Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon Passion

Je vous laisse découvrir aujourd’hui un Blog dont l’approche est plein de romantisme, avec cette nostalgie, non poussiéreuse mais bien vivante, des années 60. Des plaisirs visuels avec autant de référence au cinéma de l’époque, avec les coups de cœur d’ELSA, jeune femme pétillante, que des références à la musique entre Françoise Hardy et surtout le magnifique Serge Gainsbourg. Un flot de notes, une belle palette, quelques sonates de mode aussi, un choix hédoniste de jolis mots, avec le sourire toujours, une franche bonne humeur, et surtout des perles de bonheur à lire, du plaisir au final, j’aime ce blog, il est dans ma « trop » longue liste de ceux que je visite régulièrement. J’aime me perdre ici, restez spectateur, avec le charme de Melody Nelson.

Echange délicat car ELSA use insidieusement de son charme avec des mots sibyllins, j’ai souhaité, espéré pourvoir capturer le papillon vintage, le temps d’un interview. Je l’ai relâché sur un bouquet de roses, dans une brume de parfums. 

 

Gentleman W.: Quelles images de cinéma ont donné le goût des premiers pas du blog?  

Elsa :  A vrai dire, tout a commencé pour moi lorsque j'ai vu le film « Gainsbourg, vie héroïque » de Joann Sfar.  J'ai été tellement fascinée à la vision de ce panel de femmes transcendantes en train d’interpréter sous mes yeux émerveillés des icônes gainsbouriennes  absolument inoubliablse que je n'ai pu m'empêcher de penser à cela des mois durant. Je voulais depuis toujours exprimer ce petit grain de folie rétro en moi sans avoir jamais su comment le transposer artistiquement. Je me suis lancée, j'ai évoluée, j'ai fais plein de choses, mais il me reste tant à découvrir.

 

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Gentleman W.: Votre générosité nous ouvre l’esprit, des clefs qui traînent dans votre poche sans doute, avec toujours des femmes pour symboles de cette époque. Auriez-vous une définition de la Féminité?  

Elsa :  Pour moi la féminité s'exprime selon les caractéristiques de chaque femme. Non pas qu'il faille les ranger dans des cases bien distinctes, mais disons qu'il existe néanmoins à mon sens un moyen imparable de découvrir celle qui nous colle à la peau. Et comme un enfant prend pour modèle l'adulte à qui il veut pouvoir s'identifier afin de créer sa propre personnalité, nous pouvons puiser nos inspirations dans ces icônes qui nous font tant rêver, qui nous inspirent, et qui nous aident aussi, parfois. Car oui, la féminité se travaille, même si c'est quelque chose que nous pouvons avoir en nous d'emblée.  

 

Gentleman W.: La bloggeuse est elle vintage ou néo-rétro (vision actuelle)?  

Elsa : La bloggueuse, celle derrière ses mots, ne se range pas dans une catégorie. Elle est intemporelle, inspirée, et inspirante. Mais si je devais me définir, je serais plutôt néo-rétro. Pour moi dans la vie, tout est affaire de recyclage. La création ne saurait se défaire de ses apprentissages, tout comme une tenue vestimentaire puisera nécessairement son accomplissement dans les codes qui nous ont menées vers elle.  

 

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Gentleman W.:  D’ailleurs Vintage, un signé d’héritage ou de nostalgie?  

Elsa : Pour moi le vintage est héritage. Le rétro est nostalgique. Je distingue bien ces deux concepts car l'un va sans cesse de l'avant alors que l'autre cherche toujours à comprendre comment il en est arrivé là. L'héritage est actuel. La nostalgie est rêveuse. Je suis une rêveuse, mais moderne quand même! 

 

Gentleman W.:  Une liberté d’écriture qui vous dévore votre emploi du temps, un peu sur votre boulot allez dites-nous tout? beaucoup de temps?   

Elsa :  Oh ! si seulement j'avais davantage de temps... J'en manque cruellement car je peaufine mes articles jusqu'à ce que je n'ai plus rien à leur reprocher. Je suis très perfectionniste, aussi ce blog me prend t-il énormément de temps. Mais c'est mon plaisir... Aussi j'accepte avec joie qu'il m'ôte certains moments de liberté...  

