Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Chaleur d'été prévue pour l'après-midi, mais en ce matin, seul sur une terrasse, avec mon chocolat chaud, je regarde les passantes, un vent frais souffle légèrement ici.

Rien, un vide créé par cette rue bloquée pour des travaux souterrains, rien de visible, et aucune voiture. Un calme soudain dans la ville, des passants qui reprennent le cours naturel des pas lents, des pas rapides, des arrêts avec le téléphone en main, le journal dans une autre main, le parapluie, si la pluie venait avec l'orage de chaleur, la tablete aussi et bien évidemment les sacs à main. Toutes les tailles, cuir ou tissu, toutes les matières, des complices de votre mode, des stigmates de vos dernières soldes, la plupart sont flambant neufs, comme vos sourires. Fierté d'avoir fait la bonne affaire, je vois cela dans votre démarche, dans la façon toute particulière de parader avec.

 

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Elle attend. Une collègue ? un amant ? son mari ? un inconnu ? je ne sais pas mais elle m'intrigue, elle fouille dans sa besace, consulte son téléphone, tapote un sms, appelle. Impatience ou simple retard, elle attend toujours, là à côté de cet arbre cerné de goudron, la nature n'a pas de place ici. Un doute dans son regard, elle regarde à droite et à gauche.

 

Rien pourtant car cette rue sans circulation, sans voitures, semble si morne soudainement, comme en pâture pour les prochaines fleurs, les prochaines graines qui viendront très vite reprendre leurs droits ici. Entre deux pavés, entre route et trottoir, la nature est tapie, mais les arbres, arbustes, graminés et herbes remarquent ce vide pour déjà l'entreprendre.

 

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Une autre femme passe, regarde les vitrines des magasins encore fermés, rien n'attire son oeil de fashionista, elle se balade, croque un croissant, prend le soleil matinal sur ses épaules, elle sourit à cette rue, à cette ville. Je lui renvoie mon sourire, béat face à sa combinaison de couleur prune, idéale sur elle.

 

Un rire, un couple, un vélo, et comme dans un lointain souvenir, deux êtres amoureux qui se suivent, se collent pour rouler vers l'horizon, loin de mon regard. Quelle belle image !

 

 

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Un nuage, non, une robe blanche, ample et aérienne, elle danse sur le bord du trottoir, sautille, ancienne ballerine ou Mary Poppins délavée, elle est la touche blanche, unique dans ce coin coloré, entre enseignes de boutiques, poubelles, camions stationnés, voitures immobiles, quelques arbres, et puis des affiches de publicité. 

Nuage au ras du sol, car le ciel est bleu, profondément bleu, infiniment bleu, la chaleur tombe déjà, minutes après minutes sur ce coin de rue. Les parfums des rares plantes, des pots entourant cette terrasse s'échappent, avec leur dernière humidité de la rosée du matin. Une dernière bouffée, des arômes, de la mode pour aller avec.

 

 

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Je me lève pour un rendez-vous inutile, pour croire en cette vie avec d'autres horizons, d'autres nuages, moins blancs, plus gris, plus sombres. l'été est une belle saison, si courte, si légère quand on a des vacances, un travail et donc du repos. Moins quand chaque jour est une quête d'un nouvel emploi, une quête sans fin, sans samedi, sans dimanche, sans arrêt. J'essaye d'y croire, un dernier regard sur cet été.

Une dernière bouffée de mode, une bonne respiration, j'entre sous le porche.


 

Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Comme le temps joue entre soleil et pluie, et que les rues se vident dès 17h00 pour aller hurler devant les télévisions, elle profite des fins de journée pour fouiner tranquillement dans les soldes. pas un besoin néccessaire, ou vital, mais un petit budget et des petits  plaisirs associés. Comme ce bracelet ici avec une pierre bleue qui brillait comme son regard, une petite babiole pour son bras qui attend un peu plus de soleil d'été.

 

 

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Là-bas en suivant les pas d'un duo de jeunes femmes, l'une en robe longue de coton fin gris, moulant et fluide, l'autre en top blanc et jupe de guipure blanche, les mêmes sandales plates aux pieds, elle découvre un magsin éphémère, dans cette rue annexe à son bureau. Les habitudes la font aller toujours au même endroit, surtout pour déjeuner sur le pouce dans ce coin de la ville, elle entre, des chaussures et des sacs de plage, du Made in France, placardé partout. des étagères de petits bonheurs, des tropéziennes, des mules, des claquettes dorées, des envies de sable et de soleil, déjà, alors que les vacances sont si loin. Un joli sac en toile, des idées de coquillages imprimés sur du coton, la taille idéale pour glisser des livres, de l'huile solaire, du maquillage, une brosse, des choses utiles ou presque, un téléphone, des lunettes. Oui un bleu, oui celui-là ! Une bonne remise et voilà une fin d'après-midi douce, agréable, sans trop de chaleur.

