Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

nylon & mode

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Mode, #nylon 50-60, #nylon passion

Marilyn,

Eternelle Marilyn,

Marilyn Monroe, nous croyons toutes et tous l'avoir vu en petites tenues, mais dans la grande majorité des films, elle apparaît en robes ou jupes de son époque, voire même en pantalon. Certes parfois une bouche de métro souffle son air chaud sous sa robe blanche, mais ses jambes ne se montrent quasiment jamais avec des bas.

 

Elle joue de ses atouts féminins, de sa blondeur et de sa fausse candeur.

 

 

Marilyn Monroe by Ed Feingersh - 1955
Marilyn Monroe by Ed Feingersh - 1955
Marilyn Monroe by Ed Feingersh - 1955
Marilyn Monroe by Ed Feingersh - 1955
Marilyn Monroe by Ed Feingersh - 1955
Marilyn Monroe by Ed Feingersh - 1955
Marilyn Monroe by Ed Feingersh - 1955
Marilyn Monroe by Ed Feingersh - 1955
Marilyn Monroe by Ed Feingersh - 1955
Marilyn Monroe by Ed Feingersh - 1955
Marilyn Monroe by Ed Feingersh - 1955

Marilyn Monroe by Ed Feingersh - 1955

 

En fait, elle se découvre plus en début de carrière avec des photos de pinup pour des calendriers, avant même de s'appeler Marilyn. Puis elle se dénude dans une série jamais publiée de son vivant, et enfin on aperçoit malicieusement ses bas lors d'une séance d'habillage presque anodine.

 

 

 

Savourez la vie, vos rêves et la douceur de la réalité !

Nylonement

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Mode, #Féminité & Sensualité
Petite Robe Noire

Dans les draps de ce bel hôtel, les souvenirs d'hier soir sont encore très présents. Son parfum, sa présence invisible, je suis étendue, nue dans la chaleur douce de ce lit. Je vous laisse préjuger des volutes charnelles de ces dernières heures, je savoure tous ces instants mais plus encore la bulle d'émotions intenses partagées avec lui. Cet homme, cette rencontre alors que je ne croyais plus jamais voir battre mon coeur pour une autre personne. Veuve trop tôt, occupée entre mes deux enfants et les regrets des grands-parents, par mon travail et ce défi imprévu dans une vie amoureuse si heureuse. J'ai vécu vingt ans sans voir défiler les semaines et les mois. Avec un challenge professionnel, j'ai pu monter des projets dans toutes les régions de France, rencontrant des clients et des nombreux collègues. Mais jamais avec le moindre début d'émotions. Certes j'étais un peu fermée, idéalisant notre vie commune, ne pouvant envisager mon avenir sans lui. Mes enfants ont pourtant montrer un nouvel avenir, en grandissant, en devenant adultes et eux-mêmes amoureux, en fondant des couples, ils ont insisté pour me voir de nouveau amoureuse.

 

Mais rien ne se passait. En rigolant avec des amies, seules après leurs divorces, nous avions parier sur nos profils créés un soir sur des sites de rencontres. Que de déceptions et de mauvais délires de mâles en rut. J'avais oublié tout cela, ne croyant qu'en l'humain, les jeux du hasard lors de mes sorties avec des amis, lors de balades, expositions et voyages avec diverses associations dont j'étais membre. Rien toutefois durant des années. Et puis un soir, un cocktail pour promouvoir des produits, j'ai conclu la présentation en invitant l'assistance à venir partager du champagne. Des clients et des revendeurs, un milieu pro plutôt masculin, lui timide, du moins discret pour poser une question en m'apportant une flûte. Un regard et surtout au final, un dîner partagé avec d'autres collaborateurs dans un restaurant local. Malgré l'heure tardive, c'était un imprévu, une demande particulière alors que les horaires classiques étaient plutôt à la fermeture, et lui, tel un prince charmant (surtout un ami du patron) pour satisfaire mon envie. Nous en avons ri. Je l'ai remercié de cette initiative.

