Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Un rayon de soleil sur un mur gris, moderne et triste, un graffitti en rose "Les gens heureux sourient" , je passe ici par hasard, perdu volontaire dans le ville, préférant les impasses ou les rues pavées anciennes aux boulevards infernaux de bruits et de circulation. 

 

La peinture semble couler, à peine sèche, le loup doit être encore tout proche, dans ce coin de jardin citadin, en quête d'autres forfaits romantiques. Je regarde les vieilles devantures des années 50 qui parent le haut des rez-de-chaussée, des boutiques devenus lofts fort onéreux. Une touche vintage dans un quartier cerné d'immeubles et de résidences sans charme, sans vie sauf celle d'un interphone lumineux, symbole d'une modernité impersonnelle. L'air du printemps m'accompagne dans ma quête d'un coin de jardin, d'un square ou simplement de quelques marches au soleil. Parfois la magie donne des lieux magiques, là cachés derrière les murs, des alcôves d'un autre temps.

 

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Des messages aussi.

 

Mes livres dans ma besace de cuir, mon portable pour laisser libre cours à mes mots, je lis les uns, je m'amuse avec les autres. Avec cette saison, l'amour s'offre un duo commun avec l'amour, avec quelques couples qui flânent ici, trouvant un paradis pour leur bonheur, des sourires sur leurs visages. Les oiseaux chantent, les chats se pavanent sur les rebords de fenêtres, maîtres de leurs appartements, pachas intrigués par quelques papillons ou d'autres reflets de soleil sur les vitres.

 

 

Là-bas je l'aperçois, une jeune femme, un petit sac à dos, un pull gris, un short rose sur un collant opaque plein de dessins poétiques, des ballerines, un carton à dessin sous son bras. Elle s'arrête, repère sa proie, entre deux pots décorés d'arbustes, des pivoines arbustives roses au coeur jaune d'or, là elle fond. Un pochoir sorti de son carton, un choix rapide, une bombe sortie de nulle part, un jet de peinture rose, quelques retouches, aussi dit, aussi fait, aussitôt disparu. Complice de cet acte poétique, de cet acte revendicatif, de cet instant de création artistique.

 

 

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La fée disparaît à petits pas, légère et heureuse de son forfait, elle marche vers d'autres rayons de soleil, suivant le chemin du printemps. Moi aussi, je suis ce hâlo entre deux nuages, cette ouverture venue du ciel, juste là dans cette ruelle.

 

Quelques pas encore, un coup d'oeil, un sourire encore, face à son message, face à cette liberté qui se compose de petits bonheurs. "Je suis à la recherche de l'amour ... suivez-moi ..."

 

 

 

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme

Ce matin, je retire mes gants, ceux de mon sport de détente, celui où je me défoule de toute l'énergie de ma vie, de ma profession de nuit, de ce temps qui me manque aussi. Une heure, trois fois par semaine, parfois plus pendant les vacances ou les périodes où je sens monter en moi, cette force. Alors je boxe, dans sa version savate, dite boxe française, je donne des coups, je tape, je me plie, je lance mes jambes, je m'entraîne avec d'autres femmes, avec des hommes. c'est un sport complet, que peu de gens connaissent, que mon corps fluet de jeune trentenaire ne laisse soupçonner, certaines me verraient plutôt danseuse. Mais moi, je frappe.

 

Mais malgré toute cette puissance, je le fais pour sortir des émotions de moi, et surtout pour oublier de penser aussi au boulot, chef de salle dans un grand restaurant étoilé d'un hôtel de luxe, tout doit être parfait. je lutte chaque jour pour donner des consignes, pour suivre mon équipe mais surtout les désidératas des clients du luxe, exigeants et fous, passionants en tout détails, gourmands et gourmets. Je frappe.

 

 

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Aujourd'hui pourtant, je suis en congé, pas pour moi, mais pour une amie, pour l'aider, pour la suivre, pour ne pas la lâcher, ma meilleure amie. La belle blonde avec la belle vie, le bon job, la carrière prometteuse, la silhouette sublime, un beau fiancé. Mais avant hier j'ai été obligé de répondre, plutôt de devancer avant qu'il ne soit trop tard. Avec quelques collègues du club, les gros bras, des tendres en général, des gueules un peu cassées surtout avec des nez qui ont avalé des coups, des boxeurs qui savent que ce sport a aussi des valeurs, celle d'un combat pour exhorter la peur, l'angoisse, la haine, la colère, dans un sport. On a frappé à la porte de chez elle.

