Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Combinaison de gouttes et de courbes ?

 

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Du vin, une dégustation de grands blancs, de rouges intenses ? non

Un exposition de sihouette de femmes, avec de la peinture ? non

Collection d'oeuvres d'art de verre de Murano ? non plus

 

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Juste un épisode coloré d'une étude toute personnelle d'un artiste photographe, Markus Reugels. Il a testé, il joue encore des mille et unes combinaisons de liquide, d'eau et autres substances pingmentées pour les propluser les unes contre les autres. Bilan, l'eau rebondit, jaillit, remonte avant de définitivement se mêler à sa cible. 

 

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Une goutte, deux gouttes, plusieurs gouttes ont un effet rebond sur une surface liquide, et ainsi naissent les effets les plus inattendus : couronnes, corolles, chapeaux, bulles, goutelettes multicolores. Une danse du micro-instant, si court que nos yeux ne peuvent attendre que l'assistance d'un appareil numérique ultra-rapide pour comprendre et découvrir le spectacle "liquid art".

 

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Alors jeu de gouttes, de courbes, symphonie de formes, voilà une futur fond d'écran unique pour vos portables. 

 

www.markusreugels.de

 

Bonne journée

Bises de vénitie

 

Profitez du soleil, et de quelques gouttes de grenadine dans un schweppes.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous

Juste un saut de puce, ce matin dans l'aéroport, une valise dans la main, son sac dans l'autre, un passeport et un billet pas trop loin, elle part pour Venise. Marre de ce printemps qui a vu plus d'escargots et de grenouilles que de fleurs, marre du parasol qui attend son heure dans le garage.

 

Enfin un moment pour sortir les robes corolles, des folies achetées sur un coup de tête, ces dernières semaines, à l'abri de la pluie, avec une vendeuse heureuse d'avoir des clientes qui pensent à l'été. Des couleurs, du dynamisme, du champagne rosé.

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Des chaussures, des talons, des escarpins, des foulards légers pour les cheveux, un vent chaud, avec le soleil, des lunettes de soleil, deux ou trois paires pour aller avec les tenues. Mais enfin pouvoir sortir pieds nus avec de fines brides, des talons hauts, un air de sensualité au goût de printemps. 
Cet après-midi, faire une sieste dans le jardinet de l'hôtel, un patio vers le ciel bleu. 

 

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Savourer ce soir, un ballade en vaporetto, sur les canaux, vers une île, vers les restaurants, habillée de dentelles, de voiles si fins que cela devient une seconde peau. Déguster l'Italie avec bonheur, ce pays des parfums, de l'énergie positive, de la création et de parfois de l'insouciance. Prendre le temps, jouer avec le temps, devenir adept du slow-food comme une philosophie épicurienne. Remettre des lunettes de soleil Rayban pour regarder l'horizon de la lagune, les reflets forts sur l'eau.

 

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Demain matin, après une soirée de rêve, penser à lui, à cette ville, à l'amour sans lui, à mes amies, à ces italiens si aimables, à ce printemps avec du soleil, ici, loin de Paris sous la grisaille. Vivre un moment doux, ce matin, avec le petit-déjeuner dans le jardin, encore des arbres et bientôt des visites dans la ville, sur les ponts, sur les quais, avec les clapotis de l'eau, les sourires des touristes tous amoureux.

 

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Bises de venise


Nylonement

 

Modèle : Annabella BARBER

Photographe : Jaclyn Adams

pour PLAZA KVINNA

 

 


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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Des rangées, des banquettes, deux tables, d'autres duo de sièges dans ce tgv silencieux, départ 21h38 vers Grenoble. 

Je me glisse à ma place, vérifiant une dernière fois mon ticket, portant dans un magnifique épaulé-jeté digne d'un bon haltérophile, ma valise sur l'étagère de ce train. Douceur d'une gare en fin de journée, d'adieux humides pour les uns, de bises et de bouches collées pour d'autres, de dernières cigarettes pour les condamnés à l'abstinence qui va suivre durant trois heures, de business sans fin pour les addict au blacberry, la journée continue, sobrement en préparent son entrée dans la nuit.

