Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Pluie encore, le gazon gazouille de bonheur après le soleil, les racines frémissent, les herbes vertes s'affolent. Les amoureux se collent sous les parapluies, mais boivent ensemble leurs chocolats chauds sous les paravents des cafés.

 

D'autres amoureux là-bas, plus âgés, un couple qui a traversé le temps, celui des générations, celles de leurs enfants, de leurs petits-enfants. Lui porte les paquets, elle un bouquet de pivoines, un petit sac de chocolat. Ils dégagent une atmosphère de bien-être, regardant la rue, picorant devant les vitrines, hésitant parfois à entrer. Une vie au ralenti peut-être, mais un bonheur qui se voit. Des projets différents des jeunes étudiants qui s'embrassent plus loin. Lui sort un grand parapluie, jongle avec les sacs, la protège comme il l'a toujours fait, par amour, par cette envie délicate d'être l'épaule sur laquelle elle s'appuie ou s'endort.

 

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Bonheur de printemps et toujours cette pluie fine, les pavés luisent, la rue accepte les passages des vélos, des passants pressés et des promeneurs tranquilles. Chacun son rythme pour se glisser dans un labyrinthe ouvert de gouttes. 

 

La couleur verte l'emporte sur les arbres de la rue, les boutiques jouent de leurs vitrines avec l'été en avant, des tops de coton coloré, des robes de plage, des ensembles pour partir en vacances, pour profiter des week-ends. Des mamans passent avec les poussettes, les petits à l'abri sous une protection en plastique, l'eau coule dessus. Une course sur les pavés vers la boulangerie toute proche, elles doublent le caddy d'une vieille dame. Une ancienne concurrente qui ne fait plus partie de la même catégorie. Elles roulent, foncent, zigzaguent entre les passants étourdis, les enfants rigolent.

 

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Le printemps redonne cette envie de sortir, de profiter différemment des parcs et jardins, pour des balades calmes dans les zones privilégiées et vertes de la ville. La mode elle aussi attend une accalmie pour savourer la saison, cette joie intérieure que l'on veut partager à l'extérieur. Le temps passe, la vie avec, la féminité est en vous.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

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Il est parfois étrange de croiser un regard qui parle vers vous dans un silence d'une rencontre passagère, là dans la rue. Souvent on oublie, parfois encore on se regarde dans une glace, dans le reflet d'une vitrine pour voir quelle réelle image les autres ont vu de nous.

 

Alors sans plaisir égocentrique, je pose mes yeux sur moi dans le miroir du matin, pour trouver les contour d'un visage qui vieillit avec une barbe qui repousse toujours trop vite, des cheveux plus gris, des tempes grisonnantes. Cheveux courts, je me glisse dans ma chemise, un plaisir masculin auquel je m'adonne chaque matin ou presque. Dans mon dressing, par ordre de teintes, avec ou sans rayures, je regarde les couleurs, un oeil en coin sur les cravates, une bonne cinquantaine, avec quelques favorites. Autant les chaussettes sont toutes grises ou noires, avec parfois une pointe de orange, le gentleman excentrique existe aussi, autant mes chaussures sont toutes noires sans exception, autant mes cravates sont multicolores, comme un parfum différent pour signer mon humeur, pour défier les membres de cette réunion, tous austères. Je caresse les tissus, je noue avec précision en regardant le jardin, les arbres à perte de vue, je refais sans hésiter ce geste pour un double noeud impeccable. Un geste fantôme si facile, quasi pavlovien.

 

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Là ce soir, je suis à ce vernissage, un lieu, une amie, une invitation, qu'il est bon de se glisser dans ce décor art déco. Un ascenseur à l'ancienne, un palier, un vestiaire et la lumière du lieu. Toutes sont là des créatures de mode, de tous âges, des amies, des amis, des couples, des groupes, des inconnus pour moi, je la suis, elle me présente, je sers les mains, je justifie ma présence. Ce soir je suis là pour développer mon réseau, pour expliquer entre petits fours et champagne, entre les fines tranches de bellota bellota et la vodka, je dois placer en quelques minutes mon projet dans le luxe. Un challenge parfois laborieux quand l'autre n'écoute qu'une demie oreille, s'efface pour partir vers une amie qui arrive. Je ne peux rivaliser avec cette jeune blonde au pull trop court sur son nombril scintillant de bijoux, trop moulant pour ne pas ignorer le bonnet et les motifs de la dentelle l'enveloppant de très près.