 

Deux heures après, le beau fiancé avait pris une leçon de mots, de longues phrases, des faits, ses actes ré-expliqués autrement qu'avec des fleurs, des cadeaux. Nous, une équipe, moi je lui ai donné notre version, celle qu'elle a délivré factuellement sur la main courante de la police le soir même, celle de ces derniers mois, de ses coups reçus, de cette violence conjuguale inadmissible, inimaginable, inconcevable. Oui, on la foutu dehors, valises et quelques affaires prestement emportées dans sa voiture, quelques explications de plus sur le chemin vers le parking, dans l'appartement, dans sa tête. Elle nous l'avons protégé, enfin, de cet homme qui se croyait supérieur, qui ne contrôlait plus ses actes, ses gestes, ses coups. Lui qui l'avait frappé.

 

 

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Copyrights Pascal Thierry Photographies

 

 

Sans coups, mais en comprenant que le jeu avait basculé, que sa réputation ferait qu'il ne viendrait plus dans ce quartier, que nos mots l'habilleraient pour coller à son image de gendre idéal, nous avons mis les points sur les "i", à défaut de lui mettre nos poings sur sa petite gueule de jeune mâle impuissant. On lui a fait avoué, tout, sans chercher à comprendre la source de son désordre, on est pas des psychologues, on n'était surtout là pour palier à ce déséquilibre, et lui montrer que notre force était là aussi, mais que nos bras, nos coups, nos directs et nos baffes resteraient dans nos têtes. A-t-il compris ? nous ne saurons pas, mais nous ne le reverrons pas de sitôt, il a eu peur, vraiment peur, et rien que cela compensait l'idée de ce qu'elle avait enduré. Les coups qu'elle avait pris en silence.

 

Car cet insidieux, ce veul personnage, qui revenait avec des fleurs le lendemain, lui demandait pardon, ne voyait ni les coups physiques visibles sur le corps de mon amie, ni les blessures infernales dans son âme. Rien ne les effacerait. Aujourd'hui elle dormait, j'avais été avec elle chez son médecin, quelques médicaments, du repos, un psy à venir, et le chemin serait long pour admettre ces coups impossibles. Sa famille ne voyait rien, ne savait rien, les voisins, les copines, sauf moi. Par hasard car elle ne le disait pas, mais un essayage, entre deux cabines, deux robes, un bleu, un autre, un réflexe, des questions, ses larmes. J'ai attendu, ne sachant quoi faire, ne pouvant rien faire, sauf lui casser la gueule à mon tour à ce minet minable. Et finalement aux coups, nous n'avons pas répondu.

 

 

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Aujourd'hui nous allons faire les boutiques, respirer ailleurs, voir du monde, un belle exposition, manger ensemble. Une amitié certes mais surtout un soutien. Celui contre la passivité, contre ce flou volontaire ou non face à cette situation qui tue plusieurs femmes chaque semaine en France, dans tous les couples, jeunes ou bien installés. Et pour la suite, ce sera des coups encore, ceux d'une justice en laquelle nous croyons, les coups de marteau d'un juge sur une sombre affaire si proche de nous.

 

 

 

 

Nylonement 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Comment choisir entre les saisons, car chacune apporte des bonheurs, des joies, des chaleurs et même des fraîcheurs que l'on attend toujours. Elle avait décidé que cette année le soleil serait là avec le printemps, et que sa nouvelle vie serait devant elle, dans ce nouvel appartement, dans ce cocon tout nouveau. Si personnel d'ailleurs, qu'elle ne l'avait partagé qu'avec peu d'amies, uniquement celles qui étaient ses proches, celles qui avaient compris son choix de changer, de vivre autrement d'assumer cette liberté d'aimer.

