Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

feminite & feminisme

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Oui, chaque jour, vous pouvez en parler à vos amies, à vos proches, avec celles qui l'on vécut, avec celles qui en souffrent, avec les infidèles à la mammographie, avec toutes et avec tous. Les hommes sont là aussi, Messieurs ayez le courage de relever la tête, de partager, de vivre la souffrance de l'autre de l'accompagner de silence ou de mots en l'écoutant, suivant son attente.

Proposez vos épaules pour celles qui un jour pleurent de ce mal.

 

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Restons vigilantes !

 

Une initiative pour aider à financer des campagnes de recherche, et un cadeau utile pour 2013. Des chefs, femmes et hommes de cuisine ont lancé un agenda avec de belles recettes et une partie reversée pour la lutte contre le cancer.

 

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www.agendadeschefs.com/commander

 

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www.cancerdusein.org

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Mesdames, Octobre rose rappelle chaque année

qu'il est mieux de passer une mammographie

(certes désagréable et douloureux moment)

, de détecter, de savoir, de traiter si besoin.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Une simple cicatrice. Un trait à côté d'un rond et d'un point.

 

Je deviens une peinture de Picasso, déformée, transformée plutôt car avant j'avais deux ronds avec chacun un point rose au centre. C'était ma fierté, ma liberté de femme, depuis les premiers jours où ils avaient poussé ma peau, tendu mes tétons, forcé leur naissance. J'avais parlé avec ma mère et ma grande soeur, on avait bien ri, mes seins de petite fille, mon premier soutien-gorge, enfin un truc avec deux triangles pour dire "je suis une fille, une vraie". Puis le temps, le bonnet A, le bonnet B, de la fermeté sous mes tee-shirts de jeune fille, les regards des garçons. Oui, je grandissais au collège, eux étaient encore des nains mais certains connaissaient aussi l'anatomie que le foot, du moins quelques définitions arrondis.

 

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Puis j'ai fait la fac, des études, les premiers flirts avant-pendant-après, les premières soldes dans un magasin de lingerie, des petits hauts acidulés, je me souviens d'un soutien-gorge turquoise avec un plumetis jaune, j'adorais le laisser apercevoir sous mon top blanc. J'aimais ma féminité.

 

Je suis devenu maman, j'ai nourri au sein mes deux filles, et mon dernier mon garçon. Quel bonheur d'avoir soudainement des doudounes plus imposantes, de jouer non plus du bonnet C mais presque du E. J'étais femme et maman. Le temps passait, j'ai changé de mari, j'ai montré mon corps, partagé mon corps avec mon nouveau compagnon, adorant les cols en V, les chemisiers justement déboutonnés. 

 

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Mais aujourd'hui, après avoir repousser les mammographies, après quelques palpés annuels par ma gynécologue, j'ai ressenti une douleur, elle une boule anormale. J'ai vu le résultat de ma première mammographie, à seulement 42 ans, j'ai compris. L'ampleur, la taille, le diagnostic, les pleurs, les larmes infinies, les remèdes, la décision, le cancer, tout cela je l'ai vécu trop vite. Quelques amies m'ont aidée, m'ont prêtée leurs épaules pour pleurer, pour regretter d'avoir attendu.

 


 

Aujourd'hui je sors de chez ma kiné, elle utilise une machine de massage pour décontracter les chairs, pour redonner un tonus, pour libérer mes gestes ankylosés, pour m'aider moralement. Elle ose donner un sens à ce sein. Mon homme, le caresse, me caresse, n'oublie rien de ma féminité actuelle, et déjà nous reparlons reconstruction. 

 

J'aurai de nouveau, deux ronds et un sourire au-dessus.


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Hier, après tant d’années, elle a retrouvé son sourire. Elle n’est pas partie ce matin, comme les autres jours, dans un train bondé, sur un quai de gare en plein vent, ou plutôt, elle était au même endroit, mais sa vie a changé. Depuis quelques jours, elle attendait un signe.

Son horoscope, celui de son journal, aussitôt lu, aussitôt jeté, cette presse sans contenu, sans âme, cette alchimie de signes zodiacaux n’avait pas donné de précision, ni en amour, ni pour sa santé, ni pour le travail. Et pourtant elle est  heureuse.

 

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Ce matin, elle a mis cette jupe en lin, récent achat coup de cœur pour son petit porte-monnaie, avec un leggings noir, doucement opaque qui sublimera ses jambes, sa fierté. Elle s’enveloppera d’une tunique en coton blanc, à l’aspect naturel évident, elle a soudainement l’impression d’exister.

