Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Le regard, leurs regards, votre regard et puis le mien, oui, mon regard sur vous, les Femmes, la Femme.

 

Je ne regarde que des lignes , que des courbes, des volumes, des parties anatomiques, des méandres avec des ombres, des matières avec des creux, des rondeurs et des tenues moulantes, avec des vêtements souples qui flottent dans les trois dimensions de notre espace de vie. Artificiel n'est définitivement pas le mot pour modéliser vos mouvements. Mes yeux suivent ce vent léger qui tourbillonne autour de vous, de dos, de face dans vos déplacements, en vous apercevant, en vous imaginant, en vous croisant, en étant assis près de vous. Je suis aussi parfois l'oeil du miroir, celui de vos yeux, ou de votre conscience, de vos rêves mais jamais je ne juge, je ne toise votre corps, je suis plutôt un contemplatif évaporé.

 

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Parfois je me pose sur un angle de vue, une contre-plongée, sur un supplément d'imagination, sur un voile de parfum, sans vous voir. Oui, je rêve, oui je rêve les yeux ouverts pour prolonger ces instants avec vous, devant moi, ou déjà derrière moi. Je vous suis, je deviens ce vent frais de printemps, qui passe et disparaît.


 

Mais je déguste en esthète gourmet, oui parfois je dévore cette gourmandise, votre délicatesse avec à chaque fois sa saveur, cette touche qui fait de vous, votre féminité uniqueMais je ne vous perçois jamais de la même façon, je suis léger, invisible et proche de vous, alors aujourd'hui je me pose sur votre épaule, pour votre coiffure.

 

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Une coupe de cheveux est une carte de visite pour votre humeur du moment, pour l'amoureuse qui veut plaire, pour l'executive woman qui doit s'imposer, pour la maman qui doit courir entre boulot et enfants, pour vous, un peu pour lui. Un accessoire de votre style de vie, un bijou qui vous appartient et qui parle pour vous. Vous êtes une personne avec votre coiffure, dès le matin en vous coiffant, en brossant vos longs cheveux, ou en fixant votre courte coupe garçonne. 

 

 

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Brune, blonde, rousse et en mélange entre tout cela, en vrai ou en jeu de couleurs artificielles, et même grise, un peu blanche avec votre âge. Votre toison d'or, votre crinière est une identité pour vous, la vôtre en propre, soit pour disparaître, sans style, soit pour exister fièrement, avec beaucoup de style. Vous donnez une clé pour votre caractère, un chemin pour vous comprendre, et pour exister dans le regard des autres, après le vôtre dans le miroir.

Coiffure sage, un beau carré long ou un carré plongeant très mode, ne souffrant aucune incartade, ou une chevelure en souplesse, faussement décoiffé, mais réellement agencée. Vous êtes fière de vous, des coups d'oeil de vos collègues, de vos proches, de leurs approches, amies et copines, compliments et ragots, mais aussi pour eux, maris et amants, piétons inconnus, regards et têtes qui se tournent vers vous dans la rue.


 

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J'apprécie toujours la légereté de votre coiffure, celui de cette mèche, du geste de votre main, celle-ci libre du sac à main. Elle montera doucement vers votre visage, négligemment vous soulèverez la mèche rebelle, enfoncerez vos doigts pour redonner un mouvement, conquérante, heureuse de retrouver votre féminité,tout simplement. 

 

Et celui-ci me plaît tant par cette force tranquille, un peu de vous devant votre miroir du matin, un peu de vous séductrice, un peu de vous pressée, un peu de tout cela, dans un geste aussi léger que le vent qui venait de passer autour de vous.


C'est beau, c'est caricatural parfois si vous le valez bien, mais c'est élégant, cela vous donne une allure, votre style. Naturelle et éparpillée, stricte et impeccable, jeune ou plus âgée, avec tenue, ou libre dans le vent, coquette et pointilleusement laquée, en totale souplesse mais sortant du coiffeur, toujours vous êtes vous-mêmes !

 

 

 

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Je reviendrai bientôt me poser,

ailleurs sur votre silhouette de femme,

sur votre attitude, sur votre féminité

pour la voir briller de ses subtiles étincelles.

 

 

 

Chaque vendredi, découvrez une nouvelle étincelle.

