Alfred Eisenstaedt, un heureux poète qui écrivait ses lignes avec une belle boîte argentique. Une boîte à magie, facétieuse mais qui figeait avec justesse le noir et le blanc d'une époque que l'on pourrait croire elle-aussi en deux couleurs. Alors on apprécie les niveaux de gris, et les attitudes hors situation des danseuses, non pas en pleine chorégraphie, mais en attente, à l'écoute.
Que ce sport est dur, exigeant et au final émouvant, mais son évolution ne dit mériter certains sacrifices de jeunes filles, de jeunes étoiles, très filantes vers leur anorexie, vers leurs souffrances. C'est beau, c'est un travail d'exigence quotidienne, mais cette force doit être nourrissante, et doit donner du succès à toutes les stars de ballets.
Un travail commencé en 1929, entre Allemagne nazi et chasse au juif,
poursuivi ensuite aux USA.
Photographe illustre pour le magazine LIFE
pour lequel il fît 90 couvertures.
Aussi fort connu, pour cette photo !
Nylonement