Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Féminité & Féminisme, Glamour & Bas Nylon

Univers évanescent de vos Féminités, votre interprétation quotidienne de la mode, dessus et dessous tout en volupté, entre dentelles & des voiles légers sur vos jambes. Labyrinthe capitonné de glamour, de sensualité, avec mes mots pour souligner votre élégance, pour rendre hommage aux Femmes, chaque jour, avec des billets d'humeur chic, des livres libres, des portraits & des silhouettes, des instants de vie et des regards. Glamour toujours !

douleurs de femme

Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes & Culture, #Douleurs de Femme, #Femmes - demain, #Féminité & Féminisme

Notre monde aurait-il perdu toutes valeurs ou simplement serions-nous encore dans cette société avec les grands, chargés de pouvoir et de position dominante, et les autres, les gueux, les intouchables ?

Ces gens, nous, le peuple et les autres encore, ceux et celles qui vivent sans aucun pouvoir mais avec l'envie et le besoin de travailler, de marcher, de trouver un toit, de créer une famille, de vivre tout simplement, ces gens doivent-ils être mépriser, ignorer même ?

Car les mois passent, les paroles se libèrent difficilement, les faits existent et pourtant certaines personnes semblent protéger de leurs actes. Pourtant chaque jour dans notre pays de France, dans le monde aussi, mais je resterai un peu chez nous, il y a des victimes de harcèlements, sexuels en particulier, des personnes contraintes par des remarques et des petits gestes déplacés, des habitudes et des comportements d'un autre siècle, des agissements machistes dégradants. Pire il y a des viols, des centaines de viols, des milliers sûrement (car n'oublions pas que les "saintes" (portées toujours en référence) statistiques mettent en avant uniquement les 10% de personnes qui portent plaintes, les autres sont assommées, abasourdies et silencieuses face aux maux vécus, réduites au silence par leur entourage le plus souvent, donc uniquement 10% peuvent ou osent porter plainte).

Ces actes innommables, sur des femmes surtout, sur des hommes parfois, proviennent de leurs proches le plus souvent, la famille, la papa, l'oncle, le frère, le voisin, le bon copain de ceux-là. Et puis il y a aussi certains métiers, où le pouvoir et la reconnaissance "je suis connu" permettent d'abuser de cette position. Jeunes actrices, trop jeunes parfois, jeunes ambitieuses, jeunes pleines d'envies de réussir, jeunes bloquées dans une ascension difficile, jeunes fougueuses emportées par la rage de devenir célèbre et de décrocher les plus beaux rôles, les plus beaux films avec les réalisateurs reconnus, toutes elles veulent avancer, parfois elles succombent au charme d'un homme de pouvoir car elles visent plus haut, ou simplement un rôle là maintenant. Elles partagent ce métier de passion, d'être et de paraître, de femme actrice et de comédienne aux multiples facettes. Le personnage est leur objectif, et celui qui façonne ce jeu est le metteur en scène, le réalisateur, l'agent, ces hommes de la "grande famille du cinéma".

Succomber à la passion, devenir même des filles légères pour réussir, finalement au bout de ce raisonnement étroit (mais utilisé en défense par certains avocats pour faire des victimes, des harpies sexuelles), on finirait par croire qu'elles sont toutes les putes de ces messieurs. Ils les honorent de leurs grandeurs, de leurs statuts d'hommes aux clefs d'or, celles qui ouvrent les portes de la possible reconnaissance. Ils les flattent, ils les baisent, ils jouent avec les jouets. Je vomis les mots que je suis obligé d'écrire ici. Car tout cela se fait en totale impunité, loin de toute morale, presque comme une évidence de ce grand métier du théâtre, de la comédie, de la tragédie, du Cinéma.

 

Alors réveillons-nous, ne restons pas complices de ce monde qui n'a pas entendu les cris, les violences et les indignations, les messages libérant des années de servitude, voire de pseudo-esclavagisme des femmes dans ce métier. "Me too" ou "Balance ton porc" ont eu peut-être certains excès mais je regarderai plutôt toutes les vérités, même prescrites, celles qui ont vécu le pire, et qui ont osé ressortir leurs blessures, leurs meurtrissures au grand jour.

