2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 17:03
Famille

Une belle rage de dents, une couette douce, des babillements, sa chaleur tout contre moi, l'après-midi et sa lumière à travers les stores, je le regardais dormir tout contre moi, ce petit-fils chéri. Bébé de neuf mois, confié par ma fille pour la semaine, avec ses deux premières dents sorties l'une derrière l'autre, cela l'épuisait, et seul le corps à corps, maman-bébé le rassurait. Et je voyageais dans le temps.

 

 

Dans cette chambre d'ami qui avait été notre chambre d'amour, nous jeunes cadres, récemment mariés, nos après-midi câlins, nous aimions passé notre temps allongés ou dans d'autres positions, une complicité charnelle bien réelle. Que de gourmandise, de folies sensuelles, de soirées, de jours et de week-ends, nous étions jeunes et pleins d'énergie, avec de nombreuses envies, très nombreuses. Nous étions lovés l'un contre l'autre, parfois l'un dans l'autre, par passion et par amour. Je n'ai pas de souvenirs de balades ou d'expositions lors de nos vacances, mais de chambres délicates, de spas et de piscines, avant de retourner dans un lit, sur un canapé ou sur tous les fauteuils ou meubles à bonne hauteur. Nous étions de vrais lapins amoureux, s'amusant du corps de l'autre en toute circonstance, ne résistant jamais à nous déshabiller même juste avant un départ au restaurant où des amis nous attendaient. Nous arrivions en retard, avec une coiffure un peu chamboulée, deux grands sourires. Pardonnés.

 

Et si les enfants n'étaient pas notre premier objectif, nous pensions à notre premier bébé, aux prénoms pour une fille ou un garçon. Une fois, lors d'une sieste crapuleuse, nous avions ri des volontés de certains mâles de transmettre le nom voire le prénom, comme une photocopie d'eux-même. La fameuse particule "Jr" ajouté au prénom des américains, une rigolade assuréee dans cette volonté de perpétuer le nom, d'être inscrit comme un président dans le marbre de l'histoire. Ainsi dans une même famille, tous les premiers mâles avaient le même nom, le même prénom, un bon délire de confusion pour les repas. Et puis les prénoms improbables, les initiales facétieuses, les traditions misérables, nous avions fait deux listes. L'une pour nos enfants, l'une pour le pire du pire. Tout en refaisant encore l'amour.

 

Un fils, deux filles, un autre fils, une vie, un divorce, une vie différente dans la même maison. Mais tant de petits bonheurs quotidiens à les voir grandir, vivre leurs premiers amours, réussir leurs diplômes, vivre en croquant toutes les gourmandises, même certains interdits. La mode, le dressing devenu une chambre d'amis, mais surtout un lieu de stockage sur plusieurs décennies, avec la joie de partager des pièces vintage entre nous, mère, filles, belle-filles. Que de rires à revoir des tendances soit-disant nouvelles et finalement des retours du passé, la mode change, se renouvèle et se métamorphose, toujours avec des références passées mais une touche de modernité idéale. 

 

Alors depuis quelques années déjà, je suis grand-mère, retraitée de plus, donc heureuse de recevoir les petits-enfants, faire des gâteaux avec eux, des expositions et des musées mais aussi des balades pour découvrir la forêt toute proche. Et pour les plus petits, juste des siestes, des compotes et des câlins, j'adore tout cela. Et leurs prénoms, ils n'étaient pas sur nos listes, retrouvées sur un bout de papier griffonné, dans un fond de tiroir. Leur génération a choisi avec des repères de tradition, une sagesse nouvelle.

 

 

Nylonement

Famille
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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 12:00
Bas Nylon vintage
Bas Nylon vintage
Dior 1954

Dior 1954

Dior 1958

Dior 1958

Nous sommes toutes et tous différents. Et de cette diversité naît notre richesse !

