Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Toujours le ciel bleu, des coins de vie, la mienne, rien de nouveau depuis hier.

 

J'ai décidé de prendre un peu l'air en sortant de chez mon médecin, pour respirer, pour ne plus réfélchir ou du moins pour prendre du recul , un petit peu, sur ma situation actuelle. Lors de l'entretien d'hier, le seul depuis un trimestre de recherche d'emploi, j'ai eu cette question "comment vous projetez-vous dans 5 ans". Etrange quand on est au chômage depuis un an, cadre assurée de son statut et soudainement rejetée comme une non-personne. J'ai plutôt regardé en arrière, pas par nostalgie, juste pour essayer de comprendre encore. 

 

jessica-chastain5.jpg

 

 

jessica-chastain10.jpg

 

Il y a cinq ans, j'avais un bon poste, le confort d'un salaire chaque fin de moi, la joie certains jours de travailler dans une bonne ambiance. Je devenais part du management, tout en conservant mes activités opérationnelles, j'avais une petit équipe composée de jeunes et de cadres plus âgés. Une envie de conquérir les clients, des produits innovants sans être magiques. A cette époque, je voyais ma fille faire ses études, lui payant un petit studio, assurant le prix de ce diplôme et surtout le bonheur de la voir trouver sa voie. Une voiture de fonction, une maison quasi payée, une vie normale me direz-vous.

 

Aujourd'hui, tout a changé, je ne suis plus qu'un pion perdu dans la masse gluante des fainéants, des sans-emploi, des gens profiteurs. Pas encore quinqua, active, je suis trop chère, trop expérimentée pour les postes. Je dois tricher sur mon CV pour retirer des titres ou compétences qui effraient les recruteurs frileux pour certains postes qui me conviendraient. Je jongle entre volonté et doute profond face à cette société qui m'a exclu. Désabusée pour certains postes, lentement laminée par cette situation impossible dont je ne détiens pas les leviers actifs.

 

Et puis les douces remarques des agences d'emploi, nulles dans leurs réponses, les petits commentaires légers qui vous réduisent à l'état de parasites. Tout s'est écroulé autour de moi, j'ai protégé ma fille, ses études, son avenir, mais moi, je n'ai plus rien.

 

jessica-chastain8.jpg

 

Plus d'économies, moins d'énergie, bientôt plus de maison, car après avoir repris un travail et ne pas avoir été confirmée à la fin de ma période d'essai, les organismes vampires de crédit ont considéré que je n'étais pas au chômage. Alors pas d'asssurance valable à leurs yeux, j'ai payé avec mon indemnité de chomeuse, puis maintenant je suis étranglée.

 

Alors me projeter dans cinq ans, mais c'est maintenant que je dois choisir. Vendre ma maison, pour aller où sans emploi, ou pire encore. Est-ce que la clause décès fonctionnera pour les assuraces des crédits, je vais le demandez à la dame qui me relance chaque jour.

 

Enfin, je suis rassurée, dans le centre-ville, s'installent de larges devantures pour de nouvelles banques, à défaut de petits commerces, d'artisans ou de jeunes entreprises. Notre monde serait-il devenu fou ? et quand saura-t-il dans 5 ans ?

 

Je marche vers mon avenir sous ce ciel bleu, avec un peu de vent dans mes cheveux roux.

 

 

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Apercevoir ce soleil chaud, marcher avec lui qui rassure nos épaules, car le froid est là, piquant mais dans un atmosphère sec. Les rayons réchauffent la nuque, se lovent avec la grosse écharpe de laine. Les plus impertinents caressent les cheveux, le visage des femmes qui se croisent dans cette rue, plus loin sur cette place.

 

8-15.jpg

 

Pas un nuage, juste la vie courante d'un paysage d'hiver, des boutiques, le centre-ville, là-bas un restaurant qui grouille de monde, des crêpes chaudes, quelques salades, quelques soupes. le temps passe, la météo le suit sans broncher.

 

Dans les vitrines, les tee-shirts, les jupettes, les claquettes s'installent. Oui le printemps et l'été sont déjà là car des financiers fous jouent avec le calendrier. Un raisonnement imparable "on solde les vêtements d'hiver, vanat la fin de l'hiver. Logique non. Mais même avant leur utilisation, avant le froid, avant la saison, on se fout des saisons !". Ainsi avec un sourire et des mains crochus pour mieux jouer en bourse avec leurs claviers, et nos économies, Noel sera bientôt fin octobre, pâques avec des galettes début janvier, les plages seront imposées dès mars, mais les ventes de parapluies obligatoires dès août. Oui à tirer sur la couverture, les saisons se décalent, les envies aussi, les sous ne sont pas plus présents dans le porte-monnaie. Et si tout va bien à tirer encore sur le calendrier, celui-ci reviendra dans l'ordre mais on vivra avec un an d'avance. 

