Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

La caricature marche dans les deux sens, autant pour la blonde habillée de rose, parfois jugée sans tête, mais avec une forte poitrine en pleine réflexion, autant pour le mâle, qui la regarde, l'aime pour sa beauté intérieure, enfin celle qui se cache juste derrière le tee-shirt ultra-moulant.

 

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La femme est un objet !

 

Rassurez vous ce n'est pas une constatation personnelle, car mon propos en plus de mille articles semblent s'orienter vers une vision plus glamour, plus féministe parfois, plus féminine toujours.

 

Mais le marketing nous offre toujours des excès approbateurs de cette phrase.

 

Un site de rencontres dont je ne ferai pas la publicité, à proposer un SHOES DATING !

Qu'est-ce ?

 

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Une rencontre entre deux personnes inscrites sue le site, la jeune femme croise le jeune homme (parfois moins jeune tous les deux d'ailleurs) dans un magasin de chaussures, partenaire de de défi étrange. Les hommes choisissent des modèles, les femmes aussi. Et sur ce critère limité, fétichiste ou modesque, ils se rencontrent. Les hommes s'engagent à payer partie ou totalité de la paire choisie, si affinité. Je ne sais que vous dire, si cen'est qu'un grand coup de pub, mais une belle incitation à la prostitution, " je couche, tu me payes mes talons".

Et bien au-delà une désastreuse image du rapport hommes-femmes.

 

 

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Copyrights WOLFORD.com

 

Heuseusement les illustrations sont sans rapport, juste pour votre plaisir visuel, de mode et d'été.

 

Mais si vous voulez lire sur les abberrations de notre société de CONSOMMATION, sur les MOULES DE NOS FORMES, de VOTRE FEMINITE, je vous recommande "BEAUTE FATALE' de Mona CHOLLET.

cafe-mode/2012/04/15/faut-il-lire-beaute-fatale-de-mona-chollet

 

livre.fnac.com/a3809736/Mona-Chollet-Beaute-fatale

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Partie hier, j'ai vogué dans mes rêves assez vite, laissant mon compagnon conduire dans la nuit. Fraîcheur d'une soirée, dans le presque silence des courbes de l'autoroute, j'ai faibli, j'ai sombré dans un sommeil profond, relâchée de mon stress. Je suis partie en vacances, vers la mer. Sans autres pensées, j'ai rêvé de vous, de ce lien d'amitié avec vous, de vos emails, de vos commentaires, de vos féminités, des autres blogs, puis des magazines, des livres, des mots. Un voyage instable, pourtant bien câlé dans ce fauteuil, avec ma robe en laine douce, mon écharpe sur les épaules, entre deux saisons avec cet été capricieux. Il posait parfois sa main sur ma jambe, caressant à travers la fin étoffe le grain de ma peau, son pêché mignon.

 

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Ce matin, le soleil est derrière la vitre, sur la terrasse, sur cette table dressé par cette ombre qui partageait mon lit. Du lait, un jus de fraises, un thé à la bergamote, des croissants et des petites brioches, un melon, il a tout préparé. Son jus de pamplemousse ... sans lui.

 

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Il court sur la plage ou il fait déjà le marché pour trouver des petits artichauts, de l'huile d'olive, des salades et d'autres produits frais. Sa détente passe par la cuisine. Un gourmand, je regarde la plage, les maillots, les autres, la mer.

 

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Je vais essayer enfin, au soleil d'été, mes robes achetées il y a des mois, mais restées dans le dressing. Plus de parapluie, du soleil, encore et encore !

 

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Ma préférée, cette robe longue, fluide en fin coton gris, un must à mes yeux pour ma silhouette, pour assumer mes courbes, mon corps, ma vie de femme. Je suis heureuse avec elle, en elle. Je suis moi, où sont mes lunettes ?

 

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Là je le vois, il revient de la plage, et si je le surprenais avec cette jupe noir et blanc, un grain de rétro, juste pour lui, pour nos vacances. Je vais installer rapidement le contenu de la valise sur des cintres, une tenue pour chaque demie journée, midi et soirée.