 

 

 

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Ma couleur de peau a toujours été un jeu, une relation cruelle avec les autres, dans un monde soit-disant ouvert, dans une époque qui se définit comme moderne. Je suis née d'une mère martiniquaise, d'une père breton, avec un prénom bien français, Marie. J'ai vécu dans un milieu presque bourgeois avec des penchants catholiques, des études chez les soeurs, la messe chaque dimanche, des amies qui m'appréciaient mais parfois redécouvraient ma peau non-blanche.

 

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Et puis l'adolescence, des parents adorables, mon corps de femme qui me fait dépasser les autres d'une tête. Je deviens une grande jeune fille, mes seins poussent et prennent très vite un galbe qui attire les yeux des garçons, des hommes. Je deviens une jeune femme, avec des cheveux un peu rebelles, des yeux félins, et un esprit mêlé de mon éducation sage et de mes hormones en furie. Je ris, je pleure, je rugis depuis ma naissance fin juillet.

 

Ici et là, je griffe, je me débats dans ce corps, je fais des études brillantes d'architecture, puis de design, je dessine et je signe mes créations. Je plais, elles plaisent. 

 

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Je marche naturellement avec cette allure, ce port de tête si altier, je charme les hommes, mon maquillage, ses teintes de soleil sur ma peau reflète leurs désirs, mais aussi celui des femmes à mon égard. Je souris de tout. Je vis dans un monde qui évolue mais qui reste raciste, malgré mes origines, malgré que je soit totalement française. Tout l'atmosphère, ma vie est facile, mais je suis égratignée par des remarques, doublement car je n'arrive pas à comprendre ma différence, d'ailleurs quelle différence ?

 

Heureusement l'amour, les instants de bonheur sont là chaque jour, je resplendis, je pose pour une série de mode, pour une jeune créatrice, une amie.

 

Métisse, je dévore de mes projets, les moments de cette société aveugle, j'ouvre de ma lumière leurs regards, de mon intelligence, je passe au-dessus des barrières. J'ouvre des portes pour mes enfants.

 

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Nylonement

 

Modèle : Joan SMALLS

pour VOGUE Russie Avril 2013

Photographe : Richard BUSh

Styliste : Sarah RICHARDSON

Coiffure : Franco GOBBI

Maquillage : Mathias Van HOOFF

Manucure : Julie KANDALEC

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Un titre qui fera sourire les plus fidèles de mes lectrices, car dès 2010, j'avais décidé de présenter un bouquet pétillant d'étincelles qui accompagnent votre silhouette de mode, de femme au quotidien. 

 

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Le temps a fait évoluer ce blog, partant des bas nylon, de la sensualité vers plus de mode, de portraits de femme, plus de douceurs aussi. Mais il a aussi cela de positif, car je suis revenu en arrière, j'ai relu, et tout cela a mûri à nouveau, comme un printemps des mots, une nouvelle version.

Inspirés de mes premiers mots, remis en images avec de nouveaux clichés, mais toujours présents, ces nouveaux articles seront un nouveau défilé de ces petits détails qui vous composent, vous illuminent, vous renforcent dans vos sourires.

 

Encore un peu de patience, vous aurez la 1e ETINCELLE de FEMINITE vendredi prochain, et une nouvelle chaque vendredi suivant.

 

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Vous pourrez briller autour de votre Coiffure, de votre Regard, de vos Lèvres, de vos Mains, de vos Seins, de vos Jambes, autant de thèmes de mise en beauté de votre féminité. A vendredi !

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Déjà l'oublier, cette personne que j'avais aimé, de ma jeunesse, de ma naïveté, de ma vie et de mon coeur d'une époque qui reste maintenant derrière moi. Certes nous avions vieilli, entre les enfants, la maison, les boulots, la crise et tant de virages contrôlés, de dérapages plus ou moins négociés, nous n'avions plus rien à nous dire. Il était parti, je l'avais quitté.

 

Une situation difficile à gérer, une décision lourde à prendre malgré des enfants partis depuis longtemps, vivant leurs propres vies, leurs propres mariages, mais sans attachement, j'avais dû me battre avec moi-même pour défendre mon choix.

 

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Comment rayer une situation matérielle, une vie et tant de souvenirs, juste en quelques phrases, juste comme cela ? Il fallait construire demain, et finalement peser le pour et le contre. Comme tant d'autres amies avant moi, et déjà je n'avais pas su trouver les mots pour les aider, alors pour moi. J'avais envie de liberté, de nouveaux espaces pour respirer, de continuer mon travail, surtout les nouveaux défis actuels. J'aimais cela, j'étais encore si active. 