Aucune femme ne fera cela pour être reconnue, et vous saurez mesurer la force qu'il faut pour avouer aux autres, aux regards des autres, aux jugements des autres, ce qui est une éternelle douleur profonde ancrée en soi. Personne ne se contente d'être victime, mais elles portent souvent ce fardeau dans une infinité de jours, de semaines, de mois et d'années. Elles ne s'en libéreront jamais.


 

 

 

 

Triste cinéma

 

Alors je suis triste, écœuré, outré, ravagé par l'aveuglement d'une institution française ( notre pays des droits de l'Homme et de la Femme, des libertés !) d'avoir laissé cet homme, mais tous les autres aussi, dans un panel de récompenses. Lui aussi pourrait avoir l'intelligence, ou sobrement la dignité de se retirer (son âge lui permet de rester avec ses films du passé). Lui pourrait avoir l'envie de vérités, car certes aujourd'hui en France il n'est pas vraiment accusé, ni même considéré comme coupable, mais il pourrait avoir l'envie de se justifier, de montrer sa réalité d'innocent, à moins qu'il ne sache au fond de lui, malgré le temps, qu'il n'a pas du tout les mains propres, et qu'il devrait répondre réellement de ces actes passés mais toujours présents dans les corps et les âmes des victimes.

Vous pourrez toujours voir les films, le travail des uns et des autres, car malheureusement ces pratiques datent de trop longtemps, la liste des coupables serait longue et remplie de personnalités brillantes pour leur créativité, et uniquement leurs créations.

J'accuse ce cinéma-là de ne pas vivre avec son époque, avec nos réelles définitions de la liberté, avec ce pragmatisme d'ouvrir les yeux sur la position des femmes dans notre société, dans ce métier. Ce qui se faisait hier ne doit plus être aujourd'hui, point de complaisance. Mais uniquement la justice pour les victimes, et si nos lois (si permissives à mon goût) donnent un délai de prescription inadaptée pour ces actes, il serait temps que le métier fasse son propre ménage, trouve ces coupables et les laisse de côté définitivement.

 

Notre monde vit avec cet équilibre génial de femmes et d'hommes, progresse chaque année pour un accès à toutes les fonctions, pour les femmes en particulier (un coup de baguette magique ne permet pas encore de trouver une balance parfaite). Notre diversité est une richesse.

Votre féminité est une source infinie de créations. Mais respectons-là pleinement !

 

 

 

Nylonement

par Gentleman W

 

 

P.S. Je n'ai pas été voir le film sur l'affaire Dreyfus, je le verrai un jour, plus tard. Mais je suis fier que mon arrière-arrière-grand-père, juge de son état, avec un éthique bien personnel, est refusé en son temps, de juger en premier procès le Capitaine Dreyfus, refusant de céder aux pressions 'douteuses'. 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Douleurs de Femme, #Femmes - vous
Danse dans le silence

Dans le noir, ce tutu, ces robes de voile blancs s'envolaient sans limite, juste en harmonie avec mon corps libre. Là, tard dans la nuit, j'étais enfin en accord avec moi-même, sans les regards, sans les préjugés sur cet être que je suis.

 

Dans la nuit, dans cette salle vide, sans musique pour ne pas réveiller les gardiens, pour ne gêner personne, et puis de toute façon, je n'entends pas les notes. Vivre avec un handicap invisible semble pourtant un avantage, mais parfois il devient une double peine. Car je danse, librement, avec la technique que chaque jour je travaille, sans relâche, pour encore plus atteindre ce Graal personnel, pour me fondre dans la masse des autres danseurs, pour aussi montrer ma force, pour passer au-delà de l'obstacle. Quelques minutes pour boire un peu d'eau, de thé devenu froid, car voilà plus de deux heures que je force mes jambes, mon torse, mes bras et toute ma silhouette à suivre la chorégraphie inscrite dans ma mémoire. Sans musique et sans lumières, je suis là dans la salle de danse, en mouvements, en répétition perpétuelle.