 

Les Bas Nylon offrent autant de reflets et d'interprétations dans nos imaginaires et dans nos réalités quotidiennes. Chacun, chacune a su trouver son chemin pour découvrir l'infinie douceur de cet accessoire finalement anodin. Car si il s'affiche entre vos chaussures et votre jupe, seul vous saurez qu'il y a des jarretelles magiques cachées plus haut.

 

La féminité et le glamour se mêlent, s'associent, fusionnent parfois pour varier en fonction des jours et des nuits, régulièrement ou occasionnellement, noir ou de couleurs, fin ou plus opaque, avec ou sans couture; cependant les bas nylon restent un témoin de votre mode, de votre art de vivre et/ou simplement de votre passion pour la volupté. 

 

Porter de véritables bas nylon est un choix, et je ne peux croire que ce soit un simple choix pratique, un geste innocent voire banal quand vous vous habillez. Vous le faites consciemment, pour vous, pour vos jambes, pour vos doigts, pour lui, pour elle, pour embellir votre quotidien, pour votre bien-être, pour votre plaisir et bien souvent pour affirmer votre féminité, parfois comme un acte féministe, une liberté de femme. Toujours vous l'assumez !

 

 

 

 

Merci par avance à toutes celles et tous ceux

qui suivront notre initiative, partagerons cette passion !

 

 

Bas Nylon vintageBas Nylon vintage
Bas Nylon vintageBas Nylon vintage
Bas Nylon vintageBas Nylon vintage
Bas Nylon vintageBas Nylon vintage

Aussi si les bas nylon actuels proposés par les dernières marques françaises, anglaises ou belges couvrent dans une délicate tiédeur vos jambes, vous êtes nombreuses à dénicher, à chercher, à trouver et au final à porter des bas nylon vintage.

 

Hasard du net (ebay, leboncoin, etsy, boutiques vintage, amies, ...) ou de vos balades dans les brocantes ou salon vintage, vous découvrez les nombreux stocks oubliés dans les caves, dans les magasins fermés, dans les greniers de famille, dans les usines silencieuses et dans quelques trésors cachés.

 

Là se croisent plusieurs chemins pour leur avenir :

- Les élégantes qui sauront les faire revivre, les "consommer" sur leurs jambes, avec cette touche le plus souvent unique d'une marque disparue, d'un modèle, d'une couleur et/ou d'un détail en bonus sur la cheville ou sur le revers,

-  Les passionné(e)s qui prendront un instant pour comprendre le parcours de cette pochette, de cette marque encore inconnue, de cette couleur improbable (en particulier les teintes "chair " de ces différentes époques), de cette boîte impeccable, de ces quelques mots vantant comme une réclame surannée les mérites incroyables de ses bas nylon,

-  Les collectionneurs et collectionneuses, qui accumulent des dizaines, des centaines, des milliers de paires, de variantes de bas nylon, parfois de bas de soie ou de rayonne, des années 40, 50 et 60, l'âge d'or, mais aussi les plus rares par leur production des années 70, 80 et 90. Des perfectionnistes de la rareté, de la différence, de l'histoire de cet accessoire toujours aussi glamour,

-  Les vendeurs, qui cherchent, parfois sans âme ni passion, des paires, des tas de paires, des potentiels de revente, des valeurs financières bien plus que de la passion.

 

A chacun ses objectifs, car si il n'existe aucun musée officiel du bas nylon, plusieurs blogueurs ont eu dans le passé et maintenant aussi l'idée d'un référentiel multiple pour retrouver toutes les merveilles vintage. Toutes les tendances, tant les classiques du passé que les raretés, les marques rares, les modèles originaux, les talons exceptionnels ou les couleurs insolites, les bas nylon vintage offrent tant de diversité.

 

Aussi aujourd'hui, vous, toutes et tous,  porteuses passionnées, amateurs passionnés, lectrices ou lecteurs, esthètes ou simples voyeurs, collectionneuses enthousiastes, collectionneurs altruistes, photographes, revendeurs, je vous invite à nous rejoindre pour PARTAGER vos trésors et vos trouvailles.

