Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Lingerie

Ce matin, je ne savais que prendre, choisir quelques affaires, lesquelles ?

 

Je suis resté au chaud sous la couette, les premiers frimas de septembre, la température est fraîche, le sol est froid, juste le temps de me faire un grand bol de thé, de revenir là, sous la couette. Il est parti tôt, me laissant sa place encore chaude, son odeur, celle que j'aime respirer, en serrant son tee-shirt blanc, gorgé de lui, tout contre moi. 

 

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Le plafond, le temps, l'ennui d'un nouveau jour, pas de boulot, que des nouvelles et des actualités noires ou grises, je n'écoute plus la radio qui oublie de positiver, qui rappelle le succès des banques, la guerre, la crise. Oui je sais, je la vis tous les jours.

 

Mais ce matin, il y avait un truc dur dans le tee-shirt, une carte, quelques mots, une invitation de mon amoureux, son côté secret et silencieux, une proposition de week-end. Partir, sortir de mon gris espace, celui où je tourne en rond depuis des mois, sans rien trouver, juste des demis boulots avec certains patrons ou pseudos contremaîtres chefs de pacotille qui tentent l'exploitation officielle avec un arrière-goût d'esclavagisme éhonté. Alors oui, d'un coup j'ai vu un ciel bleu dehors, sans même ouvrir les volets, un blanc radieux sur les murs, un coup de neuf en quelques secondes. Cela fait du bien !

 

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Mer ou campagne, je ne sais pas, juste trois nuits, trois jours de bonheur, il m'emmène sur son cheval blanc, mon prince. Là, je pense à la valise, une toute petite, des robes légères, une petite robe noire, un jupe en pied de poule qu'il adore, des tops légers, celui avec le col bénitier qui tombe si bien sur ma volupté. Quelques paires de chaussures, toujours trop, mais lui est pire que moi, il adore me voir porter plusieurs paires différentes dans une même journée. Un complice de ma féminité !

 

Dessous, un large choix, peut-être l'occasion d'étrenner quelques froufrous, une valisette spéciale lingerie, quelques bas, un collant opaque si il fait soudainement plus froid, pour un short dentelle. Je ressens la chaleur de l'été, comme il y a une semaine, mais je sais que l'automne approche. Délicatement je sors ma main pour boire le thé chaud. Dentelles ou satin, nuisette ou rien pour la nuit ? Voilà mon occupation du jour, partir, avec lui, préparer nos affaires.

 

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Ce soir, juste après la ferneture de sa boutique, j'arriverai devant, avec nos trois petites valises, une pour mes vêtements, une pour les chaussures, une autre pour la beauté et la lingerie. Ah oui, je vois votre sourire, et pour lui ? Trois fois rien, niché dans ce tout de féminité !

Si il n'a rien, je le croquerai nu. Fermez les yeux !

 

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Bon week-end, d'ailleurs la semaine N&B continue jusqu'à dimanche soir !

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Avoir ce contact visuel, c'est mon métier, c'est peut-être plus encore une passion, cet instant magique qui me pousse le matin à croquer la vie, plus encore, plus fort.

 

Voir et photographier, mon métier, mon obsession, non pas dans une recherche du beau, surtout pas du stéréotype, mais bien dans la nouveauté, dans l'excellence, dans le surprenant, dans ces premiers pas sur le trottoir, en se faufilant dans la foule, et là un visage, une chevelure de dos, une silhouette, une démarche.

 

Hier encore, je prenais mon journal, version papier sous le bras, six croissants dans un sac, mon jus de pamplemousse frais dans un thermos, notre petit déjeûner du jour, je cherchais la voiture de mon associé, habitude de covoiturage, économie de temps, d'argent, mais surtout renfort de convivialité avec toute l'équipe, chaque semaine, on change, l'un fait le taxi des autres.

J'attendais, un peu de circulation, la rentrée, une femme traverse la rue, en bottes, oui en cette fin d'été, mon regard la suit, elle passe entre deux bus, dynamique, une allure folle, ce plus qui attire l'oeil. Derrière un arbre, puis un abribus, elle avance finalement vers moi, la soixantaine conquérante, une féminité exquise, une femme qui assumait son tailleur, ses jambes fines, son maquillage, son sublime Kelly orange. Un visage lumineux.