 

Mais je suis accueilli par d'autres personnes, je partage des points de vue sur le lieu, sur l'exposition ici, mais aussi d'autres à Paris. On me présente le couple, les maîtres des lieux, charmants et d'une élégance folle. Beaux comme des statues, souriants et sublimes de finesse. Un ami reste avec moi, il travaille dans la mode, nous échangeons nos cartes de visite. La foule du début de soirée s'estompe, les relations s'égrennent, les plus intimes restent. Je ne sais que faire, un peu seul, puis rejoint par une personne que l'alcool a rendu très attachante. Elle me parle, s'interroge de ma relation avec ces messieurs. je la fais rire malgré moi, de mon métier qui n'existe pas, de cette idée de projet si nouvelle. Je me sens perdu, mais elle me rassure, d'autant que ma créativité semble la conforter dans ma sensibilité si masculine, si spéciale, si évidente ici avec tous les amis des hôtes de ce soir. Là je souris, car finalement je comprends que ma sexualité, pourtant rester dans mon lit depuis ce matin, m'emporte malgré moi dans des univers de déductions, de préjugés, d'idées convenues, je ne sais que choisir.

 

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Elle revient avec du champagne, jeune femme perdue entre son métier dans la finance, et son envie de création, de son plaisir évident à cotoyer des individus à la sensibilité à fleur de peau, démultipliée même qui créent, se permettent d'innover sans limites. Elle me parle des chaussures posées sur cette étagère, ose me parler de lingerie, de mode, de dessous, de détails presque initimes, mais je ne suis pas un danger pour elle. Moi le spécialiste de la lingerie, des collections et des marques, des rangements soyeux, je peux regarder dans son décolletté débordant, ou ses cuisses de cette fort courte pièce de tissu, très justement appelée "petite robe noire". Je peux car jamais, au grand jamais je n'oserai un regard déplacé, un regard de gourmand hétéro, mais plutôt une caresse visuelle d'esthète homo.

 

J'ai ri en rentrant seul, sans eux, sans elle, en me regardant une dernière fois dans la vitrine, la nuit dans la rue, un reflet. J'étais toujours le même, et pourtant en voyageant dans cet immeuble j'étais devenu apparemment un autre. Une question de sensibilité peut-être !

Ou une simple question d'interprétation de l'autre ?

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Rien ne pouvait m'empêcher de sortir, car j'adore voir baver de plaisir, courir à pleine vitesse les escargots sur l'herbe mouillée de cette journée humide. Réveillé par les petits coups secs et réguliers de l'eau sur le velux, j'ai pu voir le jour se lever, profiter de cette intense lumière pour recoller mon corps en une seule silhouette. 

Simplement assis devant un grand thé chaud, j'ai repris ma place de contemplatif, là derrière ma fenêtre, derrière mon clavier.

 

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Un premier ballet de personnes pressées par les cloches de l'église toute proche, une messe de Pâques sûrement, des trenchs de toutes les couleurs et de toutes les longueurs, quelques doudounes aussi. des belles jambes qui auraient aimées la teinte soleil pour revenir finalement au noir absolu. Une impertinente avait mis des bottes, non des cuissardes en l'apercevant un peu plus avec son cuir sur les épaules, une blondeur souriante dans le vent, elle courait sans parapluie vers le porche tout proche.

 

 

 

Quelques minutes plus tard, quelques chocolats disparus près de la tasse de thé, je la remplis à nouveau. D'autres groupes, des familles, des mamans et des enfants, quelques papas avec les parapluies, des rires en sautant dans le flaques d'eau, des pantalons pour tous, sauf quelques courageuses car la pluie redouble de force. Le soleil perce quelques secondes, la chaleur frappe aux carreaux, je lève la tête de mon écran. Les mots dansent, se collent les uns aux autres pour parler de mode et de lingerie, mes sujets professionnels et détente à la fois. je réponds aux commentaires, aux messages sur les réseaus sociaux, la météo influence la présence sur ceux-ci. Car plus le soleil est là, plus rare sont les sms et autres tweets.