 

 

for pictures : Copyrights Christa MEOLA Photography

for pictures : Copyrights Christa MEOLA Photography

Petite Robe Noire

 

Je suis repassée plusieurs semaines après pour un autre salon, il est venu. Je l'avais invité tout spécialement, mais cette fois, nous avons dîné en tête à tête pour parler affaire, en oubliant vite les produits et les dates de livraison. Sans chercher à comprendre, sans rien freiner, j'ai senti une boule en moi, cette explosion de bonheur si longtemps bloqué. Nous avons parlé, encore et encore, longuement dans le bar lounge de cet hôtel. Tard, nous nous sommes quittés au petit matin, en nous dévoilant un peu plus. En découvrant tant de points communs et de désirs d'avenir similaires. Tout cela a continué sagement, mais en redonnant vie à la femme que j'avais été, négligeant la séduction derrière une féminité plutôt classique, limite triste et froide. Avec ma fille, j'ai pris plaisir à racheter des petites robes noires, des escarpins à brides et des accessoires féminins. Et même des bas nylon avec coutures, la signature de la volupté pour mes si jolies jambes. Pour ses mains dessus.

 

J'entends la douche, il sort, son parfum le devance. Un rêve éveillé !

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Mode, #Nylon 50-60, #Nylon Passion, #Ordre de la JARRETELLE

 

 

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Bas Dimanche, une garantie 3 mois, et même un remplacement ...

et de bons conseils pratique pour l'entretien

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Une idée, une folle idée de partage et de voyage dans le temps, avec les bas vintage, tous ceux que vous trouvez dans les brocantes, dans les greniers et surtout dans les armoires oubliées de nos mères, grands-mères voire arrière-grands-mères. Depuis près de dix ans (déjà), une folle envie de collecter des photos uniquement de vos bas et de vos pochettes de bas vintage, comme un acte pour l'"histoire de la Mode et de la Féminité. Un acte fédérateur, non pas centralisateur, mais totalement participatif pour que chacun et chacune puissent nourrir le musée virtuel des bas nylon.

 

Notre cible : les bas nylon, en premier lieu les véritables bas nylon diminués à coutures, ceux nés dans les années 40 et 50, mais aussi par esprit d'puverture, les bas nylon des années 60, voire 70 ou 80 ou 90. Les matières s'éloignent alors du véritable nylon cristal, si fin, si ultra-doux, si crissant et si peu étirable, vers des fils plus souples, plus aptes à envelopper vos jambes jusqu'aux cuisses.

 

Depuis le début de ce blog, de nombreuses marques, inconnues ou connues, françaises ou internationales, ont défilé sur ces pages, continuons ensemble. Aujourd'hui les photos sont un mélange de clichés du net, de photos personnelles de nos centaines de paires "sagement amassées" (une sagesse relative et compulsionnelle parfois face à des pépites soit rares ou souvent peu connues), mais aussi des photos envoyées par vous, lectrices et lecteurs fidèles. Car vous aussi vous savez dénicher des merveilles de nylon fin, des pochettes anciennes, des marques encore non recensées dans notre référentiel. MERCI à vous toutes et tous pour ce partage, collectionneurs et souvent nylon-addicts, porteuses de bas nylon à couture et autres passionnés de glamour. MERCI !

Un voyage dans la nostalgie et surtout dans la douceur sublimant les jambes.

 

Les Bas Dimanche, nés dans les années 50, devenus ensuite Dim.

 

A l'origine, un ingénieur Bernard Gilbertsein, passionné de filage mais plus encore de tissage dans la région de Troyes. Il fonde la société BéGy, qui tricote des bas avec du nylon dès 1953, avec le lancement du Bas Dimanche en 1958. L'innovation est toujours présente, avec le lancement des premiers bas sans couture (oui alors cette ligne verticale élégante, était contraignante car souvent elle tournait). Mais ainsi c'est aussi le passage à des matières plus souples, tricotées avec des fils proches du futur lycra, des variantes vers ce que nous appelerons les bas mousse aussi, puis dès 1969 vers les collants. La marque Dimanche deviendra Dim à l'initiative du roi de la publiclité moderne, le patron de Publicis, dès 1962.

Dim aura toujours été innovant soit avec la technique comme dans les années 80 avec le lancement des DimUp, mais surtout des campagnes publicitaires et un marketing dans l'air du temps. Et une petite musique de quelques notes, que chacun et chacune peu siffloter.

 

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Les Bas DIM vendus à l'unité

 

 

 

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les Bas Dimanche pour une maman, un cadeau ...

 

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Le Dim'secours, un troisième bas pour compléter la paire !

