Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Maison rose

Voyelles et consonnes, virgules, points. Des mots et des paragraphes, des îlots d'attente avec un espace, un saut à la ligne, des phrases, toujours plus de phrases pour donner vie à un essai ou un roman.

 

Un livre est-il plus savoureux quand vous caressez le papier de vos yeux, seul sur un banc au milieu d'un jardin ? plus encore en surplombant la mer ? Dans le vent avec ses flux et reflux, au gré des vagues en bas de la falaise, dans les parfums légers de la roseraie, vous avez pour seule compagnie une belle maison rose. Authentique dans son vécu, imprégnée de son histoire et de la vie des personnes l'ayant habitée, vous pouvez alors profiter de cette douce ambiance romantique pour lire. Enfin !

 

Ouvrir ce livre pris juste avant les vacances dans la pile qui attend tout au long de l'année que vous ayez ce temps, ces moments immobiles sans autres pensées ni mouvements. Dans votre valise, vous avez hésité, avec sagesse au début pour ne pas trop vous chargé, sans frein non plus ensuite s'il fallait faire un choix entre deux auteurs. Tant de coups de foudre pour un sujet, un titre seulement ou une couverture évocatrice, vous cédez au plaisir de nouveaux voyages vers l'inconnu de la prochaine page, au coeur des mots et surtout d'un univers inconnu. Voyager dans l'imaginaire d'un écrivain. Lequel prendre et aussi pourquoi ne pas prendre l'autre, vous porterez le poids de cette indécision, mais aussi le bonheur de pourvoir tous les ouvrir. Les avoir auprès de vous, au cas où. 

 

Simplement là près de ce promontoire, de cette falaise rousse de roches, avec le bruit de la marée haute qui heurte la terre, la mer vous donne le tempo pour rentrer dans cette partition écrite à une main, relue, corrigée et publiée, juste pour vous maintenant. Lire, suivre les premiers pas, succomber à l'envie. Lire encore dans ce jardin, juste relever la tête vers quelques passants, vers les hauts arbres autour de ce bonbon rose. Savourer la douceur.

 

Lire dans les jardins du 

Musée Christian Dior de Granville

www.musee-dior-granville.com

 

Un tel lieu donne-t-il une âme supplémentaire à votre lecture ?

 

Nylonement

Maison rose

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Nylon Passion

 

Dans la pénombre des volets clos, la lumière dardait sur le sol, chauffant la moquette avec de de fines lamelles de soleil cru. Le silence, le bonheur de deux peaux collées après l'amour, ils étaient si bien sous ce simple drap froissé gris perle. Leurs jambes s'entremêlaient, lui avec ses muscles, elle avec ses bas fins noirs. Des chevilles encore emprisonnées des doubles brides de ses escarpins, des mollets soulignés d'une couture noire au dos, des cuisses bronzées marquées d'un revers opaque, elle s'était volontairement entortillée autour de lui.

 

Les mains caressaient les courbes, la douceur infinie de la peau, même moite par la chaleur et par les assauts répétés de leurs envies. Amants d'un jour, heureux de se revoir, excités par ce repas trop long comme un rituel sensuel avant cette culbute gourmande, ils avaient déjeuné au champagne, prolongeant ensuite dans cette chambre avec une autre bouteille, leur soif, leur ivresse des corps. Rien ne pouvait perturber ces instants complices. 

 

 

Un bel après-midi

 

Elle pensait à ce corps si doux, à ces lignes suivies avec ses doigts, sans jamais se lasser. Un contact entier de sensation charnelle et de soyeux intérieur, une plénitude embrumait son esprit. Etre avec lui, allongée au plus proche de lui, loin de tout, simplement loin de son quotidien routinier, de sa vie sans pétillements, sans sentiments partagés, tout cela amplifiait son désir. Caresser encore son corps, le sentir en elle, fusionner les deux peaux. La dentelle de son serre-taille et le voile de ses bas, des frontières vaporeuses avalées par la chair, elle respirait délicatement son parfum. 