 

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Un rayon de soleil, un manteau rouge à la coupe officier, un plastron de boutons dorés, des jambes fines voilées de lumière brillante, des slingbacks framboise, une écharpe en soie blanche, elle vole au-dessus du trottoir, est-elle une fée ?

Une autre princesse en robe plumetis, des collants opaques, un trench court rose, la vie éclatante. Elle vole la vedette aux fleurs du quartier, elle rit, son ami l'embrasse, un amour heureux comme le printemps.

 

Je pose ma tasse chaude, je regarde le jardin vert, croquant le printemps à pleines dents, par l'autre fenêtre. Les fleurs du cerisier sont au sol, les ponctuations blanches, ici et là dans les massifs de tulipes. La pluie fait le bonheur de la nature et de son renouveau, et oblige les parapluies pour la mode, qui elle aussi se renouvèle.


 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Ordre de la JARRETELLE

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Peut-on complimenter une femme pour ses bas nylon ?

 

Une question qui frôle l'imprudence en fonction de la situation dans laquelle vous vous trouvez, de qui vous êtes, et de tant d'autres paramètres subtils.

 

En premier lieu, il faut revenir aux préceptes de base : une femme qui porte des bas nylon, qu'elle soit dans la rue, sur son lieu de travail, dans un restaurant ou dans une soirée mondaine, c'est un choix vestimentaire personnel et non une invitation directe ou indirecte à un exercice sexuel, avec ou sans saut périlleux. Plus sobrement, je tiens à rappeler que la mode est un acte d'abord pour soi, mais aussi pour un contact visuel avec le monde environnant, mais en aucun cas un signe distinctif et réducteur d'un statut de "femelle libre et disponible pour un accouplement rapide". 

 

Si une femme a choisi de porter des bas nylon, c'est un choix intime, caché le plus souvent sous une robe, ou une jupe ou d'autres vêtements, elle l'assume en premier lieu pour elle. Que cela soit une femme glamour, ou néo-rétro, ou simplement un confort de lingerie pratique pour la vie courante, elle a cette liberté, mais c'est pour elle.

 

Alors si vous (homme ou femme d'ailleurs) vous apercevez de cette étincelle soyeuse, en soupçonnant des jarretelles sous le fin tissu de la jupe crayon un peu moulante, ou que vous avez aperçu le début d'un revers, pire encore ;-) le revers et son nylon et des attaches de jarretelles car le vent est coquin ou le canapé trop profond pour une longueur de cuisse si sensuelle, alors vous avez vu un bijou de volupté. Cette femme ne l'a pas exhibé, elle vit tout simplement, et votre regard, discret mais curieux ou par un heureux hasard, est tombé sur cette révélation en nylon. 

 

Savourez, car vous venez de voir un phénomène presqu'aussi rare que les éclipses solaires, le pourcentage de porteuses, occasionnelles ou régulières de bas nylon, est faible. 

 

Revenons à notre question : Peut-on oser un compliment pour cette personne ?

 

Ma réponse la plus simple sera "NON".

 

 

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Mais comme pour les contrats d'assurance, il faut lire les petits astériques en bas de page, les alinéas et autres conseils. Les voici.

Vous avez vu : bravo, voir ci-dessus, vous êtes des privilégiés.

Vous avez aperçu : mais êtes-vous sûr ? un doute ? un rêve peut-être même ?

Vous pensez que cette personne porte des bas nylon : êtes vous vraiment sûr ? une erreur serait fatale pour la suite, et puis votre horoscope vous a-t-il prévenu d'une rencontre aussi mythique ?

Vous l'avez observé, presque malgré vous, rattachant son bas nylon : n'aviez-vous pas autre chose à faire ? curiosité ou volonté de porter secours ? c'est un instant excessivement féminin, par le geste, par la situation, posez vos yeux en silence comme un souffle pour l'aider à mieux remettre l'attache de la jarretelle.