 

 

Quelques mètres plus loin, des vitrines, des marques encore trop chères, peu inventives d'ailleurs, juste un regard, plutôt des clins d'oeil dans le bazar de cette petit boutique plus authentique, une jeune fille enthousiasme sur le pas de porte, c'est calme, elle rigole avec sa grand-mère qui l'aide ici. Deux générations, des sourires, elle entre, elle discute, elle prend son temps, une denrée rare. Questions, réponses, conseils, suggestions, elle découvre des foulards, des jupes, une robe pouvant faire office de paréo, à moins que cela ne soit l'inverse. Jeu de transparence, elle essaye des robes, sa volupté naturelle coince un peu, la jeune fille, sourit, propose une autre taille, complimente sur cet atout qu'elle aimerait avoir aussi. Rigolade, entre femmes, autres robes, autres petits tops, du blanc, du bleu, du rose, du turquoise, de l'indigo, elle revient vers les nuances de bleu, comme le ciel. Quelques achats raisonnés, des sourires et un aurevoir pétillant, elle repart, heureuse, contente aussi de redécouvrir sa féminité. 

Car en rentrant, elle pourra montrer ses petits bonheurs-là à son homme, pour voir les étoiles dans ses yeux, lui admiratif, toujours séduit par sa féminité.

 

 

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Nylonement

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Pour les uns, vu de Province, j'habite à Paris, plus exactement en région parisienne. Pour les autres, parisiens , j'habite à la campagne, en bout de région Ile de France, loin de la capitale. Si votre curiosité vous aide, vous trouverez sûrement la proximité de mon lieu de vie, proche de la forêt de Fontainebleau, dans un endroit calme, avec le plaisirs d'avoir de réels maraîchers dans les environs, donc mes légumes et mes fruits, j'essaye de les acheter directement dans cette boutique, ce petit châlet construit en bout de plaines cultivées, avec quelques serres toutes proches.

 

 

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les photos de cet article ne sont aucunement en rapport

avec cette expérience spatio-socio-temporelle

 

Je suis donc entré dans cette capsule bio, enfin plutôt en culture raisonnée, avec un circuit écologique, puisque mes dernières fraises avaient fait 500m avant d'être dans ma voiture, et 5km avant d'être mangées. Et c'est là quasi en pleine nature, que j'ai fait une rencontre du 3e type, d'individus venant d'une autre planète, d'un autre monde. Flânant entre les carottes nouvelles, les salades fraîches et les aulx frais eux-aussi si goûteux sur une tartine grillée, avec une tomate frottée dessus, des fines lamelles, un doigt d'huile d'olive. J'ai d'abord entendu, les paroles, fortes, du moins plus élévées que la moyenne locale, un des individus parlaient dans son téléphone. Il racontait en détail à sa base, les comportements des locaux, le lieu, les folles perspectives de son week-end, et nous partagions sa communication, intégralement. Quel bonheur que ce premier contact qui vous fait alors relever la tête pour jauger cette forme quasi humaine !

 

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Puis les courses reprennent, une hésitation pour des asperges, à la flamande, avec une cuisson juste, des oeufs durs, du jambon blanc en miettes, une sauce un peu moutardée, je calculais le poids idéal, en observant la fraicheur, les gouttes de sève sur la tige encore humide, récemment coupée. Là les individus montrèrent leurs enthousiasmes, parlant toujours fort pour transmettre entre eux, des impressions sur chaque légume, comme si ils analysaient chacune de leurs découvertes, chaque bulbe, chaque légume, chaque feuille, chaque barquette de fraises ou framboises. Un petit pas pour les fruits, un grand cours de cuisine en version hurlée. Ainsi j'en déduisais que chacun devait participer à ce jeu de voix, sous les yeux médusés des autres terriens, habitués de ce lieu tranquille.

 

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Et comme toute bonne économie doit se conclure par une addition, un total en euros, j'attendais à la caisse avec mes oignons fanes, mes betteraves, des fraises si parfumées, et d'autres choses pour nourrir mes adolescents dévoreurs. Là la découverte continuait avec les rites et usages de ce troupeau venant d'ailleurs. Deux caisses, et surtout une autre qui causait pour ajouter, ceci ou cela, de loin, histoire de bloquer la caisse, seule au monde. J'adore cette tribu primaire, qui ne vit qu'autour de son propre rayonnement cosmique.

Sans tentacules mais en gesticulant beaucoup, elle donnait sa version de l'écologie, du développement durable, de ses achats vertueux, quasi une confession en direct, sans prêtre bio, mais avec de plus beaucoupde certitudes, à sens unique. Quelle chance de pourvoir attendre derrière, les autres locaux, moi, nos yeux apitoyés quand la plus discrète explique sa façon de manger bio, presque de planter les légumes à la vendeuse, agricultrice justement. Ah le savoir doit se partager, sans limites, sans restrictions de temps, surtout quand on refait le bio, le vrai bio, en insistant toujours un peu plus, sans trop se dépêcher de payer.

 

 

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Heureusement les rencontres avec les extraterrestres sont rares et souvent furtives, car après en sortant, me dirigeant vers mon vélo, histoire de prolonger ma balade, en retournant chez moi, j'ai pu apercevoir leur vaisseau. Trois créatures remplissaient le coffre, satisfaites d'avoir aider ce peuple d'ailleurs, de leur avoir transmis le message de la capitale, d'avoir parler avec les gueux du bio et de la salade verte. Et là, sans aucun remord, elles sont montées dans un 4x4 énorme, un turbo diesel de luxe, et dans un nuage gris, elles ont disparu.

 

 

 

 

(ceci n'est que partiellement fiction,

mais je ne regretterai pas de ne jamais les revoir !) 

 

 

Nylonement

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