Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Lingerie, #Nylon & Mode, #Nylon 2000...
Délicats Bas Nylon
Délicats Bas Nylon

Les Bas nylon du dimanche ne sont pas une provocation, encore moins une obligation de lecture, car je respecte les avis et les pensées (du moins saines) de toutes et tous. Car si vous prenez le temps de lire ce blog, plus loin que les deux premières phrases, plus loins que deux articles au hasard, mais juste sur une semaine par exemple, vous verrez que j'aime y partager des humeurs, des visions décalées, des choix esthétiques et glamour, des idées sur la mode, des portraits de femmes romancés ou non, des coups de coeur, de très rares coups de gueules, juste quelques sarcasmes passagers.

Au-delà de tout cela je ne veux que promouvoir la féminité plurielle, de tous âges, de toutes morphologies ou couleurs de peau, avec un brin de réalité, de doutes, de douleurs mais aussi de mode, de beauté, de vraie beauté naturelle et quotidienne, de sourires, de joies et toujours quelques petits bonheurs. Des touches de féminisme aussi, car je ne crois qu'en une totale équité, une véritable égalité entre nous, toutes et tous.

 

 

Délicats Bas Nylon
Délicats Bas Nylon

Le dimanche, je vous parle de ce symbole, le bas nylon, jamais sa version porno mais bien mon secret espoir esthétique et voluptueux; invisible aux yeux de tous, sauf pour celle qui en aura fait le choix.

 

Alors aujourd'hui pour ne pas forcer leur discrétion, je vous sussure de contempler quelques clichés confirmant que la sensualité n'est pas un acte barbare, ni une ignominie outrancière, mais simplement un état, un esprit complice entre deux êtres. Amoureux ici, très amoureux dirais-je !

 

Complicité naturelle entre un photographe jouant avec sincérité des courbes, du voile et de la silhouette de sa belle modèle. Regard troublé et en aventure entre ses sentiments et le rendu tehnique des images, vers une réalité relative qui ne dépend que de l'angle de vue de chacun.

 

Complicité singulière, timide mais avouée, discrète dans sa beauté originelle, assumée par petites touches, non pour obtenir une "origine du monde", mais pour ne dévoiler que le reflet délicat d'un miroir. Son propre regard sur son corps, son âge, son couple, ses jambes, ce cocktail oublié parfois par le temps qui passe entre enfants, boulot, fatigue, soucis, joies et boulot encore, comme pour nous tous. 

 

 

Je vous le dis, je vous dis tout doucement de bouche à oreilles d'esthètes, sans le clamer même , mes émotions lancent des mots "sublime", "superbe", "ensorcelant" ou "si féminine".

 

Contemplez, savourez, suivez avec un profond respect ce duo sur FB.

 

Je ne vous ai rien dit, seul mon regard comblé, admiratif aura parlé à voix basse.

 

 

Nylonement

Délicats Bas Nylon
Délicats Bas Nylon

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Vous avez dit "Musique et petits coeurs roses et rouges" pour ce st jour de l'amour en version grand large et commercial. Avec une telle armada de bonne volonté, de rappels par sms pour acheter des roses au prix décuplé, dans une spontanéité malsaine (hep messieurs, mesdames aussi, on a le droit de s'aimer toute l'année, et l'argent n'est pas la meilleure preuve pour cela !), je ne sais plus à quel sein, pardon quel saint, me vouer. Débauche d'articles dans les médias sur la lingerie sexy, outrancière et délirante de mauvais goût, à consommer entre la table et le lit ... je ne m'étendrais pas sur le sujet.

 

Je vous propose un moment plus divertissant, avec le groupe THE SKIVVIES, un duo plein de folie, de fantaisie, de talent aussi, qui allie musicalité, touche de pop et une vraie performance underground.

 

Vous allez sourire, au premier, au deuxième, au .... cinquième degré ! 

A vous de choisir ! la journée est celle de l'amour, du bonheur, de la douceur, de la folie.

 

Musique : The SKIVVIES

 

www.theskivviesnyc.com

 

Ah oui, ils jouent vraiment de la musique, s'amusent à mixer les styles, et particularité, ils performent sur scène, uniquement en lingerie. Les temps sont durs, les budgets raccourcis... pas l'humour !

 

 

Nylonement

 

 

Nylonement

Musique : The SKIVVIES

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité, #Nylon & Mode
GLAMOUR toujours !

Dois-je rappeler que je ne suis qu'un homme ?