 

Gentleman W.: Demain je sonne à votre porte, pour aller au cinéma: quelle actrice? Quel acteur? Quel film?  

Elsa :  Nous irions voir un vieux film dans le quartier latin de Paris. Très certainement un ancien Kubrick. J'ai toujours rêve de savourer son art autrement que sur mon téléviseur! Orange mécanique sûrement, ou bien Barry Lyndon...  

  

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Gentleman W.:  Si présente dans sur votre blog, Etes vous toujours avec de la musique pour écrire sur votre blog, dans votre vie?  On la ressent dans le tempo de vos textes, me suis-je trompé ? 

Elsa :  La musique fait partie de moi. Elle m'inspire, me guide et influe sur mes humeurs. Alors oui quand je travaille mes articles, elle est omniprésente. Et ce même si le poste de radio est éteint!  Et puis, monsieur Gainsbourg n'est jamais loin… comme une ombre bienveillante. 

 

Gentleman W.:  Vous êtes apparue si peu souvent (un peu plus récemment) pas assez modeuse?  

Elsa : Je suis modeuse, mais j'avoue que j'ai eu du mal à trouver ma place dans l'univers blogosphérique actuel, déjà bien rempli. Je crois la trouver un peu plus chaque jour de façon atypique et personnelle, en reprenant les styles d'icônes qui m'inspirent, et qui pourraient faire réagir mes lectrices soit en leur ravivant certains souvenirs, soit en leur donnant envie de découvrir ma thématique.   

 

Gentleman W.: Notre fil rouge sur le blog est une couture d’un bas nylon, en référence aussi au musée du bas vintage. Vous avez de fort jolies jambes, foi d’esthète, oui il y a des yeux derrière le fantôme du clavier. Est-ce que dans votre mode, l’accessoire collants ou bas est inclus? Confort ou élégance?  

Elsa :  Même si je n'en doutais pas un instant, je suis bien aise d'apprendre que vos interventions blogosphériques sont d'origine humaine!  

Blague à part, j'avoue porter beaucoup de collants, opaques de préférence (ou plumetis, bien sûr...) et plus rarement de jolis bas pour une sortie en amoureux. Le bas ne fait pas partie de mon quotidien, et ce pour des raisons pratiques (la principale étant que je ne me ballade exclusivement qu'à bicyclette). Je mise donc sur le confort mais j'aime l'élégance! 

 

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Gentleman W.:  Ah les vélos, et lente envolée ! ;-) Amoureuse des années 60, apogée des bas nylon, des bas couture, avant le tsunami des collants, êtes vous porteuse de merveille de quelques grammes, en référence rétro? comme Françoise Hardy dans ses scopitones. 

Elsa : Eh bien non puisque l'émergence de la mini jupe à la fin des années 60 a contribué à révolutionner le port de ces charmants bouts de tissus. Les collants étaient du coup davantage de mise, surtout que Jane Birkin ou Françoise se paraient de robes aussi courtes qu'indécentes. Difficile d'envisager le port du bas dans ce cas là. C'est aussi ma position. Je privilégie le court au détriment du bas. Décision difficile, même si j'avoue que la discrète et délicate vision du bas dépassant de la robe trop courte que je porte lorsque je sors avec mon homme me confère un pouvoir de séduction infini! 

  

Gentleman W.:  Quel est votre regard de femme, de femme d’analyse (Elsa est psychologue de métier) sur le mouvement burlesque actuel? Quelle image vous transmettent les performeuses de cet art scénique?  

Elsa : Je suis franchement très admirative de cette tendance que j'ai vu (re)naître avec Dita Von Teese alors qu'elle épousait Marilyn Manson, mon idole de jeunesse. A ce moment là je me demandais bien qui pouvait bien être cet Alien se trémoussant dans une gigantesque coupe de champagne, et qui semblait tout droit sortie d'un film érotique. En grandissant, j'ai appris à épouser ce mouvement, et à l'aimer. Je rêve de maitriser l'art de l'effeuillage, même si j'en suis très loin pour le moment. Chaque chose en son temps! 

 

Gentleman W.:  Epicurienne ? Si vous pouvez rêver d’un dîner idéal pour vous, quelles personnes inviteriez-vous (vivantes ou non), quel lieu, quelles folies?  