 

 

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Là sur sa petit terrasse, elle avait posé quelques fleurs, un ami lui avait offert des tomates cerises pour croquer sa nouvelle vie, un homme délicat qui aimait jouer des mots et des situations. Le même qui lui avait tendu son épaule, sans ambiguité, juste pour lui dire en silence de pleurer pour se libérer. Des émotions qu'elle avait projetées vers l'extérieur pour mieux se rassurer. Maintenant le soleil lui embrassait le cou, lui chatouillait la bretelle de sa lingerie, sur cette épaule dénudée, avec ce top en soie si légère. Elle respirait les parfums des glycines environnantes, suaves saveurs de miel qui s'ajoutaient à sa propre interprétation. Un jasmin entrait en compétition, un duo de mode pour les éphémères fleurs des deux plantes. Beauté de la nature, simplicité de la vérité de cette nouvelle saison.

 

 

Nouveau job, nouvelle vie, nouvelle respiration, elle hésitait encore à sortir, à trop s'afficher, à rencontrer la foule, une fatigue devancée, un pause en attendant cette douceur pour retrouver toutes ses amies. Mais pas en même temps, elle préférait les soirées, ces moments entre tapas et champagne, des bulles pétillantes, qui se reflétaient avec la lumière des bougies sur cette terrasse le soir, durant des discussions sans fin, sans but, si ce n'est le plaisir des mots.

 

 

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Un oiseau se posa près d'elle, surpris mais pas inquiet, cherchant des petits choses à grignoter pour nourrir ses petits, poussant les feuilles, regardant vers elle. Un battement d'aile, il était déjà loin, elle tournait les pages de son livre, un nouveau roman, celui d'une amie écrivaine. Du ciel, elle s'enfla, pour aspirer cette saison, gorgée de cette passion naissante, de ses envies d'un nouvel avenir.

 

Le printemps l'embrassa à nouveau, câlinant de ses rayons sa silhouette, assise, sereine et libre.

 

 

 

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Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon 2000...

Aujourd'hui j'aurai dû faire paraître un énième article sur les bas nylon, avec une pirouette autour de la longueur des jarretelles, un détail parmi tant d'autres sur la beauté associé à ce bel accessoire de mode. Un exercice de style avec des mots, pour séduire, rêver et partager autour des bas nylon, mais je ne ferai pas.

 

Pourtant ce n'est pas une flemme de printemps, juste un humble constat, une étape dans la vie de blogueur, de passionné, je suis fatigué d'écrire .... apparemment dans le vide.

 

Car écrire et nourrir un blog, c'est d'abord pour soi, mais plus encore pour les autres. Non sans vouloir en compter le nombre croissant ou fluctuant, au travers des réseaux sociaux, le total des internautes lecteurs, vous, ceux qui venez lire, de votre propre initiative, ou au hasard de la sérendipité, est bien là. Donc je devrais en déduire que mes mots vous intéresse, voire vous interpelle, voire vous donne un plaisir simple de lecture, de savoir et de connaissances, des idées de mode aussi.

 

Je n'écris pas depuis quatre ans, pour ce total, loin de là. Ce blog m'a permis de rencontrer des belles âmes, virtuellement ou physiquement, d'échanger autour de différents sujets, de renseigner, bref toujours de partager. 

J'écris car c'est un besoin vital, un soin pour calmer certaines de mes douleurs, pour les oublier quelques instants. 

J'écris pour vous illustrer des belles images de la féminité, avec des facettes variées, des reflets de tous âges, de toutes morphologies et surtout des reflets sincères de la mode, celle que j'aime, le plus souvent glamour.

J'écris aussi pour défendre le respect des femmes, une totale égalité dans nos coeurs, dans nos actes, dans la vie autour de nous, pour cette liberté qu'elles devraient toutes avoir, naturellement.

J'écris chaque dimanche pour promouvoir et défendre le port des bas nylon, car si le tricot, le tuning, les passions diverses et surprenantes ne me m'intéressent que peu, ma passion va princiaplement aux bas nylon (mais j'en ai d'autres aussi, rassurez-vous). Avec une vision uniquement de la belle lumière de cette étincelle de mode, de ce petit bonus féminin, jamais vulgaire, érotique à certaines heures, mais d'abord néo-rétro, comme le glamour que j'aime tant.

 

 

Mais aujourd'hui, vous n'aurez pas besoin de vous délecter d'une belle série de photos, artistiquement et esthétiquement choisie, rien de cela. Vous aurez lu, peut-être ceci, mais plus encore ce qui suit.


 

Oui, je vais vous le dire, à vous passant anodin, vous lectrice régulière, vous lectrice qui revient chaque semaine, vous lecteur amateur de féminité, vous lecteur assidu de cette rubrique si volutueuse, vous lecteurs nombreux, parfois très nombreux de ce blog pour sa diversité, pour sa ligne éditoriale régulière, peut-être captivante, vous lectrices passionnées de mode, trop occupées par la vie, vous toutes et tous, je me suis lassé d'écrire pour ne devoir que vous compter. Entre 500 et 1200 visiteurs par jour, pour quoi ? de la publicité, il n'y en a pas ! pour des statistiques mirobolantes, je les regarde qu'une fois par semestre ! pour rien apparemment, même si il y a quelques échanges, ici ou là par email, ou sur les réseaux, mais vraiment trop peu !!!

 

Oui j'écris parce que vous êtes fidèles à la lecture de mes mots, si ceux-ci vous déplaisaient vous ne reviendrez pas si régulièrement, personne ne vous force à les lire. Alors je suis surpris, indigné, presque énervé, fatigué de cette gratuité facile et qui reflète notre époque qui picore avec un bel individualisme grandissant. 

Pourquoi écrire sur un sujet de passion que sont les bas nylon, donc pour les articles les plus forts du dimanche, si ce n'est pour avoir en retour, 1 ou 2 voire 3 commentaires ?

Pourquoi ne pas laisser quelques mots, vos impressions, vos ressentis, vos avis, vos demandes, vos attentes, vos mots à vous ?

Dois-je me satisfaire du silence, similaire finalement à une impolitesse ou un inintérêt ?


 

J'ai toujours l'envie, j'ai toujours des idées et je veille à vous surprendre, à jouer sur les angles de vue en rapport avec le bas nylon, à vous présenter des nouveautés, des exercices de style différents.

Mais FRANCHEMENT où sont passés l'interaction, l'échange, le partage entre passionné(e)s et personnes curieuses découvrant ce sujet ?

Pourquoi continuer ?


 

Sous une autre forme : un site payant ? un livre papier donc payant ?  un cercle confidentiel ?

 

Juste pour les plus fidèles, chaque dimanche un bel article envoyé par email ?? peut-être ?

 

 

Profitez du soleil, de tous les autres blogs qui parlent de bas nylon, avec ou sans subtilité, avec ou sans lien vers le vintage, avec ou sans partage de connaissances, avec ou sans passion !!!

 

 

 

 Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Chaque année offre son lot de belles expositions, d'évidence à ne pas rater. Avec une météo qui nous donnera toujours une bonne raison de s'engouffrer sous les voûtes du Petit Palais, fraîches si Paris devient trop chaud en été, protégées si la pluie ne fait que continuer sa symphonie humide.

 

 


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Début avril, par un après-midi tranquille, dans une queue (réservez vos places par internet avant) plutôt longue, et surtout avec une gestion très hasardeuse dans les priorités (une spécialité française que nos touristes apprécieront), je suis entré dans une autre époque : PARIS 1900.

 

Le thème était ouvert, et les responsables se sont fait plaisir. Car vous découvrirez des affiches, des dessins, des photos, des sculptures en relation avec l'exposition universelle de 1900, cette époque flamboyante du Paris BELLE EPOQUE. Un voyage dans ces instants si parisiens que l'on voit encore aujourd'hui avec le Petit Palais et son jumeau plus Grand Palais. Des tableaux bien sûr avec les impressionistes, des tendances Renoir ou Toulouse-Lautrec, des oeuvres plus typiques encore de l'Art Nouveau avec les vases de Gallé, de Daum, des meubles tournoyant autour d'une tige de fleur, des lampes, de la décoration. On rentre dans le Paris avec des vidéos d'époque, beaucoup de photos, de détails avec la mode et des robes festives mais aussi des costumes plus usuels. Tout est à votre disposition pour passer plusieurs heures à redécouvrir toute la beauté concentrée autour de 1900.