 

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Puis je suis monté dans la voiture, flânant comme d'habitude, contemplatif jamais rassasié, autour de moi, en croquant le croissant. Papotant avec mes complices habituels, rires et sombres histoires de nos vies, je regardais la rue, les voitures, les vitrines, avec un commentaire par-çi, par-là. Une jeune femme, juste des yeux, un voile fin bleu sur le visage, pour la pollution, pour ses convictions, je ne sais, elle est passé, son regard vert avec elle.

 

Un autre feu, une belle brune en tailleur pantalon, le soleil sur elle, une ombre à contre-jour, des cheveux longs, un téléphone à la main, elle court vers un absolu que je ne connais pas. Elle s'envole, part vers d'autres contrées. Un visage aperçu quelques secondes, mémorisé. Un gloss à lèvres orangé, une bonne idée pour l'été indien qui arrive. 

 

 

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Plus loin, des travaux, le plaisir de nos politiques, pas pour les citoyens mais pour leur ré-élection proche, on dépense pour des rond-points inutiles, pour des travaux attendus ou non. Vitrines, tristesse de celles offrant de la lingerie dans des décors minimalistes, sans glamour, avec fadeur, on commente un peu plus, on se propose de les contacter avec les idées du studio. 

 

Elle attend le bus, un foulard sur la tête, un peu sixties, blonde comme elle. Personne ne trouve son prénom, on se lance un défi, oui, mais cette actrice, enfin tu sais, elle lui ressemble... mais le prénom, le nom, rien ne vient vers nous. Son regard est dans le vide, scrutant l'horizon des immeubles, à quoi pense-t-elle ? A ses enfants, à son bébé peut-être même ? A son mari, à son amant ? Nous ne saurons jamais, la circulation reprend, nous emporte.

 

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Et puis là, notre quartier, un parking souterrain, le noir après la lumière, on rentre dans l'ascenseur, vite. Plus de croissant. Petite sonnette, l'étage s'annonce d'une voix chaude sortant de derrière les boutons. Notre studio de photos, de création, l'agence pour toutes et tous. Deux fauteuils, un canapé à l'accueil. Des bonjours à toute l'équipe.

 

Elle est là, hésite, se lève, je vais vers elle, un regard, ses yeux, son visage au naturel. Des tâches de rousseur, une moue, je suis conquis. Dans un anglais parfait, avec deux mots de français, elle sourit. La journée va être belle, car comme chaque jour, je peins, je module, je ré-interprète des corps et des visages, de la mode, des idées et des mots. On échange, elle se détend, la magie opère.

 

Les féminités illuminent de leur diversité nos vies. Ma vie.


 

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La semaine en noir et blanc continue encore demain.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Aujourd'hui elle regarde par la fenêtre, le temps est à la pluie, une fin d'été qui embrasse déjà l'automne. Les gouttes sur cette vitre, le jardin, les meubles à l'intérieur, rien n'a changé depuis plus de trente ans. Il est rare, peut-être pas finalement quand on veillit, de voir des souvenirs vivants, présents du moins. Dans les générations nouvelles, on change de meubles, de vie, de mode, de mari. Mais quand on a atteint la soixantaine, la retraite, parfois et surtout pour les plus âgés, le temps s'arrête, on garde la nostalgie près de soi, par manque d'argent, surtout par une envie profonde, silencieuse de conserver cette vie si belle qui est derrière nous.

 

Papy était parti depuis plus de vingt cinq ans, le jardin était enretenu par un voisin et ami, un peu de causette, des gâteaux sur la terrasse, des légumes partagés par moitié entre retraités, et puis le plaisir de sa parler de tout, de rien. Les petits services, une présence pour Mamy.

 

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Elle range les affaires, pas convaincue, mais c'est fini, elle est partie aussi. Personne ne viendra plus faire du tricot près de la cheminée, les bûches attendent, l'odeur de cette pièce ne semble pas avoir changé depuis trente ans. La pipe du papy est encore là, un souvenir de lui, des photos de la famille, des enfants, des petits-enfants, des arrière-petits-enfants, de tous. Les vivants et les morts, immortalisés ici à tous les âges, dans près d'un siècle de vie.