Elsa :  Ah ! vous me faites rêver! Si je devais réunir certaines de mes icônes autour de moi, j'inviterais sans hésiter Serge Gainsbourg, Jean Paul Sartre, Simone de Beauvoir et Brigitte Bardot, sans oublier Jane Birkin, Alain Delon et Françoise Dorléac. Pourquoi pas Jean Gabin aussi, mais l'ours mal léché qu'il était parviendrait-il à s'ouvrir entouré de la sorte? Quoi qu'il en soit, ma troupe et moi irions parler philosophie au Café de Flore autour d'un bon diner et de quelques bouteilles, avant d'aller danser chez Régine. Serge me piétinerait les pieds en dansant, et Françoise Dorléac m'apprendrait le madison, elle qui aimait tant danser. Nous finirions au petit matin sur les quais de Seine une coupe de champagne à la main, et je verrais le soleil se lever en sentant le reflet de mes idoles se dissiper autour de moi.  

 

Gentleman W.:  Merci chère Elsa, que je propose de suivre sur son blog www.ca-surmoi.com. Lisez les articles récents mais surtout prenez le temps aujourd’hui, au chaud chez vous, de fouiner, de flâner dans les mois précédents, pour de belles images, avec des merveilles délicates. Nous partageons la même admiration pour Charlotte Rampling.

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Bon vendredi avec un peu de musique

 

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Mode

Le soir est là toujours plus tôt, la ville se vide, les rares passants entrent dans des lieux chaleureux, des restaurants, des bars. Le monde pétille de l'intérieur, le froid engourdit l'extérieur, au-delà de la température, c'est aussi dans nos coeurs qu'il glace nos sensations, nos envies, parfois nos sourires.

 

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Elle est belle, juste pour elle une équipe de photographes, des assistants, du thé chaud, des lumières, des paillettes, des réflecteurs géants, et le vide de cette ville. Il fait froid, elle vacille.

 

Une fuite en avant dans la nuit, dans le noir opressant de l'automne, elle fuit cette mode qui ne lui ressemble pas. La lumière des phares l'ébouit, elle part.

 

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      Nylonement

 

pour Wonderland magazine
Vêtements Tom Ford
Photographe : Alexi Lubomirski 
Modèle : Chanel Iman
Styliste : Anthony Unwin

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Un début d'automne, il marche dans la rue, les passants sont rares, le trottoir est jonché de feuilles humides. Le vent souffle sur les branches, après la pluie, tout est collant, collé dans les coins et recoins de cette rue, l'humidité entre dans les vêtements. Il faut des saisons, mais avec un peu de soleil, un peu de pluie, avecmaintenant le manteau nuageux qui ne se dégage plus, comme un plafond installé trop bas.

 

Il marche, sans errer, vers un lieu situé plus loin, indiqué depuis le centre de cette ville, un coin de province, des arbres le long de cette avenue avec de larges trottoirs. Des petites maisons des différentes décennies, années 20, années 50, années 70, des tailles minuscules, des façades variées et si incohérentes dans leur alignation global. Des jardinets et surtout cette odeur, du bois qui se consume, un feu de cheminée, le vent passe. Son odorat est attiré par ce parfum, celui qu'il ressentait chez ses grands-parents, l'après-midi en mangeant son goûter dans le petit salon, proche de l'âtre. Une odeur de souvenir, un nostalgie profondément ancré en lui.

 

 

Il rêve, il marche, il voyage dans un passé, dans son enfance, en lui-même. Elle passe, plutôt il passe devant ce perron avec sa marquise en verre, elle est là. Dans le silence de cette rue, elle ne l'entend pas, lui ne l'aperçoit. Elle vient de soulever sa jupe, au-dessus de ses bottes d'automne, un geste si féminin, pour réajuster son bas. Elle part en voyage elle aussi, prend sa valise.

 

Il est passé, ne l'a pas vu. Une étincelle de féminité qui s'évapore. Il est encore dans ses rêves.

 

 

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NYLONEMENT

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Hier soir, un dîner d'affaires, un rendez-vous entre hommes, dans un restaurant aux charmes des années 50, une belle carte, une salle chaleureuse, un accueil presque chez des amis.