 

 

Vous êtes un homme : attention de ne pas confondre vos envies, vos désirs et même vos fantasmes avec la simple réalité de cette femme que vous avez devant vous, en réunion, en soirée ou dans la rue. Cela reste son choix de mode, cela ne vous donne aucune clef pour entrer en contact direct avec elle, car si vous avez aperçu ce coin intime, ce porte-jarretelle et cette couture si élégante, cela s'arrête là. RESPECTEZ ce bonheur à fleur de peau, cette paire de jambes idéales dans votre imagination, réellement présente, mais finalement inaccessible, juste là pour le plaisir de vos yeux. Comme pour ses chaussures, son sac à main, sa robe ou tous autres détails de sa mode, profitez de ce partage visuel, sans insistance.

Vous êtes une femme : ne juger pas trop vite les belles lignes verticales qui jouent sur les jambes de cette femme dans cette soirée entre amis. Porteuse de bas nylon, c'est probablement une femme qui s'assume, qui aime comme vous la douceur sur ses jambes, mais elle a choisi de remplacer les collants par des élastiques satinées, par des attaches pour tenir quelques grammes d'une infinie volupté de nylon. Ce n'est pas une intriguante, même si ses revers s'aperçoivent, elle est ravissante avec cette robe vintage. A chacune sa mode !

 


 

Vous ne connaissez pas cette belle inconnue : alors définitivement "NON", on ne brise pas le fossé entre vous, votre regard d'autant plus discret et non insistant, avec ce recoin de sa cuisse. Satisfaisez-vous de ce court instant, de ce délicat souvenir !

Vous connaissez cette femme : collègue, amie, relations, vous pouvez toujours partager, si vous avez le raffinement dans vos gènes, quelques mots autour de la chance inouie de jouer de la féminité avec des facettes plurieures. Si vous-mêmes vous êtes une fashionista glamour, une adepte des voiles légers, des plumetis, des deniers transparents, alors vous serez en phase pour venir croiser de belles anecdotes tout en la complimentant sur son choix du jour. Mais respectez toujours la distance entre son choix personnel et intime et votre regard.

Vous êtes proche de cette femme : un ou une amie complice, voire vous avez conquis son coeur, alors toujours avec la finesse d'un esprit esthète, vous dégusterez cette étincelle qui fait partie intégrante de cette femme. Vous savez que sa nature, introvertie ou extravertie, s'accompagne chaque jour, sous sa mode, de jarretelles et de ces petits plis sur la cheville d'un voile extra-fin, impeccablement étudié pour chaque tenue. Un bijou qui se glisse entre les talons hauts et le revers de la robe, jusqu'aux trois-quarts de ses cuisses. Alors toujours avec respect, avec amitié forte et même avec de l'amour, vous saurez lui distiller des mots. OUI des compliments, une caresse verbale pour convenir de l'élégance, de cette touche de parfum voilé, pour traduire le crissement typique de ses bas nylon.

 

En résumé, si vous apercevez des bas nylon, ne les suivez pas, appréciez le court instant qui devient magie de vos souvenirs, comme la signature d'une inconnue qui vous dirait que le mot "féminité" s'écrit avec deux jambes en bas couture. Ne brisez pas le mystère, restez silencieux !


Et si la vie vous donne la chance de partager des sentiments respectueux avec cette femme, alors ne vous privez pas de lui rappeler cette excellence pour vos sens, cette douceur d'exception pour sa silhouette car son allure sera différente, fascinante, à chaque fois, chaque jour, chaque soir, avant et après chaque compliment.

 

 

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Nylonement



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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Femmes & Mode

Main dans la main, chacune nos sacs à main, dans la douce brise du printemps. Un modèle vintage pour l'une, un modèle plus fashion pour l'autre.

 

Talons aiguilles sous mes bottines, et ballerines pour elle, nous gambadons vers le théâtre, un privilège que nous nous accordons chaque mois, après un court débat sur le contenu, durant nos conversations téléphoniques. C'est un moment de complicité entre ma grand-mère et moi, jeune étudiante revenue à la capitale après de courtes études en province. On aime prendre ce temps pour aller voir des comédies, des acteurs ou des actrices connues mais aussi des textes nouveaux. Son esprit est toujours vif pour dénicher les perles rares, les petits coins de Paris avec des scènes toutes petites, une proximité quasi physique avec les comédiens. Parfois on ressort déçues, le plus souvent on a adoré, on en parle en revenant dans le taxi, dans la nuit installée. Un bonheur double car chacune y apporte son imaginaire et son vécu, ses références.