 

A demain

 

Nylonement

 

Modèles disponibles chez www.shabbyapple.com

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 50-60

La semaine dernière, je lançais le débat avec "POCHETTES DE BAS - DEBAT". Je voulais vous offrir une réponse ou une autre sur la possible maladie aigüe des collectionneurs, pardon collectionneuses aussi, de bas nylon. 

 

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Mais la véritable réponse est celle de tout collectionneur, il le fait par ENVIE, par DESIRS, avec cette palpitation plus forte devant un objet qui compléterai suivant ses propres critères, son nouveau membre dans son accumulation personnelle. Oui, c'est un acte égoiste en premier lieu, une volonté si forte que même le plus fauché des afficionados d'une collection, se fend alors de courbettes, de négociations, de plus en plus d'envie pour arriver à conquérir un nouvel objet, un tableau, un livre, un objet des plus hétéroclite, une paire de bas nylon.

 

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Vu de l'extérieur, le collectionneur a forcément une relation intime avec cette chose, il y attache une histoire, un souvenir de son passé, de sa famille, de ses traditions, de sa culture, ou parfois une volonté de briller, de montrer sa présence, de conforter son règne. Chacun a sa place, chacun vit sa collection pour une période de vie, un certain matérialisme et surtout, et toujours pour une forme de jouissance intime avec ses objets. Dans "Intime", ne voyez pas, ou imaginez ce que vous souhaitez, mais ce n'est pas proprement sexuel, mais un plaisir de possesion, un bout de soi idéalisé, une quête d'un graal proche de soi.

 

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Et si ensuite on a envie d'aller plus loin, c'est alors que vous arrivez dans le cercle, oui vous les visiteurs d'un lieu, virtuel ou réel, d'un musée sur le net, ou proche de voa vacances, de vos vies. Vous suivez alors le chemin d'un homme, d'une femme, d'une collection, d'un voyage personnel d'une personne dans ses rêves. Chacun peut le garder pour soi, ou le partager pour tous. Pour moi, Gentleman W, c'est un simple relais avec vous. Vous êtes nombreuses et nombreux à venir chaque jour sur ce blog, le dimanche pour la musée du bas nylon, un lieu ouvert, respectueux des autres et en particulier des femmes. Ce lieu n'est pas à moi, il est le vôtre. Un coin du net où chacune peut déposer des photos de pochettes, de bas nylon, parfois quelques clichés portés pour mettre en avant le symbole d'une féminité des années 50-60. Ici, tout appartient à tout le monde, sans débat, sans aigreur, sans désir et jalousie de l'autre, juste la pure définition, la plus altruiste, celle du don, celle du partage. Profitez des nombreux articles passés  NYLON 50-60, et des prochains, chaque dimanche.

 

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Respectueusement

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Je ne suis qu'un blogueur, régulier pour vous livrer des mots, des émotions dans l'univers de vos Féminités. Je ne suis pas critique, je suis un simple lecteur qui paye ses livres ou qui les partage (vu leur prix parfois excessifs) avec d'autres ami(e)s (MERCI à vous aussi pour ses lectures et découvertes, ses prêts longue durée, ses livres devenus savoureux comme des macarons, MERCI). J'aime lire, relire aussi, même si j'alterne les documents professionnels et académiques, avec les lectures plus douces et littéraires. Je dévore les magazines, parfois avec des semaines de retard, les nouvelles plus du tout fraîches, pour prendre du recul sur les vraies et fausses tendances.

 

Je viens de commander par internet un série de livres, pour moi, pour les amies (oui chacun achète un duo, un trio pour le partager, souvent après un dîner souriant où l'on peut en parler), mais aussi pour mes enfants. Ils affectionnent les histoires d'adolescentes, de pirates, d'enfants et d'animaux suivant leurs âges respectifs. Ils aiment lire, prendre du recul, se poser dans un coin du jardin pour dévorer les mots. Quand le livre plaît, la suite, si il y a, est vite demandée. Ils se les prêtent, lisent dans le canapé, la tête en bas, dans le lit bâteau de la salle de jeu, un lieu idéal, comme un cocon, avec des dizaines de coussins à positionner à volonté. Ils aiment les mots, et puis ils enchaînent avec une BD, un magazine. Je suis passer aussi chez le libraire, pour suivre ses propos avisés.

