Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon
Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !
Troublantes images si nombreuses que tous vos clics et vos recherches apportent devant vos yeux gourmands au gré des liens, des propositions de vos réseaux sociaux.
Divers reflets des jambes des femmes, associés aux mots "Bas nylon" ou "Nylon Stockings" car vous êtes sur les chemins sinueux d'internet, là où la sérendipité agit avec ses algorithmes intelligents mais très mécaniques. Les frontières sont infimes certes entre ppornographie et érotisme, mais elles deviennent flous entre mode et sensualité.
Alors si votre cerveau, avec ses limbes et ses neurones, ses sinapses tentaculaires et ses raissonnements propres, s'ajoute à cette réflexion, vous instillez alors le concept "Art" avec toutes ses variantes philosophiques. Vastes étendues avec les références de chacune et chacun, qui en fonction des lumières, que dis-je des éclairages donnent des ombres et reflets probants sur la vérité d'une cuisse nue d'un côté, voilée de l'autre.
Outrage artistique, provocation, sulfureuse vision du côté obscur, exposition de chair, votre coeur s'emballe quand vous devenez voyeur, frôleur de l'initime. Mais seuls vos yeux savent le fruit de votre regard, le focus sur les détails ou une caresse globale de l'oeuvre. Votre cerveau associe ensuite à des paramètres propres à l'instant. Car une photo ne sera pas la même avec le regard d'un autre jour, avec une autre personne présente, dans son format petit sur l'écran ou bien réelle dans un tirage papier géant sur un mur d'une galerie. Le contexte de vos humeurs changent comme la météo, alors votre analyse sera différente.
Et puis si les frontières ne sont pas les bornes de votre vue, il y a votre coeur, vos désirs et plus simplement votre passion pour les bas nylon, pour les femmes, pour la volupté. Vous attendez de découvrir l'absolu d'une perfection dans un cliché tout autant que parfois vous avez plaisir à revoir des classiques, des amies nyloneuses offrant des perspectives uniques et soyeuses. Gourmandise esthétique !
Alors laissons encore et toujours, la sensualité s'exprimer avec ses courbes parfaites et imparfaites, les vérités de chaque corps de femme, avec la fragilité mais aussi la force d'une réalité en pose photographique. Ou sobrement un instant volé, unique, follement glamour !
Nylonement
Comment s'affirmer dans notre monde actuel, en tant que femme ?
Après des années de libertés gagnées, je vois mon chemin de vie avec un regard flou. La féminité n'est-elle plus qu'un mélange de photos de mode dans les magazines, avec des jeunes femmes trop jeunes pour être adultes, trop lisses pour vanter des crèmes anti-rides, et ces séquences de campagnes publicitaires pour vendre de l'amour en boîte comme la saint-valentin. Oui ces promotions qui font de mon corps un argument de fantaisie, de sensualité primaire, où j'enfile de la lingerie, des dentelles affriolantes pour plaire à l'homme conquérant, au mâle qui me baisera ensuite. Image bien réductrice de mon corps, de mon âme de femme, de celle que je suis vraiment.
Fille d'une mère libérée de son mari si peu impliqué dans la vie de famille, qu'il n'a pas vu qu'elle partait avec sa valise et ses enfants. Il doit encore être devant ses matchs de foot. Elevée dans le respect des autres, mais avec la ferme volonté d'être à égalité avec les garçons dans la classe, tant dans la réussite de mes études, que dans mes droits à faire comme eux, du moins autant qu'eux si je le voulais. Je me suis battue pour que nous fassions les mêmes sports, les mêmes activités, sans me réduire à la cuisine et à la couture. J'ai traversé le temps, les diplômes en poche, suivant mon envie d'être comptable, plus exactement l'expert-comptable, associée dans un cabinet que je co-dirige. J'ai fait de belles rencontres, j'ai trouvé l'amour, j'ai été déçue par l'autre comme j'ai dû décevoir certains. J'avais un corps, des courbes généreuses et même voluptueuses, mais surtout j'aimais jouir avec. Avant de trouver le bel homme pour fonder une famille, j'ai profité, j'ai assumé ce bonheur charnel. J'ai continué à vivre pleinement entre carrière et enfants, avec un mari aimant.