 

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Je me câle, sans ordinateur volontairement, deux magazines de mode, autant d'économie, je lis, j'observe encore le quai. Ici et là, cela discute de vacances, de montagnes, d'études fatiguantes, ah non de la fatigue du week-end d'intégration sans sommeil, mais avec tant de musique, de folie, puis derrière moi, plus sérieux, des préparations de réunions, tout ce monde trouve sa place dans la rame.

 

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Calmement elles passent avec leur sac, leur pochette d'ordinateur et chacune une valisette business. Deux profils coincés dans cette allée peu large, un lieu uniforme vers des places réservées. Elles posent leurs affaires, se glissent devant moi. Deux féminités s'offrent à mes yeux, deux tailleurs noirs, la sobriété des consultantes ou des experts-comptables. L'habit ne fait pas le moine, du moins les nonnes, mais je prends volontiers les paris. Elles s'organisent, posant bouteilles d'eau à côté de leurs portables respectifs, de leur i-machine. Chacune son style. Jupe au genou avec une coupe de cheveux courtes, chatâins, un pantalon droit, très fluide, bien coupé pour la brune aux cheveux mi-longs. Deux vestes.

 

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Deux vestes noires, doucement cintrées sur leur corps, fermées avec des boutons modernes mais stricts. Elle se connectent à internet, l'une sort son rouge à lèvre rose poudré, une retouche avec son miroir. Pourquoi soudainement ce rappel féminin pour ses deux clônes d'un cabinet probablement dirigé par d'autres clônes masculins, avec le même costume noir ? Tristesse ou classicisme ?

Elles tapotent sur leur mobile, leur portable, je baisse les yeux vers mon magazine, et ainsi vers leurs talons. Une paire d'escarpins noirs vernies, de près de sept centimètres, ni trop petits, ni trop arrogant pour la plus petite des deux. Des bottines noires sur un collant semi-opaque impeccable, une fermeture moderne de quatre boutons argentés, peu communs, une rare excentricité dans cet uniforme. Le temps passe, je lis, je regarde les paysages, dans une pénombre naissante.

 

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Elles papotent, tapotent, échangent des mots "business", "planning", "budget", "analyse des fournisseurs", et le temps passe. Les mots changent "mode", "chemisier d'été", "coton", "printemps et dîner", "mariage" et "shopping". Elles ouvrent leurs vestes quasiment au même moment, la chaleur des saisons évoquées, le bien-être. Deux versions là encore, bien cachées sous ce noir omniprésent. Un top en coton chic, col en V, justement choisi, justement coupé pour se plaquer contre la gorge, un collier de perles, une tendance qui revient. L'autre femme le remarque, le commente. Elle touche les fines perles. La seconde se dévoile avec un chemisier en soie ultra souple, imprimé de pois ivoire sur un fond noir brillant. Réelle duo de beauté, une touche si féminine chacune avec leur matière. Un charmant duo de women in black.

 

J'aperçois une couture quand l'une d'elle se lève.

 

Je regarde la lumière rouge, j'oublies. Je dors.

 

Nylonement

 

Modèle : Amber ANDERSON

Photographe : Diego INDRACCOLO

pour le magazine SCHON

Styliste :  Kay KORSH

Coiffure : Peter LUX

Maquillage : Afton RADOJICIC



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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Aimer, il l'avait aimer, si fort !

 

Bien sûr, ils avaient été heureux, parfois fâchés, parfois en crise, en détresse, mais ils s'aimaient avec toutes les autres reflets de leur vie commune. La renconre au boulot, par hasard, comme ils auraient pû le faire durant des études assez parallèles. Une vie de jeune couple dans la ville, avec des restaurants, des soirées champagne sur le pont au dessus du fleuve, des lumières dans la nuit, ces petites robes, ses talons. Son talent à lui pour la surprendre, année après année, en s'aimant, avec des fleurs, des cadeaux, des petits plats, des silences et toujours des mots et des photos. Ils s'aimaient, ils avaient eu des enfants, partagés ces moments de lumières, de doutes, de famille, de joie.

