Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Ses jambes ressentaient le vent, face à l’océan, seule sur cette plage de Normandie. Un temps mitigé, des nuages et cette lumière rasante du matin, une saturation des blancs, des gris et parfois des rayons impertinents qui percent.

 

2134883 

 

Elle a décidé de conjurer le temps, cette météo de juin, démoniaque avec cette pluie, incessante hier alors qu’elle était arrivée à l’hôtel. Elle lisait, dégustant du bout des doigts des douceurs au chocolat, des palets de finesse absolu en différentes provenances et concentration de cacao. Fondre en dedans car dehors, soudainement la pluie redoublait de férocité, un coin de tempête sur le port, sur la mer. Derrière les gouttes, sur la vitre, le rideau sur le côté, elle voyait ses souvenirs, de l’année dernière, ils étaient là tous les deux, main dans la main, les pieds nus dans le sable. Elle avait une robe en coton blanc, bordée de dentelle de calais, si fine, si aérienne. Elle souriait du matin au soir, heureuse tout simplement avec cet homme. Lui ne savait pas lui dire son amour avec la formule consacrée, il n’était pas libre, engagée avec une future ex-femme, et surtout avec des enfants, une vie, une fin d’un cycle de vie.

 

Il lui donnait des mots, chaque jour, pour elle, pour soigner ses maux, sa souffrance rarement mise en avant, ses doutes parfois suintant entre deux paroles. Il était libéré d’être avec elle, son étoile de féminité, elle qu’il adorait suivre du regard, de près ou de loin. Elle était sa muse, devenue son amante, son inspiration intérieure de chair, extérieure de sensibilité. Il gardait cette madeleine pour lui, n’exigeant rien, n’attendant rien, ne pouvant demander, ne pouvant s’engager. Mais il ne pouvait se passer de cette douceur. Elle était son équilibre, mais régulièrement il reculait sur lui-même pour être sûr qu’elle s’épanouissait dans ce duo.

 

em Karin-Savkova-Sandra-Konieczna-by-Emre-Guven3-600x756

 

Son histoire défilait sur la vitre, se gorgeant de souvenirs comme ses gouttes qui tombent les unes dans les autres, elle voyait ce passé compliqué, cette vie stockée comme de vieux meubles, oubliés. Elle avait ses enfants, grands maintenant, des beautés du présent depuis quelques mois, et tout ce changement rayonnant. Son entourage s’était habitué à ses nouvelles robes, sa nouvelle féminité, la sienne qu’elle mettait enfin devant. Elle vivait pour elle, il lui rappelait, il insistait pour qu’elle existe sur ses bases si fortes, si fières, sur ses réussites, sur des doutes ineffaçables, sur ces courbes trop longtemps mystifiées sous des vêtements informes.


Aujourd’hui sur ses hanches, elle portait ce plaisir, ce serre-taille, ses jarretelles, ses bas nylon, ce détail symbolique si fort, si criant de glamour. Ainsi sa féminité l’enveloppait, comme son parfum, comme ses robes fluides, ses jupes délicates, ses ensembles en harmonie avec sa volupté. Son sourire, sa discrétion, celle du regard de son homme, son silence traduisaient la splendeur, l’infinie douceur que son cœur ressentait. Elle portait cette nouvelle allure, ce changement s’était effectuée par étape, continuait actuellement, et dans le futur elle testerait d’autres facettes sensuelles de sa personne, lui adorait cette muse polymorphe dans la douceur.

 

tumblr lg1t57xJtM1qb4qj0o1 500


Elle l’attendait, dans une heure, il serait dans la gare, juste pour elle. Son premier regard au milieu de la foule, vers elle, leurs premiers sourires.

 

Nylonement 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60

Les années 50-60 ont été très prolifiques. Il y a avait des dizaines de petites fabriques, des usines pour contenter le marché haut-de-gamme des bourgeoises mais surtout pour le nouveau marché des classes moyennes, et quelque peu l'entrée de gamme.

 

154458_409258689093042_1984761485_n.jpg

 

 

72848_435950819757162_327089622_n.jpg

 

Une réalité a comprendre dans ses folles années de développement économique post-libération, avec le boum des trente glorieuses où inventions rimaient avec économie florissante, emplois, consommation, nouveautés permanentes.

