Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes & Mode
Dernier jour de vacances

Simple paréo vaporeux, un grand cabas en guise de sac à main, des sandales de cuir tressé, une robe de dentelle blanche, je marche sur cette plage. Sans insister, je ne veux penser à cette date dans mon agenda, la dernière semaine de mes congés. J'ai envie de la vivre pleinement.

 

Hier mes enfants, ma petite fille née en début d'année était là aussi. Ses grands yeux émerveillés par son premier contact avec l'eau et les vagues, une larme, des sourires, des sensations nouvelles pour elle, des rires pour nous tous, suivis par le bonheur familial d'une grillade dans notre petit jardin, attenant à notre charmante maisonnette de bord de mer. J'ai toujours voulu cet endroit simple, avec des fleurs partout dans ce lieu minuscule. Mais un véritable havre de paix reste toujours un paradis coincé entre les murs voisins, avec les grands pins des domaines mitoyens, qui penchent leurs têtes vers nous. Des rhododendrons, des bambous légers, des romarins, des lavandes, des ifs, des herbes souples, des hortenisas comme des bouquets géants, toutes les nuances de vert s'expriment ici. Nous respirons toute cette nature avec nos coeurs. Des petits chambres, un canapé, trois hamacs, tout est fait pour se détendre, pour de longues discussions sur nos envies, nos besoins mais surtout sur nos rêves.

Le temps glisse à un rythme différent dans cette maison, les belles âmes l'imprègnent de leur poésie. Poissons grillés, deux homards fraîchement pêchés, quelques légumes, des salades, des verres d'eau, des verres vidés de leur vin rosé. Chacun boit, mange, rigole avec les autres.

La famille est repartie, vers la ville et le boulot. Je savoure ce vide avec une harmonie différente, une balade matinale au marché, un retour par la plage, les sandales à la main, les doigts de pied dans le sable. Longue flânerie, quelques brasses aussi, une liberté dans ce calme de fin de saison. Là, maintenant, dans le hamac, un bon livre à finir, avec les bruits de la nature, les mouettes et le vent dans les arbres, le soleil se cache pour ne pas troubler cette douceur. J'enroule mon paréo pour le transformer en longue écharpe, afin de tenir mes cheveux. Je déguste les mots.

 

Demain, il sera là, lui, mon amoureux. Je me loverai dans ses bras, une semaine ensemble, dans notre bulle, sans nos deux familles. Un seul coeur !

 

 

Nylonement

 

Dernier jour de vacances

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon 2000..., #Nylon & Mode
Bas Nylon ... question de tailles

L'été prolonge ses chaleurs, l'automne arrivera peut-êre avec quelques gouttes de pluie. Déjà les matins sont plus frais, les attentes sur le quai de la gare ou devant l'école permettent de ressentir les degrés disparus, l'envie de quelques deniers pour les matinées.

 

Alors vous allez replonger dans vos tiroirs, vos commodes, vos satinbox peut-être, pour dénicher une teinte soleil pour vos jambes encore doucement caramel, une teinte claire, blush, pour votre peau pâle qui attend un effet rose léger et poudré. Du noir, pas encore, même si j'ai vu des opaques les derniers jours, ainsi que des voiles de couleur, un jaune vif, un rouge transparent, un violet élégant. Des bas, avec jarretelles pour certaines, des bas up pour les autres, une liberté de mode !

 

Avec cette tunique, non plutôt avec cette jupe plissée ou en hésitant encore avec cette robe légère bleue, vous conaissez la longueur de vos vêtements sur vos cuisses. Vous en déduisez aussi la hauteur pratique sur vos cuisses. Le revers se cachera juste là sous le tissu fluide, visible probablement pas, suggéré peut-être, vous aimez votre confor, vous décidez de votre séduction ou de votre discrétion.