 

J'interagis avec les murs et les miroirs, je reviens vers la seule lumière des lampadaires extérieurs qui filtrent à travers les vitres opaques, je joue de ce parcours nouveau, de cette dimension invisible le jour, de cette nouvelle définition des lieux, dans la contrainte de mes pas timides le jour, de mes pas légers ce soir. Je vois mon évolution, je ne ressens plus les douleurs, je suis passés au-dessus de cette limite, je ne force plus, je profites de cette apesanteur nouvelle et soudaine. Une dernière fois avant d'aller m'endormir dans un coin. Je m'arrête, vérifiant ma place, ma position, tous mes muscles relâchés, près pour le représentation, je me lance, je file vers les lumières, je me courbe dans l'ombre, je reviens, je ferme les yeux pour ne plus sentir que la beauté de mes gestes, pour devenir cet ange impossible le jour. Rien n'est plus magique que ces instants, je ressens le vent créé par mes jambes, mes volutes et mes bras devenus ailes. Je m'envole, sans repères. 

 

Fin du spectacle pour cette nuit, je salue la lune, là-haut. Je peux aller dormir, la vie est belle, simplement silencieuse pour moi. Comprendront-ils un jour que je ressens les autres dimensions, certaines vibrations, au fond de moi. Comme un second coeur !

 

 

Nylonement

Danse dans le silence

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Douleurs de Femme, #Femmes - vous, #Femmes - demain

 

Entre deux réunions, un coup d'oeil rapide sur mes sms, un message sur le répondeur en attente, étrange car ce sont mes parents, en dehors des horaires ont nous communiquons ensemble. Un doute, le message vocal encadré des imperturbables précaution de la voix synthétique qui annonce le nombre de message, l'heure et autres détails, j'écoute. Mauvaise nouvelle, lui, cet homme, ce proche, il glisse vers sa fin de vie. Choix de mots pour ne pas parler de la mort, avant qu'elle n'arrive comme inéluctable. Il est coincé dans cet espace impossible de soins, cet recoin qui le condamne sans se l'avouer, sans le dire, sans chercher à en finir avec la vie.

Sans chercher à oublier les douleurs omniprésentes.

L'espoir et ses paradoxes, car tous savent, ils ont entendu le diagnostic présenté par l'équipe de médecins, avec douceur, avec détails et avec ses répétitions à des questions qui veulent croire à une autre possible solution. Et pourtant les soins palliatifs sont déjà en cours, et il n'y a plus de recours. Rien à espérer mais avec cette féroce envie de croire le contraire.

 

Qui sommes-nous ?

 

Alors je quitte mes collègues, leur donnant les clefs de cette prochaine réunion, les leviers pour gagner ce dossier, pour ne rien lâcher si ce n'est que du temps pour aller plus loin. Des consignes, simples, claires, très précises pour mener le débat. Je pars pour réfléchir dans un endroit plus tranquille, chez moi, connectée à distance pour finir d'autres rapports, d'autres dossiers en cours. Sans le tourbillon et les parasites des échanges, juste seule entre bureau, salon et terrasse pour penser à lui. 

Qui était-il pour moi ? Un homme relié à moi par les liens familiaux, lié aussi par des liens religieux, un engagement de naissance ou presque. Mais qu'avons-nous échangé durant les décennies ? Des repas, de nombreux repas gourmands, des barbecues pour les anniversaires, pour les départs en retraite des grands-parents, pour le sien aussi, pour les mariages, les baptêmes et quelques noëls aussi. Des instants au milieu de la foule, des politesses et des phrases toutes convenues sur l'âge du petit dernier, sur les études des uns et des autres, sur la nouvelle maison, sur le divorce du cousin. Rien de plus ou si peu quand je sers ma tasse de thé chaud entre mes mains, centrant ma mémoire sur lui.

 

Pourtant je garde aussi des sourires émus, de sa présence, de sa générosité positive, de son "ça va les gamins" chaud et réconfortant pour chaque génération. Je le vois parler de son père, de ses origines modestes, de sa vérité paysanne d'où il est sorti pour devenir un cadre brillant dans une entreprise internationale, voyageant ici et là. Lui dans son costume, avec ses mains larges. Soudain me reviennent des émotions, une forte envie de lui dire simplement "je t'aime, ne pars pas !".