 

Après des années de travail, de respect des règles, d’investissement de sa personne dans ces bureaux, dans cette entreprise, elle devient cadre. Elle saute une étape, elle a reçu la reconnaissance de sa direction pour son travail. Elle n’a jamais compté ses heures, car elle aime ce métier, et pourtant pendant tant d’années, elle a œuvré dans le silence des augmentations, d’un simple merci. Chaque année ce chef appréciait son travail, par un simple déjeuner en équipe, sans effusions, sans discours, sans rien d’ailleurs. Un chef présent pour regarder l’horloge, pour reprocher cinq minutes de retard, oubliant que les transports ont des aléas ou dix minutes trop tôt d’un soir où elle avait un rendez-vous pour son fils, chez le docteur. Le même qui partait en la laissant travailler tard les soirs de rapports annuels, seule ou avec sa collègue, dans un processus de conscience professionnelle, de finition correcte d’une tâche toujours bien accomplie.

 

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Elle avait aujourd’hui ce petit plus, déjà accordé à d’autres mais curieusement plus rapidement à quelques jeunes recrues masculines, à compétences égales. Un façon de consolider le plafond de verre, de le protéger par une avant-garde déjà masculine bien formatée à une différenciation « ancestrale » du statut des hommes et des femmes. Aujourd’hui plus encore sa couleur de peau, sujet de remarques de son ex-chef, avait apparemment disparue, elle devenait la chef de cette équipe.


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La nouvelle manager, brillante par les diplômes et les expériences, arrivée depuis quelques mois, avait réorganisé l’équipe, et même tout le département. Le chefaillon avait fait une remarque de trop dès la deuxième semaine, à celle dont il avait oublié le statut de supérieur, dans son regard obtu, rabaissant les femmes vers la cuisine et les couches. De ses propos, il avait reçu immédiatement un recommandé et avait été débarqué pour faute grave.

Elle ne jubilait pas de cette situation, elle méritait ce poste, elle était maintenant un peu plus haut dans l’organigramme. Ainsi demain, elle ne favoriserait pas les uns ou les autres, car cette nouvelle génération elle l’espère, aura intégrer l’égalité naturelle.

 

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Quelques premiers pas dans ce hall, pourtant le même que les autres jours, mais aujourd’hui avec ses escarpins, elle a gagné quelques centimètres, une liberté, une féminité assumée.

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Oui, je suis une quinqua qui a toujours aimé son corps, sa féminité et le partager avec mon mari. Pourquoi je vous le dis aujourd'hui ?


Car ce jour je vais mettre une jupe pour aller travailler, pour être femme durant les heures de travail. J'ai un corps qui ne laisse pas indifférent les regards des hommes, parfois des femmes, car je fais du sport, je cours souvent, je fais de la natation, j'aime me dépenser. Je ne le fais pas pour ma silhouette mais pour mon esprit, j'aime cette liberté de penser à autre chose, de libérer de la sueur et de l'énergie pour me sentir bien, et ressentir aussi les hormones du bonheur m'envahir quand l'effort est complet. Je vais chez le coiffeur toutes les trois semaines environ, parfois plus quand il y a une couleur à ajuster, mais rassurez-vous je ne suis pas blonde platine en décalage avec mon âge, je suis juste une femme qui s'entretient pour son plaisir et pour le plaisir de mon compagnon.

 

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Oui, lui aussi apprécie, m'aime ainsi, et sans me le demander, il est heureux de me voir remettre des talons, un joli collant avec une robe le soir. Nous rigolons des couples en tee-shirt, en pantalon de jogging, qui ne comprennent pas pourquoi ils ne s'aiment plus. Notre apparence physique n'est pas primordiale, mais juste entretenue. Ma féminité a changé, les jupes se sont rallongées, mais aussi elles restent courtes parfois, et puis nous aimons faire le shopping ensemble pour des tuniques de matières variées, laine, cachemire, soie, jersey, coton, unies ou imprimées. C'est une harmonie qui finie au bout de mes ongles toujours vernis, en toute saison.

 

Je ne suis pas une pupée barbie, mes rides sont là, mon corps est tonifié mais il vieillit, mais ma cambrure, ma taille fine rend mon corps heureux, mon état d'esprit fier d'être une jolie femme.

 

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Pour mon travail, pour éviter les jalousies des autres femmes, pour éviter les quolibets des mâles de cet entrepôt qui vend des outils et des matériaux, j'avais opté pour le pantalon. Et puis ce week-end, en lisant, je me suis retrouvé face à des témoignages, face à une société en régression, face à mes collègues. Et je dit "STOP", j'ai un corps, c'est le mien, respectez-le.