Une réalité aussi à voir avec vos familles, vos anciens qui vous raconteront la guerre mais aussi le décalage avec la vie actuelle, le téléphone restait un luxe, les voitures étaient accessibles mais pas par trois dans chaque famille, les vacances, etc.

 

405641_350650431620535_170797623_n.jpg

 

417733_350650978287147_2119072296_n.jpg

 

Alors pour la mode, trouvez des bas étaient possibles dans les grands magasins et toutes les petites boutiques de mode, les merceries bien sûr et quelques échoppes dédiées à la lingerie. Mais chaque paire de jambes n'avaient pas ses bas nylon. Le coût, bien que raissonable, dépassait encore la bourse des moins riches. La soir restait un luxe, les bas nylon aussi en début des années 50, moins ensuite avec ce déploiement de fabrication française et de beaucoup de petites marques revendeuses.

 

404315_356811687671076_1576926859_n.jpg

 

395610_356659647686280_1083788734_n.jpg

Dédicace spéciale à un amoureux esthète des bas nylon

et de la musique rétro !

basnylonetmusiqueretro.wordpress.com

 

 


 

Bises depuis le musée virtuel du bas nylon

Bises depuis le salon de la lingerie actuellement à Paris

Gentleman W et ses SATINBOX,

Visible ce soir au Burlesque show : 

leburlesqueklub.com/08072012-honolulu-fever-paris/

 

Bon week-end

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Burlesque & Paillettes

L'été revient avec sa pluie, heureusement Valentina Del Pearls avec son BURLESQUE KLUB réchauffe l'atmopshère. Venez à Paris pour le Salon de la Lingerie (salon professionnel) ou pour la JAPAN EXPO, et dimanche soir 8 juillet, venez découvrir un spectacle charmeur d'effeuillage, cet art subtil entre danse et sensualité.

 

Autre avantage, votre blogueur sera présent pour animer un stand autour des SATINBOX, doubler votre plaisir en rentrant dans un univers glamour du rangement : des boites pour vos bas nylon, pour vos collants, pour votre lingerie et même vos corsets.

 

Réservez dès maintenant pour la musique, le spectacle, la chaleur d'été :

 

Dimanche 8 juillet 2012

 

au BIZZART  167 quai de Valmy PARIS

www.bizzartclub.com

 

réservation www.LEBURLESQUEKLUB.com 

 

 

burlesque-honolulu-fever.jpg

 

Un lieu accueillant, une belle ambiance, concert live

 

 

Prenez votre planche de surf,

Rejoignez la plage, pardon la scène avec les effeuilleuses les plus inspirées.

 

ATHENA TTENTION

HOLLY ST TEESE

MISS GLITTER PAINKILLER

MRS ROSE

VALENTINA DEL PEARLS

WANDA DE LULLABIES

 

 

 

Durant cette soirée (voir ci-dessous) vous pourrez aussi découvrir de la lingerie de créatrice, des bijoux néo-rétro et même vos SATINBOX en live. Oui le créateur présentera un stand avec les gammes Origine pour vos bas nylon et votre lingerie mais aussi la gamme PINUP, série limitée de boîtes de rangement avec un imprimé PINUP. Venez nous rencontrer !

 

 

 www.satinbox.net

      

Un espace entièrement dédié aux boîtes de rangement avec leur intérieur satiné, avec une organisation par gamme :

 

Gamme « Origine » :

 Modèle Glamour (rangement de vos bas et de vos collants, de vos leggings),

 Modèle Passion  (boîte  plus large pour agencer vos soutiens-gorges, vos culottes, vos strings et vos shortys) 

 Modèle Volupté (écrins prestige pour 4 de vos plus beaux ensembles, soigneusement calés dans le satin)

 Modèle CorsetBox (rangement pour vos corsets et vos guêpières, ou une combinette 60’s)

 

Nylon-Mode 0690 xs

 

 

Gamme « Limited » :

 Modèles "PINUP" en version ronde, en cube pour vos froufrous.