J'ai mûri, j'ai vieilli, j'ai transmis des valeurs à mes enfants. Naturellement. En prônant une belle parité dans leur épanouissement, tant dans la volonté de glamour de mes filles, du refus de toute soumission dans leurs emplois en particulier avec leur salaire, mais aussi pour la sensibilité assumé de mon fils. J'ai aimé encore découvrir de nouvelles facettes de mon métier, évoluant vers d'autres secteurs, vers de nouvelles opportunités. Refaisant aussi ma vie avec un autre homme.
Mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi mes filles, mes futures petite-filles, mes amies, moi, nous devons encore nous justifier pour nos tenues, notre mode. Cette liberté semble remise en cause, non pas que je sois exhibitionniste, loin de là, juste libre de mettre une jupe ou une robe. Avec la longueur élégante que je souhaite, avec les talons que je veux. Pour moi d'abord, pour lui car son regard s'illumine sur mes jambes, sur mon corps, sur mes yeux. Il me déguste avec une douceur quotidiennement renouvelé, avec respect toujours.
Notre monde doit-il décider de ce que je suis, de mon statut de femme, de mon sexe et de mes libertés dont la mode ?
NON !!
Nylonement
Prendre une pause, après cette réunion répétitive dans ces interrogations, mais avec aucune décision, aucune réponse et peu d'engagements pour avancer, j'avais un grand besoin de ce bol d'air. Une envie de liberté, une respiration en dehors des bureaux, des vitres et des bocaux qu'elles forment autour de nous tous. Un mouvement pour attraper mon sac, un autre mon trench, et me voilà déjà en route vers l'ascenseur, des collègues et des statues devant leurs écrans à répondre dà des emails stériles, des couloirs avec des papotages autour des dossiers en cours, je me faufilais. Une pression sur le bouton, l'attente entre deux fauses plantes vertes, le zen tout relatif de ce lieu. Un bip, une lumière, deux portes qui s'ouvrent.
Une longue descente, avec des arrêts à chaque étage, des échanges sur les rapports et autres projets en cours, des promesses d'une confirmation par email, je suis au rez-de-chaussée, je badge, je sors. L'air frais, la rue, le froid de l'hiver, un peu plus de vent que ce matin, mais j'avance vers les boutiques, deux rues plus loin que le métro, la foule suit ses flux habituels. Mes talons, ceux de mes bottes, claquent sur le trottoir humide, j'ai toujours envie de me changer les idées, de regarder les vitrines, les dernières soldes. La quête d'une bonne affaire, autant pour la prix super remisé que pour me changer les idées. Là cette boutique de chaussures, ma préférée, mais il ne reste plus que des compensés immondes, des couleurs importables même pour les plus fantaisistes, quelques ballerines, mais j'en ai déjà tant de modèles. Je ressors, quelques boutiques de chaînes de mode, toujours pareilles, quelques raretés avec ce vieux proprio qui trouve toujours les copies des tendances, un fin limier qui doit se fournir dans les arrières-cours des ateliers. Toujours sur le pas de sa porte, il fume une cigarette souvent éteinte, il discute avec les passantes, les livreurs du quartier, salue les belles. Je rentre une fois de plus, je pousse les portants, cherchent parmi les manteaux courts pour le printemps, dans les tops et les chemisiers dans ce joyeux bazar. Une jupe droite en léopard traîne ici, je caresse son tissu soyeux, m'imaginant avec et paradoxalement effrayée à l'idée d'avoir ce type de motif sur moi. Mais cela m'amuse, un jeu pour sortir de mon image trop propre, de ce tailleur-pantalon strict de tous les jours. Gris de plus.
Quelques pas encore, toujours ce froid, une touche d'hiver toujours présent. Un passage où je mets presque jamais les pieds, une ambiance ancienne, une impasse couverte, des devantures en bois, des espaces plus authentiques. J'avance entre le lunettier et le barbier, des échoppes encore, des cartes postales et des créatrices de mode, loin des réseaux standardisés. Une atmosphère, je m'arête devant l'avant-dernière vitrine, des dessous. Des mannequins de couturière pour montrer des corsets, des coussins soyeux pour mettre en avant des soutien-gorges de dentelle et de mousseline, des culottes et des froufrous. J'adore tout cela, car c'est mon univers personnel, celui cahé sous le gris de mon quotidien. J'entre ici, une jeune vendeuse, des questions pour mieux me conseiller ensuite, je suis restée ici presqu'une heure, pour des folies douces, pour des essayages de cette combinette transparente, moulante et adaptée à mes hanches arrondies. Du bonheur, comme un massage intégral, la douceur des matières mais surtout le sentiment profond, envelopant de bien-être en version intégralement féminine. Une bulle de légèreté !