 

Il est parti, sans souffrir, avec des douleurs endormies pour son dernier sprint lent. En nous disant "au revoir" et pas "adieu". Sans se retourner, pour ne pas nous décevoir, humble et poli comme toujours.

 

 

Adieu mon Oncle !

Adieu mon Parrain !

 

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Douleurs de Femme

Mes journées sont longues, non pas en horaires mais en temps passé dans mon véhicule, en déplacements, même pas pour des dizaines de kilomètres mais plutôt des heures entières dans les bouchons. Là, passif dans l'attente d'un feu vert, d'un mouvement de ce nième camion de livraison, encore un, et surtout bloqué dans les voies toujours plus rares car contraintes par des travaux fantômes d'une mairie de Paris en pleine hystérie.

 

Certes il y a un bénéfice, je peux regarder le temps qui défile sur ma montre, mais plus sûrement observer la vie autour de moi, sur les trottoirs. Elles marchent, elles s'arrêtent, le nez sur leurs écrans traversent la rue, sans regarder la couleur du feu, sans même envisager des voitures sur le macadam, le même qu'elles foulent de leurs talons. Elles portent leurs sacs, poussent des portes de boutiques, sourient de leurs conversations téléphoniques, discutent entre elles, embrassent des enfants devant l'école, repartent vers le métro, marchent encore vers une autre vitrine, entrent dans un immeuble car c'est ici, leur maison ou leur bureau. 

 

Web pictures from Pinterest

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Sur ce trottoir, elle parlait dans son mobile, avec un large sourire attirant la lumière du soleil. Un visage totalement serein, des cheveux bousculés par le vent de cette fin d'hiver, cependant ses longues boucles étaient si belles, si légères, retombant toujours avec élégance sur les épaules de son trench court. Elle marquait une pause, s'observait dans le miroir de la vitrine, à côté des escarpins en cascade, elle était déjà posée sur une douzaine de centimètres d'un vernis noir. Des jambes, oui mon regard s'accroche toujours à de simples détails ;-), fines de la cheville jusqu'au genou, sous un voile très fin, juste marqué de quelques pois, le duo vertical s'envolait sous une robe à chevrons bleus, judicieusement coupée sur son corps. Et ce feu qui durait, mon regard se perdait sur son image renvoyée. Elle rigolait en raccrochant. Puis en cherchant adroitement dans le désordre maladroit de son sac, elle sortit son rouge à lèvres, tourna un rétroviseur, souligna d'un geste sûr ses lèvres devenues parfaitement écarlates. Son écharpe de soie remise en place, elle fît le code de ce jolie porte, poussa après le déclic pour monter les marches vers un amoureux peut-être, un amant possiblement.

 

 

Sur l'autre trottoir, un peu plus loin, après cette rue bloquée depuis près de vingt minutes par des travaux pharaoniques qui ne laisseront pas de souvenirs touristiques sauf la saleté permanente et les attentes infinies même dans le bus écolo électrique, lui aussi bloqué, donc sur le pavé, elle était là. Jeune femme, les yeux hagards à la fois endormie pour ne pas voir cette société à laquelle elle ne semblait plus appartenir, les yeux en colère par ce rejet qu'elle ne pouvait comprendre. Le feu passait au rouge, son instant à elle, pour venir vers les voitures, pour montrer sa misère, pour espérer une petite pièce ou un ticket restaurant, parfois aussi un simple morceau de pain, un truc à manger. Elle refusait de compter les jours sans, sans rien dans le ventre, sans aucun repas malgré le froid des nuits, malgré la poussière sur son corps. Elle espérait tant de ces grosses cylindrées dégoulinantes d'euros dépensés pour le paraître de ces messieurs très sûrs d'eux dans leurs costumes, de ces dames souvent aux lèvres bien trop jeunes pour leurs âges. Apercevoir des simples baguettes, des sachets de nourritures, un paquet de gâteau sur le siège passager, tout cela devenait une hystérie intérieur, heureusement anesthésiée depuis de longs mois dans la rue, car il fallait faire profil bas pour inspirer un peu plus de désespoir pour les toucher derrière leurs vitres. Elle avançait sans espoir, sans envie, dans son manteau long, laissant sortir des baskets usées. Le froid, surtout le vent reprenait à chaque feu vert, la repoussant vers le trottoir. Femme perdue dans cette ville d'ailleurs, elle n'avait plus aucun papiers, aucun lien avec ce monde, avec une famille. Elle était seule, ectoplasme ayant définitivement oubliée sa féminité et même sa propre existence. Sans repères.