 

Nylon-Mode 0033

 

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Songeuse, quelques minutes avant cette réunion.

Je suis dans mes pensées, dans ce projet qui a vampirisé mes dernières nuits.Un business-plan de plus, fait et refait tant de fois depuis des semaines, entre les conseils des amies, des bonnes copines et des spécialistes de la CCI, des experts en PME, plutôt en TPE d'ailleurs. 

 

con20

 

Je songe à ma future présentation, quelques heures, face à des investisseurs, des relations d'un ami. Lui a cru à ce projet, mais il a été ferme sur les objectifs, sur les plans d'action, sur les fameux moyens pour réussir, clairement identifiés. Il m'a initié aux aléas de réflexion, de critères de choix purement financier et court-termiste, aux arcanes dures de la réalité et du business. Mais aussi il m'a invité certains soirs de doutes, à dîner, à parler, à pleurer aussi face à l'adversité bureaucratique et administrative française. Il a toujours cru en mon projet, il a aidé à sa naissance,sans intérêt à la clef, juste en business angel, volontaire dans sa transmission de son exprérience.

 

181291_464613356898735_1920219446_n.jpg

 

Songeuse de me savoir, peut-être dès ce soir à la tête de mon premier pécule pour me lancer dans MA petite entreprise. Des sacrifices entre boulot et nuits difficiles, économies grignotées, incompréhension de mon entourage, encouragements modérés de ma famille, je suis restée debout sur mes deux jambes pour avancer. Je ne suis pas seule, mais je porte cette folie créatrice dun avenir dans le brouillard de la réussite ou des embûches sur mes seules épaules.

 

398343_369998199704542_484933111_n.jpg

 

J'ai choisi cette petite robe noire,stricte et professionnelle.Agrémentée d'un foulard bleu, des talons si féminins, mon fétiche, mon confort pour me sentir bien, un legging pour mes jambes, je suis prête. Seules les courbes de mes graphiques devraient interesser mes interlocuteurs, et justifier leurs choix et jugements. 

 

Ce soir, je serai "entrepreneure", en marche avec ma volonté et mes idées.

 

Une dédicace spéciale à l'article de ma chère blogueuse BEBAROCK :

bebarock.com/article-de-l-envie-d-entreprendre-a-la-rage-d-entreprendre

 

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Fin d'année, fatigue, fin d'un stress, décompression, douleurs dans le corps.

Hier soir, mardi soir exactement, nous avons fait une remise traditionnelle de pris pour nos plus grands, les CM2. Fin d'un cycle, fin du primaire, fin d'année scolaire pour tous, étape de leur vie, plus marquante que celui de la fin de maternelle, cette fois se sera la collègue. Un petit speech, des enfants impatients, entre fatigue et énervement, des enfants que l'on a vu grandir, tant pat la taille que par le développement de leur caractère, de leur personnalité, ils sont autonomes maintenant.

 

kristenvamp4

 

Certains sont plus grands que d'autres, cette génération nourrit copieusement et avec une meilleure santé, mais aussi des gènes heureux, ils rigolent avec leurs maîtresses de CP et CE1, plus petites maintenant qu'eux-mêmes. Déjà les souvenirs se construisent. Avec comme premier paradoxe, les plus turbulents devenus nostalgiques de ce lieu. Ils appréhendent une nouvelle cour, une nouvelle dimension, de nouvelles études, de nouveaux professeurs, et plus encore un univers où ils seront les plus petits, après avoir régnés en étant les plus grands.

 

Et vous, et moi, je suis sereine pour eux, et là, soudainement une larme coule, quand ils jouent de remerciements, avec des mots sicnères et maladroits, pour chaque classe, pour chaque professeure. Ils sont émouvants dans leur improvisation, dans leurs sentiments qu'ils avouent malgré eux avoir pour nous. Des larmes de joie, d'un bonheur lié à mon métier, ma vocation.