Volupté même !
Nylonement
Vaste interrogation !
Sujet récurrent de débats entre les "experts", les passionnés et surtout les porteuses de bas nylon mais aussi les novices sur le même sujet, tout le monde a un avis. Mais parfois il faut peut-être prendre un peu de recul.
Dans les communautés dédiées comme Rêve de Nylon ou dans les groupes / pages sur les réseaux sociaux, et plus particulièrement dans les commentaires, il n'est pas rare de lire des avis très déterminés, presque dictatoriaux de certaines personnes. Une intransigeance textuelle à mon goût trop forte pour être lue et entendue, mais surtout un manque réelle d'ouverture d'esprit à mes yeux. Le monde soyeux de la lingerie, des bas nylon en particulier, où des marques portent l'élégance de cet accessoire glamour entre porte-jarretelles et bas de grande finesse, ne mérite pas un tel obscurantisme.
Plus encore quand des blogueuses, des femmes optant pour le port régulier ou occassionnel des bas nylon, partagent leurs photos de leur quotidien, il serait poli d'en apprécier l'esthétisme en premier lieu. Beauté et vérité d'un selfie fortuit ou d'une pause plus élaborée entre le photographe complice et son modèle, les photos sont des pépites à peine dissimulées pour que chacun caresse de son regard le glamour d'une jarretelle bien tendue, le merveilleux d'un revers annonçant la peau délicate, le voluptueux jeu de transparence du voile quasi immatériel sur les jambes toujours ravissantes.
Dégustez le beau dans toute sa diversité, et si vous n'aimez pas, passez votre chemin.
Respectez ce don gratuit du partage entre ses modèles d'un jour et vos yeux gourmets.
Complimentez si besoin avec des mots choisis, simples, vrais et sans vulgarité.
D'ailleurs tout cela, vous ne devriez pas le voir, ni même le savoir, c'est sous leur mode.
Mais aussi prenez du recul avec votre clavier, quelques secondes, quelques minutes.
Car oui, la réalité de l'usage d'un beau porte-jarretelle avec souvent ses six jarretelles satinées, ses attaches souples et fermes à la fois pour tendre avec justesse les bas nylon autour de chaque jambe, et enfin la culotte ou le string pour envelopper l'initimité de chaque femme. Un tout caché sous la mode, juste pour elle, juste pour l'autre son amoureux/amoureuse. Certes cette vérité s'accompagne de l'évidence du quotidien, de certains besoins physiologiques pour libérer la vessie ou bien plus encore. Alors oui, la culotte se porte sur les jarretelles. Certains esprits plus sensuels exprimeront la possibilité complice de libérer l'intime pour d'autres caresses ou jeux. Oui effectivement aussi.
Certaines nyloneuses vous parleront aussi des nouvelles gainettes néo-rétro comme celles de chez KISS ME DEADLY où la culotte se porte forcément en dessous (ou pas du tout...). Là elles vous apprendront sans démonstration, en espérant toute votre discrétion, en content sur votre imagination aussi, que parfois elles défont leurs attaches pour certains besoins, parfois le tissu se glisse de côté.
Enfin, car il ne faut pas oublier la singularité d'une photo, en particulier celles qui servent au marketing commercial d'une marque, il est plus facile de mettre en valeur, de promouvoir la beauté d'un ensemble de lingerie en glissant les jarretelles du serre-taille, d'un porte-jarretelle ou d'une guêpière sur la culotte. Oui choquant peut-être pour les puristes ! Mais bien plus esthétique visuellement, plus charmeur pour valoriser les dentelles et les motifs en légèreté. Laissons donc les modèles être guider par leurs amies ou par le photographe sur le dessus ou le dessous, sur la bonne hauteur des bas, sur la position plus harmonieuse de la lingerie sur les courbes féminines.
Mes nombreux articles sur les bas nylon, ma relative expertive sur la lingerie et plus particulièrement sur les bas nylon, mais surtout ma passion et ma volonté de promouvoir le port élégant de ceux-ci, tout cela ne me bloque pas face à de tels clichés.
Et pourtant je suis conscient, comme vous, que les jeunes femmes ou du moins les débutantes qui découvrent les véritables bas nylon, les attaches facétieuses des jarretelles de leur premier porte-jarretelle, regarderont ces photos trompeuses. Elles seront déçues peut-être de ne pas comprendre pourquoi c'est si beau, surtout si peu pratique car elles auront mis la culotte sous les jarretelles.
