Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Enfin du soleil, aujourd'hui encore un pays de rêve, un lieu de calme, et ce soleil, ses rayons en reflets sur les flots. Grande incertitude entre la mer ou un fleuve trop grand pour comprendre cett lagune, ce lac vivant en relation avec la mer.

 

Elle dormait, elle sommeillait, elle profitait du vide, des bruits autour d'elle, pour voyager dans cette ville, pour voyager aussi dans les livres. Et  au coin d'une rue, d'un escalier un peu abîmé, un appartement, des marbres au sol, sur les murs, des boiseries, des meubles anciens, des peintures, des sculptures. Tout était beau et comme figé dans le temps. Elle avait pris une pause, s'asseyant sur un banc patîné par les décennies. Lasse, sereine !

 

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Un porche de porte, du soleil encore, une robe pour sortir, pour aller à ce dîner non prévu, avec lui, avec eux, des amies, cet inconnu.

 

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Elle avait fait les boutiques, des vêtements, ceux de italiennes croisées ici, toujours élégantes, souvent en talons malgré les pavés, toujours en totale féminité. Jupe plissée son pêché mignon de ce printemps, une tendance en plusieurs couleurs dans sa valise, en transparence même, comme une invitation voilée à la sensualité. Pour elle, pour écrire son roman, son livre sur l'esthétisme, dans la ville du romantisme.

 

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Elle avait suivi les gondoles depuis les terrasses, ces lieux magnifiques, ici, entre ciel et flots, un flux incessant de vagues, de vaguelettes et parfois un if pointant vers le ciel, elle écrivait, alignait les mots, les sensations. Non pas une description de cette ville, mais de l'ambiance tendue et amoureuse, des jeux de dupes des sentiments et les allures des belles, des séductrices aux jambes effilées. Elles les voyaient aussi avec un collant brillant dans les derniers rayons de soleil, avec des petites robes noires pour le soir, pour la nuit. 

 

Bises de venise


Nylonement

 

Modèle : VIKTORIJA 

Photographe : SANTIAGO RUISENOR

pour le magazine ELLE MEXICO may 2012

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion

Diamnche dernier, vous aviez survolé  les excuses, les fausses excuses et quelques réalités du "NON". Aucun référendum, mais existe-il des raisons magiques de dire "OUI", pour sauver ce symbole de féminité, pour l'intégrer à votre mode.


Une femme moderne peut-elle porter des bas en 2012 ?


OUI, pour rappeler à votre grand-mère, à votre mère qui avaient leur carte MLF, que la nouvelle féministe est aussi féminine. Et elle sait jouer de cet accessoire de mode pour ses jambes, sans aucun avillissement mais par pur plaisir personnel. Elle porte des bas jarretières, plus communément appelés DimUp, cette petite révolution de la fin des années 80, devenus une liberté nouvelle.

 

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Publicité DIM

 

OUI, les magazines de mode en parlent, les mettent même en couverture de plusieurs années. Un accessoire tendance, qui habille la jambe avec le retour du néo-rétro, comme un clin d'oeil forcé à MADMEN. Oui elle devient, vous redevenez des belles en robe corolle, avec des chapeaux et des lunettes larges, alors vous adoptez des bas, justement élégant.

 

OUI, car il y a un large choix de DimUp accessibles directement dans votre supermarché, dans les boutiques de lingerie, sur internet. Un large panel de couleurs, de motifs ou de fine résille, mais plus classiquement du voile fin, discret avec un revers de dentelle, un revers souple pour habiller le troisème tiers de votre cuisse. Ils tiennent sur votre peau, sauf crémage excessif ou poudrage de vos gambettes, tout ce silicone adhérera sur vous, offrant des signe de féminité nouveau sous votre jupe, même sous vos pantalons.

 

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OUI, pour une raison plus simple, le confort. Elle a vécu des moments dignes des plus grands contorsionnistes du cirque de Monaco, dans des lieux exigus et parfois un peu sale, les toilettes. Gesticulations avec ce collant qui justement colle et enveloppe à merveille ses fesses, ses hanches, se coince, elle a souhaité un jour essayer autre chose. Finalement les bas sont une liberté nouvelle, un accès pratique pour les petites vessies féminines. ;-)

 

OUI, les bas sont d'un prix relativement similaires au collant, mais en achetant deux paires à la fois, elle peut croiser les bas non filés pour recréer une nouvelle paire. 