 

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Ce soir, c'est un succès qui a mérité des prolongations, un homme seul qui se dédouble dans son jeu. Sur la scène, tout de noir vétu, il entre, il marche, il s'installe, il prend possession de ce théâtre et des deux cent spectateurs présents, silencieux. Un piano devant lui, quelques notes incisives, le début d'un récit. Nous voyageons dans le temps, dans l'espace sonore, dans le noir et dans la lumière, dans les errances troubles des derniers instants du siècle dernier, de l'autre côté du mur. Un pianiste, un génie, interprêté par un virtuose, deux histoires qui se croisent, deux récits, deux vies qui explosent dans les interprétations, dans la folie des notes, dans des montées et des descentes. Tout cela nous prend, ma grand-mère retient son souffle, je lui sers la main, nous ne faisons qu'un. Le public tout autant. Du silence entre deux notes, entre deux envolées, sur le chemin de la vie d'un hommage vivant et intelligent. Le "pianiste aux cinquante doigts"  est là devant nous, dans notre ressenti si fort, une larme, des émotions, des instants où l'on voudrait applaudir, et crier des "bravo".

Intense, Pascal Amoyel nous a emporté, nous savions que les prolongations justifiaient un partition réussie, mais là c'est un ouragan de sensibilité, les larmes partent, les mains claquent, les applaudissements ne cessent pas pour les deux interprêtes, pardon pour cet homme qui donne de lui et qui rend un hommage saisissant à son maître. Son visage semble emporté par l'hommage, lui qui rejoue chaque soir ce spectacle depuis cinq mois. Il est dans la présence de ce vieil homme, il est dans la vibration commune, entre le réel et le ciel.

 

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Nous sommes ressorties toutes enthousiastes, retournées par ce moment étonnant, une pépite iconoclaste. Dans la même émotion, malgré nos deux générations. 

 

Merci Messieurs Amoyel et Cziffra !

 

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Aligner des mots, jouer avec eux et pire encore se nourrir d'eux. Ces derniers jours, sans être addict mais juste très souvent connecté pour mon travail et plus encore pour mon plaisir aussi, j'ai dû vivre sans internet, une connection noyée dans la boue et soudain une box avec un encéphalogramme plat. Plus rien !

 

Plus de belles images, plus de FB, plus de Pinterest et surtout plus moyen de vous écrire. D'autant que je n'avais pas trop prévu d'articles à l'avance. Un tourbillon de manque, d'envie, de mots qui débordent, de courtes histoires qui viennent et repartent.

 

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Heureusement, St Electron nous relie à nouveau, mon dictionnaire s'emballe, mes lectures aussi, les expositions aussi, les mots s'affolent de cette attente des derniers jours. De plus le printemps s'installe, les pétales de mon cerisier, marquent de leur blanc immaculé le sol vert de mon jardin, les oiseaux chantent si forts que parfois je suis obligé de fermer les fenêtres pour passer certains coups de fil. La douce chaleur du printemps arrive.

 

Vous, vous retrouvez le sourire, vous vous nourrissez de cette énergie nouvelle distribuée gratuitement qu'est le soleil. Le coeur est plus épanoui, les paysages plus éclatants, et toutes vous hésitez une dernière fois avant de poser votre doudoune, votre manteau pour une version plus légère avec malgré tout une écharpe pour le vent frais.


Voilà, le printemps est là, vos gambettes s'ouvrent à la mode de cette saison, ... et à mes yeux heureux. J'assume ce plaisir d'esthète de vous voir plus légères, plus sereines, plus féminines le plus souvent, plus à même de partager votre plaisir d'élégance avec l'extérieur. Même si les bottes avaient leur charme, elles sont déposées dans le bas du dressing, libérant les escarpins, les bottines si idéales en cette demie saison. Grises pour l'une, en cuir verni pour l'autre, ouverte devant, ou zippée derrière, j'ai vu la plus grande collection du monde, pardon de mon quartier en une heure hier, juste en rentrant à pied avec ma baguette. Je prenais l'air, je flânais, et je me gorgeais de soleil, de sa chaleur qui calme certaines douleurs. Doucement, je profitais autant des tulipes, des narcisses et des arbustes en fleurs, de mon jardin enneigée de mes pétales blanches, mais tout autant j'observais les belles qui passaient avec leur poussette, leur compagnon, leurs enfants. Tous les âges, toutes les coquetteries de la mode au féminin.