 

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Ils s'aimaient encore quand elle a découvert que cette fatigue intérieure était un cancer.

 

Elle a été foudroyée par la force de ce mot, aussi intense qu'injuste, elle a sombré, elle a été recueillie par ses bras, lui qui soudainement a décidé de ne vivre que pour elle.

 

Follement, présent pour les examens, pour les avant-pendant-après chimio si forts, si fous, si douloureux, pour inviter les amis, force utile au lien social, pour aussi les annuler au dernier moment quand les larmes étaient trop fortes. Il lui a donné son coeur encore, ses bras toujours. Elle s'est consumée doucement. Il a pleuré sans lui montrer, devant son incapacité à la défendre contre cette gangrène intérieure. Il a lutté en silence, en apportant sa omniprésence, son épaule, en la prenant maintenant toute entière, petite bout de chair, entre le canapé et le lit. Elle n'était plus qu'une ombre, une vie floutée.

 

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Ils s'aimaient, et un soir, il lui a pris la main, là devant cet oreiller, cette femme qui n'avait pas changé à ses yeux, ce coeur qu'il avait aimé, cette tête si frêle, ses yeux qui ne croyaient plus à la vie. Il l'a aimé jusqu'au bout, de toutes ses larmes, de cette main décharnée, dévorée, froide dans sa paume. Jusqu'au dernier baiser !

 

 

 

N'oubliez jamais vos compagnes, vos proches, vos amies !

 

A tous ceux que cette maladie dévore,

en totale injustice,

en brisant l'amour.

 

 

Nylonement

 

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PS : Mesdames, ne refusez pas de passer une mammographie,

cela sauve des vies, celles des autres, la vôtre.

 

 

Modèle et Photos :

VJennifer MERENDINO  par Angelo MERENDINO

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Portraits

Un jour j'ai pris cette décision, j'ai fait un grand pas. Celui vers un futur métier, vers un diplôme, vers un choix de vie, mais aussi un pas de géant entre les cultures. Je vivais comme nous tous, dans une banlieue héritée de mes grands-parents, premiers migrants venus pour du travail dans les usines du baby-boom. Une profusion de bonheur pour eux, pour la France qui se relevait d'une guerre mondiale, du boulot, un appartement en HLM, des jardins en bas, une première voiture, mes parents, une vie de douceur, entre couscous et tajines. Tous les quatres ans, on allait au bled, on partageait notre vie, nos maigres richesses.

 

Nous vivions heureux, deux cultures l'une à côté de l'autre, facilement mixées. Mais le temps a fait que paradoxalement au fait que je suis française, je porte une étiquette de beurette, le fameux "d'origine maghrébine". Un jour j'ai demandé à mes parents, et eux ils sont d'origine du Cantal comme le fromage, appellation d'origine contrôlée. On a ri. Mais la cité est devenu une cour, un lieu fermé alors que la ville grandissait. J'ai vécu heureuse, car ma famille voulait que demain soit en dehors de ces tours.

 

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Alors il y a quelques mois j'ai découvert la pâtisserie, un métier de bouche, de partage avec les autres. J'ai toujours été gourmande, j'ai suivi mes cours, studieuse, double challenge, d'être femme en plus des autres remarques. J'ai tout entendu, ici en école, chez moi, je ne savais plu qui j'étais, alors que je fabriquais mes premiers croissants, mes premières religieuses. Je vous ferai grâce des piques sur le foulard, alors que je ne porte celui-ci que par intermittence, par coquetterie. Je suis en blanc, en tenue de travail, à doser, mixer, à battre des dizaines d'oeufs, en sentir mon bras devenir mou sous l'effort. Je note, j'écoute, je répète les recettes, je suis interne, je partage une chambre avec des collègues. On bosse, on aime toutes notre futur métier. On parle mode parfois, mais plus souvent de recettes, de dosage, de nos avenirs, rarement de nos sources.