 

Car si la magie des claviers, des ombres portées par le monde virtuel cachent mon visage, sans importance, je me glisse plus facilement dans mon costume. Tempes grisonnantes, cheveux courts, doucement parfumé, je suis inconnu, un homme parmi les autres mais peut-être pas comme les autres. Tout comme vous, je n'aime pas être assimilié à un groupe sur une parole, sur un jugement trop hâtif,  au détour d'une conversation, d'un papotage entre femmes, rajouté brusquement dans cette masse masculine et machiste, virile et caricaturée par des décennies de mauvaises habitudes de ces mâles. Non, désolé, je ne suis pas tout à fait comme eux, j'ai comme eux certaines singularités, et parfois même, au regard des autres, des femmes, il arrive que l'on me donne une sensibilité particulière, une part de féminité.

 

OUI, je l'assume, j'en ris quand parfois les mots dépassent les pensées, quand les situations deviennent cocasses, quand cela trouble mes interlocutrices, et surtout quand cela e*****e certains balourds de maris. Heureusement aussi cela permet de gérer naturellement un petit espace ouvert, ce blog, avec mon regard vers l'extérieur, vers vous, les femmes.

 

GLAMOUR toujours !

Certes je suis un esthète un brin sélectif, parfois un peu persiffleur et je griffe avec humour des silhouettes qui me paressent plutôt improbables que belles. Et pourtant je ne cherche pas la perfection, car comme vous, je vis dans un monde normal. Je fais les courses, je m'occupe de mes enfants, je croise des gens, dans un univers quotidien entre Paris et Province. Tous les âges, des adolescentes dont mes filles, des mamans avec bébé, des trentenaires célibataires, des quadras divorcées, des quinquas heureuses, des mamies souriantes, des seniors ravissantes parfois même séductrices malgré qu'elles soient de l'âge avancée de mes grands-mères. 

 

Je vois la vie défiler, comme vous, mais je ne garde que le glamour et certains codes vestimentaires, mais aussi des allures qui donnent des mouvements, des sourires et des larmes. Mon regard est celui d'un contemplatif absorbé non par le prochain besoin d'écrire (sincèrement je n'y pense jamais, cela vient seul), mais par cette profonde passion pour la liberté au féminin. D'expression, de vie, de travail, de mode, de rythmes, de couleurs de cheveux, de tous ces détails qui sont ancrés en vous, et des autres que vous pouvez mixer à foison. 

 

Mon dernier rayon de soleil, plutôt deux, une femme moulée dans une robe qui lui donnait des hanches de déesse, on attendait Marylin en la voyant de dos. Et quand elle s'est tournée, elle avait des cheveux gris sous la capuche de son gilet court, très trendy, un visage ridé et ensoleillé de bonheur. Son mari l'attendait sur un banc dans la galerie commerciale, apparemment toujours aussi séduit par la volupté, par l'énergie féminine de cette dame. 

 

Le second, dans le même magasin, une jeune femme, un boulot avec des horaires probablement variables, au bon vouloir d'une patronne souvent triste derrière son comptoir. Pour une fois, celle-ci devait chercher la définition du mot aimabilité dans un dictionnaire, mais elle durait, persuadée que cela commençait par un "h". Bref, cette jeune femme, avec sa tenue impeccable, et son sourire lumineux nous a aidé, conseillé, guidé pour un petit cadeau pour une copine de ma benjamine. Ce service, humain et non plus "cherchez-vous même, payez et la ramenez pas", je l'ai savouré. Vraiment, simplement. 

 

Comme j'aime les étincelles ultra-glamour qui illustrent cet article, mais je vous en reparlerai un autre jour.

 

Nylonement

 

GLAMOUR toujours !

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Féminité & Sensualité
Respirer

Inspirer, expirer, souffler, faire une pause, reprendre son souffle, lentement, sentir son corps qui suit le mouvement intérieur de l'air. Respirer encore ! 

Une simple quête d'identité.

 

Et dans ce moment intense de la nuit, du quasi silence extérieur, ne plus être concentrée que sur mes doigts, mon écran, les mots, entre voyelles et consonnes, sans limites. Respirer le parfum de la cardamone et du réglisse mêlés au thé noir, la douce vapeur d'une tasse, non loin d'une souris immobile, un clic, elle vit, mais comme les mains travaillent plus vite, seul le texte compte, les détails viendront ensuite. La mise en forme, de quelques clics, des habitudes, un rituel même pour commencer ma première phrase, mais après, tout coule naturellement, sans limite, surtout celle du temps. La nuit absorbe mon espace, que je sois assise sur une chaise dans un coin de paradis, en plein été, au bord d'une piscine ou là-bas, dans cette vieille chambre, un coin de grenier, à la campane, chez ma grand-mère, je suis seule, libre et uniquement avec mes mots. Je vis dans mon entière dimension intérieure, au rythme de mon souffle, lent, très lent, comme un marathon.