 

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Autant de versions que de mots, autant de bonheurs variés pour le contemplatif que je reste, avec ce plaisir certain que vore liberté de mode reste une source inépuisable pour mes mots ensuite. A demain donc.

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Ce soir, j'ai découvert que j'avais un père !


Oui, je vois déjà les sourires sur vos visages, mais la vie est ainsi faite, je viens de tourner le clef d'une porte secrète, sans même le savoir, sans même l'avoir demander. Je suis là dans cette cuisine tranquille, entre une salade de sucrines et deux croque-monsieurs. Ma mère pleur a côté de moi, et je suis un peu perdue, le regard dehors sur le jour qui embrasse la nuit. Et pourtant rien ne prédestinait cette journée à ce final si étonnant. Ici pas de banlieues sales, de carcasses de voitures ou de caricatures dégradantes d'une zone que l'on laisse s'éffriter avec le temps, avec les générations de chômeurs. La résidence est calme, j'ai grandi ici, dans ces murs, jeune enfant qui courait dans le square voisin, si calme ce soir. Adolescente qui a donné ses premiers baisers, furtifs avant de monter l'escalier en courant, sans un mot à un grand brun perdu lui aussi dans ses émotions, puis étudiante, entre métro et sorties, balades et révisions. Un lieu tranquille comme ce soir, d'ailleurs depuis six ans que je vis avec mon compagnon, dans notre nouvel appart, avec une déco très "jnut" et des touches girly, avec nos deux boulots de cadres comptables, je suis heureuse de venir une fois par semaine voir ma mère.

 

 

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Mon copain fait sa soirée bowling ou foot avec les amis et moi, je sors pour papoter, pour du shopping avec ma mère. Une complicité naturelle et sans heurts depuis que nous nous sommes installés ici, il y a si longtemps, juste nous deux. Une maman discrète, qui gagnait sa vie comme juriste dans un cabinet parisien, toujours présente, toujours féminine dans son allure. Elle m'a donné des libertés et des droits, des valeurs féministes en plus, mais avec toujours des sourires en regardant mes choix, en caressant mes cheveux comme par habitude depuis ma jeunesse, rassurée de ma réussite, de ma vie de femme heureuse. D'ailleurs ce soir, je viens de lui parler de la demande en mariage que j'ai reçu avec une bouquet énorme de pivoines. Elle pleure.

 

Et elle a respiré pour me parler de lui, cette pièce manquante à laquelle je n'ai jamais porté plus d'importance, comme un acquis ou un silence implicite. Il n'a jamais été là. Proches, familles ou grands-parents, personne ne faisait la moindre référence, un vide naturel, d'autant plus que mes cousins avaient eux des pères, des beaux-pères, des frères et soeurs, des demis et des demies, des liens composés et recomposés qui compliquaient les fêtes de famille. Nous rien n'était complexe, on venait, on mangeait, on riait, on revenait à cet appartement. Ce soir, elle est heureuse à en lâcher toutes ses larmes accumulées, mais elle souhaite me dire qu'il y a un homme, que j'ai un père. Et que de plus cet homme, même si je ne l'ai jamais vu, il est vivant.

Pour elle, pour sa paix intérieure peut-être, elle devait me donner cette liberté de l'avoir à mon mariage, de l'avertir de cet évènement, de le savoir là dans l'ombre. Un homme qu'elle a aimé. un homme qui lui donna des palpitations, l'aima en retour, qui devint ainsi mon père. L'histoire, elle ne veut pas en parler ce soir, une séparation ne doit pas être au menu d'une nouvelle pour un mariage. Mais de mon envie de devenir mère ensuite, après comme souvent, elle en a déduit ce besoin de me dire que j'avais eu un père. Que j'ai un père, un nouveau présent !

 

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Que le printemps est étrange cette année, il m'apporte une moitié, non pas manquante, mais induite à ma création, comme un cadeau oublié sous le sapin, comme un retard programmé, une fleur tardive qui naît avec ce soleil. 

Et maintenant que vais-je faire ?

 

 

 

Nylonement

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