 

Je vous recommande des livres au fil des articles, souvent le samedi, entre expositions et balades, des livres, des classiques sur les Féminités, sur le Burlesque, et surtout des beaux livres, ceux que l'on lit et relit dans son salon, dans son lit, bientôt dans son hamac.

 

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Les livres de Stefan ZWEIG dont je ne me lasse, ou ceux de Christine ORBAN, mais aussi les livres d'Erik  ORSENNA qui reste mon mentor pour la maîtrise du français, l'orchestration des mélodies, des sujets et l'explosion du plaisir de lecture.

 

Mais aussi les rééditions chez JULLIARD des livres de Françoise SAGAN, avec l'éternel et troublant "Bonjour Tristesse" à lire au soleil avant de partir faire la fête ou avec "Des bleux à l'âme", le troublant "Des yeux de soie". Ou encore le surprenant "Un orage immobile", oeuvre à part de la talentueux et perturbée écrivaine, un voyage en province et dans le temps, un romantisme étonnant, plaisant avec du champagne rosé. Et pour finir les mots d'une tranche de vie "Un peu de soleil dans l'eau froide", deux femmes, une dépression, l'amour et ses facettes complexes.

Je vous replongerai dans un monde de femmes, sur plusieurs générations avec "UN ETE SANS LES HOMMES" de Siri Hustvedt, sorti l'année dernière mais toujours le turbulent féminisme au féminin "SOIS BELLE et BATS TOI" de Yolaine de la Bigne.

 

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Comment je fais mon choix ? En croisant d'autres amoureux des livres, en discutant entre collègues, en épluchant les critiques de tous les magazines et journaux lus en semaine. Je lis avec un peu de recul les pages marketing, mais surtout je croise avec les autres critiques. Je me fais avoir parfois par des approches concertées sur le beau d'un livre, que je trouve finalement un peu vide, ou sans belle chute. J'ai aussi des déceptions, si peu même si j'ai horreur du vide profond, de style, de forme et de fond de l'auteur de "la Délicatesse". Heureusement il y a une large diversité et sur www.babelio.com  je retrouve des lectrices passionnées, gourmandes de mots, de belles figures, de mélodies dans les phrases, de styles variés, de détente ou de philosophie plus profonde.

Mes choix n'engagent que moi d'ailleurs, nous attendons parfois trop, ou pas assez, nous sommes amateurs de mode, de documentaire, de romans, de poésies, de polars, de livres de plage ou de pavés réalistes, nous aimons les mots et donc les livres.

 

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Ma plus grande recommandation sera de prendre du temps pour aller croiser un ou une libraire, des personnes dont le menu s'empile devant vous, comme des plats façonnés par un chef. Ici le maître d'hôtel vous promeut le meilleur, le plus adapté à votre goût. Elle/Il peut satisfaire votre palais de gourmet, vos routines gustatives de plusieurs pages, d'envolées lyriques, de classiques comme de nouveautés. Mais plus encore ce libraire, est un ogre qui a avalé, dégusté, savouré les sucs des virgules et des points, avant vous, pour vous proposer le petit plus exotique, le millésime rare, la combinaison surprenante pour vos papilles situées dans vos yeux avec votre imaginaire, juste derrière. Alors oui, le libraire est un esthète incontournable qu'il faut croiser en prenant du temps "saveur de vacances", pour partir avec les prémices, la salive au coin de la bouche, l'envie de lire quelques pages dès maintenant.

 

Nos blogs donnent certains appétits, trouvez vos mots près de chez vous, emballés de conseils sur-mesure, de rêves parlés vers des plaisirs écrits.

Lisez cet été.

 

Un dernier plaisir pour le transat : "la dernière conquête du Malor Pettigrew" d'Hélène SIMONSON. On en reparle autour d'un verre de rosé...

Je le commence, à bientôt...

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Matin d’été, je te vois, petite fille sur cette banquette de métro. Tu viens de te faufiler entre les Grands, vers ce duo de banquettes, avec ton papy et ta mamy. Ils parlent entre eux, tu t’assois sur ce siège, sans rien voir, sauf ces lumières, ces gens anonymes, souvent tristes aux premières heures de leur journée.