 

Mon corps avait changé, les kilos s'étaient installé, une négligence, des hormones et puis le poids de la vie, d'un amour mort sur le canapé, sans sentiment, sans envie, sans rien d'ailleurs. Maintenant j'avais envie de vivre, de réagir, de savourer tous les instants. Lire, manger, rire, partager avec mes collègues, me faire belle, prendre soin de moi, mais aussi faire l'amour. Un soudain désir venu du fond de mes chairs, une émancipation nouvelle, une liberté de vivre mon corps de femme, de quinqua peut-être, mais bien de femme élégante voire sensuelle.

 

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J'avais pris cet appartement, lui laissant le soin de garder son canapé, de vendre tout, de partager l'argent sans odeur et sans souvenirs de notre vie passée, voilà ce qu'il me restait aujourd'hui. Un nouveau lieu de vie, des nouveaux meubles, mes vêtements et moi, tout à contruire, mais avec une joie forte. D'abord un  canapé, des chaises modernes, une commode, un vrai dressing monté avec un ami. Mes affaires prenaient leurs places, je disposais quelques bibelots, je rangeais mes tiroirs.

 

Un grand changement, de taille aussi, de massages et de bien-être, j'avais perdu du poids, refait une partie de ma garde-robe, avec des nouvelles jupes, de nouvelles robes, en osant un brind e transparence, en affirmant définitivement la féminité, ma féminité. 

 

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De nouveaux dessous aussi, une intimité nouvelle, un sourire nouveau de femme, de jeune femme dans cet ensemble rose, dans cette nuisette en dentelle noire, des envies girly, des désirs soyeux, des sensations nouvelles avec des bas sur les conseils d'une rencontre récente.

 

Que la vie est belle, je viens de nâitre femme à plus de cinquante ans. 

 

Ma fille sourit autant que moi de ces changements, elle m'envoit par email les bonnes adresses, une veste, une robe bleue indigo, et surtout notre folie commune, des chaussures à talons.

 

Vivement demain.

 


Nylonement

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 2000..., #Nylon & Lingerie

Un journée encore grise, je ferme les yeux, je me réveille, non étrangement en les ouvrant à nouveau, il fait toujours gris, totalement sombre, j'allume la lampe de chevet.

 

Ma chambre, mon lieu de vie, mon cocon est en noir et blanc, impossible, je dois rêver. Je me lève, je bascule et avant, cherchant mes repères, ma chaise où je pose ma robe le soir. Tout est là , mais la rouge de celle-ci est devenu un gris foncé avec les plumetis gris devenu blanc cassé. Je suis dans un monde en version rétro.

 

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Je me lève, me dirige un peu perdue vers la salle de bain, là, j'allume encore, mon décor girly, mon truc à moi, mon truc de fille super-rose est devenu tout gris avec des nuances, nombreuses. Je vois mes shampoings sont en variation un peu terne, dommage je ne vois plus le pamplemousse et son bleu, l'eucalyptus, la pivoine rose, tout cela s'est fondu ensemble.

 

Je lève les yeux vers le miroir, je suis là, comme un portrait par Harcourt, la lumière est plus vive, mais j'aperçois mon carré, un peu décoiffé, ma brune attitude et ses reflets. Sourire en voyant mes vernis à ongles alignés, ma collec à moi, ils sont tous pareils, des nuances de grs clairs, de foncés, de noirs, de sombres, mais plus aucune couleur, plus de vert pomme, plus de jaune fluo acheté pour une soirée entre copines, plus de rouge chanel si pétillant, plus de orange et ses douze teintes que j'adore, rien de palpitant. Vivement la douche !

 

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Je ferme les yeux sous l'eau, je profite de l'eau tiède, chaude sur ma peau. Même le ciel à travers la fenêtre est gris, comme un jour de pluie, pourtant ils avaient annoncé du soleil, du bleu de printemps avec quelques nuages bien blancs.

 

Etrange réveil, étrange matinée.

 

Ais-je fait un retour dans le passé comme disait un petit garçon l'autre jour à sa mamie " et toi avant, ton monde , il était en noir et blanc comme les films et les photos. " Elle a souri.