Oui, mille fois oui, mais relisez cet article autant de fois qu'il vous le faudra, autant que possible avant de commenter à tort et à travers les belles images du net, certaines de vos amies nyloneuses, de vos marques préférées. L'esthétisme prévaut parfois, le marketing l'aidant un peu, la pratique aussi. C'est un équilibre qui mérite des mots plus doux, des remarques plus souriantes, des conseils vers celles qui découvrent. Là votre rôle sera à votre tour de partager votre savoir, de jouer de cette anecdote, de promouvoir le dessus ou le dessous à votre gré.
Merci à toutes les femmes qui aujourd'hui encore portent des bas nylon, avec leur élégance, leur volupté et souvent une belle liberté souriante.
Nylonement
Les fêtes approchent, la mode s'enflamme pour être la plus belle en ces soirées à venir. Princesse ou pin-up, voire les deux, telle est la question !
Choisir la robe, la nouveauté qui suivra la tendance de l'année, ou revenir vers le choix classique de la petite robe noire ? Succomber aux sirènes des magazines et des alignements surchargés dans les magasins pour envisager cet imprimé multicolore si improbable, à moins que cela ne soit cette robe bio en lin, trop fine, trop froissée, trop peu pour les frileuses. Un doute, un sérieux moment d'interrogation, et puis ces matières, les coupes avec les épaules découvertes, style été en plein hiver, en pensant très fort au feu de cheminée du salon familial, mais aussi au gilet qui finira pour couvrir l'effet, cachera la robe. Ou alors cette jupe blanche surprenante, une couleur qui rapelle trop souvent les mariages, mais qui donne une lumière sur la silhouette. Une version faussement matelassé, un mélange de laine et polyamide, chaude, à compléter d'un soyeux chemisier. De couleur ou pas ? encore un doute. Des vitrines argentées ou dorées, sans tomber dans le piège béant de devenir une décoration de Noël soi-même. Hésitation, retour vers la couleur, laquelle est déjà dans le dressing ou derrière un simple clic sur internet, nombreuses suggestions. Tentations même !
Et puis si finalement la petite robe noire n'était que l'évidence dans la profusion de modèles, de longueurs, de choix à glisser sous l'étole de soie offerte par l'amoureux.
Mais ultime choix revient à la lingerie, aux bas voilant les jambes, quelle dentelle sera la plus juste, blanche ou noire ? Avec des coutures et du nylon noir ? ou de la soie blanche ?
Heureusement les fêtes sont dans trois semaines ... heureusement !
Nylonement
Samedi matin, la fraîcheur de l'automne encore à peine réveillé, des pas dans les rues encore vides, l'odeur du café torréfié, le parfum des croissants chauds en passant près de la boulangerie, quelques regards sur les premiers préparatifs de Noël, une belle vitrine de lingerie, un sourire intérieur, la brocante s'installe elle aussi, dans les rues plus éloignées.
Des stands, des vendeurs, des vendeuses, des passionnés en tous genres, des flâneurs, des personnes perdues dans ce méli-mélo d'antiquités de valeurs surtout sentimentales, plus que financières. Les bonnes affaires, les réelles plus-values se sont faites au cul des camionnettes avec les pros, les moins souriants acheteurs. Ici on parle, on échange, on papote, on boit du café dans les thermos, on partage de la brioche. L'humanité serait-elle gourmande ?
Plusieurs rues, autant de raisons de se perdre pour trouver l'objet rare, pour répondre favorablement à la question "Avez-vous des bas nylon ? oui anciens ! pas des collants."
Des vêtements, de la lingerie, des chaussures, des sacs à main, des vieilles valises, un voyage dans le temps, entre les années 20 et aujourd'hui, un bazar sans référence le plus souvent, et puis parfois une décennie mise en avant, unique, concrète dans l'ensemble des objets présentés. Un arrêt, un regard, une quête, celle des bas nylon des années 40, très rares, des années 50 très nombreux, à l'apogée, des années 60 juste à l'arrivée monstrueuse du collant, des années 70 très rares, cousins du lycra.