 

 

Publicité Bas Dimanche Dim'secours 1962

 

 

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Objet publicitaire Bas Dimanche sans couture

Merci à ce blog pour les informations vintage 

sur le secteur bonneterie :

oeil-americain2.blogspot.fr/2014/06/bas-dimanche-devient-dim

 

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Nylon & Mode

 

Une nouvelle semaine, avec cette fraîcheur du petit matin de septembre, un coup de vent en sortant pour aller vers le métro, ma robe ne suffit plus, un petit trench est bienvenu. J'ai suivi le chemin habituel, quatre feux tricolores, des gens pressés, des conducteurs toujours prêts à nous écraser un oeil sur leur route, un autre sur leur mobile. Je marche, je me faufile sur le trottoir, mon pass, des bips, un escalier et l'attente. Mon esprit est ailleurs, je me plonge dans un nouveau livre, chaque semaine, je voyage ailleurs, dans tous les styles en oubliant ma place assise dans les transports. Je m'évade sur une plage, dans un lieu indéfini, avec une terrasse en bois, des poissons grillés, deux amoureux en devenir. Leur romance commence, je suis leurs pas, je m'arrête sous le porche de mon immeuble de bureaux. La suite, toute à l'heure. 

 

Réunion commerciale du lundi matin, des chiffres, des constats, des projets perdus, un peu de pression, des conseils entre collègues, une formation prévue en octobre, des objectifs à atteindre, nous suivons les vagues d'informations positives et parfois plus corrosives. Un troisième café, direction les écrans, le téléphone, les rendez-vous pour les prochaines semaines, le tourbillon s'active, sous les premiers rayons du soleil qui lèchent les vitres. Dehors, des arbres dont les feuilles perdent leurs teintes vertes, virent au jaune, au roux et même au rouge. avant de craquer, virevolter et tomber sur le trottoir. 

 

Une longue journée en marquant de rares pauses pour partager un verre d'eau avec un zeste de citron, je m'égare dans le ciel sans un nuage. Je prends à peine le temps de déjeuner, une salade de riz, quelques rondelles de concombre, des tomates cerises et des olives noires, une volée de ciboulette fraîchement coupée ce matin sur mon balcon. Des réunions, des coups de fils et un rendez-vous à l'autre bout de la ville.

 

 

Champagne bar

 

Métro, escaliers, je marche vers mes clients, une rapide présentation, un débat animé pas sur les prix mais plutôt sur l'agenda contraignant, sur les délais à tenir absolument. Une signature possible avant la fin de semaine, après la confirmation auprès de mon équipe technique et en fonction de leurs disponibilités. Je sors, je suis le trottoir sous le soleil doux de fin d'été. Quelques boutiques de mode, de belles robes, une écharpe tentante, un magasin bio, un de plus, une boulangerie libérant des parfums de gourmandise, je file plus loin. Une vitrine, des bouteilles, des vins corses, une palette entre vins blancs et rosés, des petits conseils de consommation, avec un plat proposé sur une petite ardoise, j'aime le concept. 

 

Et là dans un coin, des capsules, des bouchons, un seau et des flacons de champagne.

 

Je suis rentrée encore plus vite. Je lui ai envoyé un sms après une douche rapide. Un long moment de maquillage, de brossage de mes cheveux, j'ai enfilé de beaux desous, plus séduction que confort, le tout sous ma robe rouge, mon dernier coup de coeur de cet été. Ce soir, je le retrouve au Champagne Bar. Pour le plaisir !

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Mode, #Nylon 2000..., #Regards sur la mode

 

Après une longue nuit de sommeil, une glissade profonde dans le moelleux de mon oreiller, avec les mots encore présents de cette lecture d'hier soir, j'avais choisi de croquer ce beau dimanche. Le soleil piquait de sa chaleur de fin d'été derrière les persiennes. Je les ai ouverts doucement, largement sur ce jardin calme. L'herbe jaunie par les récentes semaines d'une saison trop sèche, mais heureusement les arbres avec leurs feuillages verts, les touches de couleur des fleurs en pot, les parfums s'offraient à moi. Une belle énergie extérieure croisant ma volonté d'être du jour. Sereine au réveil, emportée par les dernières semaines peut-être, par cette présence invisible, je pensais à lui, cet homme, cet inconnu encore. Mais enfin rencontré dans une réalité que j'avais eu tant de mal à accepter. 