 

Bonne semaine à vous, toutes et tous.

 

Nylonement

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Douleurs de Femme, #Femmes - demain

Les derniers mois ont vu tant de bêtes immondes se réveiller, tant de haine prendre le pas sur la moindre esquisse de débats. Alors que les médias se délectent de ce flot permanent de violence, s'amusent de toujours chercher une nouvelle source de confrontations avec un héros du jour, en oubliant quasiment toujours les victimes, en effaçant leurs paroles. Face à ces vagues régulières, de revendications des uns et des autres, les plus marquantes comme les plus sournoises, en particulier de certaines gangrènes religieuses le plus souvent très insidieuses, oui face à tout cela j'ai comme perdu le goût de savourer la vie.

 

Dans le marshmallow moelleux de ma vision idyllique d'une vie quotidienne en paix, je souhaite en partie atteindre certains rêves, mais j'ouvre les yeux sur ma réalité. Morne car en décalage de mon précédent vécu, de ce passé proche dont je ne veux revivre les douleurs profondes des mois de maladie, les souffrances et les tortures intérieures qui ont laissé des cicatrices ineffaçables dans mon corps. Triste parfois si je ne regarde pas devant moi, gris à l'image de ce ciel sans lumière solaire, sur fond blanc sale.

 

Mais pourtant le matin, je me lève avec mes problèmes certes, mais avec une réelle motivation pour mes proches. Pour aller gagner mon salaire, trop maigre, en accompagnant le flux de mon activité, en souhaitant toujours offrir un sourire, une parole rassurante, un semblant d'espoir, je travaille en m'adaptant à chaque demande. Je sais que chaque euro sera une source de repas, quotidien et même générique parfois, festif ou du moins plus partagé en famille le weekend, avec mes grands enfants. J'essaye d'être présent auprès d'eux pour entendre leurs joies et leurs doutes, pour donner des conseils, pour guider leurs premiers pas d'adultes. Certes j'ai plus de mal à les encourager à rêver, à vivre dans un monde soyeux, pas celui des bisounours mais un monde tranquille où chacun aide l'autre, respecte les autres. Cette éducation partagée depuis des années, elle devait avoir un sens, une porte vers leurs avenirs, leurs différents futurs en propre, mais aujourd'hui j'ai un doute profond sur certaines valeurs en particulier le respect de l'autre dans notre société actuelle.

 

 

Où est ma liberté ?

Moi qui pensait, je dis bien que je ne le rêvais pas, et que j'étais dans une réalité bien réelle, j'avançais en parlant d'égalité entre les femmes et les hommes dans leur quotidien. J'ai élevé mes enfants ainsi, malgré leurs propres différences, malgré les hauts et les bas de notre parcours commun. J'ai surement été un papa imparfait certains jours et un papa chéri voire super papa d'autres jours, mais j'ai cru, je crois encore (est-ce une faiblesse ?), que le respect à travers la politesse, à travers les espaces et les pensées envers les autres, à travers une vie partagée avec tant de couches sociales et culturelles diverses, oui j'ai cru que nous pouvions avoir des vraies libertés (celles de la vie au-delà d'une simple réflexion liée à l'argent comme ligne directrice de la vie).

 

Eh bien non, cela semble finit. Des personnes bloquent les autres, parfois forcent leurs espaces personnels, imposent une dictature de pensée unique, une vision unilatérale d'expansion du monde, de leur monde. Ils empiètent sur mon espace, pas si grand d'ailleurs, pas vraiment privilégié (probablement pour certains, mais seuls ma sueur et mes nuits blanches donnent l'ampleur de mon espace de propriétaire), ils déversent leurs haines sur le parcours de mes proches, de mes amis, ils ne respectent plus mes libertés. La première, celle d'espérer un monde meilleur, sans violence. Or c'est le seul moyen d'expression censé qu'ils ont trouvé dans leur désorganisation globale.