 

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OUI, elle adore surprendre son compagnon ou sa compagne, et cette fantaisie nouvelle aiguise l'imagination. Un monde glamour s'ouvre à eux, car ce symbole de finesse extrème parle à leurs yeux, enveloppe avec justesse les pieds, les mollets, une part des cuisses. Mais laisse libre après ce revers soyeux, ou en dentelle, la peau, l'étendue de pleine douceur de la chair, aperçue et convoitée, simplement suggérée. Une autre porte vers l'intimité, ou simplement une clef de votre féminité personnelle.

 

OUI, elle porte des bas en hiver, même si il gèle, sous son pantalon. Elle aime ce petit détail juste pour elle, non pas par coquetterie, mais simplement, elle est de cette génération qui a toujours acheté des DimUp. C'est sa routine, elle ne supporte pas ce collant, ce côté engoncé, cette enveloppe totale qui comprime son ventre, barre son bas-ventre. Elle ne veut pas de cette forme trop enveloppante, qui cisaille son corps en deux, elle aime tant respirer, libre sur ses hanches, avec ses jupes.

 

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OUI, pour faire un pied-de-nez à sa famille trop bien pensante, à sa mère encore coincée dans les mêmes couleurs, les opaques, des collants si moches. Elle s'amuse avec ces bas, elle rigole, elle joue de séduction avec ses jeunes copains, entre copines. Elle a dit "non" à un modèle d'éducation, de mode, avec ce petit changement qui finalement reste celui de sa lingerie, de sa fierté, d'une nouvelle liberté.

 

OUI, car elle est active. Elle vit entre réunions et activités sportives, et sa vie de famille. Elle court, elle saute dans son tailleur, court ou mi-long, si confortable avec une paire de bas qui valorise ses jambes, les sculptent. Elle aime le regard sur elle, sur ses talons hauts, sur cet accessoire si pratique. Parfois une fente sur le côté de sa robe montre cette pointe de féminité, un infinitésimale coin de dentelle, en croisant les jambes. Une paire de lunettes, un sac à main, elle croque la mode avec tout le côté pratique.

 

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OUI, en apercevant des bas si fins sur la commode d'une amie, en essayant, elle a adopté un serre-taille, un porte-jarretelle pour tendre ses bas si légers sur ces jambes. Des véritables bas nylon, vintage ou actuels, fabriqués par Cervin, cette seconde peau liquide qu'elle ressent comme un souffle de caresse sous sa robe. Elle a été saisie par la douceur, la fluidité, comme une crème de jour. Un bruissement, une routine vite apprise pour accrocher ses six jarretelles, jamais de souci. Elle est ainsi vêtue, quasiment chaque jour, un hommage à cette grand-mère si élégante qui en portait jusqu'à des derniers jours.

 

OUI, le bonheur de cette matière de luxe, ce bas nylon, si vaporeux, une brume matinale comme un parfum pour s'envelopper sans se contraindre, elle aime cela pour elle, en premier lieu. Ses deux coutures impeccablement verticales, ses petits plis qui attirent les yeux des autres, femmes et hommes, une signature de son glamour assumé partout où elle passe.

 

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OUI car le spectacle de Burlesque, le livre sur Dita von Teese ont confirmé que sa séduction, sa féminité, sa sensualité n'étaient pas arrêtés depuis la venue des derniers enfants. Ronde, changée, différente, plus âgée, certes, elle est encore femme, toujours plus femme, et sans s'effeuiller devant lui, sans comédie et autre barre de lap dance ou de verre géant rempli de cointreau, elle est celle qui fait battre le coeur, l'amour de sa moitié.

 

OUI, elle avait voulu satisfaire ses cinq sens, avec des touches de luxe. Le caviar, les vins les plus fins, des plus grands chefs, les opéras, les robes et les parfums. Et pourtant, ce jour-là, elle était rentrée dans une nouvelle dimension : ses yeux avaient découvert une transparence sans égal, un reflet délicatement satiné, un revers brillant, son toucher, ses mains mais l'intégralité de ses jambes et au-delà son corps avaient été envoûtés par ce liquide de soie, cette chaleur douce, ce contact unique, à chaque fois renouvelé, et puis pas après pas le bruit si particulier du frottement de nylon. L'apogée d'une dégustation de mode, au quotidien.