 

Le bahut du salon contient tout, des boîtes anciennes à gâteaux, ceux de son enfance, les liqueurs en bas, les assiettes du dimanche au centre. Elle sourit, elle pose les albums de photos, les liens de toute une vie. Avant on ne faisait pas des intagrams flous sur rien et surtout sur rien, on prenait la pause, on était raide, on attendait le flash ou le signe pour sortir de l'état figé. Il y a peu, mais elle voyage dans le temps.

 

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Années 20, 30, 40, 50, 60, les années de vie, d'enfance, d'adultes et de guerre, de souffrances et de nouveaux départs, elle suit le parcours, les petits mots notés par Mamy sous les clichés, des instants qu'elle n'avait jamais vu. Des têtes inconnues, un frère avant la guerre, plus ensuite, où est-il passé ? Là, d'autres photos jaunies, un grand-père usé, bouffi par l'alcool, casseur de pierre pour fabriquer des pavés pour les rues de Paris, puis pour le Sacré-coeur, la seule fois où il avait été à la Capitale. Un forçat du froid en hiver, du chaud en été, du caillou plus que dur. Il est là, souriant la casquette sur les genoux, l'oeil froid. Elle voit sa mère, les rues après la Libération, des instants de l'histoire qui parraissent si loin, pour d'autres même, et soudain la famille est là, toute entière et silencieuse. 

 

Les pages se tournent, elles défilent. Les évolutions, les mariages, les enfants, les photos couleurs, les jupes qui grandissent ou rapetissent suivant les années, les décennies. Les photos de classe. Tout est là. Véritables souvenirs de papier , et bien plus de morceaux choisis, d'une vie, de plusieurs vie, d'une famille.

 

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Une larme, des fantômes, la pluie sur la vitre coule doucement.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Les dernières heures sont troublantes, elles sont les derniers instants de ma courte pause vacances, les derniers rayons de soleil en ce début de septembre. Demain sera une autre vie. Je ne change pas de job, enfin un peu, je deviens la responsable de mon service. Après être rentrer ici une première fois comem simple stagiaire, jeune fille à tout faire, entre photocopieuse, rangements inutiles dans des bureaux anciens avec des pigistes jaloux et aux dents longues, des journalistes à l'égo surdimensionné pour les portes doubles du couloir.

 

J'ai vu, j'ai beaucoup appris, j'ai noté dans un coin de ma tête, oubliant les remarques machistes concernant mon derrière, et certaines mains malheureuses. J'avais besoin de ce petit boulot pour comprendre et compléter ma formation, et pour me nourrir.

 

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Puis j'ai continué mes études, demandant des bourses, travaillant en plus de celles-ci, sortant finalement peu par manque de temps, d'argent un peu mais aussi d'envie tout simplement. Aucune jalousie face au bronzage de mes amies , ces années-là, plus sereines, plus libres, avec les parents qui payaient le studio, les sorties, voir même la voiture. Finalement, j'ai réussi,plutôt brillamment mon cursus, cela rassurait tout le monde, ma mère, mon beau-père, mes futurs employeurs. Un diplôme, un papier qui semblait futile car j'avais si peu d'expérience, mais tant de volonté. Le papier était le passe-partout pour rentrer dans une entreprise, j'ai pris la première, puis je suis partie, lasse et surtout conquérante pour revenir ici, dans les locaux. 

 

Pigiste économiste, un brin politique, un brin relations internationales, avec en plus un mastère de langue anglaise sur les mêmes sujets. J'ai profité d'une mutation à l'international, une création de poste, un côté sauvage, sans filet, en pionnière sur les cotinent américain pour ce magazine. J'ai donné tout mon temps, croisant un jour une belle aventure au passage, en mangeant si tardivement un burger dans un bar moche et froidoù tous les journalistes attendaient la fin de débats, attendaient sans savoir quand il fallait se réveiller, choper l'exclusivité avec qui. Nous étions deux parmi un groupe de cinquante humains mous, avachis devant leurs claviers et leurs téléphones.  