 

Cependant vous savez que chaque paire de vos bas aura une position sur vos jambes. Modèles, marques, motifs, dentelles ou simple revers de voile, nylon ou lycra, vous aurez des ressentis différents en trois dimensions. La tension sur la hauteur, globalement mais plus exactement entre talon et genou, entre genou et cuisse, mais aussi autour de votre cuisse. Certains revers sont plus ou moins extensibles, libérant ou non la chair, le muscle long, le marquant de sa présence. Une souplesse extensible variable, et puis soudain dans vos pensées, la taille commandée, ce choix que vous faites en fonction des modèles d'une même marque, différente alors que votre jambe reste la même. Casus belli nylonné qui s'amplifie quand vous ouvrez votre douce boîte satinée avec les bas vintage. Des tailles anciennes, des marques inconnues, des provenances françaises mais aussi américaines, anglaises, australiennes ou d'ailleurs. Une normalisation inexistante à l'époque, des habitudes opposées pour le porte des bas nylon, des chiffres, des tailles et des interrogations.

 

Après plusieurs semaines à réfléchir à cette équation, et sans prétendre à la médaille Fields, je vous propose de publier prochainement un article complet sur le sujet "Tailles actuelles et vintage", si vous le souhaitez ?

Avec des illustrations et des repères.

 

 

Nylonement

 

Bas Nylon ... question de tailles
Bas Nylon ... question de tailles

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture
Expo : Paolo TITOLO - Translucidas
Expo : Paolo TITOLO - Translucidas

 

Des clichés, des couleurs, des corps, des détails, des zooms, une ambiance. Vous voici prisonniers d'un voyage initiatique, avec pour guides, le photographe Paolo TITOLO et sa femme Mariela CASTRO, une balade au milieu de leurs visions, de leurs explications sur un monde en évolution.

 

La MEP ose un regard différent sur un nouveau genre, sans jugement aucun.

 

Les photos sont en grand format pour mieux les appréhender, pour saisir les sourires, parfois des douleurs cachées, une belle exploration à compléter d'explications données dans la vidéo ci-dessous.

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Féminité & Sensualité

Un lointain souvenir, forcément quand l'âge devient canonique comme le mien. 

 

Et puis avec le regard, plus encore avec les petites phrases, quand mes proches m'accompagnent dans la maison de retraite. Je suis un petit vieux, branlant sur sa canne, avec des instants d'égarement même, la mémoire semble se couper de ma communication, car je pense encore. Mes neurones se sont adaptées à ma vie lente, à mes courses immobiles dans les longs couloirs beiges, à mes journées rythmées par les repas, les gélules, les aides des soignantes. Parfois je souffre de ne plus être le jeune gars vif qui pédalait entre le village et la ville pour aller guincher avec des copines, pour des bals et des pots, des baisers volés sous les porches des rues mal éclairées. J'avais ma vie, mon petit travail, des rêves, pleins de rêves dans la tête le soir dans ma petite studette, des tas de romans posés au pied du it. PAs de télé à l'époque, mais des milliers de mots, des chapitres dévorés tout en mangeant sur une petite table en formica, dans une assiette un peu triste. Je dévorais les ambiances de polars, les romans aussi romantiques, et quelquefois j'allais au cinéma. Des lumières, des actrices sublimes de glamour, des voix douces, des étoiles en revenant sous la pluie chez moi, toujours en vélo. Trempé je pensais fort à elles, à leurs corsets, à leurs gambettes, à leurs gestes délicats avec leurs cheveux.

 

Un jour enfin, j'ai eu une voiture, une occase revendue par mon patron, un beau contrat signé juste avant, un nouveau poste, un tournant dans ma vie. J'ai foncé dès le premier week-ed à un autre bal, et elle était là, brune, sublime, conquérante. Enfin je m'en rappelle ainsi car au final elle était discrète, délicieuse avec son parfum de fruits rouges, ses jambes gainées de noir, cachées sous des jupons trop longs sauf quand elle dansait. On a tourné, des milliers de fois avant de s'embrasser, de l'aimer éperdument, éternellement. Chaque jour ou presque j'y pense. Je l'ai aimé si fort. Elle a été ma femme, la mère de mes enfants, l'éternel amour de ma vie. Nous avons roulé vers d'autres cieux, d'autres paysages, avec un appartement et même une petite maison au bord de la mer. De la musique, des danses toujours, des rires et des sourires tous les jours. Un baiser long chaque jour avant de dormir !