 

Modèle Nicole Nirvana by Froger

Modèle Nicole Nirvana by Froger

Alors bonne année 2019 semble un vain mot quand certains s'acharnent à nous priver de multiples libertés.

 

Toutefois pour vous tous, pour vous toutes en particulier, j'espère un monde plus doux, plus en harmonie avec votre travail et vos espoirs rattachés. Que vos voyages soient réels ou dans des livres nombreux, sans trop d'obligations à rester accrocher à des réseaux sociaux stériles car non générateurs de la moindre liberté (surtout pas celles de penser ou de réfléchir).

 

Vivez pleinement heureuses en montrant vos gambettes si vous le voulez, sans aucune réflexion désobligeante, sans oppression d'une masse gluante et rétrograde de religieux ancestraux.

 

Vivez en pleine féminité, avec des sourires, avec vos envies de glamour pour vous plaire en premier, pour soi, pour lui ou pour elle car là aussi la séduction est un acte libre, comme la liberté amoureuse. Faites l'amour avec consentement mais avec la personne qui fait battre votre coeur, librement, passionnément. Avec des bas nylon peut-être !

 

Librement

Nylonement

 

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Douleurs de Femme, #Femmes - vous
OCTOBRE ROSE

 

Nous gagnerons le combat contre le cancer du Sein, qu'en étant ensemble, solidaires et sources de bien-être pour accompagner les malades, pour les soutenir moralement et physiquement, pour aller ensemble, femmes et hommes, pour la prévention aussi.

 

Aidons à prévenir, 

Aidons à combattre, 

Aidons à reconstruire la vie après.

 

 

 

OCTOBRE ROSE

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Publié le par Gentleman W.
Publié dans : #Femmes - vous, #Femmes & Portraits, #Douleurs de Femme

 

"Je n'ai jamais rien vu dans ses yeux. Surtout pas son amour !" 

 

Marie, ma meilleure amie, venait de venir sonner, quelques minutes plus tôt à la porte de mon appartement, sans prévenir, en cette fin de journée, perdue. Derrière ma porte, à peine rentrée de mon boulot, de ces réunions sans fin et sans réels objectifs clairs, avec encore quelques courses pour remplir le frigo vide, je venais de poser des fruits dans un joli compotier ancien sur la table. Une grappe de raisins, du chasselas de Moissac bien doré, croquant et sucré, je rêvais d'un thé et d'un temps de repos, de détente précisément. Et cette sonnette, cette amie désespérée derrière ma porte. J'avais ouvert pour la laisser entrer, croyant avoir une visite surprise pleine de belle énergie, mais c'était une source infinie de larmes qui dévalait sur mon sofa.

 

Elle avait vaguement délaissée son trench trempé par cette nouvelle pluie d'automne, en venant depuis le métro, sans parapluie, sans cohérence, son sac abandonné dans l'entrée, elle voulait tout me dire, elle était là perdue dans mon salon. Ses propos étaient confus, elle s'excusait d'être venue, sans savoir où aller, sans savoir pourquoi elle était là, roulée en boules sur mon canapé, près de moi. Nous nous connaissions depuis des années, pas des copines d'université mais durant nos premiers stages, nous avions suivi les mêmes aléas de boulots instables, mal payés, sans intérêts ou grisants mais avec des heures impossibles, on avait sué ensemble, ri le plus souvent de cette situation bancale, ri de tout, ri de nous au final. Elle avait pris ses marques ensuite dans une société de communication, commerciale souriante, généreuse avec son équipe, toujours ouverte aux idées les plus folles pour satisfaire les besoins de publicité ou de simples brochures vers les clients. J'avais bifurqué vers le juridique de ce même métier, alors sans être concurrentes, ni dans la même structure, nous avions gardé des contacts pro et surtout amicaux. Nos envies de boulot avaient laissé place  à nos aventures pour des weekends de dernière minute à Deauville, à Bordeaux ou dans un spa déniché avec d'autres copines. Puis les amours avaient soudé des couples, des enfants en cours ou déjà en marche vers la maternelle. Nous étions encore célibataires, du moins entre deux histoires de prince charmant. 