 

Finalement heureuse, le débat de ce jugement traîna deux jours de plus, une infinie longueur que je comblais dans ses bras, dans ses mots, avec sa bouche.

 

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Pourquoi, je pense à cela aujourd'hui après des vacances pleines de boulot en fait ? Peut-être un brin de nostalgie ? ce fû bon, ce fût court, ce fût très intense avec elle. Nous nous sommes aimées, j'ai compris ma différence alors dans ce pays étrange avec tant de communautés, de divisions et de respect affiché, de lois et de ségragations encore en cours. Je fus heureuse, pleinement sereine de cet amour-là. Vivant avec elle, partageant nos métiers mais dans des médias différents, dans deux pays, elle aux USA, moi en France via internet. 

 

Puis ils m'ont rappelé ici, demandant une évolution en rapport avec mon excellent travail. remplaçant au passage le vieux macho de mon passage de stagiaire, lui envoyant avec du retard la réponse dans mon discours d'arrivée, pour aussi son départ. La Femme prenait le poste convoité par les mâles en présence, historique changement car si peu de place sont données aux femmes dans les médias, dans les magazines, surtout proche des rédactions en chef, près des sous, proche des financiers mâles. Une fin d'hégémonie !

 

Ainsi depuis six mois, je suis en France, depuis quelques semaines je deviens la rédactrice en chef adjointe, sur les rails pour le prochaine étage de la fusée. La fondatrice du magazine m'a invitée à déjeûner, me regardant dans les yeux, me prenant la main, ma rassurant malgré mon calme absolu et ajoutant qu'elle sera encore là quand je prendrais la première place. J'ai souri. Nous avons discuté de tout, de vie, d'amour, de féminité, de causes perdues, de l'inégalité, de politique, de macro-économie, était-ce un test ?

 

 

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Demain, je serai dans mon nouveau bureau, celui dont j'ai vu chaque nuit les meubles dans mes rêves, la baie vitrée, les autres journalistes à proximité. Cela fait des heures que je pense à tout cela, que je ne dors pas, que je suis excitée par ce job.

 

J'ai même préparé ma tenue, un beau tailleur clair, une veste Chanel, mon cadeau personnel pour cette promotion.

 

Mais finalement c'est à elle que je pense. Elle me manque, je l'aime.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Une semaine de mode en Noir & Blanc !

 

Une semaine, parmi les autres semaines, celle de la rentrée, du rythme du café le matin, des bols de céréales pour les enfants, du maquillage, d'une brosse pour les cheveux rebelles, avec ou sans pince, puis un coup sur la tête des petits, des chaussures disparues, des cartables encore endormis. Tout cela tourne, comme le temps sur l'horloge, pour courir vers la voiture, des bises, des sourires vers les copines, des salutations en repartant vers le boulot, un nouveau job peut-être, une nouvelle saison.

 

Oui ce matin, le froid nous saisit, nous pique les jambes, sagement le collant revient dans nos têtes, le soleils era encore là nous conseille notre optimisme hérité de l'été, mais le parapluie ressort du coffre quand la pluie tombe déjà. Un bouchon, du temps de perdu, c'est ainsi, le télétravail est encore une hypothèse, une boîte à gants, des affaires d'été, des lunettes, des casquettes, des gâteaux et un legging oublié, ce sera mieux que rien.

 

Un coup d'oeil dans le rétroviseur, le temps de remettre du peu de rouge à lèvres. Une touche de couleur dans le fris de cette journée.

 

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La mode du jour, un concentré de tout, de rien, de gilets, de jeans, de robes sous un premier manteau, de jupes d'été trop courtes pour le bureau, de sandales et de quelques bottines, l'intersaison montre l'indécision du dressing.

 

Une stagiaire, très modeuse, en cuir, comme si elle sortait d'une soirée, ou allait directement à un dîner en amoureux. Superbe, les yeux la suivent, elle sourit, le soleil pointe entre deux nuages.

