses yeux, son visage au naturel. Des tâches de rousseur, une moue, je suis conquis. Dans un anglais parfait, avec deux mots de français, elle sourit. La journée va être belle, car comme chaque jour, je peins, je module, je ré-interprète des corps et des visages, de la mode, des idées et des mots. On échange, elle se détend, la magie opère.

 

Les féminités illuminent de leur diversité nos vies. Ma vie.


 

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La semaine en noir et blanc continue encore demain.

 

Nylonement

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