 

 

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Certes les stages ont été variés avec la difficulté du réel, les rapports de force avec de vrais professionnels, les contraintes des horaires, des jours fériés, et les éternelles piques sur mon apparence parfois. Ce racisme latent, parfois dur à avaler, incompréhensible car juste sur un faciès et non des actes. Mais heureusement j'ai été pris sous l'aile d'un chocolatier, un homme génial, un fou de vie, un curieux qui a vécu dans plusieurs pays, asie ou afrique, amérique et europe, chaque continent, chaque culture mais comme il le dit, une seule gourmandise. 

 

 

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Avec cet homme paternaliste, rigoureux, parfois maniaque, je travaille, nous travaillons, nous créons, nous testons, nous rigolons de nos essais ensemble, pour revisiter les cornes de gazelle au miel, avec des amandes, avec une touche de chocolat, revoir nos cultures, les partager. D'autres équilibre entre amertume du noir chocolat, et le thé vert à la menthe, avec du gingembre confit, nous avons goûté, craché, refait et encore refait. Une collection de macaron goût maghreb.

 

 

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Hier il m'a demandé de rester, apparemment embêté. 

"Dans les prochains jours, nous aurons des expositions de nos produits, et probablement un passage télévisé. Les organisateurs veulent que nous présentions nos créations, tes créations. Je suis fière de toi, tu le sais. Mais nous devons troquer nos tabliers blancs pour le formel costume, la tailleur pour les jeunes femmes. Je te veux avec moi, pour la qualité de ton travail. Je ne veux pas t'obliger pour la jupe, c'est un détail, mais les institutions sont ainsi. Leurs habitudes, leurs routines. Je ne sais comment te le dire.... mais je veux absolument que tu m'accompagnes pour cette étape. Car c'est là que l'on commence le parcours de Meilleur Ouvrier Patissier de France."

Nous avons eu chacun une larme.

"Demain, je serai là, en jupe (avec un sourire), je mettrai des collants couleur chocolat."

Nous avons ri, cet homme si fort pleurait de bonheur, moi aussi, pour tant de raison, de confiance mutuelle, de respect.

Demain, ce sera un nouveau pas entre nos cultures, avec une gourmandise.

 

NYLONEMENT

 

3 dernières photos : modèle Kenza Fourati

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Elle était partie, loin de chez elle, pour poursuivre ses études. Une belle opportunité proposée par cette université qui avait appréciée son travail de recherche. Elle avait ainsi reçu une bourse spéciale pour continuer à explorer certaines facettes, pour comprendre et analyser les données reçues dans le périmètre de sa curiosité, de ses nouvelles idées. Elle proposait de nouveaux champs d'exploration, malgré sa jeunesse, elle était déjà sur les pas des précurseurs.

 

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Elle avait abordé son monde, cette île nouvelle comme un monde inconnu. S'appuyant sur les bases académiques du secteur, elle les avait intégrés si vite, absorbés dans son cerveau. Mais déjà elle marchait dans un univers sans limite, prise de vagues de doutes, en franchissant les frontières de concepts inconnus, indéfinis. Oui, ce professeur avait eu raison d'insister sur cette folie, cette discrétion qui était en elle, qu'il avait ressenti. Elle était capable d'aller plus loin, beaucoup plus loin. Ainsi il avait pris le temps de mêler la philosophie de cet espace figé devant elle, et de cette clef cachée en elle pour ouvrir d'autres portes. Repenser les limites, concevoir ce que les clients, les humains, les êtres avaient toujours respecté. Elle devait figer le lieu, et sortir de son corps, n'utiliser que son esprit pour prendre de la hauteur, explorer avec un autre angle de vue, plusieurs autres axes de réflexion.

 

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Elle était arrivée ici, loin de chez elle, elle s'échouait sur une plage, sur ce campus géant, plus grand que sa ville d'origine. Elle se levait chaque jour un peu plus forte, aspirant, en elle, les livres de la connaissance. Elle commencerait demain à sortir de son corps étincelant pour s'élever plus haut, usant de son regard nouveau sur les sujets, sur ces joyaux ternes vus d'en bas. Ici elle en ferait des diamants.