 

 

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Réunion, la première d'une liste, d'un agenda qui se remplit trop, qui ne laisse le temps pour réfléchir. Un groupe arrive, une constellation de hauts talons, une comète suivis de bijoux et de sacs à mains, les rédactrices, les assistantes, une porte s'ouvre, les voix montent entre téléphones et rappels à l'ordre, entre papotages et rentrée, les projets sont là, les têtes encore un peu ailleurs, sur la plage ou en terrasse.

 

 

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Nylonement

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60

Le début du mois de septembre est l'occasion d'un grand inventaire, d'un grand rangement dans les fichiers collectés, les scans récuperés, les pochettes récemment trouvées, un tout autour du bas nylon vintage.

 

Certaines publicités, françaises ou internationales comme aujourd'hui, sont des images figées d'une époque, d'une société, d'une vision de la femme et de la mode.

Les détails nous replongent dans un univers sans téléphone portable, sans beaucoup de télévisions, sans tablette, avec une douceur de vie différente. Vision idéale des années 50-60, peut-être, mais surtout un témoignage souriant d'une époque euphorique de consommation, de propositions toujours plus nouvelles dans les marques, de l'élégance.


 

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Kayser proposait autant des bas nylon que de la lingerie,

nuisettes, fond de robe, combinettes.

 

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Publicité par DU PONT, l'entreprise qui inventa le fil de Nylon

 

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Une marque très connue dans les années 1920-1930

car alors elle fût leader des bas de soie.

 

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Voyage en Australie

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Double rubrique culture pour ce samedi, après la musique avec le groupe de Jazz SECOND EARTH, voici une pépite avec la VILLA PERROTTE.

 

 

 

Vous connaissez ? vous habitez à Dieppe, non ? Ou vous flânez sur la blog-roll de certains blogs amis, la mienne ?

Car c'est plus qu'un lieu, une maison immense située au coeur de Dieppe, un héritage à travers le temps d'une merveille de l'époque ART DECO, un patrimoine vivant. Tout cela justifie un week-end directement en Normandie, pour visiter la Villa PERROTTE, mais avec le plaisir de découvrir les volumes, cette bâtisse blanche et quasi moderne dans cette petite rue. Sonnez, vous serez reçu par une personne lumineuse, responsable de cette grande maison, mais aussi artiste et galériste. 

Oui dans les pièces éclairées de larges fenêtres, au gré du grand escalier surplombé d'un mur de verre, vous pourrez découvrir des oeuvres d'artistes, qui varient suivant les saisons, et même les acheter pour décorer votre maison. Un patrimoine vivant, à quelques pas de la mer, de votre chambre d'hôtel, d'un petit repas tranquille, détendez-vous à Dieppe !

 

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NYLON-VOLUPTE.com, votre blog, vous offre en bonus une interview, non pas de la VILLA PERROTTE, discrète et silencieuse même si elle doit avoir des histoires à raconter, sur près d'un siècle. Heureux hasard parmi les lectrices de ce blog se glisse la galériste, maîtresse de l'animation de la villa, héritière de cette magie, passionnée, Annie Ouvry.

Merci à elle, de m'avoir consacrer un peu de son temps, pour vous, chères lectrices.

 

 

Nylon-Volupte.com: Heureux hasard qui m’a mis sur le chemin de votre VILLA PERROTTE, si mes souvenirs sont exacts, une exposition  de Nathalie LETULLE, des mots, et puis soudain l’impression d’avoir déjà croisé le mystère de maisons anciennes similaires, des souvenirs personnels, un lien particulier avec la Normandie. Pouvez vous nous résumer, mais pas trop, cette Villa, son histoire ?

Annie OUVRY / Villa Perrotte :

Le nom villa Perrotte est un hommage à celui qui en fut le commanditaire : Pierre Perrotte, industriel dieppois et maire de cette ville de 1929 à 1935. Il passa commande de cette maison, qui fut son lieu d’habitation, à l’architecte Georges Féray en 1928. Cet architecte renommé réalisa pour lui un petit bijou aux formes Art Déco, pures et harmonieuses. Mais derrière cette façade blanche et sobre, se cachent mille et un détails architecturaux uniques : superbe vitrail aux dessins géométriques, très beau travail de fer forgé, somptueuses cheminées en marbre, mobilier intégré, sol de l’entrée en granit, et tant d'autres détails uniques pour cette époque.