 

Vos pochettes de bas nylon en photo :

- Recto parfois aussi verso

- Avec les zooms utiles sur les détails originaux (carton intérieur, réclame associée, gauges deniers)

- 640 x 480 pixels, si possible de bonne qualité (pas forcément en HD)

- Avec le nom de la marque dans le nom de fichier (l'anée si vous la connaissez)

 

Mais aussi des photos de pochettes, picorées sur le net (flickr, pinterest, fb ...)

 

 

Trois nouveaux lieux dédiés pour le référentiel NYLON VINTAGE :

Deux pages fb créée par MissEva :

NYLON COVERS      pour les pochettes vintage de bas nylon

https://www.facebook.com/groups/477335312458352

VINTAGE Lingerie Ads    pour les publicités bas nylon et lingerie

https://www.facebook.com/groups/1569793263312554/?fref=ts

 

Un tableau pinterest VINTAGENYLON créé par Gentleman W (aka moi ;-))

https://fr.pinterest.com/vintagenylon/

Avec des tableaux par pays de production, parfois par marques (pour les plus prolixes) pour les pochettes et les publicités d'époque

 

Des accès différents, des moteurs de recherche complémentaires, des accès faciles pour ajouter vos photos. Pour + d'informations, demandez à chaque administrateur par fb ou par email.Juste quelques photos, je me charge si besoin de les recadrer, de les renommer.

 

Construisons ENSEMBLE un REFERENTIEL international, un lieu de PARTAGE, pour la PASSION, pour la connaissance et bien évidemment pour les plaisirs esthétiques du VINTAGE !

 

 

Nylonement

 

 

PS : Vous pourrez toujours, bien heureusement, bien soyeusement compléter votre art de vivre en nylon, par des visites, des commentaires et quelques likes sur les différents blogs habituels (voir la blog roll ou cet article avec tant de liens Bas Nylon), chez le Boss surtout pour l'histoire, les photos et anecdotes, chez SODIBAS pour les quelques articles sur le vintage, ici dans les différents catégories Nylon du menu droit, dont Nylon 50-60).

Ici et ailleurs, toujours avec la même passion !

 

 

 

 

NYlon Stockings BEATLESNYlon Stockings BEATLES
NYlon Stockings BEATLES
NYlon Stockings BEATLESNYlon Stockings BEATLES

NYlon Stockings BEATLES

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 10:00
Eventuelle volupté

Avec le blog NYLON-VOLUPTE.com, j'ai pu partager des émotions, des ressentis, des envies même, mais aussi des libertés imaginaires avec des mots. Sources multiples de portraits réels ou non, les articles glissent sur les reflets variés de vos féminités, de vos désirs ou de vos doutes, de votre mode au quotidien, avec toujours cette touche soyeuse cachée au-dessus de vos robes, les bas nylon.

 

Mes mots provoquent des commentaires (trop rares...) ici ou sur la page fb, mais aussi des questions, des envies de se raconter, des emails. Avec discrétion, sans jamais citer la personne, mais aussi en échangeant quelques autres emails, je découvre d'autres approches de ce fin voile, d'autres regards, d'autres interrogations parfois sans réponses.

 

 

Récemment j'ai reçu un message, une longue confidence sur le  port ou non de véritables bas nylon. 

Elle, anonyme, une quinqua +, une femme d'aujourd'hui, avec des grands enfants faisant des études en province, divorcée depuis quelques années, seule un temps puis après des rencontres diverses (parfois loufoques ou inintéressantes dixit ses mots) avec un nouvel homme quiqua lui aussi, un métier indépendant, une autonomie financière, et une franche envie de croquer la vie. 