 

Et eux qui me voit comme un vieux, un ancêtre, un héritage sur pattes peut-être aussi, ils oublient que j'ai eu un passé, une vie trépidante, des moments de douces folies. Oui des galipettes avec mamie quand nous étions jeunes. Nos corps étaient en parfaite fusion avec nos esprits, avec les libertés nouvelles de l'après-guerre. Nous avons croqué toutes les douceurs. Elle me manque, mais ces bas nylon, sa touche de féminité si personnelle, toujours sur ses gambettes parfaites, je ne les oublierai jamais. Une nostalgie amoureuse, car c'était une étincelle de volupté qui signait ses sourires, surtout quand elle soulevait sa robe. Malicieuse, séductrice, gourmande de nos corps rapprochés.

 

Laissez-moi tranquille sous ce parasol, sur cette terrasse avec un peu d'eau citronnée, je suis bien. Ma mémoire déroule des films en noir et blanc, en couleurs, sublimes et uniques.

 

 

Nylonement

 

Nostalgie

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode
Belle rentrée

Quelques jours de décalage, le privilège de ne pas avoir d'enfants, ni petits, ni ados, j'avais pris mes vacances pour prolonger l'effet bronzage jusqu'à ce week-end. Sourires en posant les pieds à l'aéroport, en partageant le taxi avec un trio d'amies avant que chacune rentre dans une nouvelle année de boulot, nous avons partagé encore des images de cette semaine ensoleillée, de nos sorties ensemble, de nos rencontres amoureuses d'été, quelques rires encore.

 

Là, ce matin, réveil, un coup d'oeil dehors et patatra, il pleut. L'automne attend au coin de la rue mais quand même, on est début septembre. Un ciel gris, moche derrière les volets, et mes tomates sur le balcons sont soudainement moroses, incertaines de leur future rougeur sucrée. Les fleurs semblaient se pencher pour ne pas voir la tristesse des nuages, attendant le vrai réveil du jour et de leur fidèle ami, le soleil. Un peu d'air frais par la fenêtre du salon, et direction la douche pour dynamiser mon corps. 

 

De l'eau, de l'eau tiède puis chaude, des gouttes, sur ma nuque, sur mes cheveux, sur mon dos, sur ma poitrine, sur tout mon corps, une douce caresse enveloppante, un oeil vers le vasistas, pasencore de bleu dehors. Le soleil liquide pour me réchauffer, et une pensée distraite pour ma tenue du jour. J'avais préparé, une habitude quotidienne après la météo du soir à la télé, mes affaires, mais ma tunique en coton léger, même avec un gilet fin de la même matière, soudainement, ils étaient tristes, incongrus. Je suis sortie de la salle de bain après un coup de serviette sur les dernières gouttes cachées derrière ma silhouette, et le souffle de vent était bien plus frais que prévu. Les gambettes bronzées, le souvenir des récentes journées étouffantes de chaleur, je n'envisageais même pas un collant ultra-fin. Une négation mais aussi la pluie dehors, un rapide regard sur mon appli météo, des dégrés perdus jusqu'à ce soir, une grosse dizaine, alors je suis allée vers mon dressing. Robes de mi-saison, pas envie, au final après avoir tirer de nombreux cintres, une jupe colorée, un haut rayé, de la féminité pour ne pas avoir froid. Quel paradoxe, alors que je redoutais d'avoir trop chaud.

 

Une tasse de thé, un fruit, une autre interrogation : quelles chaussures aujourd'hui ?

 

Et vous, quelle sera votre mode du jour ?

 

 

Nylonement 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - demain, #Femmes - vous
Prochain printemps

Un verre posé sur la table, vide, le goût étrange du jus d'orange qui coule en moi, la position semi-assise, semi-couché dans ce lit d'hôpital, des saveurs que je ne retrouve pas, mais au final une bouche pâteuse qui salive pas. Le petit croissant est là, posé dans sa barquette de plastique, seul, fade face à mon regard, sans le moindre arôme de viennoiseries. J'ai déjà mangé, lentement, le bout de baguette, après avoir pris le temps de déplier le papier doré du beurre, après avoir étalé soigneusement le gras jaune sur la mie blanche. Mâcher lentement en pensant fort aux saveurs possible du pain, celui de mon enfance, de la boulangerie de grand-père, des grosses miches cuites encore au feu de bois, des larges alvéoles de la mie beige, l'explosion de la croûte grillée, de la farine et de souvenirs de gourmandises, Je voyage avec ce morne plateau posé sur la tablette, un regard perdu vers l'extérieur, j'aperçois un parc, des grands arbres, quelques oiseaux. Un coin de verdure, oubliant les immeubles environnant, les étages avec d'autres chambres, avec d'autres services, d'autres malades.