 

Une liberté incomprise des autres parfois, quand je quitte un groupe d'amis, en pleine discussion pour me retirer plus loin, non que le bruit me dérange, mais je me cloisonne et soudainement je ne suis plus là. Respirer alors devient un acte vivant d'un corps absent, avec seul un esprit en pleine création. Mes yeux observent le jour, lisent la nuit, il y a des réactions physiques réelles, comme le fait de manger, de déguster, de boire ce fameux thé, complice à toutes heures. Bien sûr, il y a la vie, le cours quotidien rempli de missions, de rapports, de services, de boulot, d'attente de boulot. Et puis le summum, la beauté, la fraîcheur, la bonté, les sentiments et ses bras forts autour de moi, lui, cet homme qui m'aime sans relâche, discret, présent, obstiné dans ses sentiments pour sortir l'artiste qui se cachait en moi. Née dans un famille où au-delà du travail, on possède le don de dessiner, de peindre, avec un frère qui lui est devenu photographe talentueux, je ne savait pas donner vie à des formes. J'étais seule, pas vraiment, pas artiste, pas musicienne non plus, un vide apparent quand les uns et les autres s'invitaient à leurs expositions pro ou amateurs. 

 

Une absence de netteté, un trouble extérieur, une possibilité cachée en moi.

 

 

Respirer
Respirer
Respirer

 

Et puis en respirant, conquise par le bonheur, entre deux moments d'amour, au fond d'un lit, j'ai eu envie de l"écrire, sans nuances, sans sexe, simplement parler de lui. Puis de moi, les scribouillards commencent souvent par là. Puis une nouvelles, deux, trois, d'autres, des débuts sans fin, des textes sans raison, et ses yeux au-delà de ma simple robe en laine, de mes jambes enveloppées d'un collant noir sous moi, de mon cahier et de mon stylo. Il a osé, tendrement lire par dessus mon épaule, et là, il n'a plus rien lâché, pris entre le sentiment étrange de violer mes mots, en me le demandant malgré tout, en forçant mon refus, moi bloquant mais n'attendant que son avis. Pessimiste sur les pages, celles-là, j'ai entendu ses critiques plus sur le fond, à développer selon lui que sur le style, ma forme, mon style. J'ai relu le lendemain, seule puis avec lui, j'ai pris mon courage, un grand bol d'air pour croire en moi. Un long parcours de nuits blanches, d'angoisses puis cette méditation écrite, gardée ou jetée suivant les soirées.

 

Depuis il prépare mon thé, s'installe dans le fauteuil club plus loin, sans frontières avec ma bulle, lit, écrit parfois, crayonne un peu de design pour son plaisir. Souriant, son regard suit mon confort habituel, ma routine. Comme ce soir, une lampe, un coin de lumière, mon portable, mon clavier, ma tasse de thé, mes jambes repliées, ma robe douce, parfois mon étole plus chaude en plus. Quand je voyage dans mes textes, j'oublie tout, je découvre alors qu'il m'embrasse en allant se coucher, qu'il me masse le dos, sans bruit, tactilement en relation avec mon corps abandonné, moi prise par le flux de mes phrases, de mon histoire. Je suis libre, je suis heureuse qu'il m'est révélée, sans me forcer, sans le dire, sans l'écrire, juste avec quelques sentiments, toujours présents.

Ligne après lignes, page après page, je respire son parfum.

 

 

Nylonement

Respirer

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Féminité & Sensualité
Sans Nuances

Je me suis levée, épuisée par des angoisses, entre le boulot précaire et les fins de mois qui commencent le neuf de celui-ci. Seule dans mon lit, les draps froissés, avec juste le bruit des ouvriers qui défoncent pour le nième fois le macadam gris devant chez moi, un rituel annuel pour ajouter une nouvelle canalisation, un nouveau câble, rien peut-être. La vie, la version ciel blanc ou ciel gris, rien de nouveau.