 

Des petites tables, pas trop rapprochées les unes des autres pour l'intimité d'une discussion, pour profiter du cadre avec son carrelage à l'ancienne, fait de brisures de carreaux anciens, mêlées de couleur, de réverbères intérieurs, de banquettes rouges, de jolis verres où le serveur proposait un bandol merveilleux. Je commencais la discussion sur la création d'entreprise, sur le valeur de l'économie, larelation stratégique avec les clients, le moyen-terme et le long-terme d'une vision financière ou business. Rien de féminin, rien de glamour et pourtant, j'ai dû penser à ce mot, en voyant arriver à la seule table restante près de nous, un trio composé de deux femmes et d'un homme avec sa canne.

 

Quelle élégance, quelle vivacité dans la mode da la dame !

Toute la salle regardait , on plus son plat, les mitonnés du jour, les couteaux à l'ail ou autres gourmandises au chocolat, tous, toutes ont tourné le regard vers elle.

 

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Un bibi, ce petit chapeau, cet accessoire si élégant des femmes des années vintage, un retour dans la mode fulgurant, rare et si étincelant.

 

Une chemisier ivoire, volutpueux et souple pour tombé au-delà de sa poitrine, une démarche souple elle aussi pour se glisser près de moi, enfin juste à-côté sur la banquette rouge. Une jupe corail, sobre d'une longueur au genou, un voile fin ivoire et des petits talons d'un marron presque beige. Oui pendant quelques secondes j'ai parlé dans ce vide d'un cerveau qui suit seul la route d'un échange, avec mon regard ailleurs. Elle passait, elle créait une bulle autour d'elle car elle avait cette féminité d'exception.

 

Une sophistication aux yeux des deux tables de couples de moins de trente ans, en jeans et pull, mais aussi pour les dames en tailleur présente, car elle avait joué le chic absolu.

 

Mon attention a décortiqué ce dessert esthétique, comme une madeleine inattendue, une complicité avec le chef, non pardon, la mode et la sensualité, un cadeau pour moi. Tous les détails, tant de détail, et déjà une pensée pour cet article, pour partager avec vous, presque tout, presque ...

 

Le repas a continué, et j'ai salué cette dame, car son élégance n'était pas désuette, ni surrannée, mais bien dans la tendance rétro, et dans cette volonté de l'hyperféminité, oui un véritable superlatif, une femme Glamour.

J'ai salué cette dame qui m'a glissé un oeil doux "Cher Gentleman, c'est l'automne, et à plus de soixante-dix printemps, presque quatre-vingt, je veux être encore le soleil. Merci d'avoir reçu et apprécié quelques rayons."

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Nylon & Mode

Quelques souvenirs d'avril avec ce numéro de Vogue Italie qui avait choisi de mettre en valeur la VOLUPTE, non pas en XXL, voire en XXXXXXL par rapport aux sylphides de 14 ans, mannequins si maigres, mais simplement des Femmes. tant de blogs avaient repris ces photos, car elles détonnaient dans le paysage des magazines de mode, dans le monde de la mode tout court, mais il y avait un message plus fort.

 

Le regard des hommes, le regard des femmes sur ces courbes vraies.

 

Enfin, dans le fort intérieur de nous tous, vous mesdames, mesdemoiselles, de moi-même, il avait un ressort, non pas pour dire je suis ainsi, bien que .... mais simplement pour constater qu'elles étaient plus vraies, plus naturelles, plus proches de votre définition de la beauté. 

 

Opération taille réelle, rondeurs et charme sensuelle, loin de toute platitude, ici votre regard suivant des arrondis, à tous niveaxu et avec les standards de mannequins, de belles poses, de beaux intérieurs, de la mode, même de la lingerie, des sourires, de belles photos. Un peu de vous, peut-être, mais surtout des courbes plus flatteuses, vues et aperçues dans la rue, dans votre miroir.

 

Votre sourire était revenu.

Ces femmes, les femmes, des femmes ; une certaine image de la Femme, revenait au premier plan.

 

 

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Je vous laisse retrouver la suite des clichés

de cette série CURVY ISSUE au gré des blogs des amies.

Certaines photographies sont un peu trop dénudées 

pour s'afficher ici.