 

Le lieu, je le connaît si bien, depuis des mois, des visites régulières, des protocoles expliqués une première fois, répétés  malgré les doutes, les angoisses, les envies de recul et puis les envies de vivre encore. Ah la vie, je ne l'avais pas vu comme cela, moi, la trentenaire battante, avec un boulot indépendant et riche de beaux projets, un mari amoureux, une petite fille radieuse née il y a six ans déjà, une nouvelle maison, notre jardin où je voyais mon coin pour les pivoines. Puis un jour, il y a un an, j'avais eu mal en me pliant pour planter le première. Une douleur, un mauvais geste. Mais après quelques jours j'avais pris le temps de voir le médecin pour avoir son avis, pour envisager ses talents d'osthéopathe en complément, mais son regard s'était soudainement assombri. Un diagnostic mêlé à un intuition négative, Elle m'avait préconisé des examens, une longue liste. Le désir commun de bébé envisagé avec mon mari, la chambre prévue pour cela, le sourire joyeux de ma fille, des détails qui se balayait d'un geste avec une puis plusieurs soirées à douter, à pleurer sur le canapé. Pourquoi moi ?

 

Des larmes inutiles face aux diagnostics plus complets, plus précis, plus profonds en moi, découpée en tranches par les ondes et autres processus médicaux, je devenais une malade. Une urgence à traiter. Les douleurs n'étaient plus physiques mais celles de mon esprit. Paradoxalement j'étais prête à me battre et je ne voulais voir autrement l'avenir, mais il fallait repousser certaines étapes prévues initialement. Des portes, des blouses blanches, des ascenseurs et des protocoles. Heureusement mes parents, mes soeurs, mes beaux-frères ont pris en charge ma fille, car mon mari lui ne m'a plus lâché. Un magicien des mouchoirs, capable d'en sortir de toutes ses poches, de me livrer des fleurs à toutes heures, de me préparer des petits plats même si je ne mangeais rien. Plus d'envie. Beaucoup de doutes. Les premiers jours, les premiers traitements, les nouvelles douleurs physiques, les putain d'effet secondaires, immondes, dévoreurs de vie. Un véritable effort, plusieurs fois répété pour franchir la porte de l'hôpital, pour retrouver les équipes, pour absorber le souffle de demain, pour croire à tout cela comme un morceau de passé. Jamais un calendrier ne m'a paru aussi long, le carton dans mon bureau, les dates des visites passées, des dates futures, des autres rendez-vous, des médecins et des spécialistes, des examens pour valider encore l'évolution ou non de cette maladie invasive. Les heures, les jours, les semaines et au final les mois, une année déjà, mais même si le plateau repas n'est pas un miracle, il est une parenthèse de mes longues heures de mon quotidien. J'aime le soleil qui me dit bonjour en chaque saison, en attendant les sourires de mon mari qui passe chaque matin avant son boulot, repasse chaque soir, parfois avec ma fille quand je suis dans cette chambre, loin d'eux. Je sens la larme derrière mon oeil, cachée dans kes limbes de mes doutes, et au même instant la force de penser à l'avenir. J'attends le printemps plus encore derrière l'automne qui n'est pas encore arrivé, car comme pour les arbres et les fleurs, ce sera un nouveau départ. Un printemps pour une nouvelle féminité, ma première motivation, je rêve de mode, de spa, d'essais de maquillage, de bien-être sans douleurs. De contacts sensuels avec ma peau, parfois trop sensible pour recevoir ses mains. Je rêve de volupté, de lingerie fine, de bas nylon, de rires et des siestes en toatle douceur. Je rêve de lui, de nous enlacés. D'amour et de mon corps libéré. Encore six longs mois, sans cheveux, avec tous mes foulards certes, en soie pour le dernier, mais finalement l'énergie sera là, un nouveau stock. De nouveaux projets aussi. Et surtout plus de coupures, je serai chez moi, chez nous, dans notre maison, en famille.

Leur Amour, mon meilleur médicament.

 

 

Nylonement

 

 

Prochain printemps

Voir les commentaires

<< < 1 2

Articles récents

Hébergé par Overblog