Et puis ce duo, très actuel, deux copines derrière leurs tas de cartons, des vêtements, une lampe orange seventies, elles accrochent les robes sur une tringle pour mieux les proposer au public. L'une est habillée de son jean slim caché à la taille sous un bout de tunique en soie imprimé tigre blanc, le tout enveloppé dans une doudoune à boudins. Des hugs aux pieds pour ne pas avoir froid, ou pour être trendy, à défaut d'élégance. La seconde plus marquée, brindille aux cheveux blonds collés, comme l'épouvantail de paille, enrobée dans un long manteau en peau, les poils longs à l'intérieur pour ce côté chaleur animale, le même que portait les hippies. Dessous un jean, encore, boyfriend, remonté sur les chevilles nues, des courtes chaussettes dans des stan smith. Bien dans leur époque, copies conformes des magazines actuels, à quand la mode de la plume rose dans le cul !
La question "Dans vos carton, auriez-vous des bas nylon ?" apporte des interrogations, suscite la sortie de plusieurs nuisettes anciennes, mais pas de nylon. D'ailleurs c'est d'abord une demande extra-terrestre pour elle, "des bas anciens ? avec des gaines et les trucs pour accrocher, c'est çà ?". Explications sobres pour ne pas dir en version pour les nuls. Sourires. Echange de précisions, et final en forme de feu d'artifice par la brindille blonde "Ah oui des bas j'en mets pour les soirées sexy avec mon mari, quand je veux obtenir quelque chose. Vous les collectionnez ou vous les portez, madame ?" Une réponse affirmative, avec un contexte de mode, de glamour, de confort différent à l'opposé des collants. Et surtout une affirmation "Mon homme apprécie de me voir féminine, je me sens si bien avec au quotidien. C'est un peu de moi, un lien de plus entre nous. De la volupté surtout !"
Un peu plus de monde, le soleil d'automne est là, rassurant et chaud entre les branches dénudées des arbres, les autres stands, les bric-à-bracs en tous genres, des poupées anciennes ou simplement des souvenirs d'enfance propres à chacune, des bidons d'huiles moteur pour les passionnés de mécanique, même un duo de spécialistes des coffre-forts, peut-êre d'anciens cambrioleurs repentis. Un bout d'errance, parfois vers des stand de vêtements, la même question "je recherche des bas nylon ? avez vous des bas vintage ?", des réponses évasives, des yeux grands ouverts, car il paraît incongru de demander des bas vintage alors que certains stands proposent des nains de jardin, des collections de sabots, de livres sur la politique et tant d'autres raisons incroyables d'être collectionneurs.
Deux mamies, déjà croisées l'année précédente, fidèles derrière leur stand de lingerie ancienne, de robes de toutes époques. Discussion et partage, retrouvailles et point météo sur l'ambiance du jour, sur la densité des visiteurs dans cette petite rue. Sourires échangés, et la même question. "Je les ai oublié, nous avons dû choisir pour les quatres derniers cartons, nous les avons laissé à la maison. Tant de choses à prendre !" Discussion toujours sur les achats de l'année dernière, des belles boîtes, des pochettes anciennes au plastique craquelé, des bas d'une finesse infinie.
"Mais vous en portez ?"
"Oui, des bas nylon, je les collectionne, mais je les porte surtout."
"Des bas avec des gaines, avec des jarretelles ? vous avez des porte-jarretelles ?"
"Oui plutôt avec des serre-tailles ?"
"C'est quoi ?"
"Comme un porte-jarretelle mais plus enveloppant pour se poser sur les hanches. SOuvent avec six jarretelles pour un bon maintien, pour fixer la belle verticalité des coutures."
"Avec des bas coutures, c'est si beau. Pas de gainette, on en a plein !"
"Combinette ou guêpière, parfois mais le plus souvent serre-taille et jusqu'à 12 jarretelles."
"Ma mère, très âgée, en porte encore aujourd'hui, à plus de 90 ans, je sais pas où elle trouve des bas. Mais elle se débrouille avec ses jarretelles. D'ailleurs elle ne veut que cela."
La discussion a continué, emportant les regards intérieurs vers les souvenirs, vers la féminité, la mode, les comparatifs pour et contre envers les collants, mais les arguments pour les bas. Convaincues mais pas porteuses pour autant, peut-être un futur essai, un début de glamour juste pour elles. Sourires et aurevoirs nombreux en partant vers d'autres achats. PLusieurs dizaines de paires de bas, nylon ou soie, rayonne aussi pour le fun du collectionneur, des couleurs et des coutures, des noirs et des gris surtout, du passé revisité sur des jambes du présent.
BIentôt d'autres brocantes, d'autres découvertes, d'autres pépites de douceur, d'autres rencontres pleines d'humanité, voire de volupté.
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