 

 

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copyrights misslegs.over-blog.com

 

OUI, pour lui ce soir, car il adore la finesse, son compagnon si respectueux, si gourmet, et parfois si gourmand de sa féminité. Elle l'a conquise avec des jambes et des mini-jupes, des collants alors. Mais le temps a fait rallonger les jupes, la maturité de ses tailleurs a été digeré par son âge, par son goût plus sûr dans la mode, et les bas sont apparus. Vainqueurs ! Une touche de lingerie en plus, elle adore, elle aussi, le surprendre en vairant les modèles, en devenant parfois, seulement quelques fois, une femme fatale. Un revers rouge, un voile noir, des talons hauts, Champagne !

 

Notre monde autorise les libertés de chacune, dans le respect d'autrui. Le Glamour n'est pas une obligation, mais une politesse pour soi-même. Partagez la, gardez la pour vous au choix !

 

Mais en 2012, changez maintenant, ou essayez au moins une fois des bas jarretières, des Dim Body Touch Up pour commencer.

 

Puis revenez nous demander conseil, pour une première fois dans un monde épicurien, soyeux et si intime, pour votre première paire de bas pour jarretelles. Ses premiers pas seront ceux de dimanche prochain,

 

Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Burlesque & Paillettes

Vous réclamiez du BURLESQUE en province, en voici : de plus en plus de troupes s'organisent pour s'effeuiller devant vos yeux ébahis par tant de féminité, de glamour.

 

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Et comme cet art scénique est un concentré de sensualité, de paillettes et de bonne humeur, mais aussi de féminisme libéré, vous irez ici pour défendre une bonne cause !

 

Samedi 26 mais 2012 

au théâtre FEMINA de Bordeaux

10 rue Grassi

 

Soirée caritative au profit des Femmes

atteintes du cancer

 

Spectacle avec les performeuses :

Cyd Sailor

Lolo Chantilly

Paris LaHaine

Lady Burn

Miss Show Show

 

VIP STAR : Miss Glitter Painkiller 

VIP STAR : Valentina Del Pearls

 

Présentation par : Miss Killeuse Soizo et Miss Kookie

 

 

 

Avec le soutien de Rose Magazine et l’Institut Bergonié, les artistes de Bordeaux Collectif Burlesque ont réalisé des stages d’effeuillage pilotes auprès de bordelaises en mars et avril 2012. L’objectif étant d’aider ces femmes concernées par le cancer à renouer avec leur féminité. Dans la continuité de leurs engagements, les artistes de Bordeaux Collectif Burlesque organisent ce spectacle d’effeuillage en reversant les fonds récoltés à l’association « Les 343 ».   Source beburlesque.com

 

Comment participer à la soirée ?
 Réservation obligatoire 
sur le site bcb.rosemagazine.info 
ou réservation : Keep a Breast, 23 rue Ruat à Bordeaux

du mardi au samedi de 11h à 19h

 
 Clôture des inscriptions le 23 mai 2012
Tarif : 8 euros la place  - reversé à l’association « Les 343 »

 

Nous avons déjà parlé plusieurs ici de ROSE MAGAZINE

www.rosemagazine.fr

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Combinaison de gouttes et de courbes ?

 

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Du vin, une dégustation de grands blancs, de rouges intenses ? non

Un exposition de sihouette de femmes, avec de la peinture ? non

Collection d'oeuvres d'art de verre de Murano ? non plus

 

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Juste un épisode coloré d'une étude toute personnelle d'un artiste photographe, Markus Reugels. Il a testé, il joue encore des mille et unes combinaisons de liquide, d'eau et autres substances pingmentées pour les propluser les unes contre les autres. Bilan, l'eau rebondit, jaillit, remonte avant de définitivement se mêler à sa cible. 

 

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Une goutte, deux gouttes, plusieurs gouttes ont un effet rebond sur une surface liquide, et ainsi naissent les effets les plus inattendus : couronnes, corolles, chapeaux, bulles, goutelettes multicolores. Une danse du micro-instant, si court que nos yeux ne peuvent attendre que l'assistance d'un appareil numérique ultra-rapide pour comprendre et découvrir le spectacle "liquid art".

 

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Alors jeu de gouttes, de courbes, symphonie de formes, voilà une futur fond d'écran unique pour vos portables. 