 

 

Je vous souhaite un bon lundi. Demain, les SatinBox reviennent  !

 

NYLONEMENT

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Féminité & Sensualité

Il avait pris son temps ce soir de revenir plus tôt, pour elle, pour eux deux. Du travail, des dossiers, des rapports, du boulot, comme beaucoup d'entre nous, il en avait toujours trop, toujours à finir, toujours un peu plus mais pour une fois, ce serait demain.

 

Il avait pris possession de la cuisine, un endroit assez grand pour recevoir des amis, pour poser le bouquet de fleurs, pour laisser les bouteilles de vin s'aérer, pour voir gambader les jeunes enfants, tout en préparent des nouveaux plats. Ce soir, une surprise, pas vraiment, un de ses plats préférés. Il souriait réellement, pas uniquement intérieurement, non dans le vide en ouvrant un sauternes, un château Suduiraut de 1983, une belle année oubliée, un douceur aux légers parfums complexes de clémentines, de kumquats.

 

 

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Copyrights ELLE France 

 

Il avait allumé cette lumière au-dessus du piano, puis le gaz sous la sauteuse, très chaude, pour émoustiller le beurre salé. Les foies de volailles attendaient d'être préparés, un geste sûr, le point d'un couteau de chef, deux coups vifs sur la planche de bois. Ils les jetaient sur le beurre mousseux, un crépitement qui saisissaient l'enveloppe des foies. Quelques échalottes longues achetées au marché, finement ciselées, en pluie pour un arôme de jardin, sel, poivre, une pointe de cumin, il réduisait le feu, et pensait à elle. Sur le lit, il avait posé une petite robe noire, juste cintrée à la taille, une corolle en dessous, qui tombait sur ses cuisses, dix centimètres au dessus de ses genoux. Une étole de soie et de mousseline, pour ses épaules, et trois petits paquets. Trois tailles, comme les lits de la maison ours, l'histoire lue aux enfants hier soir, une belle histoire. Les enfants ne seraient pas là ce soir, chez les grands-parents, heureux de se retrouver ailleurs.

 

Trois paquets sertis de rubans de satin rose pâle, pour lui faire la surprise, par lequel commencerait-elle ? Le plus gros, le plus petit, avec un sourire vers lui, au-dessus de son épaule dénudée, sortant d'une douche pour se délasser de sa journée. Lui dans le coin de la porte, observant le balai de sa féminité, son jeu de petite fille curieuse de ses cadeaux. De petites choses, pas de folie, lui disait-elle souvent, il acquiécait toujours, avec déjà une prochaine idée, vue sur internet, sur un blog de modeuse ou dans une vitrine chic.

Son regard et ses pensées pour elle, pour sa féminité, sa définition à lui, pour elle.


 

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Il rajoutait un vieux Banyuls dans la sauteuse, un trésor qui le rappelait le souvenir d'amis âgés qui lui avaient donné cette merveille, d'au-moins trente ans. Une saveur de noix, de pruneaux et presque de jeune cuir, les effluves de l'alcool le charmait, le doux bouillonnement maintenant permettraient aux arômes de s'infiltrer dans les foies de volailles.

 

Elle était arrivée, avait aperçu la table dressée pour deux, avec des petites lumières, oui classique, mais si tendre que son coeur de princessecraquait à chaque fois. Elle l'avait embrassé, regardant les préparatifs en cuisine, filant vers sa douche sans un mot. 

 

 Elle avait vu la robe, non en premier les trois paquets. Que contenaient-ils ?

 

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Nuxe sur elle, crème et eau, mousse et délassement, elle revivait après cette semaine laborieuse, son entreprise fonctionnait, mais la tension était toujours là, des clients, des collaborateurs, de la création, du contenu, des produits, tant de termes à débattre chaque jour, mais elle aimait cette vie. Eye-liner, vapeurs parfumées, rouge à lèvres. Elle sortit de la large salle de bain, un univers à elle, un boudoir pour commencer les journées, les finir avec le sourire et mille et unes choses de féminité, maquillage, cosmétiques, brosse, vernis à ongles et surtout parfums. Lequel ce soir ?