 

 

Amoureuse

 

Elle avait croisé Jules, un beau brun sportif glissé dans un polo rayé sous un costume bien coupé, lors du mariage d'une amie commune. La plage, les soirées, les terrasses et les repas sympathiques, les saisons se suivaient depuis bientôt deux ans. Ils venaient parfois à la maison avec d'autres amies, elle toujours souriante, sublime avec sa petite robe noire, ses fesses rondes dont elle détestait les volumes, dont il adorait les rondeurs. On rigolait, on buvait, on mangeait, on vivait pleinement ces soirées. 

 

Là ce soir, elle était dévasté par leur histoire, elle ne voulait pas me déranger mais nous étions si complices. On avait tout partagé depuis le temps, nos doutes, nos folies, nos secrets en partie, nos vies de mode et de boulot. Tout et rien, presque tout. Une intimité d'amies devenues si proches. Alors j'avais discrètement glissé un paquet de mouchoirs sur l'accoudoir, j'avais sorti de quoi boire sans la saouler et j'écoutais son flot de mots, ses silences, ses larmes. Après un weekend impossible à se disputer après une accumulation de petites choses, de détails qui amplifiaient leurs incompréhensions mutuelles, elle avait craqué, elle l'avait foutu dehors, ne supportant plus son individualisme, son presque nombrilisme. A cette période, elle souhaitait vivre d'autres choses, construire ensemble et là, soudainement, elle venait de découvrir un grand vide entre eux. Loin de ses envies à lui, elle voyait partir leur vie sans appartement commun, sans un lieu à eux, sans un début de cheminement vers le mariage, sans enfants, sans famille. Son modèle s'était écroulé, elle qui en rêvait enfin, la jeune femme devenant femme, se voyant épouse et mère peut-être aussi. Tout cela partait, en fait surtout semblait s'évanouir dans des sables mouvants. Sans aucune base commune.

Fini le beau gosse, celui envié par les regards des autres copines, de certaines collègues quand il passait la récupérer avant un départ pour un nième weekend de fêtes, fini ce mâle bien sous tous rapports. D'ailleurs elle venait de dérouler leurs fantaisies sexuelles sur deux ans. Sans pouvoir l'arrêter j'avais vu défiler les moments très hot collés contre le mur de l'entrée, le string envolé dans l'escalier, les corps chauds et collés par la sueur. Au final, ils étaient devenus plus classiques, plus standards, moins acrobatiques dès la fin du premier été. Beau, sportif, bien carrossé mais sans assez d'envie pour la satisfaire, sans une langue assez experte pour la faire partir dans les étoiles, sans ... je l'avais stoppé avant plus de détails d'intensité, de centimètres ou d'ardeur bien réelle. Et puis ces deux phrases, comme un couperet. Une sentence mûrie par une journée où elle n'avait fait que semblant de travailler, pour au final l'appeler pour prendre ses deux sacs, ses affaires et ses baskets multicolores. Marre du sportif, des copains et des soirées sur le terrain, pour la troisième mi-temps, pour fêter ceci ou cela en chantant. 

 

Et leur amour dans tout cela, je lui proposais de ne plus compter, de ne pas forcer les qualités, encore moins les défauts. Une soupe ensemble, une quiche avec une salade, un menu tout simple, toutes les deux sur le canapé, avec une belle bouteille de blanc d'Anjou, elle reprenait quelques forces. Oubliant durant quelques minutes ces moments apparemment perdus. Pour relativiser, le chemin était encore long, à peine visible derrière ses yeux gonflés de larmes séchées, toujours présentes. J'ai pu enfin parler, donner un avis modéré de tout jugement, cherchant à lui donner un peu d'espoir, pour elle, pas pour eux.

 

 

L'amour n'existe

qu'entre deux personnes qui s'aiment,

mutuellement !

 

 

 

Nylonement

 

 

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