 

Je ne vais pas m'exhiber en culotte, rassurez-vous encore. Je vais mettre une simple robe, qui couvre mon collant, juste au dessus de mes genoux, et des talons, pas trop hauts. Une tenue féminine, simple, sobre, mais où mes jambes, dont je suis fière, se montreront, et surtout signerons une déclaration d'égalité et de féminité.

 

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Et à la première remarque, les mots vont voler dans leurs faces. Non, je ne suis pas en manque, non je ne suis pas une vendeuse de sa propre chair, non je ne suis pas sexy, oui j'ai un corps de femme, il m'appartient. Et je le paratge avec mon mari uniquement. Non, vous ne déciderez pas de ce que je dois mettre, ou montrer. Non je m'exhibe pas.

Gardez vos mots pour vos matchs de foot, pour vos soirées bière et beuverie, pour vos esprits rétrécis entre vous, messieurs. Nous sommes en 2012, le monde évolue, l'égalité devrait être déjà acquise, et la beauté, la liberté d'un corps, une simple politesse acquise de tous.

 

SLUTWALK PARIS 2012  manifestation 6 octobre 2012

www.facebook.com/events/360417664028323/

 

Nylonement

 


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Publié dans : #Féminité & Féminisme

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Il est sorti depuis une bonne semaine, et je l'ai gardé juste pour moi.

 

Ce numéro 10 de FEMME MAJUSCULE est un grand numéro, car jamais le contenu ne fût aussi dense, aussi bien écrit tant dans l'anlyse des situations que dans la pertinence des paroles échangées. C'est un magazine qui vous parle, de rondeurs, de féminité, de notre âge ou de celui de votre mère, de vos proches, de vérités souvent contournées ou maltraitées (avec cette superficialité propre à certains autres magazines féminins.) Les articles s'enchaînent, je l'ai lu en deux fois, relu deux autre fois, et puis je l'ai donné à une dame, une quinqua qui le lisait au-dessus de mon épaule. On en a parlé. Surprise ! Elle était absorbée comme moi par le sujet Accouchement sous X, surprise doublement qu'un homme lise, et promeut cette lecture.

 

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Oui les hommes aussi s'émeuvent de sensations et de savoir au-delà de la mécanique, et s'intéressent aux femmes pour mieux les comprendre, mieux les aimer (chuuut je vous vois rougir). 

 

Revenons à FEMME MAJUSCULE, il est super ce numéro avec une Marianne JAMES qui parle d'elle, de femme, de vie de femme, et toujours le ton des journalistes si justes.

 

MERCI à MURIEL ROOS , la rédactrice en chef, conceptrice, d'avoir fait ce challenge pour un magazine différent, vivant, dans son époque, avec des vraies femmes en photos, des vrais corps, des publicités rares mais ciblées, et un contenu aussi vrai que vos vies de femmes. 

 

Lisez-le, relisez-le, prêtez-le.

 

Personnellement depuis le début je l'achète deux fois, un pour moi, un pour les amies, et souvent il m'en reste aucun. Partagez ce magazine si vrai !

 

www.femmemajuscule.fr

 

NYLONEMENT 

article non sponsorisé

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Faut-il parler de la journée de la Femme, symboliquement et uniquement le 8 mars de chaque année ?

  

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Si je pose cette question, ici sur ce blog dédié aux féminités, écrit par un clavier aux doigts fantômes mais masculins, c’est pour rappeler deux éléments :

 

La Féminité existe en chacune d’entre vous, son aspect glamour qui est le plus souvent notre propos ici est certes léger mais je n’oublie jamais certains doutes, certaines luttes quotidiennes de vos vies de femmes. Mes portraits sont des clins d’œil, des morceaux de vie pour le susurrer, pour le dire, pour le crier aussi, surtout pour le positiver.

 

Le Féminisme est encore une bataille au XXIe siècle, il y a eu plus de progrès en 40 ans que durant les milliers d’années précédentes. Nonbostant que nous vivons avec ce passé, nous sommes dans notre époque, nous préparons demain. Il faut vivre ses libertés dès aujourd’hui, les obtenir maintenant. Les disparités sont encore trop nombreuses.

 

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Des lois disparaissent au profit des harceleurs souriants, des inégalités stagnent en bas de votre fiche de paie, face à vos maternités, face à tant de détails qui deviennent énormes dans la réalité de 2012.

 

Les médias, à part quelques exceptions comme CAUSETTE, et d’autres revues féministes (parfois privilégiant le militantisme et l’excès) rappellent qu’il y a encore des combats pour les femmes de France, pour les femmes du monde. Je ne voudrais en aucun cas stigmatiser les religions (vous savez que je ne crois qu’en un dieu nommé Bas Nylon ;-) mais uniquement rappeler que la vie est conçue pour une égalité entre les deux sexes, totalement et partout sur cette planète.