 

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NYLONEMENT

 

Modèle : Jessica GOMES

Photographe : Simon LEKIAS

pour HARPER's BAZAAR Australie

Styliste : Thelma McQuillan

Lingerie Agent Provocateur UK

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60

Dans la vie, dans nos vies, nous faisons des rencontres, des échanges qui durent quelques secondes, quelques minutes, parfois plus, parfois pour quelques années, entre deux ami(e)s, parfois pour la vie. Des inconnues deviennent des amies, des voisines restent des chipies mal-lunées, des petits services rendent de grands sourires, et plus encore entre les générations, entre un jeune homme et une femme plus âgée. Le temps passe, il grandit, elle est heureuse de le revoir, elle reçoit ses cartes écrites à la main, ils s'écrivent, s'envoient des photos des jeunes enfants. Elle vieillit, se retrouve seule, lui vit sa vie, oublie la routine, oublie sa femme d'un ennui mutuel et consenti.

 

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Puis un jour, ils reprennent leurs visites, du moins lui vient la voir, l'embrasser entre deux rendez-vous dans son quartier, ou pour déjeuner sur le pouce et partageant des paupiettes. L'autre soir, elle était seule, pour sa fête, il lui a amené des fleurs, et il a cuisiné pour elle. Elle a ri, car c'était la première fois de sa vie qu'elle avait un cuisinier personnel, et plus encore qu'elle avait un homme aux fourneaux, à bientôt près de quatre-vingt cinq ans.

 

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Deux doigts de Porto, un verre de Sauternes, il l'a amené de sa cave, son or liquide qu'il aime partager avec elle.

 

Et de fil en aiguille, au gré des phrases échangées, ils ont parlé de mode, de ses écrits, et de bas nylon. Elle a souri, il a sauté sur l'occasion, en lui proposant une part de tarte aux poires, avec un fond de rhubarbe.

 

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"Mes premiers bas nylon, j'ai dû les avoir pour mes seize ans. C'était juste après la guerre, c'était fini depuis quelques mois, les restrictions, les tickets limitaient encore le tissu pour les robes, pour le pain. On était moins insouciante que maintenant, même dans nôtre petite ville de province. La Drôme, c'était pas trop loin de Valence, de Lyon, mais encore loin de la grande ville, des habitudes et des euphories. On avait des merceries qui faisaient aussi la mode, des patrons à coudre, oui on cousait encore des vêtements soit même. Mais on avait les premiers mannequins en bois. Une femme, un peu moderne avec peu de moyen avait repris le commerce de ses parents déportés, elle faisait des allers-retours vers Lyon, elle ramenait des nouveautés, des chapeaux, des petites broches, je dois encore en avoir certaines dans une boîte derrière la commode. Je te les retrouverai si tu veux. Elle avait des gants qui me faisait rêver, mais l'argent manquait même pour mon père notaire du coin. On comptait, on économisait, et avec ma mère et ma soeur, on regardait sa vitrine à chaque changement, chaque jeudi, jour de repos. 

 

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On flânait en vélo, et un jour ma mère m'a dit que nous irions sans ma soeur. Un moment délicat ! cela fait drôle de me souvenir de tout cela, je revois la rue, les trottoirs en pierre brute de la région, les marches larges pour accéder à la boutique. Une devanture dans un bleu gris, les couleurs étaient rares, il ne restait que les fonds de peinture pour l'armée. 

 

Nous sommes entrées, toutes les deux, et ma mère a demandé à voir les porte-jarretelles, une rareté. Même si je savais ma mère coquette, que ma grand-mère portait des corsets encore tard à son âge, nous avions surtout des jarretières avec nos bas de coton. J'avais vu ma mère en bas de soie, quelques fois, une folie d'élégante, de notable pour les soirées chics au théâtre, ou à la mairie. Et aussi pour les entrerrements.

 

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Donc un tour dans un coin du magasin, sur une table, elle a déballé les plus belles dentelles, enfin, rien de sublime, sauf pour l'époque, mais comme tu connais ton sujet, tu sais c'était un peu rêche, pas du tout sexy comme on dit maintenant. On a pris un blanc, le noir était réservé aux autres femmes, pour ne pas dire la rue du bordel, et les veuves. Ah les habitudes, que veux-tu ! J'ai eu droit ensuite de choisir une paire de bas, du véritable nylon, de la finesse incroyable comme jamais la douceur n'avait pu toucher mes doigts. Si fin, si soyeux, si incomparable ! J'ai adoré la sensation dans mes mains, et je sentais déjà mes jambes enveloppées de cette panacée. Ma mère m'a offert une boîte, une marque américaine, avec un oiseau sur le carton. Il y avait trois paires dedans, comme cela je pourrais les intercaler. Cela voulait dire, que si j'en filais un, je pourrais reprendre un autre bas de l'autre paire.