 

Selena-Gomez-Elle-Mexique-2

 

Mais je n'oublies pas le temps passer à les sermonner, à les engueuler, à les maudire. Les larmes de fatigue quand on passe plus de temps à faire de l'éducation, du civisme et parfois de la simple politesse. Les générations ont changé avec de nouveaux repères, parfois aucun. Je me bats car je crois en ce transfert de connaissances, en cet enseignement qui construira les bases e leur métiers, de leurs vies, de leurs passions. J'aime ce métier si dur, mais j'aime ce milieu, cette école en zone où il y aplus de famille au chômage, en difficulté, en marge d'une société qui les fragilise toujours plus.

 

Mais je reçois leurs bisous, leurs boîtes de chocolat, des fleurs, des petits cadeaux qui viennent souvent du coeur, des larmes des deux côtés. Les filles comme les garçons, ils laissent une dernière bise, avec un coin de vérité, celui de l'enfance, d'une relation entre un groupe et une professeure, entre deux êtres dans un océan de tables et de chaises.

J'ai des larmes, ce n'est pas un manque, parfois c'est plus proche d'une libération, mais toujours ce métier pas comme les autres, il y a un échange. Les petits messages entre tous.

 

52343304


 

Je sèche mes larmes.

Pour un été de vacances, de préparation de la prochaine rentrée. Un été au féminin, dans la mode et mes passions, chevelure libre, dans la chaleur de mes lectures.

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Je voulais vivre une expérience de féminité, un nouveau défi, une immersion comme le font certains au bout du monde. Je n’ai pas choisi de vivre plusieurs jours avec les femmes de Papouasie pour comprendre leur rituels de beauté, ni même avec les esquimaux qui usent de graisse animale pour se parer de couleur, de fraîcheur pour séduire. Mon exploration de la large palette des féminités ne m’a pas emmené au cœur de l’Afrique pour comprendre les styles de sensualité avec les peintures et les danses, avec les morphologies qui donnent cette beauté irréelle à certaines tribus, au Sénégal en particulier, des splendeurs qui défilent sur nos podiums internationaux.

 

_MG_2646.jpg


Je suis juste assis dans un carré de mon train quotidien, entre ma clavier et Paris. Glissée en cette matinée douce, parfum d’été, entre deux robes d’été. Une orange, avec des motifs ronds, des trous-trous dans ce coton que l’on dirait indien pour sa légèreté, et une autre noire, toute sobre sur sa peau blanche, sans motifs, si ce n’est ce bustier retenu par des seins bien ronds d’un balconnet noir. Il fera beau, les jambes sont nues. Elles dorment, les yeux fermés, de beaux mascaras et de délicats traits d’eye liner, de jolies cuisses impeccablement épilées, des sandales de cuir, avec de fins liens qui forment des lacets sur les pieds, entre les orteils. La vie respire.

 

_MG_7255b.jpg

 

Deux femmes en face de moi, là non plus, pas de jean, une jupe à volants noirs avec des plumetis blanc, un tee-shirt noir en lycra et un mini gilet de danseuse sur les épaules, noué sous la poitrine conquérante. Un collant noir dans des ballerines, et à côté le sac besace de couleur rouge python, un vrai style de jeune fille. Sa voisine papote, elles préparent les soldes, elles ont profité de leur RTT mensuel pour aller dévorer les allées des magasins. Déjà des repères effectués les midis précédents, lors de leur pause respective. Elles ont aussi acheté quelques chaussures, des sandales d’été bien sûr, mais aussi des escarpins plus chics à -50% dès 6h00 ce matin, sur ZALANDO, sur SARENZA. La voisine est blonde, une quadra maquillée, avec ces lunettes de soleil, elle porte une robe rouge légère. Fluide et souple, facile à soulever pour les essayages précise-t-elle. Voilà je suis au cœur des habitudes et comportements des soldes. Le mystère commence.

 

 

look_printemps-copie-1.jpg

copyrights www.modenmarie.com

un blog délicieux et inspiré


Des astuces, des pièces aperçues mais pas encore essayées, qu’elle porte dans son sac, pour être sûr de les avoir, la quête de la folie consommatrice. Ou mieux encore, la technique de la dispersion, un vêtement pris et remis plus loin, dans un autre rayon, pour le retrouver plus facilement et le retirer la bouche avide des autres. Les bonnes affaires sont rares, elle veut les garder pour elle. Parfois elle tirebouchonne, elle arrache les étiquettes, mais jamais elle ne se bat. Un peu de respect, d’éthique, dans ce monde dévorant, presque violent des premières heures. Elles discutent des affaires, parfois avouent que certaines jupes n’ont jamais été portées par la suite.