Le virtuel, les mots, les échanges, les messages, l'attente des réseaux sociaux, mes vacances, ses vacances, les autres demandes, les profils tentants face à son silence. Mes doutes sur ma capacité de trentenaire à être une autre femme, pas uniquement une célibataire bien seule. Les copains, les copines surtout, les épouses apparemment heureuses, les jeunes mères, les mères, les petites familles, tout cela me sautaient aux yeux depuis début juin. Les collègues d'abord en parlant des préparatifs, des maisons un peu plus grandes pour partager avec les autres copines, aussi en couple, aussi avec des jeunes enfants. Puis le flux et le reflux des mois de juillet d'août, mon refus de partir encore avec les amis. Un aveu de mon statut de célibataire, un aveu fort de ne plus avoir envie de garder parfois les mômes pendant que leurs parents faisaient la sieste, de les suivre dans les agendas entre courses,babillages de plage, obligations de goûters et autres siestes d'enfants. Cette foi, non, j'avais d'autres envies.

 

Lire, traîner au lit, me balader dans la montagne, à moins que cela ne soit dans l'arrière pays normand, à vélo entre les haies du bocage, flâner au marché. Grappiller des spécialités locales en discutant avec les producteurs locaux, les jeunes écolos inspirés, les vieux paysans passionnés, je voulais tout goûter, je voulais vivre cela. Uniquement cela.

 

Faux-semblant

 

Avec lui, celui qui avait su trouver des mots, les premiers, si difficiles au milieu des nombreux profils, ces mots qui m'ont donné envie ce soir-là de parler, pardon d'échanger des centaines de messages. Un début souriant et puis mes doutes sont revenus, ma capacité à ne plus croire en moi, encore moins en lui, en eux tous, ces hommes qui me croisent sans me voir. J'étais devenue une trentenaire invisible sauf quand j'étais la super copine. Drôle, gourmande, passionnée par tant de sujets, capables de parler de littérature ou de bons vins avec la même ivresse. Simplement souriante, toujours pétillante, comme les flûtes de champagne que chacun venait faire trinquer avec moi. Oui mais seule dans mon vtc au retour, seule les soirs de semaine, seule parfois les week-ends. Seule. J'avais aimé un temps cette liberté de temps et d'espace mais la solitude n'arrange que les ermites en quête de foi. Les autres s'ennuient, pire pleurent face à ce vide. Je ne voulais plus de cette prison, même dans un petit appartement cocon si agréablement rénové suivant mes goûts. Je voulais être surprise.

Et je l'ai été par cette homme, là derrière son clavier, derrière mes photos. Derrière moi ce soir-là, arrivant dans ce petit restaurant anodin, souriant et déposant un petit bouquet de pâquerettes, pour ne "pas trop en faire" pour une première fois, j'avais ri de ce geste si inattendu, si mignon. Une petite fleur qu'il savait mettre pour ponctuer ces messages sur le net. Clin d'oeil, et tant d'autres durant cette soirée bien réelle. Evidemment nous étions enfin arrivés là, dans une réalité cruelle, ce grand saut, non pas pour être définitivement amoureux, avec mariage et dragées. Juste le fait de franchir le pont d'un monde anonyme, menteur parfois, arrangeant souvent, froid même lovée sous ma couette, avec mon clavier pour lui répondre, vers le monde vrai, chaud comme sa main sur mon épaule.

 

Tant d'autres messages après cette soirée, de rires, de complicité. Un début sans effusion, mais de réelles émotions, alors depuis, nos vacances croisées, déjà organisées, nous avaient éloignés. J'attendais ses emails, ses sms tout simplement. Ce dimanche avait été si court pour m'occuper à écrire mon roman, pour déjeuner d'une salade dans le jardin, pour croquer du raisin directement sur la vigne. Ce dimanche avait été si long, pour me préparer en hésitant sur la robe, sur sa longueur, sur sa couleur, pour être belle. Non pour le voir, mais pour reprendre possession de mon corps, de ma féminité. Dessous et dentelles, robe d'été, je suis moi pour affronter cette fin d'été. Sur mon canapé, je lis une belle histoire d'amour. Uniquement cela.

 

Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode, #Nylon Passion, #Nylon & Mode

 

Une longue file d'attente, le lieu est un peu prisé, ce musée est comme une malle magique, celle que l'on ouvre sans savoir quelles merveilles seront présentes. Alors devant cette porte, elles rêvent toutes de mode. Patience, mon regard, après avoir découpé en tranches les fleurs et les arbustes, les arbres et les petits oiseaux, revient sur la file d'attente.

 

Quelques hommes, beaucoup de femmes, de tous âges. Un duo de vieilles dames, l'une s'appuie sur une canne, je les écoute, elles parlent des glaces qu'elles viennent de déguster sous la tonnelle du jardin. Elles s'amusent de leur gourmandise, un secret pour leur médecin, pour leur famille, un moment gourmand comme des enfants avec les doigts dans la confiture. Elles savourent cet instant frondeur de pur plaisir. Une petite famille devant moi, une mère dans une tenue vegan, un pantalon improbable en toile de parachute colorée, un top indy-bohème avec des pendeloques de perles de bois, et des tongs pur plastique. La copie conforme pour ses deux filles, le pétrole comme seule matière inerte pour s'habiller. Derrière moi, des touristes en shorts et tee-shirts débraillés, il fait un peu chaud, les vacances encouragent les libertés vestimentaires les plus diverses. Dans un temple de la mode, tout cela est bien éclectique. Deux dames discutent plus loin, plus chics, un simple pantalon baguette noir avec un chemisier rose pâle en soie, sobre et élégante, son amie porte une robe aux motifs bleu et blanc. Un soupçon de corolle, un clin d'oeil aux années 50. Le bruit des vagues revient vers nous, la marée monte au pied de la falaise. Nous attendons toujours.

 

 

Ressentir

 

Des paroles distillées par le brouhaha de cette file, m'étonnent. Certaines découvrent que Christian Dior, couturier international soit mort sans avoir reçu l'information sur twitter ou instagram. Une autre rigole de cette découverte, la dernière conclut enfin en trouvant l'année de décès "mais qui fait la mode depuis ?". Profonde interrogation emmêlée dans un vide culturel, un néant partagé à plusieurs. Mais où va leur curiosité ? Pourquoi sont-ils ici ? Par hasard ou croyant voir le propriétaire venant leur serrer la main dans sa maison rose, dans son jardin fleuri de milles roses ?

Je plonge mon regard ailleurs, oubliant ce groupe, une troupe de seniors dissertant sur la qualité des créations de haute-couture, elles-mêmes assez féminines, chacune dans une robe imprimée sur un tissu léger d'été. Elles viennent pour lui rendre hommage, en souvenir des premières robes copiées dans les années 50, sur des tissus plus simples, des souvenirs de coutures, de soirées pour être la plus belle pour aller danser. Des rires, de beaux moments reviennent en évoquant les sacs à main, les gants et les chapeaux. Accessoires, elles regrettent cette disparition, mais rigolent aussi des chaussures, une passion commune. D'ailleurs, l'une d'elles guident les autres vers une jeune femme brune. Seule dans la file, sobrement élégante avec sa jupe crayon bleu marine, sa marinière de coton blanc et corail, ses cheveux tirés tenus par une barrette laquée. Une sac à dos en cuir gris, mais surtout des talons hauts. Impeccables pour renforcer son allure.

 

La porte s'ouvre, la file avance au gré des sorties, pour ne pas avoir trop de monde entassé durant la visite. Elle grimpe les quelques marches, son élégance captive tous les regards. A moins que ne soit ce détail, des coutures au dos de ses jambes, ce voile transparent. 

 

Ce simple bonus d'élégance.

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon & Mode, #Nylon & Lingerie
Jarretelles ou jarretières

 

Jarretelles ou jarretières, force est de constater que la confusion existe encore aujourd'hui.

 

Méconnaissance d'une part, car ces détails de mode datent d'un temps que les moins de vingt, pardon de trente, pardon bis de quarante ans ne peuvent pas connaître. Mais aussi confusion car régulièrement je lis ici et là, sur des blogs récents, plus souvent dans des magazines de mode actuelle, des articles où l'un prend remplace l'autre dans un flou total. Tout autant que lorsque les mêmes journalistes-stylistes-experts de mode font la confusion entre bas et collants, entre corset et guêpière, entre tanga et string.

La lingerie, la mode de l'intime mérite mieux pour vous faire rêver, pour vous donner l'envie peut-être de franchir le pas vers votre premier porte-jarretelles.