Ses propos parlaient de sa féminité, de son évolution au gré des décennies depuis son adolescence, ses premiers amours (et oui je reçois des confidences parfois très personnelles que ma discrétion doublée de mon honneur de gentleman absorbent comme un secret, mais aussi une vérité charmante à développer par bribes dans d'autres articles, d'autres textes.), ses premiers achats de mode, ses styles, leurs évolutions avec le temps, avec la vie amoureuse mais surtout avec la vie de famille. Après le premier email, nous avons croisé d'autres messages, sur la mode surtout et la lingerie. Car celle-ci a toujours deux fonctions : pratique et confort au quotidien, séduction certains jours. D'autant plus que dans les quarante dernières années, les coupes, les habitudes donc les propositions par les marques et les matières, tout à fortement évoluer. La douceur s'est appuyé sur les tissages, les tricotages, les nouveaux élastiques, les matières revisitées comme le coton, mais aussi les nouveaux polymères, le lycra ou le tactel. Le confort est devenu un réel argument, au-delà d'une simple photo et de quelques mots marketing, les designers ont mieux appréhendé le corps de la Femme, et certaines maisons le corps des Femmes. Surtout, rires dans ses mots, que son corps à elle, changeait, entre la jeunesse, les grossesses, la vie, le sport, les hormones, les bons repas, le sport un peu moins, le divorce, la vie toujours plus. 

 

Un parcours anodin, comme une personne piochée dans la foule, et pourtant, le chemin sinueux et souriant d'une femme née à la fin des années 50. Une vie aussi avec des origines sociales, une mère aimante, devenue grand-mère gâteau, une femme simplement féminine, restée par choix au foyer avec le confort du salaire de son mari, Elle, sa fille avait hérité de cette période. Sa liberté de mode, elle l'avait gagné principalement par ses idées, par son indépendance financière et de travail. Elle suivait la mode, elle picorait ses basiques, ignorait les impossibles tendances de couturiers en pleine folie de couleurs ou de coupes aberrantes. Elle a profité de tout cela, en prenant toujours soin par coquetterie, par bonheur intime de choisir des dessous chics sous sa mode. Pour elle, pour lui, suivant les moments de sa vie.

 

Aussi finissait-elle par m'avouer qu'elle était tentée par la beauté des véritables bas nylon mais paradoxalement ne se voyait pas en porter. D'où son initiative vers mon email, son passage sur le blog, après une recherche internet. Car si les marques, encore récemment en pleine période de st valentin, vantent leurs ensembles souvent avec le trio soutien-gorge, culotte ou string et porte-jarretelles, les femmes se contentent souvent des deux premiers éléments. Elle se sentait toujours plus femme, plus libre d'ailleurs avec son corps, avec une sagesse nouvelle, un recul pour mieux en apprécier l'épanouissement, et puis à travers le regard amoureux de son nouveau compagnon (nouveau depuis 8 ans quand même). Son bonheur passait dans les belles chaussures, les bottes et les talons hauts. Ainsi que les autres accessoires de mode, mais toujours avec le plaisir de dénicher une nouvelle marque de lingerie, pour cajoler sa silhouette. Alors nous avons parlé de porte-jarretellles, disserter sur les corsets mais aussi les guêpières, plus souples, plus élégantes, si glamour. Nous avons ri sur les culottes avec jarretelles, revenat à un détail pratique dans son utlisation (je vous laisse trouver lequel). Les serre-tailles, les marques françaises et internationales, le nombre de jarretelles, mais aussi le choix des bas, elle portait déjà parfois des bas up (bas jarretières avec une bande auto-adhésive). Au final, entre photos et explications, nous avons pu aborder plus amplement les bas nylon, les véritables voiles, fins et délicats, fragiles mais si infiniment soyeux. Avec ou sans couture, autre échange d'emails. 

 

Tant de mots, non pas pour la convainvre, car je laisse la liberté à chaque lectrice, chaque lecteur pour sa compagne, de basculer ou non dans le monde merveilleux de la douceur extrême, mais juste pour lui dévoiler les leviers du bonheur pour ses jambes. Elle a finalement pris le temps, acceptant ce bijou en bonus. Une décision personnelle, malgré des préjugés hérités de sa mère, des bas des années 60 supplantés par le confort 'relatif' du collant, plus moderne. La lingerie a tant évolué, le geste pour attacher les bas reste juste une routine, une simple habitude à prendre, avec le confort moderne des coupes et des matières. 