 

Tu notes tout cela pour tes amies, pour ton blug (elle n'arrive à prononcer blog, désolé).


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En rentrant, je suis montée au second dans ma chambre, et tout fière, j'ai posé ce serre-taille sur mes hanches de jeune fille, j'étais pas mal à l'époque. Une fine taille, et hop les agrafes, des boutons, je sais plus. Puis les bas, la première fois, ils me glissaient entre les doigts, si fluides. Et puis les attaches des jarretelles, je n'étais pas douée. J'ai ri, j'étais heureuse devant le miroir de mon armoire. Je les ai porté pendant près de deux ans avec cette boîte à l'oiseau."

 

Je ne pouvais garder cela pour moi, elle m'a souri, nous avons discuté de cuisine ensuite, en croquant le reste du gâteau.

 

 


 

Et vous, des témoignages à partager ? je suis prêt à les recevoir (même sous le couvert de l'anonymat, du respect et de la discrétion) pour connaître les premiers pas en bas nylon, des femmes, des jeunes femmes, des jeunes filles qui ont vécu cette époqu.

Pour ce blog, et pour nourrir un livre de souvenirs sur l'âge d'or des bas nylon, les années 40-50-60.

Contactez-moi Gentleman.Nylon@gmail.com

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Avec le printemps, Nylon-Volupté.com revient avec une nouvelle saison et  de nouvelles interviews de personnalités, d'artistes avec récemment  Richard REMBLIER, de blogueuses, de vous prochainement !

 

Ce week-end, j'ai l'honneur d'avoir une personne à vous faire découvrir même si vous avez déjà vu ses dessins dans les pages du  Madame Figaro Pocket, l'illustratrice-dessinatrice ANNE BD. Elle partage des sourires, des éclats de rire, des moments si proches de nous.

 

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Nylon-Volupté.com Gentleman W : Je vous ai découverte par la joyeuse sérendipité du net, et j’ai ri. Oui le plus simple des contacts, j’ai ri avec vos dessins, c’était il y a trois ans déjà. Sur votre blog, puis dans les pages de Madame Figaro, j’ai apprécié votre style, dépouillé, sobre et si proche des femmes, des mamans en particulier. Vous êtes une bloggeuse, une artiste du 9e art depuis longtemps ?

Anne BD : Tout d’abord merci pour cette interview. Je suis d’autant plus touchée qu’il vienne de vous, que je compte parmi mes lecteurs les plus fidèles et ce depuis le début. Par contre, je vous corrige, mon blog n’a que deux ans (février 2011), l’âge de ma cadette. Je suis dessinatrice depuis longtemps, mais je ne me suis attelée à la BD d’humour qu’à l’occasion de la création de ce blog, et ce fut un réel assouvissement.

 

G.W.  Voilà, le temps passe et j'ai l'impression que cela faisait plus longtemps que je recevais vos invitations à rire (inscrivez-vous à la newsletter, comme moi). Vous avez toujours dessiné ? Une passion pour distraire les copines en classe ?

Anne BD : Je dessine depuis toute petite. Ça a toujours été une passion. Et j’ai la chance immense d’en avoir fait mon métier.

 

 

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G.W.  Quelle chance, travaillez avec sa passion ! L’inspiration vient de la vie, de votre vie de maman, vous semblez voir tout cela avec une sereine ironie, vous les croquez à quel instant ?

Anne BD : Je suis quelqu’un d’assez angoissée. Traiter mon quotidien avec humour noir me permet de me moquer de mes travers, et du coup de relativiser, car au bout du compte, tout va très bien !! Je note les idées sur l’instant, quand elles arrivent, dans un petit carnet jamais très loin de moi. Mais je dessine plus tard… quand j’ai le temps… pendant la sieste des enfants par exemple.

 

G.W.  Quand je lis vos histoires, je revois mes enfants plus jeunes, des situations si familières, vous avez des pots de couleur avec une belle dose d’empathie dedans, c’est votre regard sur les autres peut-être ?