Maison d’habitation dans un premier temps, la Villa Perrotte devint cabinet médical à la fin des années 60 (l’héritière de Pierre Perrotte ayant épousé un phlébologue) puis, en décembre 2008, à la faveur du déménagement des médecins pour une clinique toute neuve, s’ouvrit une nouvelle vie pour le lieu qui devint galerie d’exposition !

 

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Nylon-Volupte.com: Et vous, comment êtes vous entrer dans son histoire ?

Annie OUVRY / Villa Perrotte : Après un sourire … tout simplement parce que j’ai épousé le petit-fils de Pierre Perrotte.  

 

Nylon-Volupte.com: Un coin de patrimoine, une maison simple, même très sobre dans son style extérieur, avec un charme intérieure qui ouvre les portes d’un univers artistique Art déco. Quelles origines de ce mouvement qui à traverser les décennies ?

Annie OUVRY / Villa Perrotte : …L’art Déco, s’il a connu ses prémices vers 1910, s’est épanoui dans les années 20, ces fameuses Années Folles de l’après guerre, d’une élégance et d’une harmonie prodigieuses. On avait l’impression qu’un vent de liberté soufflait alors sur la vie quotidienne. Les femmes se sont libérées de leurs corsets et ont raccourci leurs jupes (ainsi que leurs cheveux, coupés « à la garçonne »).

L’architecture devient beaucoup plus sobre qu’à la période précédente de l’art nouveau, sans ornement superflu, on adopte alors des formes très géométriques, épurées mais d’une grande harmonie, l’emploi du béton devient plus systématique et les vitraux font leur entrée dans les édifices privés, le mobilier créé alors pour ces maisons utilise lui aussi ces codes architecturaux. L’art Déco s’inspire du cubisme, pour sa simplification géométrique, du fauvisme, par l’association des couleurs (noir, orange, rouge et or) et de l’Orient par les décors à chevrons et les frises zigzagantes. Les maisons créées à cette époque répondent aussi au souci de fonctionnalité (hygiène, confort, moindre coût).

 

Nylon-Volupte.com: Les belles dames venaient de Paris, les réceptions, le champagne, les robes de plage, les robes du soir, les temps ont changé. La Villa PERROTTE attire quel public aujourd’hui ?

Annie OUVRY / Villa Perrotte : … un public très diversifié, des amateurs d’art et / ou  d’architecture car ce lieu est unique dans la région et très représentatif du courant moderniste, des architectes, des étrangers, anglais, belges, hollandais, de simples curieux, attirés par la porte ouverte…

 

 

  

Nylon-Volupte.com: Un parcours pour devenir Galeriste, offrir des espaces aux autres artistes, comment choisit-on une future exposition ?

Annie OUVRY / Villa Perrotte : …Je ne suis pas artiste, simplement une esthète curieuse et ouverte à toutes les formes artistiques. Mes choix sont très influencés par mes goûts personnels, car je ne saurais défendre auprès du public des œuvres que je n’aurais pas envie moi-même d’acquérir ! Je ne réfléchis pas en terme « commercial » en essayant de trouver ce qui va se vendre, parce que c’est à la mode, que c’est dans l’air du temps… je marche au coup de cœur et au relationnel, car le  contact avec l’artiste est aussi un élément très important dans la réussite d’une exposition.

 

Nylon-Volupte.com: On apprécie votre accueil, on a l’impression d’être les invités VIP d’une soirée, d’un moment privilégié dans un hôtel particulier quand on vient à vous, avez-vous une recette, un filtre de fée pour gérer cet atmosphère si délicat des lieux ?

Annie OUVRY / Villa Perrotte : …ça doit être parce que je suis " une grande fille toute simple " !!

 

 

 

Nylon-Volupte.com: OUI, grande par la taille ;-) , par la gentillesse de votre accueil, votre passion pour transmettre le ressenti de l'art. Une femme souriante. Un filtre de passion, de nostalgie ?