Le déclic a été au-delà du pratique, le jour où elle a enfin acheté une paire de bas, ouvrant la pochette, prenant le bas dans sa main, ressentant la fluidité du véritable nylon, cette vapeur aérienne de quelques grammes, dont la délicatesse embrasse ensuite chaque centimètre du pied à la cuisse. Cette douceur sublime, elle a adoré. Elle adore encore !

 

 

 

Texte commencé en octobre 2012, oublié dans les brouillons,

ré-écrit aujourd'hui pour vous

 

Nylonement

 

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 06:26

Voyager dans le temps, toujours une volonté vaine, une application impossible malgré les écrans toujours plus nombreux qui nous entourent. Mais heureusement sur mes étagères, dans la chaleur de mon petit appartement, je trouve des livres, ceux de mes parents et même certains de mes grands-parents. Et dans un coin, les albums photos de l’époque, des vestiges que je n’ouvre pas souvent. La douleur a été longtemps là, en pensant au déménagement forcé de ces grands formats reliés parmi tant d’autres affaires, au lendemain de leur départ. J’avais le trouble de cet accident, de leur décès, l’un immédiat, l’autre après plusieurs semaines de coma. Un uppercut brusque, droit au coeur, une violence intense, une force rattachée à tous leurs objets hérités trop tôt, trop vite, sans un mot.

 

Souvenirs instantanés, toujours là, mais aujourd'hui, avec le temps passé mais pas l'oubli, la guérison de certaines blessures, j’avais envie de rompre cet aura obscure pour ne plus vivre qu’avec la nostalgie de mon enfance avec eux. Rien de plus, juste des traces communes, de notre passé commun, de leurs vies d’avant. Calée dans un fauteuil club, celui du bureau de mon père, enroulée dans ma tunique longue en laine bleu roi, mes jambes chaudement lovées dans un collant opaque noir, sous mes fesses, la chaleur d’un cocon, j’ai ouvert le premier des cinq tomes. Mes grands-parents, maternels et paternels, un grand mix, des photos en noir et blanc, figées dans les poses d'antan, des annotations dessous, je voyageais dans leurs villages, leurs métiers, devant la boulangerie pour une famille, devant la quincaillerie et épicerie pour l’autre. Des lieux, des lumières et toujours les fêtes officielles comme les mariages, les baptêmes et les communions, mes parents redevenaient enfants. Curieux de les voir ainsi, si jeunes, si proches de mes sœurs, mon frère et moi, des traits de visages si familiers. Sourires, une gorgée de thé chaud, le chat qui bondit sur l’accoudoir, lui aussi semble intéresser par le contenu de ces pages. Je passe au deuxième, toujours la famille, quelques photos plus anciennes, des ancêtres même, parfois des très vieux clichés de la fin du XIXe siècle. Tout cela me semble si loin, des personnes inconnues, que je découvre comme étant des aïeuls, des robes d’époque, des corsets aussi pour la belle époque, une vague d'histoire. Une mariée un peu triste, juste après la première guerre, un mari manchot, je tourne et retourne les pages car je vois cette famille pour la première fois. Ma famille. Je sais que les volumes quatre et cinq sont consacrés à ma génération, quelques cousins mais surtout nous, en noir et blanc sur quelques photos, mais abondamment en couleurs. Toutes nos vacances, nos exploits sportifs et scolaires, nous bébés, enfants et adolescents. Ma génération, avec eux.