 

Hier j'avais un entretien, une société de luxe, une business woman reconnue sur la liste des millionnaires voire plus, j'ai été reçue par une quadra droite dans son tailleur gris, impeccable brushing de blonde, visage froid, aucune émotion, seul bémol à sa tenue frigide, une body rose en dentelle sous sa veste grise. Une excentricité pour son management, un test pré-st valentin peut-être. Un entretien sans nuances, mes diplômes, mes écoles, les cases d'un système autiste qui se sauve lui-même de son impossible ouverture vers l'initiative, vers l'expérience multiple. La pièce était fade, des murs beiges, d'un autre temps, ou sortis d'un cerveau nouvelle tendance mélancolie d'un soir d'asile psychatrique de l'ex-bloc soviétique. Rien ne me donnait envie de m'éclater dans cette société pourtant au nom brillant. Trop gris pour moi !

 

Des questions à la créativité fatiguée :

"Etes-vous prête à vous impliquer totalement, physiquement dans la relation avec notre stratégie, avec votre management ?"

"Rien n'est simple, ici nous voyons les objectifs autrement, avec une constante implication, serez-vous prête à vous soumettre à nos règles ?"

"Implication, mais aussi totale disponibilité pour le poste que vous visez ? Est-ce bien ce que vous voulez ?"

 

Sans Nuances
Sans Nuances
Sans Nuances

 

Dans mes pensées, prête à bosser, mais dans un projet dont on ne m'avait même pas encore évoqué le début, je ne doutais pas, je cherchais à comprendre le sens de ces questions formatées par un consultant névrosé. J'ai baissé les yeux, elle portait de très beaux talons fins, une folie pour travailler avec autant de hauteur. Etrange détail.

 

Une porte s'est ouverte, elle s'est redressé, soumise au diktat du manaement probablement, dans l'ombre, le gris opposé à la lumière venant des baies vitrées, elle est apparue. Quinqua, brune aux cheveux longs, ondulés et brillants, fidèle à son imae des magazines d'économie ou de stratégie, un tailleur en cuir couple, des bottes de marque. Du bout de ses ongles vernis, un bleu nuit très joli, elle a déposé des dossiers blancs, annotés d'une écriture grise. Quelques mots vers celle qui baissait quasiment les yeux, moi je l'ai observé, dans toutes ses nuances. Elle devait prendre un avion pour les USA demain matin, avec avant un dîner business dans un restaurant étoilé de la capitale. Tout était codifié. Dans un mouvement digne d'une des meilleures publicités pour coiffeurs, le marketing est quand même fort pour nous faire croire qu'elles le valent bien, nous aussi devant notre télé payée à crédit, ses cheveux ont illuminés cet atmosphère un peu gris, les chaînes de ses colliers, de ses bracelets ont scintillés, sans aucune douleur, sans aucune soumission inutile, sans contraindre mon court espace de rêve. La porte s'est refermée.

 

Devant moi, un dégradé de gris, des dossiers entre blanc et noir, foncés ou clairs, elle rangeait tout cela. Je ne pensais plus qu'à partir, me libérer de cette bulle fictive, où tout était trop beau, trop factice pour être vrai, trop riche pour être parfait, trop codifié pour être humain, trop dans une relation dominante-dominée pour être saine. Je me suis levée, elle semblait m'avoir oubliée.

 

"Si vous voulez savoir qui je suis, ce que j'ai fait, ce que j'aurai voulu faire avec votre entreprise, retrouvez-moi au happy hour chez Arlequin. C'est un bistrot coloré, au coin de Belleville, avec du jazz et des gens heureux. Je vais y passer ma nuit."

 

Voilà j'ai fait la fête, dans ma tenue habtuelle, une jupe trapèze noire, un collant imprimé de couleurs, un pull douillet, une écharpe molle de soie, perchée sur mes bottines pailletées. Il y avait les copines, les amis, un monde ouvert, des métiers divers et des passions pleines de couleurs. De l'amitié et de l'amour, du vrai !

 

 

Nylonement

 

Sans Nuances
Sans Nuances

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits, #Féminité & Féminisme
Toute la nuit

 

Je n'ai pas fait d'insomnie, les heures ont défilé, sans limite, sans s'arrêter, de la nuit jusqu'au petit matin. Un semblant de dimanche, mais c'était bien un mardi, un matin, une sonnerie de réveil, le boulot-métro-pas dodo.