Anne BD : Merci pour le compliment. Quand on est artiste, on se doit de tout observer. Cela dit, je ne prétends pas percevoir ce que ressente les autres, mais plus simplement vivre la même chose qu’eux. Nous sommes tous égaux face à l’éducation d’un enfant. Nous nous retrouvons face aux mêmes problématiques. C’est rassurant, et c’est ça qui nous rapproche. Moi, je ne fais qu’y mettre de la couleur. Les dessins qui remportent le plus de succès sont souvent ceux qui touchent l’enfance.

 

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G.W.   Une question plus technique, vous dessinez sur papier ou directement via l’ordinateur ?

Anne BD : Sur Papier !!! Je n’aime pas le côté trop propre du tracé vectoriel. Mais par contre, je colorise sur photoshop.

 

G.W.  Voilà un bon compromis, entre le toucher du papier et le complément moderne. Le web vous a-t-il offert une vitrine supplémentaire ?  Des contacts ? Est-ce un moyen pour percer en tant qu’illustratrice-dessinatrice ?

Anne BD : C’est certain. Les premiers mois de la création de mon blog, j’ai eu plus de contact pro que les 5 années précédentes. En plus, le blog donne la même satisfaction d’échange avec un public que la publication d’un livre. C’est un support qui n’est pas directement rémunérateur, mais c’est un tremplin évident pour tous les créateurs.

 

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 G.W.  Et la Femme Anne BD, maintenant presque provinciale, perdue dans la forêt de Fontainebleau (oui détail nous sommes presque voisins), loin de Paris, avez-vous été contaminé par cette douceur de vivre, loin de la grouillante ville énervée ?

Anne BD : Malheureusement, je travaille à Paris, donc j’ai toujours les pieds dedans. Je suis originaire d’Aix en Provence, et j’aspire tous les jours à retrouver la douceur de vivre du sud. La forêt de Fontainebleau en prend le chemin…

 

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G.W.  Votre regard sur la mode actuelle,  vous la maman, la femme active, celle décrite dans vos BD bien sûr, un peu de vous, elle est plutôt détente , tunique en laine, collant, bottes, ou plutôt tailleur, escarpins et sac à main débordant ?

Anne BD : La plupart du temps, je suis en robe avec des collants car je trouve que c’est la tenue la plus confortable et jolie quand on reste assise derrière un bureau toute la journée. Plus bottes et ballerines qu’escarpins. Et le sac ; king size parce que toujours plein. J’aime beaucoup le style preppy vintage d’Olympia Le Tan, et je rêve de posséder une de ses minaudières. Mais surtout, j’adore les boucles d’oreilles fantaisies ; c’est mon péché mignon.

 

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G.W.   Avez-vous des grigris de mode ?

Anne BD : Non, je dois avouer que je ne suis pas fétichiste. J’aime trop varier les plaisirs.

 

G.W.   Et la définition de la féminité, quelle serait la vôtre ? 

Anne BD : Et bien il y aurait du rose, du bleu, du rouge, pas mal de noir, des petits pois, des rayures et un fond de Liberty. On passe tout au shaker et on sert avec une olive… non, je plaisante, je suis trop féministe pour me risquer à définir ce qui fait la femme.

 

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G.W.  Votre tenue pour demain ?

Anne BD : Une petite robe noire en tricot sur une paire de collants roses  « Les Queues de Sardine », une magnifique marque que j’ai découvert grâce à votre blog.

 

 

Merci chère Anne BD.

Je tiens à remercier Anne BD  pour le temps consacré à répondre à cette interview, surtout pour le bonheur qu'elle partage sur son blog, avec des variations entre scènes de vie, les enfants sont bien là, surtout quand ils sont petits, et scènes de vie parisienne. J'adore tout particulièrement la fosse à boulets, car je la vois, je la vis chaque jour, avec tous ses élans de snobisme, de boboisme, de machisme, de bêtise surtout !

 

Alors abonnez vous à son blog arsenicetpetitesbretelles.over-blog.com, vous recevrez une invitation au rire régulièrement. Plus encore pour vous, achetez son livre de détente pour les zygomatiques "MAMAN SURBOOKEE, le grand défi".

 

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Une idée de cadeau pour amener le sourire chez des amies, pour une collègue avec la printemps.

 

Nylonement

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