 

Le troisième s’ouvre devant mes yeux. La vie de mes parents, des photos triées par ma mère, durant les vacances d’hiver, en reprenant les tas qui traînaient ici et là, dans des boîtes cartonnées, trouvées chez les anciens, oubliées le plus souvent. Elle avait appris à utiliser le scanner pour numériser, pour partager avec tous mes oncles et tantes, les exemplaires uniques, les liens des uns et des autres, les fêtes de famille, les nombreux mariages, les rigolades de leurs enfances. Tourbillon dans le temps, au cœur de leur adolescence, de leurs premières libertés, mai 68 étant passé par là, leurs premiers pas en couple, en communauté même, un instant flower power, entre les années 60 et 70, un traveling complet sur la mode, mon père devait être amoureux pour conserver autant de clichés de ma mère. Leurs voyages en France mais aussi en Europe, une autre dimension de ces décennies, et un parallèle fort avec la modernité de notre monde actuel. Les paysages sont là, les voitures plus rares, les ambiances semblent désuètes. Douceur, le chat ronronne, regarde mes mains qui tournent les feuilles, attrapent la tasse et un gâteau. Pas de caresses, il cherche mon regard perdu dans les pages, sautillant de photo en photo.

 

Au fil du temps
 

Ma mère, un peu de mes sœurs, les mêmes yeux que mon frère, mon père, leurs jeunesses, une confusion possible avec notre vie d’adultes, nos enfants, les visages se mêlent. Seules les voitures, les couleurs des tapisseries en arrière-plan diffèrent. Parfois certains meubles sont bien là, dans mon couloir, chez ma sœur aînée, dans le bureau d’avocat de mon frère, d’autres ont disparu de notre univers. La mode, les jupes longues, les jupes midi, les mini-jupes, tous les formats, des matières lourdes et puis aussi plus fluides, des imprimés difficiles à vivre pour un caméléon. Des couleurs vives, quelques rares pastelles, des pulls moulants, des cols roulés en polyester d’une autre génération, des couleurs toujours, des collants, ma mère adorait les porter et savait miser sur ses jambes. Des bottes, deux paires de cuissardes, des escarpins, peu de hauts talons ou alors avec des talons compensés assez lourds visuellement.

 

Au fil des pages, des polaroids ou des photos, une couleur qui ressort, une volonté, une force, une signature marquante, le rouge, la mini-jupe rouge en velours boutonnée devant, une version trapèze sur collant noir, une autre version en skaï peut-être avec une coupe très Courrèges. Des robes aussi, version trois trous, revenues à la mode des années après, je me vois dedans, ma fille, ma longue adolescente aussi. Etrange voyage entre le passé et le présent, entre les tendances qui changent, varient, se renouvèlent pour finalement emprunter des saveurs d’antan.  Trapèze ou droite, crayon ou plutôt corolle, patineuse ou longuee, fluide ou un peu plus rigide, les matières et les couleurs adoptent les saisons et les années. Leurs styles, le style de la mère, mon style, celui de ma fille, des liens invisibles s’immiscent sur nos silhouettes, s’amusent de pièces vintage ou de nouvelles créations pour nous immortaliser sur des photos, des polaroids, des cartes numériques. Images d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, les souvenirs, les infimes traces que nous laissons derrière nous, les signes d’une filiation d’envie de mode, de vies, d’héritage.

 

Je suis émue, dès le prochain week-end, je vais aller sur le net ou en boutique pour me trouver une nouvelle jupe rouge, un lien féminin insoluble malgré le temps.

 

Nylonement

 

Ma mère, un peu de mes sœurs, les mêmes yeux que mon frère, mon père, leurs jeunesses, une confusion possible avec notre vie d’adultes, nos enfants, les visages se mêlent. Seules les voitures, les couleurs des tapisseries en arrière-plan diffèrent. Parfois certains meubles sont bien là, dans mon couloir, chez ma sœur aînée, dans le bureau d’avocat de mon frère, d’autres ont disparu de notre univers. La mode, les jupes longues, les jupes midi, les mini-jupes, tous les formats, des matières lourdes et puis aussi plus fluides, des imprimés difficiles à vivre pour un caméléon. Des couleurs vives, quelques rares pastelles, des pulls moulants, des cols roulés en polyester d’une autre génération, des couleurs toujours, des collants, ma mère adorait les collants et savait miser sur ses jambes. Des bottes, deux paires de cuissardes, des escarpins, peu de hauts talons ou alors avec des talons compensés assez lourds visuellement.