 

La couette était chaude, mes yeux fatigués, mes pensées diffuses malgré ce temps éveillé, mes mille et unes réflexions. Je n'ai pas arrêté d'y penser, sans fermer vraiment l'oeil. Peut-être des minutes de sommeil, quasi éveillé, les yeux endormis, sans risque d'accident, coincée entre deux coussins, roulant sur la route de mes amours, à fond dans ce road-trip. Pas de direction réelle, juste avancer, croire en ce destin nouveau, apprendre à le comprendre.

 

Et là, malgré mon intense bonheur, oui, des sourires, seule dans le noir, pour la lune perdue derrière les volets, simplement pour moi, pour toutes les émotions, je suis incapable de savourer pleinement les dernières heures. Comme un grand looping affolant en montant, enivrant dans la sensation de force, luttant contre la gravité, criant de plaisir face à ce rush ascentionnel, dans l'attente du déclic, de l'apesanteur. 

 

Toute la nuit
Toute la nuit

 

Mais je n'ai pas décroché, je suis restée collée par la force centrifuge, figée dans mon lit, dans ma chemise de coton, ultra-douce et avec l'oreiller, son odeur dessus. Oui, j'ai dormi seule, bizarrement, je l'ai laissé repartir dans son studio, traverser Paris dans le froid. J'étais mieux ainsi, et pourtant.

 

Je revois son geste, son visage, son corps et soudain ses mots. Lui simple, en jean, dans son sweat préféré, les cheveux aussi courts que sa barbe de trois jours était longue, lui dans son attitude nonchalante, soudainement près de moi, à genou devant le canapé. Là, en quelques secondes, dans un décor de notre vie commune, malgré nos deux lieux de vie, là, il m'a demandé en mariage. Moi, devenir sa femme !

 

Un long silence, un regard, des larmes de bonheur, ses mains sur les miennes, une boîte, une bague toute symbolique, des petites fleurs d'arent liées par une ficelle de lin. Naturelle, comme nous, une sobriété bien choisie, mon doigt, sa délicate attention, des bises sur mes mains, mon silence toujours. J'ai dit "oui" bien sûr car après plus de trois ans ensemble, de vie, et encore plus d'études, nous nous aimons. 

 

Alors pourquoi dormir seule, je ne sais pas, trop d'émotions en si peu de temps, pas prête peut-être. Et puis moi, jeune femme dynamique, indépendante, fière de mes idées, féminine et parfois féministe, bien dans mon époque, je ne voyais pas un jour dans mon agenda, un mariage. J'aime mon homme, mais je n'avais pas programmé cela. Une éducation, mes propres choix, mon style de vie, mon caractère, le divorce quasi global de tous mes proches, parents, parents des amis, amis, collègues, et même mes futurs beaux-parents. Oui eux aussi, je les considérais comme un bout de famille, mais un nouveau qualificatif s'ajoute. Je n'ai pas dormi pour essayer de digérer, sans savourer pourtant ce bonheur réel, en ne quittant pas du bout des doigts la bague légère. En pensant à lui, si fort.

 

Demain, enfin maintenant, là avec ce jour, je suis une femme libre mais fiancée, une future mariée, voyons si la douche, le café et tout le reste à la même saveur depuis ce changement. Une nouvelle vie ou simplement une belle surprise d'amour.

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion, #Nylon & Mode, #Nylon 2000..., #Ordre de la JARRETELLE
I have a dream ...... a nylon dream

 

Je dors peu, je rêve probablement, je ne m'en souviens jamais, je préfère la vie réelle. Et depuis hier, la réalité a rattrapé les volutes et autres tourbillons de mon inconscient. Dans un premier temps, je n'y croyais pas vraiment mais les chaînes d'information avaient affiché leurs logos urgents, sur leurs bandeaux en lettres rouges. Urgent, je ne sais pas si c'est le mot exact mais important aurait été plus juste. Depuis des mois, la crise économique était résolue, les banques prêtaient enfin l'argent sans le jouer en bourse, aux entreprises pour créer du business. Les emplois étaient là, nombreux, une euphorie joyeuse et consommatrice. Les lois étaient annoncées dans un sourire, même pour de nouvelles taxes car l'état gérait avec justesse ses dépenses, offrant un système éducatif efficace aux étudiants, des réels accompagnements de santé aux jeunes, aux adultes, aux seniors. Tout était quasi parfait, seul le ciel était gris, mais une banale normalité en plein hiver.