Annie OUVRY / Villa Perrotte : …j’ai la nostalgie des années folles, du souffle d’élégance, du vent de liberté qui régnaient dans ces années là.                 

 

 

Nylon-Volupte.com: En quelques minutes, on passe de la plage, on entre dans la ville, on oublie les voitures, on visite la Normandie, ses maisons anciennes, on voyage dans un coin de nos traditions. Allez, juste pour nous, donnez nous des adresses pour dormir, pour manger dans le même univers de douceur ?

Annie OUVRY / Villa Perrotte : …pour une petite douceur, je ne saurais que trop vous recommander les macarons de la Duchesse de Berry, place du Puits salé, ils sont tout simplement divins ! (Note gourmande confirmée par l'auteur)

Pour un diner parfait, dans une atmosphère feutrée mais très chaleureuse (je n’aime pas les lieux où l’on se prend trop au sérieux…), poussez jusqu’au Bourg-Dun, petit village sur la route menant à Veules les Roses, et asseyez vous à la table de l’auberge du Dun, un restaurant étoilé, proposant des mets d’un grand raffinement. Ensuite, pour vous sentir hors du temps, en pleine campagne, au pied d’une église, accueillis par des hôtes prévenants mais discrets, pourquoi ne pas aller dormir au Manoir de Graincout, à Derchigny Graincourt, sur la route de Dieppe à Criel ?

 

 

 

Nylon-Volupte.com: A peine deux heures de Paris, une ville parfaite pour une soirée, plus encore pour un week-end, surtout en amoureux, donnez nous envie pour les expositions actuelles et futures ?

Annie OUVRY / Villa Perrotte : …En résonnance avec les Journées Européennes du Patrimoine dont le thème est « 100 ans de protection » et à partir du vendredi 13 septembre, la galerie exposera 2 jeunes photographes qui explorent les friches urbaines, ces endroits abandonnés, dont on ne sait ce qu’ils deviendront mais qui courent inexorablement à leur perte, le tout nimbé d’une aura digne d’un film fantastique. C’est beau, c’est émouvant, c’est le reflet du temps qui passe et modifie toute chose….Et à la fin de l’année tous les artistes de la galerie fêteront ses 5 ans d’existence dans une grande rétrospective de plus de 25 expositions différentes !

 

 

Nylon-Volupte.com: D’ailleurs, une exposition de toiles traitant de la Féminité trouverait-elle sa place dans la villa ?

Annie OUVRY / Villa Perrotte : …Bien évidemment, avec plaisir ! Vous auriez des artistes à me suggérer ?

 

 

Nylon-Volupte.com: Et une soirée costumée Années Folles pour animer le lieu ? avec quelques Burlesque Girls entre plumes et grands chapeaux ?

Annie OUVRY / Villa Perrotte : …On ne pourrait rêver plus bel évènement pour un tel lieu, cher ami, il faut absolument que nous en reparlions !

 

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Nylon-Volupte.com: Sans trop vous dévoiler, votre élégance de femme, votre regard sur ce blog, vos commentaires me pousse vers cette dernière interrogation : Pourriez vous nous donner, pour les lectrices de ce blog, une définition de la Féminité ?

Annie OUVRY / Villa Perrotte : …rester soi-même, s’accepter en tant que femme et, surtout, ne jamais se prendre trop au sérieux ! 

 

 

 

 

Nylon-Volupte.com: Merci à vous, merci pour votre accueil, pour la magie renouvelée de ce lieu, pour les expositions et les oeuvres proposées à la vente. 

Vendredi 13 septembre aura lieu l'inauguration de la rentrée 2013 pour la VILLA PERROTTE, avec en bonus, durant cette soirée, le dévoilement de la plaque "Monument historique", reconnaissance du patrimoine vivant français.

Inscrivez-vous ici sur l'évènement FB VILLA PERROTTE

Surtout visitez le lieu, passez un bon week-end à Dieppe.

 

 

 

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Journées Européennes du Patrimoine
les 14 et 15 septembre 2013
Siska et Emmanuel Lardinois, photographies 
du 13 septembre au 6octobre 2013

 

 

Tous les renseignements VILLA PERROTTE 

www.villaperrotte.fr

 

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