Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Féminisme, #Femmes & Culture
Exposition : Gloria FRIEDMANN à la MEP

 

Vision intimiste de la femme, regard sur elle-même, l'artiste Gloria FRIEDMANN est actuellement exposée doublement à la MEP, comme modèle et comme photographe. Car après une carrière devant l'objectif, elle décide de virevolter dans les dimensions pop-art pour poser, pour suspendre le temps, pour devenir oeuvre d'art. Atmosphère de couleurs surannées, avec une décoloration maîtrisée, elle dépeint son corps, comme autant de morceaux d'une silhouette molle, dans des lieux étranges, avec des mises en scène poétiques agrémentées d'une froideurparfois dérangeante.

On aime, on n'aime pas, on s'interroge, n'est-ce-pas là le but de l'art, que de provoquer une interrogation sur le ou les messages voulus par l'auteure ?

 

Pour vous divertir au gré de vos balades, dans ce lieu dédié à la photographie avec toujours des partages contemporains d'artistes connus ou un peu moins.

 

Actuellement et jusqu'au 18 juin 2017.

Exposition : Gloria FRIEDMANN à la MEP
Exposition : Gloria FRIEDMANN à la MEP
Exposition : Gloria FRIEDMANN à la MEP
Exposition : Gloria FRIEDMANN à la MEP
Exposition : Gloria FRIEDMANN à la MEP

 

Exposition à la MEP

(Maison Européenne de la Photographie) Paris

 5&7 rue de Fourcy - Paris 4e

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous
Notre bonheur

 

Ouvrir cette fenêtre de cuisine, dans cette grande maison de famille, donnant directement sur le jardin, sur l'herbe verte, sur les iris en fleurs, sur les bosquets de toutes couleurs surplombées par des rose trémières en pleine pousse vers le ciel, s'arrêter avec une large tasse de thé pour savourer le temps, je respire l'air du petit matin.

 

Dans le four, deux poulets et un canard, les chambres sont pleines, nos enfants sont venus s'oxygéner durant ce long week-end, loin de leurs appartements et surtout de leurs boulots. Leurs enfants, nos petits enfants dorment après les longues courses dans le verger entre pommiers et cabanes en bois, envolées en vélo, cavalcades affolées avec autant de cris que de rires. Hier ils sont venus voir Mamy, ma belle compagne, pour croquer avec une envie mêlée d'appétit, la tarte normande, le sucre cassonnade dessus, le léger parfum de cannelle. Des estomacs à pattes, aussitôt repartis vers de belles aventures, d'autres courses vers la ferme au loin, vers les vaches et les chevaux. Je surveille les volailles qui vont rôtir doucement avec leur farce de champignons, de pommes et d'oignons, un parfum gourmand, un plaisir à partager ce midi en famille. Je prépare aussi la table du grand salon, double pour ne pas dire triple, toujours ouverte à nos enfants quand ils veulent souffler ou nous voir, à nos amis pour refaire le monde autour de bons plats traditionnels, sans oublier les bouteilles vieillis dans la cave voûtée. Du bonheur, des bonheurs simples.

 

Sur la table je dépose des bols, des tasses de toutes tailles pour le café et le thé, pour le lait chaud venant de la production locale, des verres pour le jus de pommes maison, pour le jus frais de pamplemousse ou d'oranges. Du beurre salé bien sûr, des confitures maison, de la mûre, de la gelée de pommes-coings, de la rhubarbe, de la reine-claude et quelques miels, je tourne mon regard vers les ruches postées au fond de notre jardin. Seul le pain et les brioches viennent du boulanger, un artisan local, qui fait déposer en vélo par ses gamins, notre commande du jour précédent. Trois énormes rondeurs imprégnant de l'odeur de beurre la salle, je souris en espérant ne rien oublier.

 

J'aime ce cocon, cet endroit, notre endroit, en dehors de la vie trépidante des citadins toujours pressés, avec d'autres repères de temps, sans autre urgence que le partage. Ici nous avons planté nos racines, duo d'éternels amoureux, nous fréquentons les brocantes, nous flânons, nous testaurons dans la grange située là-bas, nous rénovons avec notre idée du design néo-vintage. Confort dans toutes les chambres, chacune un style, toujours du blanc pour la lumière, un lit ferme et des fauteuils pour arrêter le temps, la famille profite, nous aussi. Dans un coin, notre coiun, nous avons une grande chambre avec un dressing qui attire les petites filles, tant leur mamy est élégante, tant les accessoires suscitent l'envie, surtout les chaussures. J'aime voir les essayages, les yeux malicieux des plus petites perchées sur des talons trops grands, les regards assurés des jeunes adultes négociant un prêt temporaire d'escarpins par leur grand-mère. D'ailleurs elle dort là-haut, je l'ai laissé savourer ce lent réveil, les parfums du jardin entrant par la fenêtre entr-ouverte, le vent frôlant les draps blancs, son corps alanguis dans la volupté que j'aime entourer de mes bras.

 

 

Notre bonheur

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

C'est une longue plongée, une apnée quasi sans fin, un moment très long. Celui d'une respiration, d'un vide en soi pour s'enfoncer dans les rêves, pour ne plus croire en la réalité, pour échapper au monde qui nous entoure. 

 

Dans les profondeurs, dans ce milieu mou, sans réelle matière, sans réelles références, il est bon de naître, de sauver les derniers mots, de les emporter avec soi, pour glisser dans les Abymes. Ballotté par les vagues, roulé dans tous les sens, absorbé par la prochaine échéance, malaxé encore, mais libre.

 

 

 

 

 

 

Renaître peut-être pour respirer enfin, différemment les lieux, pour partir avec un nouveau regard sur le panoramique autour de soi. Se donner aucune limite apparente, juste seules du respect, de la profonde admiration et celles des émotions imaginaires ou vécues.

 

Reprendre pied, ici, là ou ailleurs, redécouvrir les trois dimensions, et celle du temps, après un cycle déjà dans le dos, comme une nouveauté, comme un risque assumé, comme une ancienne blessure devenue cicatrice. Sentir la chair, les bosses et les douleurs, souffrir mais ne pas baisser la tête, mordre la vie, se battre avec la force des mots, pour oublier définitivement les autres, les maux intérieurs. Dévorants et envahissants, ils couvent, s'endorment, s'affaiblissent parfois, se relèvent plus forts, mais toujours, la sensibilité les étouffe encore. Un duel long, des batailles perdues, des combats gagnés, des passions pour trouver un sens à l'avenir.

 

 

 

 

 

Et pour lui, pour moi, pour elle, cette force de ne croire qu'en les belles émotions. Juste des mots, juste une sélection quotidienne de clichés, juste des émotions, uniquement des sentiments.

 

 

 

Jouir de cette nouvelle respiration, de ce flux et reflux renouvelés aussi souvent que le temps avance, pour créer un partage, si possible interactif.

 

Sempiternellement parler d'elle, d'elles, parfois de moi mais aussi de Vous, rarement de Nous.

 

 

 

Nylonement

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