 

Mais toujours une couleur qui ressort, une volonté, une force, une signature au gré des pages, le rouge, la mini-jupe rouge en velours boutonnée devant, une version trapèze sur collant noir, une autre version en skaï peut-être avec une coupe très Courrèges. Des robes aussi, version trois trous, revenues à la mode des années après, je me vois dedans, ma fille, ma longue adolescente aussi. Etrange voyage entre la passé et le présent, entre les tendances qui changent, varient, se renouvèlent pour finalement emprunter des saveurs d’antan.  Trapèze ou droite, crayon ou plutôt corolle, patineuse ou longue, fluide ou un peu plus rigide, les matières et les couleurs adoptent les saisons et les années, leurs styles, le style de la mère, mon style, celui de ma fille, des liens invisibles s’immiscent sur nos silhouettes, s’amusent de pièces vintage ou de nouvelles créations pour nous immortaliser sur des photos, des polaroids, des cartes numériques. Images d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, les souvenirs, les infimes traces que nous laissons derrière nous, les signes d’une filiation d’envie de mode, de vies, d’héritage.

 

Je suis émue, et ce week-end, je vais aller sur le net ou en boutique pour me trouver une nouvelle jupe rouge, un lien féminin insoluble malgré le temps.

 

Nylonement

 
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NYLON-VOLUPTE ??

Languages Translation, Dear friends & readers, enter in our world of femininity during the week, with fashion pics, travel trhough words on women universe. But also each sunday, walk through actual and vintage stockings, intense symbol of Glamour !

 

Dans le labyrinthe de la Mode, des ambiances néo-rétro et du glamour toujours, je partage avec vous cette vision du chic et de cette élégance, parfois classique, parfois décalée, pour qu'ils deviennent Votre Mode, Votre Féminité. Mon regard suit vos silhouettes, au quotidien, dans la rue, dans un espace imaginaire et romancé, pour apprécier vos tenues, votre allure mais aussi vos accessoires, sacs à main et chapeaux, gants et bijoux, sur votre peau, sur vos jambes "le voile de Volupté". 

Car de vos choix, vous devez uniques, vous créez Votre Féminité, votre vie et le plaisir de voir et être vue !

Au-delà de vos Féminités, j'immisce avec discrétion dans votre jardin féminin et avec des recoins féministes, mais toujours avec mon regard discret. Parfois je narre vos vies, j'ajoute des humeurs, des doutes pour devenir les Portraits de Femmes.

Avec légèreté toujours, j'aime le Glamour !

 

Gentleman W 

Qui êtes vous ?  ou Qui est Gentleman W ? 

gentlemen-w-xs.jpg

 

 

Les Bas Nylon, une autre facette de ce blog, un symbole fort de la Féminité, le glamour à travers les photos, les tendances et les marques actuelles, avec leurs nouveaux modèles et leurs collections, les variations mais aussi vos retours sur la modeLes Bas Nylon sont ici le fil rouge entre les articles, la couture qui suit sur vos Féminités. (chaque DIMANCHE)

Musée vivant avec l'âge d'or 50-60, le Vintage, partageons les photos des pochettes et les souvenirs de modèles plus anciens, avec vos mots et vos visuels rétro

Vous avez des stocks de pochettes vintage, des photos associées, contactez-moi pour compléter le musée.

 

 

COPYRIGHTS

Les photos sont ici uniquement à titre non marchand comme l'ensemble de ce blog non-commercial, pour un référencement, en l'honneur des marques citées, pour un usage d'hommage à la Féminité. Si toutefois, j'oublie une référence (encore faudrait-il qu'elle apparaisse en récupérant cette image sur le net, sur Pinterest et ailleurs) ou je suscite un souci de droit à l'image ou aux copyrights, contactez-moi par email gentlemanw@nylon-volupte.com.