 

2012-01-29-16.07.49.jpg

 

 

171699804512986739_uIXtP1Y6_c.jpg

 

 

ciceswanepoelaguecocospringsummer2013campaign8.jpg

 

 

Absurde plaisir de porter des gants de laine, une doudoune et de regarder les vitrines pour un été qui arrivera dans cinq mois, pour vous glisser dans cette tunique bleu turquoise, en fin coton, avec des ballerines.

 

Cela permet par ailleurs de prendre son temps, de suivre les prix qui baisseront un jour, de voir et revoir durant plusieurs semaines une pièce enviée, de développer des désirs, avant qu'ils ne deviennent convulsions. Une balade quotidienne entre le boulot et ce centre-ville pour trouver un repas rapide, des vitrines et de nouvelles découvertes, un peu de rêve aussi.

 

Heureusement aujourd'hui encore il y a le soleil d'hiver qui nous parle de vacances, de pause et de bien-être.

 

 

 

 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Il faut parfois soulever des tonnes de ciel gris pour débuter une semaine, pour marcher dans le vide d'un emploi que l'on attend. Mais il y a aussi cette magie tout particulière liée au soleil, celui qui se pose dans le ciel bleu, fort et chaud, qui nous réchauffe derrière la vitre d'un bar dans l'attent d'un rendez-vous.

 

Femmes-4-0124-copy.jpg

 

Chocolat chaud, une tartine de beurre salée et de la confiture maison de groseilles, un journal, un bloc de papier, un crayon, des mots.

 

Mais pour accompagner les points et les virgules, les consomnes et les voyelles, il y a ma première source : mes yeux. Tatillons parfois, quand ils aperçoicent en un millième de seconde un collant filé, moqueurs aussi quand le jean devient un sac à provision, non pas par la morphologie de la personne, mais par son inaptitude à s'habiller correctement. Ils viennent prendre un café, elles sont les collègues, seules ou entre copines. Et moi, je suis le chat qui écrit, entre le soleil et le bruit de l'expresso, une ombre.

 

Femmes-4-8276.jpg

 

Des yeux qui rencontrent un manteau, qui se pose sur le dossier de la chaise d'à côté, un regard vers cette robe, trop rare car de couleur crème, chic avec cette fine ceinture de cuir noir, là sur sa taille. Une belle quadra, deux cafés pour elle, son ordinateur, son élégance dans sa chevelure blonde. Détail supplémentaire, un soyeux collant opaque noir dans des chaussures à brides bicolores avec un duo crème et blanc. Une féminité comme je les apprécie, une femme active déjà connectée sur son clavier, devant son écran.

 

Deux tables plus loin, je vous évite les turfistes et tenue plus rustiques, les amateurs du journal des sports qui débattent avec force, une autre jeune femme, un peu triste, enroulée dans une doudoune chaude, après son café, elle retire enfin celle-ci. Elle est encore dans le froid, peut-être est-elle venue à pied ici dans le vent d'hiver. Une tunique en laine avec dégradé de gris, une large ceinture, presque un corset court, des bottes hautes, et toujours cette tristesse dans ses yeux, elle semble perdue.

 

Et moi, je pousse mes mots, je vous les livre un peu tard ce soir.

 

marisa-tomei1.jpg

 


 

Nylonement

Voir les commentaires

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Prenez une craie, un paquet de crayons gras, des morceaux de charbon brut et une feuille immense.

 

Libérez-vous de tout !

 

Envolez-vous avec quelques pas de danse, une bonne dose de yoga, un total relâchement de votre corps, créez !

 

art-cinetique-heather-hansen-2.jpg

 

 

art-cinetique-heather-hansen-11.jpeg

 

 

art-cinetique-heather-hansen-8.jpg

 

 

C'est avec cette recette que l'artiste Heather HANSEN développe son art corporel. Une fusion entre danse horizontale et dessin, dans des proportions de grandes tailles, elle s'agite, s'arrête, souligne d'un ou plusieurs traits, recommence, circonvolutionne à merveille pour donner des oeuvres uniques. De son mouvement naît une marque, une signe de ses mains mais aussi de son corps qui frotte, efface, épouse le sol, devient pinceau ou brosse, s'imprègne de la craie.

 

Une oeuvre intime, un corps-à-corps implicite avec son art, une sculpture de ses courbes qui se transmet dans d'autres courbes. Elle vit ce duel à plat et laisse des traces charnelles. Une féminité avec tant de lignes de lectures.

 

art-cinetique-heather-hansen-12.jpeg

 

 

art-cinetique-heather-hansen-7.jpg

 

 

art-cinetique-heather-hansen-14.jpeg

 

Etonnant, contemporain, parfois elle s'offre le plaisir de créer en public lors de performances à dimension humaine. En signant, en soufflant les pigments qui lui rentrent dans la peau.

 

A découvrir ici : www.heatherhansen.net/

 

 

 

Heather Hansen – Emptied Gestures 

 

 

Nylonement bon weekend

Voir les commentaires

<< < 1 2 3

Articles récents

Hébergé par Overblog