 

Le dernier sujet qui avait animé les députés et une partie des électeurs via un système participatif interactif bien développé, était un sujet de mode. Des lobbys bien orientés et surtout des campagnes publicitaires répétitives et subtilement glissées entre les pages papiers des magazines féminins et masculins, sur tous les réseaux sociaux, des affichages élégants et plus récemment des documentaires distillés en seconde puis en premier partie de soirée à la télévision. Une mode naissait.

 

I have a dream ...... a nylon dream
I have a dream ...... a nylon dream
I have a dream ...... a nylon dream

Plutôt renaissait !

 

Les bas nylon étaient merveilleux et les superlatifs s'enchaînaient sans relâche. Ainsi les chanteusesn'étaient plus les seules à arborer ce nouveau signe de féminité, sous des jupes légères, dans leurs chorégraphies pailletées. Le premier coup d'éclat était venu de la présentatrice des infos du 20H, qui dans sa partie où elle se mais debout, où pose parfois une fesse sur son bureau, elle avait dévoilé sa cuisse, son éclar glamour. La mode applaudissait l'audace, le nouveau signe féminin et plus encore féministe de cette quinqua. Imméditament et habilement repris par les médias, mais aussi par les autres présentatrices, les invitées, personne ne se cachait.

 

Irrémédiablement, l'info, le détail avait été couronné par l'avis des experts, des passionnés, des spécialistes et des historiens, des témoignages du passé, du vintage. Une batterie d'interventions et de passion, car au-delà des mots, des échanges, favorables dans leur plus grande majorité, les images et les illustrations étaient nombreuses. Filmographie, bibliographie, sites web spéialisés, interviews de référence, interventions anciennes ou récentes de personnalités qui ne cachaient ce plaisir personnel. Toutes et tous argumentaient en sa faveur. 

 

 

I have a dream ...... a nylon dream
I have a dream ...... a nylon dream
I have a dream ...... a nylon dream

 

La nouvelle loi, le résultat d'un lobbying, mais peut-être aussi d'une adéquation égalitaire, d'un féministe libre de ses choix, une nouvelle élégance de mode, une tendance, tant d'arguments que l'on identifiait difficilement l'origine, la source de ce projet validé. 

La nouvelle loi avait été voté après quelques débats, autant par les représentants que les citoyens, et surtout avec une parfaite égalité entre les votants femmes et hommes.

 

OUI unanime, le Bas Nylon devenait obligatoire.

 

Et immédiatement, du moins avec une courte période pour adpater le marché, vider les stocks, les collants étaient bannies. Seuls les leggings épais seraient tolérés en hiver, en période ou dans les zones froides, avec des chaussettes. 

 

Ce complément logique de la précédente loi sur le port des jupes et des robes, liés à la recommandation ministérielle sur les talons, sur leurs hauteurs, sur les bottes et cuissardes, et bien évidemment sur les escarpins.

 

Des raisons hygiénistes, des conseils de mode, des rappels pratiques, des émissions de débats sur le choix des quatres, six, huit, dix ou douze jarretelles, des nouvelles marques, des nouvelles coupes adaptées à toutes les morphologies, le monde dévoilait, au sens propre et figuré, tous les atouts des bas nylon. 

 

Des grandes figures de la mode, des expertes de la lingerie vantaient et montraient ce nouveau look, ce bonheur et cette liberté féminine. Un plus pour vivre sa féminité, et la séduction était aussi évoqué pour ajouter des étincelles de rêve dans les yeux de toutes et tous, compagnes et compagnons. Certains évoquaient aussi des probables soucis de rupture de stock, d'autres s'enorgueillissaient de nouveau savoir-faire, de nouvelles filières de production à l'ancienne de cette finesse exceptionnelle, d'innovation et de nouveaux emplois. Le marché serait grand, souriant, réjouissant. Les bas nylon deviendraient modernité avec des nouveautés régulières, des informations partagées partout, un regard nouveau sur le visible, sur les détails invisibles de notre société. Une nouvelle liberté, un droit obligatoire !

 

Les bas nylon seraient avec ou sans couture suivant les créations actuelles ou à venir, mais la volupté triompheraient sur nos trottoirs, dans les bureaux ou dans les soirées. Avec discrétion, mais ils seraient là, accessoires magiques, quasi invisibles, mais pourtant simplement tendues à fleur de peau. 

 

Pour le bonheur de la mode, de nos yeux sensibles et de nos mains épicuriennes.

 

 

Je vous laisse à vos rêves !

 

Nylonement

 

I have a dream ...... a nylon dream

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