 

_JVP1648.JPG

copyrights bellissima www.kayture.com

 

Elles sortent leur bouteille d’Evian, grignotent car il ne faut pas défaillir dans l’effort, ce marathon de plusieurs étages, avec des courses, des affaires encore, des montagnes de stress et de tissus, des pieds écrasés, fatigués et en surchauffe. Ce sont des athlètes d’un jour, non de deux compétitions annuelles, les premières journées de soldes. Alors après elles se consoleront assise sur leur lit devant des sacs pleins.

Existe-t-il d’autres rites ?  Je vous le dirai car je vais les suivre au cœur de leur journée sportive.

 

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode
Petit matin, quelques marches encore, un quai de métro, un souterrain sans ciel, sans vraiment d’air, une rame arrive, stoppe, ouvre ses portes. Je me glisse sur une banquette.

 

Elles sont toutes là, des têtes dodelinant au gré des courbes, des montées et des descentes dans les entrailles de Paris. Point de looping, ni de grand huit, juste le chemin vers une autre station, sur toute la ligne, nous cheminons. Assises toutes ses personnes suivent le mouvement, elles ne m’apparaissent que dans leurs coiffures.

 

caviar1

 

A droite une casquette de marin, des cheveux gris, sortis d’une marée ancienne, vogue vers son travail, dans un écrasement de sommeil, un éboulement le long de la barre métallique. Un crâne rasé, un homme jeune ou vieux, impossible de savoir la teinte, juste un peu de brillance, un verso au firmament des néons, de cette lumière sans vie qui nous berce toute.


A gauche, une chevelure longue, deux mains qui dénouent l’élastique, tirent et lissent les longs brins châtains. Je suis pris dans ce jeu de miroir invisible avec cette personne qui joue de volutes, agiles et précises pour remettre le fin lien élastique. Un, deux, trois tours et hop, une boule de cheveux remontée, et un mouvement impeccable, avant que ce barbu ne se retourne, ressentant peut-être mon regard insistant. Un homme aux cheveux longs, un samourai des temps modernes.


En face deux jeunes femmes, des cheveux courts, des coupes structurées et emportées par une vague pour l’une, glorifiée pour l’autre par un carré bien rond, comme une garçonne partant pour un charleston contemporain. Elles papotent, elles regardent les détails, sont-elles coiffeuses ? ou préparées pour un shooting photo ? récemment coiffées ? Elles rajoutent un barrette, changent de boucles d’oreille pour de grandes créoles argentées.

 

35


Devant encore, plus proche de moi, sur la banquette en face à face, une femme avec ses boucles, folles descendantes d’une permanente avec bigoudis. Une teinte délavée entre gris et violet, elle lit son journal jetable avec perplexité. Sa voisine est ailleurs, le visage plus dur, un foulard sur la tête. Aucun cheveu ne dépasse, un éclat de mode qui cacherait une maladie, du moins son traitement fort et impactant sur la féminité. Elle sourit en croisant mon regard, un lien complice peut-être, entre mes pensées consolatrices, et un nouveau départ avec élégance.


Des boucles encore, pas de rasta aujourd’hui avec son bonnet géant et ses dreadlocks colorés de perles de couleurs jamaïquaines, des cheveux lisses, du brun au blond, avec quelques châtains encore. Quelques cheveux gris, des tempes grisonnantes, un reflet dans la vitre, d’autres têtes derrière moi, je contemple ce monde de coiffure, de chevelure.

 

 


Un peu de chaque caractère, un peu de notre identité, de notre référentiel, même si certaines changent de tête souvent, et d’autres jamais. Je plisse les yeux vers un coin du wagon. Un belle rousse remet en place ses longueurs, elle caresse une mèche. Entortillant dans un sens puis l’autre, ce doudou personnel, elle partage sa douceur avec elle-même. Un geste si féminin.

 

Nylonement

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog