Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Des escaliers, à dévaler car l'ascenseur est encore en panne, avec un parapluie à la main. Le printemps a choisi d'être grincheux, limite pleurnicheur, non convaincu de la chaleur qu'il distille en fonction des jours, froid le matin, tiède le midi, chaud le soir.

 

Je pousse la porte, un sac bleu, des gambettes à l'abri des trombes d'eau, elles attendent une accalmie, je leur propose mon parapluie, un sourire me répond,  et les sandales sautillent avec moi jusqu'au métro le plus proche. Une voisine, j'imagine, je ne connais pas tout le monde et puis ce matin, je parle avec ses jambes uniquement. Quelques pas, nous contournons les trottoirs déformés et inondés, et nous descendons les marches vers le fond, vers le sec, les transports, la foule, d'autres jambes. Un aurevoir, un ticket, des bips de validation, des portillons, des couloirs, je les perds de vue.

 

 

tumblr_lsc5w7B4O11qd7p3ro1_500.jpg

 

Encore quelques mètres, le parapluie replié, dégoulinant du déluge précédent, je m'arrête sur ce quai un peu vide, le concept RTT fait son travail d'absence. Elles attendent là, dans un collent imprimé, un léopard ou un zèbre, à moins que cela ne soit un croisement, un hybride moderne, mais j'aime les originalités, les élégantes qui osent. Jolis et délicieux escarpins qui plairaient à ma compagne, en version bicolore et classique à la fois, je regarde, j'attends, je patiente dans la lumière et un quasi silence, presque surprenant. Elles lisent, ces jambes stagnent dans une immobilité de lecture, passionnées par un journal financier, derrière lequel se cachent un tailleur, une coiffure blonde au carré, un sac de marque. Le bruit se fait plus présent, le métro arrive.

 

 

animal-print-black-and-white-coat-zara---PAULINEFA-copie-18.jpg

 

Bousculade habituelle, pieds écrasés, chaussures contre talons fins, grosses godasses contre bottes, baskets mondialistes qui envahissent le sol, je rentre, je me cale. Je ne vois rien de cette rame, sauf les slingbacks noirs en face de moi, de dos précisément. Un collant fin, un caban bleu marine s'arrêtant à mi-cuisse, les escarpins, rien de plus, si, une tablette. Tout cela bouge au gré des montées et descentes souterraines, des virages à droite puis à gauche, des arrêts et des stations, de moins en moins de monde, mon regard collé au sol. Jolis talons, belle hauteur.

 

Jeu de lumières sur le noir, reflets irisés sur le collant, une féminité élégante et sobre. Une nouvelle station, deux portes qui s'ouvrent, les fines chevilles disparaissent.

 

 

iOpe2l.jpg

 

 

Enfin la sortie, je monte les marches, je fais attention à mes pas, la pluie a rendu glissant les escalators, pièges modernes pour les fins talons, pour les semelles fines. Quelques pas, trois passages piétons, des impolis encore, des pressés avec. Là-bas ma destination, un digicode, un bonjour via l'interphone, je me glisse dans le petit ascenseur ancien, unique dans ses grincements et avec sa grille hors du temps. Je grimpe ainsi les étages, une porte grise, une salle d'attente. Cinq sièges, des magazines sur la table basse, deux escarpins oranges sublimes, un coup de coeur soudain. Un sac assorti, un silence naturel, celui des plantes en pot, celui de cette personne, en plein jeu sur son portable.

 

Je savoure malgré moi le vernisbleu des orteils, original mais pas opportun avec le coloris des fines brides oranges. Mon imagination vogue vers de la mode, vers d'autres tentatives de vernis, de nail art, quelques minutes encore.

 

La porte s'ouvre, mon nom, j'avance.

 

"Bonjour, je vois. Vous souffrez d'un torticolis.... en sortant vous pourrez revoir le ciel ... plus uniquement le sol."

266767977898151113_T0ERS5Fd_c.jpg

 

Nylonement

Commenter cet article
2
<br /> Ah! Quel sourire en lisant la dernière phrase. Souvent , dans vos textes, cher Gentleman W, une pirouette conclut vos textes...et celle-ci, malicieuse,  une nouvelle fois, m'a vraiment fait<br /> sourire.<br /> <br /> <br /> Etes-vous sur de vouloir vous soigner?  Je suis sûre que vous avez apprécié cette perspective " contrainte", non?   :-)<br /> <br /> <br /> Joli choix de photos, chaussures si jolies...avec une énorme préférence pour la 2e et la 3e...et la 4e!<br /> <br /> <br />  <br />
Répondre
G
<br /> <br /> Ce n'était qu'une pirouette pour ne pas caher mon plaisir à observer de belles chaussures, de belles élégantes.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> BISES<br /> <br /> <br /> <br />

Articles récents

Hébergé par Overblog