 

www.markusreugels.de

 

Bonne journée

Bises de vénitie

 

Profitez du soleil, et de quelques gouttes de grenadine dans un schweppes.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Juste un saut de puce, ce matin dans l'aéroport, une valise dans la main, son sac dans l'autre, un passeport et un billet pas trop loin, elle part pour Venise. Marre de ce printemps qui a vu plus d'escargots et de grenouilles que de fleurs, marre du parasol qui attend son heure dans le garage.

 

Enfin un moment pour sortir les robes corolles, des folies achetées sur un coup de tête, ces dernières semaines, à l'abri de la pluie, avec une vendeuse heureuse d'avoir des clientes qui pensent à l'été. Des couleurs, du dynamisme, du champagne rosé.

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Des chaussures, des talons, des escarpins, des foulards légers pour les cheveux, un vent chaud, avec le soleil, des lunettes de soleil, deux ou trois paires pour aller avec les tenues. Mais enfin pouvoir sortir pieds nus avec de fines brides, des talons hauts, un air de sensualité au goût de printemps. 
Cet après-midi, faire une sieste dans le jardinet de l'hôtel, un patio vers le ciel bleu. 

 

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Savourer ce soir, un ballade en vaporetto, sur les canaux, vers une île, vers les restaurants, habillée de dentelles, de voiles si fins que cela devient une seconde peau. Déguster l'Italie avec bonheur, ce pays des parfums, de l'énergie positive, de la création et de parfois de l'insouciance. Prendre le temps, jouer avec le temps, devenir adept du slow-food comme une philosophie épicurienne. Remettre des lunettes de soleil Rayban pour regarder l'horizon de la lagune, les reflets forts sur l'eau.

 

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Demain matin, après une soirée de rêve, penser à lui, à cette ville, à l'amour sans lui, à mes amies, à ces italiens si aimables, à ce printemps avec du soleil, ici, loin de Paris sous la grisaille. Vivre un moment doux, ce matin, avec le petit-déjeuner dans le jardin, encore des arbres et bientôt des visites dans la ville, sur les ponts, sur les quais, avec les clapotis de l'eau, les sourires des touristes tous amoureux.

 

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Bises de venise


Nylonement

 

Modèle : Annabella BARBER

Photographe : Jaclyn Adams

pour PLAZA KVINNA

 

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Des rangées, des banquettes, deux tables, d'autres duo de sièges dans ce tgv silencieux, départ 21h38 vers Grenoble. 

Je me glisse à ma place, vérifiant une dernière fois mon ticket, portant dans un magnifique épaulé-jeté digne d'un bon haltérophile, ma valise sur l'étagère de ce train. Douceur d'une gare en fin de journée, d'adieux humides pour les uns, de bises et de bouches collées pour d'autres, de dernières cigarettes pour les condamnés à l'abstinence qui va suivre durant trois heures, de business sans fin pour les addict au blacberry, la journée continue, sobrement en préparent son entrée dans la nuit.

 

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Je me câle, sans ordinateur volontairement, deux magazines de mode, autant d'économie, je lis, j'observe encore le quai. Ici et là, cela discute de vacances, de montagnes, d'études fatiguantes, ah non de la fatigue du week-end d'intégration sans sommeil, mais avec tant de musique, de folie, puis derrière moi, plus sérieux, des préparations de réunions, tout ce monde trouve sa place dans la rame.

 

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Calmement elles passent avec leur sac, leur pochette d'ordinateur et chacune une valisette business. Deux profils coincés dans cette allée peu large, un lieu uniforme vers des places réservées. Elles posent leurs affaires, se glissent devant moi. Deux féminités s'offrent à mes yeux, deux tailleurs noirs, la sobriété des consultantes ou des experts-comptables. L'habit ne fait pas le moine, du moins les nonnes, mais je prends volontiers les paris. Elles s'organisent, posant bouteilles d'eau à côté de leurs portables respectifs, de leur i-machine. Chacune son style. Jupe au genou avec une coupe de cheveux courtes, chatâins, un pantalon droit, très fluide, bien coupé pour la brune aux cheveux mi-longs. Deux vestes.

 

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Deux vestes noires, doucement cintrées sur leur corps, fermées avec des boutons modernes mais stricts. Elle se connectent à internet, l'une sort son rouge à lèvre rose poudré, une retouche avec son miroir. Pourquoi soudainement ce rappel féminin pour ses deux clônes d'un cabinet probablement dirigé par d'autres clônes masculins, avec le même costume noir ? Tristesse ou classicisme ?