 

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Mucha

 

 

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Toutes les informations ici :

www.petitpalais.paris.fr/fr/expositions/paris-1900-la-ville-spectacle

 

Après continuez le voyage vers la Tour Eiffel, le Champs de Mars, les restaurants au décor Art Nouveau.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Détendre son bras, se réveiller doucement en déployant tout son corps, glisser dans le moelleux, dans cette chaleur enveloppante. Réveiller un à un les sens, sentir en premier lieu, le parfum, celui du printemps, de ce courant d'air frais qui passe sous la fenêtre entr'ouverte. 

Des arômes de roses, plus encore de framboise, surprenant, j'attendais une sensation plus florale, plus proche de mon jardin, puis là derrière une touche de jasmin, mi-acidulée avec ce sucre, si proche.

 

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Se rouler une dernière fois dans les draps, dans une émotion, dans un reste de rêve, celui qui revient souvent quand elle me manque, celui aussi où elle est là près de moi, une caresse charnelle, qui se transforme en quelques baisers matinaux. Là sous ma main, une douceur particulière, un moelleux étonnant, le lit, les draps, une sensation différente, un coeur de meringue. Je me tourne, je retourne dans ma nuit, les yeux fermés, je veux rester entre-deux. Un état insconcient pour l'esprit et le corps, mes hormones dorment encore. Drôle de toucher !

 

Je respire, j'expire, je croque, dans ma bouche un goût, pas de l'air mais de la matière, souple, soyeuse même, un faux air de .... le temps s'arrête, mes neurones se reconnectent, je lance des points d'interrogation, j'hésite ... le printemps souffle un air parfumé au macaron, avec ce croustillant qui enrobe la douceur, la profondeur. Que dis-je, je mâche l'air ce matin !

 

Ma main, mes bras, mon corps, sans coller, se love, reprenant la position de confort foetal, arrondi, dans un cercle invisible, je n'ose plus ouvrir les yeux. "Quoi" se poursuit d'un "où". Car ma chambre n'est plus un lit, une commode, un piano, un dressing, une fenêtre, mais un cocon rose, rose framboise. Marbré de filets de sucre, dans le suave de ma gourmandise, je suis bloqué, surpris, impressionné par cette nouvelle dimension. Comment suis-je arrivé là ?

 

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Rapide retour, car avant mon réveil, je me suis endormi simplement, nu, sous cette couette, sans elle, en déplacement pour quelques jours. Nous étions ensemble, nous sommes allés flâner après une exposition ensemble, main dans la main, collés l'un à l'autre comme depuis trois ans. Inséparables, parfois séparés par nos vies, nos contraintes mais pas nos battements de coeur. Et sous les arcades, une boutique, des saveurs, des choix, et en sortant deux boîtes, une pour chacun. Elle l'a prise avec elle, dans son sac à main. Et à distance, moi devant mon clavier, j'ai croqué mon premier macaron, elle aussin un sms, un parfum. Des coeurs, des bisous et d'autres mots d'amoureux.

 

Là maintenant, je suis dedans, oui dans un macaron géant, l'ultime réalité de ma gourmandise, celle qui m'a fait croquer, craquer pour la réglisse du macaron noir, du pamplemousse et poivre, du caramel au beurre salé, aux trois vanilles, mais aussi à celui aux premières fraises des bois, si inetenses.  Un coup de fatigue, des mots à écrire encore, un chocolat noir, idéal avec mon thé fumé, avec mes pensées pour elle dans son hôtel, seule. 

 

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Un dernier, seul dans la boîte, désesperé d'être là, moi, gourmet, infiniment gourmand, ais aussi en quête de celle qui me manque déjà, de ses instants complices autour de petites délicatesses comme celles-ci, pour nos palais, pour notre goût commun, pour nos petits gâteaux partagés avec deux cuillères, ces moments-là. Son parfum aux fruits rouge, sa petite robe noire qui la signe naturellement, qui accompagne mes desserts, qui les prolongent.


Un dernier macaron à la framboise, celui qui m'emporté dans mes rêves, bloqué dedans.

 

 

 

Nylonement

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