 

La jarretière est une bande de tissu, un cercle porté horizontalement, généralement doublée d'une bande élastique, faisant le tour de la cuisse. Il comprime sans oppresser afin de tenir le revers du bas en bonne place. Elles furent inventées entre le moyen-âge et la renaissance, améliorées au gré des décennies, pour tenir d'abord les bas de coton, puis de soie des hommes, ensuite des femmes. Elles étaient parfois décorées de fil d'or, d'argent et même de pierres précieuses,. L'on disait que chacune avait un langage pour préciser la disponibilité sensuelle de la personne qui la laissait voir. Mais au final,en arrivant vers le XIXe et début du XXe siècle, elles servaient à tenir les bas.

 

Bas tenus par des jarretières

Bas tenus par des jarretières

 

La jarretelle est une bande élastique qui soutient le bas nylon par son revers. L'inventeur officiel serait Férréol Dedieu pour le porte-jarretelles, avec une simple ceinture à peine améliorée autour des hanches, ajoutant quatre jarretelles pour aller vers les bas. Avant il y avait eu de nombreuses esquisses et modèles, avec des bandes de tissu  dotées de boutons où se glissait la boutonnière du bas de coton. Il y a eu aussi les bandelettes ou rubans de tissu, (pas encore élastiques, le lastex ou latex s'intégrera plus tard) sur-mesure, attachant le corset aux bas. Forcément suivant la position du corps, la tension variait fortement si vous étiez assise ou debout. La jarretelle a donc évolué, en se combinant avec des corsets plus souples, avec des guêpières dans un esprit lingerie plus sensuel, avec des serre-tailles plus larges que les porte-jarretelles. Les années 50-60 ont proposé des centaines de modèles avec un autre variante, très connue à l'époque, la gainette enveloppant les hanches et le haut des cuisses. Mais c'est Chantal Thomass qui a remis les jarretelles au goût du jour dans les années 90, avec une lingerie froufroutante siglée volupté. Dernier détail, la jarretelle actuelle possède à son extrémité basse une attache (métal ou plastique, préférer la première) où se glisse et se coince le bas sous un bouton-champignon de latex. Aujourd'hui vous retrouverez des modèles vintage en brocante, mais aussi des modèles délicieux chez de nombreuses marques de lingerie classique (Lise Charmel, Aubade, Chantal Thomass, ...) ou des marques de lingerie néo-rétro (What katie Did, Kiss Me Deadly, Dita Von Teese lingerie, Cervin, Secrets in Lace, ...) avec quatre, six, huit voire dix, douze jarretelles. A associer avec de véritables bas nylon, avec ou sans couture.

 

 

Bas tendus par des jarretelles
Bas tendus par des jarretelles
Bas tendus par des jarretelles
Bas tendus par des jarretelles
Bas tendus par des jarretelles
Bas tendus par des jarretelles

Bas tendus par des jarretelles

 

Ah oui, j'oubliais la confusion !

Il est courant de parler de bas jarretières. Autrement dit de bas qui tiennent seuls sur la cuisse grâce à des fines bandes de silicone sous leurs revers. Comme les Dim Up mais aussi sous les appellations internationales comme stay-up ou hold-up. Or ces bas n'ont pas de jarretières, du moins dans la première définition ci-dessus, mais effectivement ils tiennent seuls sur les jambes. Par ailleurs, ils semblent bons de rappeler que le croisement "jarretelles" et "bas jarretières" ,trop souvent vu sur les photos de magazines de mode, dans des films aussi, n'est pas pratique. La simple cause est que l'attache de la jarretelle est faite pour recevoir la fine épaisseur d'une revers soyeux de bas nylon, mais pas les millimètres gluants du silicone.

Nombreuses sont les femmes qui ont voulu faire ce croisement, nombreuses sont celles qui ont lutté contre les attaches devenues rebelles soudainement, refusant de tenir, nombreuses sont donc celles qui ont banni les bas nylon pour cette raison. Et pourtant la bonne symbiose est celle de plusieurs jarretelles aux attaches en métal, où se glissent naturellement la finesse et la souplesse des revers d'une paire de bas nylon. Avec au final une légère tension poursuivre vos pas, vos mouvements, votre mode, en toute discrétion, en toute féminité !

 

 

Nylonement

 

 

 

Jarretelles ou jarretières

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