Caresser sans vraiment bouger, elle suivait son regard, répondait par des sourires. Après leurs discussions tout en mangeant, ils n'avaient eu que des halètements, des ouis prolongés et si peu de nons pour plus de plaisirs. 

 

La pénombre relative des volets refermés pour anéantir la canicule extérieure, ils partageaient maintenant des silences.

 

Savourer l'instant, uniquement.

Ils s'évitaient de penser à l'après, à leurs corps séparer. Il laissait ses mains venir vers la dentelle, dessus, dessous cette lingerie marquant la taille de ce corps féminin. Un détail somptueux de volupté, découvert sous cette robe si légère, juste après le dessert. Une surprise si féminine. 

 

Oserait-il lui retirer ses bas ? D'abord les brides des chaussures, puis faire sauter chaque jarretelle et rouler sous ses doigts, à fleur de peau, ce voile quasi transparent, quasi liquide par sa finesse extrême. 

Mutuelles caresses, ne plus bouger pour apprécier cette fusion charnelle ou la mettre totalement nue pour mieux la déguster ?

 

 

Un bel après-midi

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Femmes - vous

Une belle fin de journée avec des rayons de soleil toujours aussi présents, alors en sortant de ce bureau frigorifique, climatisation bloquée sur super-froid, elle a longé le mur pour trouver un compromis entre ombre et chaleur amplifiée par le goudron du trottoir. Depuis plusieurs jours elle avait remplacé dans un premier temps le classique tailleur gris par une petite robe noire mais l'excès de chaleur faisait que tous vêtements étaient excessifs dans les transports. Certes la plage était encore loin, aussi éloignée que les futures vacances de septembre prochain. Alors en vain, elle avait poussé la porte d'une boutique encore en soldes, pour trouver deux petites robes d'été, véritablement légères mais chics.

 

Un changement troublant pour ses collègues de bureau, habitués depuis longtemps à son style empreint de rigueur et d'élégance, dévoilant juste ses mollets au-dessus de ses escarpins vernis, le tailleur comme un uniforme quotidien. Sa fonction permettait la version fermée ou très rarement ouverte de sa veste sur un chemisier impeccable, boutonné jusqu'au collier de perles fines. Un style, le sien, un brin bourgeois, rassurant pour ses rendez-vous avec les clients. Sa féminité était évidente mais aucunement dévoilée, sans aucun excès.

 

 

Trouble

 

Alors les derniers jours, certaines avaient un peu persiflé en voyant ce col bénitier plus ouvert sur sa poitrine menue, ou sur cette longueur de jupe plus courte qu'à l'habitude, voir cette presque indécente fente dans ce tissu si léger. Mais toutes et tous souffraient de la même vague de chaleur. L'armure se fendillait un peu, s'allégeait surtout mais son allure était toujours bien droite, dans le cliquetis de ses talons fins.

 

Ce soir, une douche fraîche mais pas froide pour libérer sa peau des sueurs et des odeurs des transports, pour respirer enfin sous cette eau, sans envie d'arrêter. Elle inspirait doucement cet air humide, cette sensation de froid. Mais déjà elle était ailleurs, près de lui, cet homme, plus exactement cet amant qui lui avait confirmé son passage dans leur hôtel, dans la même chambre, avec cette terrasse sur les toits de la ville. Il arriverait après elle, sortant tard d'une dernière réunion, mais les fleurs seraient là dans un vase glacé avec une bouteille de champagne. Deux flûtes, des petits fours et leur relation ambiguë entre amour et sensualité brute, ils fusionnaient ainsi quelques fois par an, ici et là, dans des chambres, au gré de leurs déplacements, de leurs envies surtout.

 

Dans quelques minutes, elle serait dans un taxi climatisé, dans cette petite robe noire, avec de jolis gants, quelques bijoux et son parfum.

 

Nylonement 

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