 

Magazine FLARE Canada

Modèle : Bekah JENKINS

Photographe : Chris NICHOLLS

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion

Une femme moderne peut-elle porter des bas en 2012 ?

 

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Non pour plusieurs raisons :

Non car elle a jeté ses soutiens-gorges dans les années 70, puis rejeté les fanfreluches de Chantal Thomass dans les années 80-90, et encore plus le string vulgaire des années suivantes. Elle est une femme libre, sûre de ses avantages acquis vers un graal de l'égalité avec les hommes, elle féministe, elle peut choisir sa lingerie. Uniquement par confort personnel ? probablement, mais aucunement pour se soumettre à l'image stéréotypée des mâles sur les femmes, avec ces dentelles affolantes trop mises en avant, celles qui font tourner le regard vers les publicités en 4 par 3, même pour vendre du beurre, ou de la lessive. Elle est libérée de ce carcan de machisme pour deux raisons majeures, elle peut choisir, elle aime son confort, alors les bas qui tombent , non merci. Elle a goûté par défaut de mieux au pantalon, aux collants non pour la mode de ses jambes mais contre le froid, une chaussette intégrale sans compromis, sans accès à son corps intime.

 

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Non car elle est née dans une famille avec des valeurs marquées où le vulgaire et les mini-jupes sont réservées aux dames sur le trottoir. Oui en 2012, elle ne va pas leur ressembler, aussi facilement, et donner son corps aux yeux des autres. devenant alors un pur objet sexuel avec une marée de mâles en rut courant derrière elle. Au nom de sa religion, elle s'enferme, elle se cache, elle se mure dans des tenues longues, des jeans, des manteaux et des ensembles qui voilent son corps. Alors une paire de bas ne s'associe qu'avec des résilles. De toute façon, on ne lit pas les magazines féminins chez eux.

 

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Non car elle est active. Elle vit entre réunions et activités sportives, et sa vie de famille. Elle court, elle saute dans son tailleur, court ou mi-long, si confortable avec un collant opaque qui valorise ses jambes, les sculptent. Elle aime le regard sur elle, sur ses talons hauts, sur cet accessoire si pratique, même si parfois il file encore. Elle privilégie les opaques, quelques semi-opaques en collant de marque, du Wolford le plus souvent. Une paire de lunettes, un sac à main, elle croque la mode avec tout le côté pratique.


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Non car elle a essayé une fois les DimUp. Elle est sortie et elle a eu honte de sentir ce silicone glissant sur sa cuisse, frôlant son dessus de genou. Un souci vite réglé par un achat express d'un collant, et surtout un classement vertical direct de la dite paire. Elle en garde un souvenir peu avantageux, elle a hésité l'autre jour devant les Body Touch nouvelle génération, mais allait-elle encore subir ce désagrément.

 

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Non car elle porté des bas, des machins souples, en taille unique, achetés sur Internet. Il sont sans forme, ils tirebouchonnent, ils se filent au premier contact. Elle les avait mis avec un porte-jarretelle à dix euros, un truc qui glissait sur ses hanches, sans confort, sans beauté non plus dans cette dentelle premier prix. Les attaches, ah oui les fameuses astuces et génuflexions pour coincer les bas devant, en râlant. Et enfin essayer derrière sans rien voir, et hop, plop celles de devant qui se débinent. Non à cette merde de bas, que son mâle lui à déchirer face à cette première fois, elle si féminine, si désirable, mais aucunement en phase avec ces outils de torture.

 


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Non, car elle n'est pas Dita von Teese, ni même Bettie Page.

 

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Non car aucune d'elle n'a eu le temps d'associer les bas avec les mots "Féminité", "Sensualité", "plaisir personnel", ou même "glamour".


Je vous donnerai la semaine prochaine des raisons, des OUI très nombreux !

En 2012, il est possible et non obligatoire de porter des bas, de les vivre avec sérénité et surtout pour soi-même. Car quand ils deviennent une seconde peau de votre corps, de vos jambes, alors vous les partagez, les laisser apercevoir car ils sont avec vous, un peu de vous.

 

Nylonement

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