L'image sera retirée dès que vous nous préciserez laquelle. Merci.

 

Copyrights pour tous les articles de ce site. Si vous faites référence à un article, précisez le nom de ce blog avec son lien.

 

Recherche ???

Aimez + Aidez

 

Cancer, trop proche de nous.

Faites un sourire et soutenez l'autre !

Nous sommes tous acteurs de la santé de nos proches et de nos familles.

Cette maladie frappe le col de l'utérus, les seins, la thyroïde, la prostate, le plus couramment et ailleurs aussi !

Alors soutenez vos ami(e)s, vos parents, votre compagnon et votre compagne.

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www.ligue-cancer.net

Aimez vous les uns et les autres

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www.cancerdusein.org

 

 

Aimez-vous,

Protégez-vous !

Vivez !

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www.info-depression.fr

 

 

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ORDRE de la JARRETELLE

Pour rendre hommage aux BAS NYLON, aux JARRETELLES, au Glamour, au symbole d'une féminité des années 50-60, aux instants de mode actuelle, mais aussi aux créateurs, aux fabricants (vintage et actuels) et plus encore aux Femmes, j'ai lancé l'initiative d'un "ORDRE DE LA JARRETELLE".

Nos objectifs sont de défendre la volupté du port des Bas Nylon, de promouvoir une image noble et saine auprès des médias, de défendre la finesse incomparable du véritable nylon, digne signature haut-de-gamme du glamour moderne, de créer une communauté d'ambassadrices autour de l'élégance au féminin, de publier des ouvrages (textes et photos) de référence sur le sujet.

 

Les statuts sont rédigés. Les critères d'entrée sont définis par une validation de la réelle motivation du port du bas nylon et de votre enthousiasme à  promouvoir cet art de vivre. Un entretien et/ou un lettre pour démontrer cette passion, tel sera la premièré étape avant un parrainnage.

Ordre de la Jarretelle : gentleman.nylon@gmail.com

Quelques articles sur le sujet :

Ordre-de-la-jarretelle-Acte-1

Ordre-de-le-jarretelle-Acte-2

Ordre-de-le-jarretelle-Acte-3

Ordre-de-la-Jarretelle-Acte-4

 

Bas-Nylon-mais-alors !

Bas Nylon, quel talon ?

Je-suis-alle-au-paradis des Bas Nylon

 

Site web uniquement accessible pour les membres.

 

Coups de Coeur

Logo-Menu-NylonMode.com-V3.2-xs.png
 
causette-34.jpg
 
 
 
 
 
 
Mes coups de coeur, ceux où je passe régulièrement sur leurs blogs, pour leurs contenus, leurs photos, leurs articles, leurs humeurs, leurs amours, leurs critiques. Inspiration passgère, amitié ou même coup de foudre, souvent un univers de mots, de douceurs et de libertés ...

martiennes.wordpress.com  justement féministes

bebarock.com juste pour les femmes !

cameline.org prodigieuse exploration mode du temps

bellesetbiendansvotrepeau conseils beauté

leblogdebetty.com mode et sourires 

dameskarlette voyageuse en images

thebrunette.fr incroyablement élégante

lheureuseimparfaite blog féminin et impertinent

le-blog-enfin-moi.com féminité, mode et sourires

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pinup-doodles un coup de crayon d'une génie

folievintage.fr un lieu pétillant & glamour

blog.plafonddeverre.fr réalité féministe

...

citizencouture.com la mode online

misspandora.fr super-fée de mode

leblogdebigbeauty.com ronde et alors ?

modeuse.com j'aime depuis le début

garancedore.fr oui, encore elle

...

Et si vous n'êtes pas ici, c'est pas un désamour, plutôt un oubli, 

et la liste serait peu-être un peu longue (environ 200 sites de références)

mais je vous visite régulièrement, bises à toutes !