Tu gesticules, tu poses tes petites baskets roses sur le tissu, tu te mets à genoux. Là enfin, tu peux voir défiler les rails, la lumière cède au noir des tunnels, ton nez au ras des vitres. Des câbles, des montées et des descentes, le métro suit son chemin souterrain. Tes yeux son grands ouverts, tu profites de tout, des affiches avec des chaussures, des girafes et des personnes, des publicités. Un monde vivant, une autre station.

Tu demandes à Papy encore combien, tu comptes avec tes doigts des chiffres imaginaires.

 

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Là tu regardes encore, tu parles à Mamy des visites, du petit déjeuner car vous vous êtes levés tôt, encore avec le décalage de ton pays d’origine, probablement les Etats-Unis. Tu trouves ton doudou pour te rassurer, il est accroché à ton sac à dos, un modèle pour enfant, avec des personnages de dessins animés. Une princesse, ta bouteille d’eau et ton goûter à l’intérieur, tu portes aussi ton sourire d’enfant, celui de la fragilité, celui de l’innocence. Nous rentrons dans une source de lumière. Deux quais, et sur l’un d’eux, une femme couchée à terre, qui dort.

Tu hurles ta joie, ta surprise, et demande avec toute ta fraicheur « Pourquoi elle dort la Dame ? par terre Mummy ? ». Tu ris, tu répètes face à l’indifférence de tes grands-parents. Presque gênés de cette situation, ils essayent de trouver les bons mots, ceux de ton enfance, d’une fausse vérité pour ne pas t’effrayer sur le monde futur des adultes.

 

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Je souris face à ce mensonge, d’ailleurs que connais-tu du terme « clochard » sauf en pensant à ce chien amateur de spaghettis. Tu rêves, laisse ses jambes dodeliner de la banquette, en regardant le sol du métro. Tu regardes le magazine devant toi, c'est une jeune fille en collant et short noir, avec un haut violet, coloré comme tu aimes. Tu la dévisages, tu rêves d'être grande comme elle, peut-être ?

Puis cet homme qui te sourit en voyant cette petite fille qui lui rappelle les deux siennes, enfin une tranche du passé, ce moi qui écrit ces mots. Tu as des yeux ronds, simplement prêts à dévorer le monde. Tu te tournes, déjà lassée de ce voyage entre lumière et noirs tunnels, tuveut ton parapluie, rose avec Minnie dessus, tu chouines un peu.

 

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« Encore combien de stations pour Paris ? » L’espace et le temps sont toujours relatifs pour les enfants. Tu te roules sur cette petite place, poses tes baskets sur la cloison du compartiment. Tu te cales dans le moelleux du pull de ton grand-père. Tu es bien, tu regardes encore les étincelles de lumière, ici et là, d’autres personnes qui entrent et sortent.

Tu ne te souviendrqa pas de la ville, mais dans ton cerveau avide de nouveautés, tu garderas le souvenir confortable de ce métro, de cette complicité avec ce papy chéri.

Tu reviendras, plus grande, habillée comme cette jeune femme, amoureuse dans la ville.

 

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Tu bouges, tu vis, tu grandiras !

Petite fille, gardes ton émerveillement pour la vie !

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Ce matin, le soleil tapait derrière mes volets, il était un peu tard. J'avais pris ma journée, j'étais assomée. Les derniers jours avaient été aussi gris que le printemps, durs et amers. J'avais subi le choc de sa déclaration. Mon mari me quittait. Brutalement, sans trop de signes avant-coureurs, sans fissure, il ne m'aimait plus, nous ne pouvions continuer ensemble.

 

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Nos enfants étaient grands, la dernière venait de passer son bac, avec mention, elle était en vacances avec des copines, des copains à Noirmoutier, une maison de famille derrière la plage. Nous étions seuls, tous les deux, à la croisée d'une vie. Mon travail marchait bien heureusement, ma chef m'avait dit de prendre un brin de recul, nous en avions parlé, j'avais eu besoin de me confier. Avec elle ou avec une amie, avec n'importe qui.