 

Il était dans le coin de la porte, celui du dressing, comme un chat ronronnant, se frottant au chambranle. Il observait avec des paillettes dans les yeux, celle de la pure délectation, pour voir le bonheur de l'autre. Mais une oreille tendue vers la cuisine.

 

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Elle prit le paquet de taille moyenne, ouvrit pour découvrir une lingerie fine, très fine de dentelle noire, vaporeuse, porbablement du Chantal Thomass, pour cette qualité. Cette douceur unique qui fait que vos doigts, vos courbes s'habituent à ressentir le doux, l'ultra-doux, le summum de la lingerie. Un balconnet, un shorty, une culotte, ses trois pièces préférées, il le savait, elle sourit au-dessus de son épaule nue, comme tout son corps. Il ronronnait un peu plus. La petite boite, deux bracelets fantaisies de couleur noire, large, elle adorait ses surprises, des étincelles pour elle, pour magnifier sa beauté, pour jouer avec sa volupté, pour vivre avec fierté et sourire sa sensualité. Trois petits pas sur le parquet, le chat était parti en cuisine, délicatement à pas feutrés, il voulait la surprise pour le reste.

 

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Elle ouvrit le grand paquet, une paire de sandales ouvertes, noires et vernies, avec une fine double bride. Elle adorait les chaussures, et celle-ci avec son talon léopard s'ajouterait dans le dressing, le coin débordant d'étagères pour ces perles de rêve, sa part la plus marquée de sa féminité chic, sa touche de mode quotidienne.

 

Il attendait dans le salon, ouvrant le champagne, un millésime 1996, son préféré, prix parmi ses trésors, elle les chaussures, lui les vins. Elle avançait, les assiettes attendaient avec un méli-mélo de salade fraîche, une pointe d'huile de noisettes, quelques grammes de piment d'espelette, les fameux foies de volaille. Il avait fini la cuisson avec du miel, pour les enrober d'une douce croûte sucré-salé, en gardant le tendre de leur chair. Les saveurs montaient, il lui tendit un flûte. Des bulles, des reflets avec les bougies, du désir dans les plats, ils ne fêtaient rien, juste le plaisir d'être deux.

 

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Elle souriait, car son regard de chat avait aperçu ses jambes, ce nylon fin, noir à couture.

A son tour d'avoir une surprise ? Bas jarretières ou Bas avec jarretelles. 

 

 

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture

Vous avez toutes dans votre imagination une définition de son regard, de ses gestes lents, de sa présence sobre mais aussi de son rayonnement si particulier.

 

Charlotte RAMPLING, une féminité qui suit son âge, de jeune première, de jeune actrice, puis de quadra affirmée, de comédienne et de femme de star, et encore maintenant de femme toujours énigmatique. Froide pour les uns, discrète pour les autres, elle ne veut exister que dans ses films, d'ailleurs sa vie privée ne nous concerne pas, et elle réussit ce mariage difficile, de toujours nous séduire dans des rôles différents, marqués par des grands écarts, des essais fabuleux, des présences qui ne tiennent qu'à elle.

 

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Et ce sourire ! comment trouvez les mots pour le décrire ?

 

Elle est l'actrice au même visage mais à l'intensité de figuration plus forte, plus variée que certaines, elle change, elle nous emmène dans son jeu, elle nous envoûte. Elle se cache, elle se montre et elle est toujours une muse pour la sensualité. Elle vieillit et on l'aime toujours autant.

 

Elle apparaît dans un film, non pas avec elle, mais plus fort sur elle, sur Charlotte RAMPLING dans sa vie, dans son corps, dans ses interprétations, dans sa totale féminité, nue ou habillée, BCBG ou bohème.

 

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Elle a la grâce et la beauté de ses yeux profonds, vides de mouvements, clairs comme un souffle dans ses propres cheveux, lentement elle use de sa voix si particulière.

 

Elle capte depuis toujours la lumière, Helmut Newton était hypnotisé par son corps, sa silhouette, son déhanché, son regard.

 

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Quelle dignité !

Quelle classe !

 

Documentaire "The LOOK"

présenté au Festival de Cannes 2011

(Me ne demandez pas où voir le film, où l'acheter, car

le net permet tant de choses, sauf parfois le plaisir de pouvoir

savourer de beaux films, non commerciaux)

 

Nylonement

 

 

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