Elles tapotent sur leur mobile, leur portable, je baisse les yeux vers mon magazine, et ainsi vers leurs talons. Une paire d'escarpins noirs vernies, de près de sept centimètres, ni trop petits, ni trop arrogant pour la plus petite des deux. Des bottines noires sur un collant semi-opaque impeccable, une fermeture moderne de quatre boutons argentés, peu communs, une rare excentricité dans cet uniforme. Le temps passe, je lis, je regarde les paysages, dans une pénombre naissante.

 

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Elles papotent, tapotent, échangent des mots "business", "planning", "budget", "analyse des fournisseurs", et le temps passe. Les mots changent "mode", "chemisier d'été", "coton", "printemps et dîner", "mariage" et "shopping". Elles ouvrent leurs vestes quasiment au même moment, la chaleur des saisons évoquées, le bien-être. Deux versions là encore, bien cachées sous ce noir omniprésent. Un top en coton chic, col en V, justement choisi, justement coupé pour se plaquer contre la gorge, un collier de perles, une tendance qui revient. L'autre femme le remarque, le commente. Elle touche les fines perles. La seconde se dévoile avec un chemisier en soie ultra souple, imprimé de pois ivoire sur un fond noir brillant. Réelle duo de beauté, une touche si féminine chacune avec leur matière. Un charmant duo de women in black.

 

J'aperçois une couture quand l'une d'elle se lève.

 

Je regarde la lumière rouge, j'oublies. Je dors.

 

Nylonement

 

Modèle : Amber ANDERSON

Photographe : Diego INDRACCOLO

pour le magazine SCHON

Styliste :  Kay KORSH

Coiffure : Peter LUX

Maquillage : Afton RADOJICIC



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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Aimer, il l'avait aimer, si fort !

 

Bien sûr, ils avaient été heureux, parfois fâchés, parfois en crise, en détresse, mais ils s'aimaient avec toutes les autres reflets de leur vie commune. La renconre au boulot, par hasard, comme ils auraient pû le faire durant des études assez parallèles. Une vie de jeune couple dans la ville, avec des restaurants, des soirées champagne sur le pont au dessus du fleuve, des lumières dans la nuit, ces petites robes, ses talons. Son talent à lui pour la surprendre, année après année, en s'aimant, avec des fleurs, des cadeaux, des petits plats, des silences et toujours des mots et des photos. Ils s'aimaient, ils avaient eu des enfants, partagés ces moments de lumières, de doutes, de famille, de joie.

 

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Ils s'aimaient encore quand elle a découvert que cette fatigue intérieure était un cancer.

 

Elle a été foudroyée par la force de ce mot, aussi intense qu'injuste, elle a sombré, elle a été recueillie par ses bras, lui qui soudainement a décidé de ne vivre que pour elle.

 

Follement, présent pour les examens, pour les avant-pendant-après chimio si forts, si fous, si douloureux, pour inviter les amis, force utile au lien social, pour aussi les annuler au dernier moment quand les larmes étaient trop fortes. Il lui a donné son coeur encore, ses bras toujours. Elle s'est consumée doucement. Il a pleuré sans lui montrer, devant son incapacité à la défendre contre cette gangrène intérieure. Il a lutté en silence, en apportant sa omniprésence, son épaule, en la prenant maintenant toute entière, petite bout de chair, entre le canapé et le lit. Elle n'était plus qu'une ombre, une vie floutée.

 

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Ils s'aimaient, et un soir, il lui a pris la main, là devant cet oreiller, cette femme qui n'avait pas changé à ses yeux, ce coeur qu'il avait aimé, cette tête si frêle, ses yeux qui ne croyaient plus à la vie. Il l'a aimé jusqu'au bout, de toutes ses larmes, de cette main décharnée, dévorée, froide dans sa paume. Jusqu'au dernier baiser !

 

 

 

N'oubliez jamais vos compagnes, vos proches, vos amies !

 

A tous ceux que cette maladie dévore,

en totale injustice,

en brisant l'amour.

 

 

Nylonement

 

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PS : Mesdames, ne refusez pas de passer une mammographie,

cela sauve des vies, celles des autres, la vôtre.

 

 

Modèle et Photos :

VJennifer MERENDINO  par Angelo MERENDINO

 

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