 

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Car si le couple coulait comme un vieux fleuve trop tranquille, j'avais gardé ma féminité, plutôt je l'avais retrouvé. Trop tard, j'avais pris conscience que je m'habillais pour le bureau et quand il rentrait j'étais plus mémère, plus cool, bref dans des vêtements plus informes, plus insignifiants. Et lui, aussi un peu, mais lui aimait tant l'image de la Femme, de sa femme, je n'avais pas fait attention aux signes, à ses phrases, à ses mots. Je l'avais même réprimandé du haut de mon féminisme germé à la quarantaine, je ne voulais pas être un corps, des courbes, un idéal de mode, une chose que l'on aime car elle porte une jupe crayon, un chemisier et des dessous en dentelle. J'avais rejeté les bas qu'il m'avait fait découvrir, et que j'aimais à porter si souvent. J'avais mis plus de dix ans à reprendre corps avec mon image, et son amour. Ses sentiments n'étaient pas que pour la fine lingerie, elle était pour lui, une part de ma féminité, un révélateur qu'il adorait voir sur moi, avant, pendant, après nos longues discussions et calins. Il aimait mon esprit et mes courbes, ce tout indissociable. Il avait vu s'échapper la volupté, l'allure. Il m'aimait avec et sans, il aimait la Femme qu'il avait toujours vu en moi. Et que j'avais oublié.

 

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Il me quittait, il me respectait et ne me reprochait rien, car lui aussi avait ses défauts, ses errances, ses doutes, ses propres reproches. Il ne voyait plus d'avenir commun.

 

Est-il parti pour une autre ? Plus jeune ? je ne pense pas, il aimait tant les femmes glamour, avec leur corps assumé, leurs vérités et la gourmandise sur les années. Moi d'ailleurs. Plus sexy ? peut-être. Plus disponible ? probablement. Plus Femme ? 

 

Je suis seule ce jour, ce soir. 

 

Nylonement


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Rétro dans le métro, oui, elles étaient là comme des figures de mode, face à moi, presque coincé dans ce carré de banquettes. Après une sortie tardive du bureau, la tête ailleurs, une seule envie "rentrer chez moi". Alors j'avais presque couru sous les gouttes de pluie de ce soleil étrange d'été. Glissant vers les entrailles de la ville.

 

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Perdu, totalement libéré de mes tâches, je rêvais peut-être déjà à d'autres articles, non, ce soir-là j'ai pris un magazine féminin, coincé dans mon sac, derrière un mémoire sur la conduite du changement, sujet moins féérique. Je l'ai ouvert, j'ai feuilleté les pages people, les pages mode, les pages livres et comme c'était l'été les nombreuses pages sexo. Mais où va votre esprit durant cette saison ? au même endroit que celui des hommes, par un vil instinct primaire de reproduction avant l'hiver. Non, les humains étant des êtres développés, ils prennent du plaisir, et je lisais les nombreuses listes des incontournables "à faire cet été, dans un souffle de vent, sans culotte" dixit le magazine.

 

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Elles sont entrées, et se sont assises autour de moi. Elles discutaient, elles avaient passé la journée entre boutiques de fringues, de vintage et de petites folies comme les chaussures. Elles riaient de leurs libertés, de la tête de leurs copains devant une nième paire d'escarpins, la tête des collègues jalouses, envieuses d'avoir trouvé la perle de dix centimètres, ou encore de leur soeur qui voudrait "encore la même" mais dans une couleur différente.

 

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J'ai baissé mon magazine, et là je suis entré dans mon rêve éveillé. Elles étaient jolies, dans sa plus simple définition, élégantes de petits détails féminins, de jolis sandales ou ballerines, de jupes, et de jambes doucement bronzées, de tops ou de chemisiers inspirés. Elles avaient une tendance néo-rétro ou vintage, je ne me suis  pas trop penché pour savoir, pour estimer avec la matière, le millésime, mais elles étaient expertes de leur image. Des copines heureuses de cette fin de journée, moi aussi. Je suis descendu à la station suivante.

 

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Nylonement

 

Mode du duo PROENZA-SHOULER

Collaboration avec ALEX & LEE

Disponbile chez COLETTE

 

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