 

Mais encore en 2012, il faut lutter pour reconnaître des droits tant dans le travail , avec des managers trop masculins, malgré la présence de nombreuses diplômées bien réelles. Les déséquilibres stagnent, malgré des dizaines de lois, de comparaisons et d’études, sans lien avec une réalité, un quotidien parfois oppressant, aussi dans nos familles. Cassons ces routines, ces remarques, ces indélicatesses et autres grossièretés, ces insultes, cet irrespect partout.

 

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La caissière est une personne comme les autres, comme les mères au foyer, comme les mamans qui travaillent, comme toutes les femmes, elles ont droit au respect dans leurs échanges. Il y a tant de fissures qui mettront des années à être cachées, lissées, gommées, réparées pour le bien de tous.

 

Mais le réalisme voudra qu’une ou deux générations encore digèrent les avancées. Ne peut-on pas accélérer en expliquant dès aujourd’hui que l’exemple de « Pépé, dieu et maître » de sa famille est mort, à la maison comme au bureau !

 

Les jeunes générations feront la vaisselle, le repassage, l’éducation des enfants, les repas et autres variations ménagères en parfaite égalité, par habitude, comme une nouvelle routine plus équilibrée. Elles seront heureuses.

 

Seront-ils moins des hommes ?  non.

Ainsi les mains baladeuses, les commentaires douteux, les harcèlements divers, nés d’une routine et d’une soi-disante supériorité, s’effaceront. Je n'ai pas dit demain, mais le changement doit être opérer avec vos fils, vos filles aussi d'ailleurs, tout le monde doit se respecter, comprendre et lire en l'autre. Certes l'intolérance et les esprits limités par des dogmes ou des habitudes si faciles pour soumettre l'autre, tout cela sera difficile à réduire, sauf si ils deviennent minorité et surtout si ils voient les femmes et les hommes heureux.

 

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Je rêve, probablement, car je crois qu'il est possible de changer, je suis en marche pour ce processus.

Et pour finir sur une note positive, plus les hommes s’impliqueront dans cette démarche, dans cette nouvelle organisation de la vie, plus les femmes seront libres. Heureuses, elles pourront s’exprimer dans leurs passions, leurs arts, le glamour, et plus encore dans l’amour !

 

 

 

Nylonement

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Publié dans : #Féminité & Féminisme

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Elle avait perdu ses espoirs dans l’amour qui la fuyait chaque jour un peu plus. Son mari avait-il une maîtresse, ou travaillait-il trop. Certes les mondanités étaient un loisir chic pour des soirées entre brasseries parisiennes, dîner avec serveurs dans des appartements surplombant les capitales européennes, restaurants étoilés, mais tout ceci redevenait assez vite fade, dès le retour silencieux dans leur voiture, vers leur appartement.

 

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Il aimait la voir belle, il aimait lui dire, et lui glisser une invitation pour dépenser des folles sommes chez de grands couturiers. Mais même les front-rows ne l’amusaient plus. Elle voulait rire, se sentir aimer, se sentir désirer.

Plus encore elle avait envie de parler, de tout, de rien, d’autres choses que d’économie et de choix politiques, de mondialisation. Elle était riche d’argent, de mode, de bijoux, de relations mais pauvre de sensation, de caresses, de chaleur humaine.

 

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Elle attendait des bras, une odeur pour se serrer dedans.

 

Aujourd’hui elle avait pris le temps de se balader, de faire cette exposition, de croiser sur le net des mâles libres, un gigolo. Oui avec cet argent elle allait acheter un coin de vie, pour elle la quinqua en manque de reconnaissance, de sentiments, de chair. Elle ne savait où elle allait, elle commandait ce met comme un autre dans sa galerie de dépenses, elle avait cette liberté.

 

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Aujourd’hui aussi, elle avait décidé de devenir un peu plus femme, de porter des véritables bas nylon, ce symbole exquis d’une féminité à quelques centimètres sous son tailleur. Stricte, belle comme au premier jour, elle se surprenait, mais elle avait envie.

 

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Elle arrivait devant ce restaurant, elle avait décroisé ses jambes soyeuses, ses jarretelles bien tendues en sortant du taxi. Elle avait si faim de liberté.

 

 

Nylonement

 

Pour VOGUE Espagne

Fortement inspiré de « Belle de jour » avec Catherine Deneuve

Modèle : Eniko MIHALIK

Photographe : Vincent PETER

Styliste : Barbara Baumel

Coiffure : Perrine Rougemont

Maquillage : Gina Kane

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